Libye: l’émissaire de l’ONU met en garde contre «une guerre longue et sanglante»

La bataille pour Tripoli «n’est que le début d’une guerre longue et sanglante», a déclaré mardi au Conseil de sécurité l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, en réclamant des actions pour arrêter le flot d’armes arrivant dans le pays.

«La Libye est sur le point de tomber dans une guerre civile qui pourrait conduire à la division permanente du pays», a-t-il ajouté. «Des nations alimentent ce conflit sanglant et les Nations unies doivent y mettre un terme», a-t-il demandé, en évoquant un embargo sur les armes qui tourne à la «farce cynique».

S’appuyant sur des témoignages, Human Rights Watch accuse à nouveaux les rebelles syriens de crimes de guerre

L’opposition armée en Syrie se livre à des exactions sur les forces pro-gouvernementales, allant d’actes de tortures aux liquidations sommaires. Les accusations proviennent d’un nouveau rapport de l’organisation Human Rights Watch qui a notamment travaillé à partir de témoignages.

Human Rights Watch a pu se rendre en Syrie, rencontrer des chefs de l’opposition et visiter des centres de détentions où sont enfermés des membres des forces gouvernementales.

Les témoignages recueillis font état d’exactions commises par les rebelles, comme l’explique Nadim Houry, responsable du Moyen-Orient au sein de HRW : « Il y a des violations commises par les rebelles syriens : torture, mauvais traitements de certains détenus, exécutions sommaires, illégales, de certains détenus notamment de ceux qu’ils accusent d’être des chabihas [milices pro-Assad, ndlr]. »

Human Rights Watch a recensé une vingtaine de cas d’exécutions sommaires commises par l’opposition au cours de sa mission en Syrie au mois d’août 2012. Des exactions graves, même si elles sont sans commune mesure avec ce dont est capable le régime syrien : « Oui, les exécutions sont graves. Il faut qu’on le mentionne. Mais c’est vrai que la majorité des violations sont commises par le régime en place. Maintenant nous ne sommes pas en train de comptabiliser chaque côté pour dire qui est pire ou qui est meilleur. Ce sont des violations qui sont commises dans un climat d’impunité. Ce sont des violations que des chefs rebelles sont parfois en train de justifier. Et il faut que cela cesse. »

Human Rights Watch rappelle que les crimes du régime syrien, aussi graves soient-ils, ne peuvent justifier les exactions commises par certains groupes rebelles.

Source RFI


Libye/Guerre : Des combats ont éclaté à Tripoli

Des combats ont éclaté aujourd’hui à Tripoli entre des partisans du colonel Mouammar Kadhafi et des forces du nouveau régime, a indiqué un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), Abdel Rahmane Boussin.

« Après une manifestation de fidèles à Kadhafi à Abou Slim, des accrochages ont éclaté avec des forces anti-Kadhafi », a déclaré M. Boussin, qui jugé « très probable » qu’il y ait eu des victimes sans être en mesure d’avancer un bilan. Le quartier d’Abou Slim est situé à 10 km au sud du centre de la capitale.

Libye/Guerre : Des anti-Kadhafi s’entretuent, 12 morts

Au moins douze personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des affrontements entre combattants anti-Kadhafi rivaux de deux villes du sud-ouest de la Libye, ont indiqué dimanche deux responsables locaux.

Les affrontements ont opposé sur fond de rivalités anciennes des combattants de Gharyane et Kikla d’une part à des combattants d’Al-Assabaa d’autre part, ont indiqué  le président du Conseil local de Gharyane et le chef du conseil militaire d’Al-Assabaa. Cette région a reçu récemment des armes de l’Otan.

Libye/Guerre : Discussions en cours, selon le philosophe mondain BHL

 

Des discussions sont en cours depuis des semaines entre les insurgés libyens et certains partisans de Mouammar Kadhafi pour trouver une issue au conflit armé qui dure depuis cinq mois, a dit mercredi Bernard-Henri Lévy.

Le philosophe se targue d’un rôle dans l’intervention armée de la France et d’autres pays occidentaux et s’est institué en une sorte d’intermédiaire entre les insurgés et l’Elysée, en passant au dessus du Quai d’Orsay.
« Il y a des discussions politiques, des négociations politiques avec les gens de Tripoli qui n’ont pas de sang sur les mains, d’ex-lieutenants de Kadhafi, des technocrates, des gens qui savent faire marcher un Etat », a-t-il dit sur Europe 1.

Bernard-Henri Lévy a par ailleurs assuré que le général Abdel Fattah Younès, commandant militaire des insurgés libyens assassiné jeudi dernier, avait été victime non d’un règlement de comptes internes, mais de tueurs du régime Kadhafi.
« On le saura dans les jours qui viennent, on en aura la confirmation, le général Younès a été assassiné, comme ça se passe hélas très souvent dans les résistances et les mouvements de rébellion, par des cellules dormantes de Kadhafi à Benghazi », a-t-il dit.


Libye/Guerre : Départ de Kadhafi, le « pire scénario »

Le porte-parole du gouvernement libyen Moussa Ibrahim (photo) a estimé aujourd’hui qu’un départ du dirigeant Mouammar Kadhafi, pressé par la communauté internationale de quitter le pouvoir, serait le « pire scénario » pour le pays.

« Un départ de Kadhafi (du pays) est le pire scénario pour la Libye », a indiqué M. Ibrahim au cours d’une conférence, mettant en garde contre une « guerre civile ». « Si Kadhafi disparaît, la valve de sécurité disparaîtra », a-t-il ajouté, écartant à nouveau tout départ du pouvoir de Mouammar Kadhafi.

Ibrahim a démenti par ailleurs que le président sud-africain ait négocié avec le Guide une « stratégie de sortie », au cours de sa visite lundi à Tripoli. Jacob Zuma n’a « jamais discuté d’une stratégie de sortie comme ceci a été décris dans la presse », a-t-il dit.

Plus tôt, la présidence sud-africaine a indiqué que le colonel Kadhafi n’est « pas disposé à quitter son pays » malgré les bombardements de l’Otan et son isolement croissant.
Lors d’une rencontre entre les deux hommes, le colonel Kadhafi « a insisté sur le fait qu’il n’était pas disposé à quitter son pays, malgré les difficultés », selon un communiqué de la présidence. Le déplacement du président sud-africain a coïncidé avec une intensification des frappes de l’Otan, qui cherche à porter un coup fatal au régime libyen.

 

Libye : L’UE envisage une évacuation

L’Union européenne envisage d’évacuer ses citoyens de Libye et en particulier de la ville de Benghazi, bastion des opposants à 1000 km à l’est de Tripoli, a indiqué aujourd’hui la ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez.

« Nous sommes extrêmement préoccupés, nous coordonnons l’évacuation éventuelle des citoyens de l’Union européenne de Libye, en particulier de Benghazi », a-t-elle déclaré à la presse en marge d’une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.

Les violences lors des manifestations en Libye contre le pouvoir de Mouammar Kadhafi ont fait au moins 233 morts depuis le début du mouvement de protestation, dont 60 pour la seule journée d’hier à Benghazi, selon un nouveau bilan publié aujourd’hui par l’ONG Human Rights Watch.

A l’inverse, le ministre français des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, a déclaré aujourd’hui que « pour l’instant, il n’y avait pas de menaces directes » nécessitant le rapatriement des 750 Français vivant en Libye. « Notre vraie préoccupation, c’est d’assurer la sécurité des Français en Libye », a-t-il assuré, précisant qu’il y avait actuellement 750 Français « dispersés » sur le territoire libyen.