France, USA et Grande-Bretagne pourraient être complices de crimes de guerre au Yémen

  • Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France pourraient se rendre complices de crimes de guerre en armant et en fournissant des renseignements ou un soutien logistique à la coalition sous commandement saoudien qui intervient au Yémen, estiment des enquêteurs de l’Onu dans un rapport publié mardi.

Le Groupe d’experts éminents internationaux et régionaux sur le Yémen (GEE), créé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, recommande l’interdiction des transferts d’armements aux belligérants, qu’il soupçonne tous de commettre des crimes de guerre. «Il est clair que la livraison continue d’armes aux parties au conflit perpétue le conflit et prolonge les souffrances du peuple yéménite», a déploré Melissa Parke, membre du Groupe, lors d’une conférence de presse. «C’est pourquoi nous exhortons les Etats membres à ne plus fournir d’armes aux parties au conflit.»

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui sont les deux principaux contributeurs de la coalition formée pour combattre les rebelles chiites Houthi, sont deux des plus gros clients des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France en matière d’armement. «La légalité des transferts d’armes par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et d’autres États reste discutable et fait l’objet de diverses procédures judiciaires nationales», souligne le GEE dans un communiqué.

Criminels de guerre traduits en justice

Les experts ont établi une liste secrète des auteurs présumés de crimes de guerre. «Ce qui est certain, c’est que nous avons suffisamment de faits et de témoignages pour traduire ces personnes en justice à un stade ultérieur», a averti Kamel Jendoubi, président du Groupe d’experts, sans révéler de noms. «Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et l’absence d’action internationale pour responsabiliser les parties au conflit. La communauté internationale se doit de multiplier ses efforts pour libérer le peuple yéménite de l’injustice persistante qu’il subit», a-t-il souligné.

Algérie/ »Sonatrach 1″ : l’instruction a révélé un véritable réseau international de corruption

L’instruction en cours dans l’affaire « Sonatrach 1 » a révélé la présence d’un « véritable réseau international de corruption dont les ramifications s’étendent à tous les continents », a déclaré mardi le ministre de la Justice garde des Sceaux, Mohamed Charfi.

Intervenant devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’issue de l’adoption du projet de loi organisant la profession d’avocat, le ministre a indiqué que l’instruction a révélé la présence d’un réseau international qui couvre tous les continents et dont le but « est d’absorber la substance de la Sonatrach à travers des mécanismes financiers complexes visant à couvrir les crimes commis ».


Un lord musulman met à prix Obama pour crimes de guerre

Non-conformiste, lord Ahmed détonne dans l’ambiance très distinguée de la Chambre des lords britannique. Ce parlementaire atypique vient d’être suspendu du Parti travailliste pour avoir promis une récompense de 10 millions de livres pour la capture du président Obama. Ses propos, rapportés il y a plus d’une semaine par le journal pakistanais Express Tribune , ont mis le feu aux poudres le week-end dernier sur Twitter, provoquant la décision du parti dans l’attente des conclusions d’une enquête.

Réagissant à l’annonce par les États-Unis d’une récompense pour la capture du chef présumé du groupe islamiste Lshakar-e-Taiba, recherché pour les attaques terroristes de 2008 à Bombay qui ont fait 166 morts, le pair anglais aurait déclaré lors d’une conférence au Pakistan: «Si les États-Unis peuvent annoncer une récompense de 10 millions de dollars pour la capture de Hafiz Saeed, je peux annoncer une prime de 10 millions pour (celles du) président Obama et de son prédécesseur George Bush.»

«S’ils sont exacts, nous condamnons vigoureusement ces propos totalement inacceptables», a réagi un porte-parole du Parti travailliste. Interrogé, lord Ahmed a démenti les avoir tenus. «Je n’ai pas offert de récompense, a-t-il affirmé. J’ai dit qu’il y avait eu des crimes de guerre commis en Irak et en Afghanistan. George Bush et Tony Blair ont été impliqués dans des guerres illégales et devraient être traduits en justice.»

Âgé de 53 ans, Nazir Ahmed est né dans le Cachemire pakistanais avant d’émigrer en Grande-Bretagne, à 7 ans, avec sa famille dans le Yorkshire, où il a grandi et s’est formé sur les bancs de l’université de Shefield. Après avoir vendu du poisson sur des marchés, il devient patron d’une chaîne de fish and chips. Militant travailliste dès 18 ans, il s’engage dans la vie politique et syndicale, est élu au conseil municipal de sa ville, Rotherham.

Il a prêté serment sur le Coran

«C’était un très bon orateur, se souvient Denis MacShane, ancien ministre travailliste. Malgré ses origines, il s’exprimait avec un fort accent du nord de l’Angleterre. C’était un militant du Labour à la carrière prometteuse quand Tony Blair a cherché à introduire de la diversité dans la Chambre des lords.»

