Le président Bouteflika a quitté la France

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 79 ans, a quitté Grenoble et la France mercredi, à l’issue d’une hospitalisation de plus d’une semaine, selon la préfecture de l’Isère. Il aurait été opéré du genou ce qui devrait lui permettre de remarcher.

La présidence algérienne avait annoncé le 7 novembre la venue de M. Bouteflika à Grenoble pour des « contrôles médicaux périodiques », comme cela avait déjà été le cas en novembre 2014 et décembre 2015. Ses séjours précédents avaient duré un ou deux jours.

M. Bouteflika, affaibli depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, a été pris en charge au Groupe hospitalier mutualiste (GHM) de Grenoble, où officie son cardiologue Jacques Monségu, qui a exercé précédemment à l’hôpital militaire du Val de Grâce, à Paris, en cours de restructuration.

 

Abdelaziz Bouteflika a nouveau hospitalisé en France

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika est à nouveau hospitalisé en France. Mais pas au Val-de-Grâce, en pleine restructuration, où il avait été soigné l’an dernier après un AVC, mineur selon la version officielle.

 

Cette fois, Bouteflika a été admis dans une clinique de Grenoble, dans l’Isère. Selon le Dauphiné, le chef de l’Etat algérien est arrivé en milieu de semaine à la clinique d’Alembert, qui fait partie du Groupe hospitalier mutualiste de Grenoble. Alger ne confirme cette hospitalisation, gérée généralement dans une discrétion absolue par les deux autorités. Interrogé, le Quai d’Orsay ne confirme pas et ne dément pas cette information. Le ministère renvoie vers les autorités d’Alger, «seules habilitées à faire des commentaires sur la présidence algérienne».

 

Le journal local affirme qu’«un étage entier de la clinique a été réservé à son usage» et qu’une compagnie de CRS était déployée autour du bâtiment et dans le quartier. Le président algérien a été réélu en avril dernier, malgré sa longue maladie, pour un quatrième mandat. En fauteuil roulant, très affaibli, Bouteflika, 77 ans, ne fait que de très rares apparitions à la télévision d’Etat à l’occasion d’une réception d’une personnalité étrangère de passage à Alger, comme ce fût le cas le 10 novembre en recevant le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors de son déplacement en Algérie à l’occasion de l’inauguration d’une usine Renault.

 

La discrétion habituelle sur l’état de santé de Bouteflika 

 

Par ailleurs, le 7 octobre, le président algérien avait confié à Lakhdar Brahimi, son ami et diplomate algérien ex-chargé de mission de l’ONU et de la Ligue arable sur le conflit syrien, qu’il allait «beaucoup mieux ». Depuis son retour en Algérie, après ses soins au Val-de-Grâce, à Paris, au printemps dernier, Bouteflika vit dans une résidence d’Etat à Zéralda, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Alger. Cette résidence ultra protégée est équipée d’une clinique destinée uniquement pour ses soins. Des médecins spécialisés, dont des Chinois et des Européens se trouvent à ses côtés. D’une opacité habituelle, les autorités algériennes ne communiquent pas sur l’état de santé du Président malgré les insistances de l’opposition qui dénoncent son «incapacité» à gérer les affaires du pays.