En 1998, Nazir Ahmed est anobli baron Ahmed De Rotherham, premier lord musulman de l’histoire et, à tout juste 40 ans, l’un des plus jeunes pairs d’Angleterre. Il prête serment sur le Coran.

Défenseur de l’islam et de la cause cachemirie, il s’est impliqué dans de nombreuses causes au Pakistan, au Soudan ou en Libye où il a tenté l’an dernier une mission de paix avant la chute de Kadhafi. Il s’est vigoureusement opposé aux interventions militaires en Irak et en Afghanistan et s’est illustré dans plusieurs controverses, notamment lorsqu’il a critiqué l’anoblissement de Salman Rushdie par Tony Blair, clamant que l’écrivain avait du sang sur les mains.

Père de trois enfants, il s’est aussi mobilisé contre les mariages forcés ou le port du niqab. Il a aussi défrayé la chronique judiciaire lors de sa condamnation en 2008 à douze semaines de prison pour avoir été impliqué dans un accident de la route mortel.

Libye/investissement dans la guerre: 249 M d’euros pour la GB

La facture totale de la participation britannique aux opérations en Libye s’élève à 212 millions de livres (249 millions d’euros), a annoncé aujourd’hui le ministre de la Défense, Philip Hammond, soit un coût bien plus élevé que les estimations officielles initiales.

« Notre dernier chiffrage du coût des opérations en Libye se monte à 212 millions de livres, soit 145 millions pour les opérations strictement dites, auquels s’ajoutent 67 millions pour le remplacement des munitions », a expliqué M. Hammond. Le ministre a jugé que c’était « un succès à tous points de vue », faisant valoir que ce montant était inférieur à l’estimation de 300 millions de livres donnée par son prédécesseur Liam Fox en octobre pour une période d’opérations censée aller jusqu’au mois de décembre. Mais la somme est toutefois largement supérieure à celle fournie au début du conflit par le gouvernement qui avait déclaré que la facture se chiffrerait « en dizaines de millions et non en centaines de millions ».

Cette facture a été réglée en puisant dans les provisions budgétaires pour les imprévus. Le budget de rigueur imposé au ministère de la Défense dans le cadre de la politique d’austérité prévoit en effet une baisse des dépenses de 8% d’ici à 2015.

La Grande-Bretagne a été, avec la France et dans une moindre mesure les Etats-Unis, aux premiers rangs de la coalition internationale qui a mené la campagne en Libye. Celle-ci avait été lancée en mars sous la conduite de l’Otan, en exécution de résolutions de l’ONU, pour venir en aide aux populations libyennes en butte à la répression sanglante du régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Le conflit en Libye s’est achevé fin octobre avec la proclamation par les insurgés de la « libération totale » du pays et la mort de Mouammar Kadhafi au terme de 42 ans de pouvoir absolu. En Libye, la Grande-Bretagne avait engagé des avions de combat Eurofighter et Tornado, des avions de surveillance, des sous-marins, deux frégates et des hélicoptères de combat Apache.


Un Libyen porte plainte contre le MI5

Un islamiste libyen a déposé plainte auprès de la police à Londres contre les services de renseignements britanniques qu’il accuse de l’avoir remis au régime libyen de Mouammar Kadhafi en 2004, a annoncé  l’association britannique Reprieve. Sami al-Saadi, un opposant au colonel Kadhafi qui habitait à Londres, affirme que les services de renseignements britanniques travaillant en collaboration avec la CIA, l’agence du renseignement américain, l’ont emmené de force en Libye, avec cinq membres de sa famille.

« Des preuves de mauvais traitement infligé à M. al-Saadi, sa femme et leurs quatre enfants âgés de 12 ans et moins au moment des faits, sont apparus plus tôt cette année lors de l’avènement de la révolution libyenne, montrant le rôle organisationnel clé du Royaume-Uni dans l’affaire », a affirmé Reprieve, organisation britannique de défense des prisonniers. La plainte vise « les services de renseignements britanniques, en particulier l’ancien directeur du contre-terrorisme Mark Allen, ainsi que (…) Moussa Koussa », le chef des services de renseignements libyens de 1994 à 2009, selon la même source.

Selon Reprieve, Sami al-Saadi a été emprisonné et torturé par le régime libyen pendant plusieurs années et interrogé par les services de renseignements britanniques et américains pendant cette période. Il a été libéré le 23 août 2011, alors que le régime Kadhafi s’effondrait.

Iran: Londres et Washington étudient des bombardements

Après Israël, le Royaume-Uni et les États-Unis envisagent une attaque « préventive » contre l’Iran en réaction à l’inquiétude croissante sur son programme nucléaire. Selon le Guardian, le ministère de la Défense britannique préparerait des plans d’intervention pour participer aux côtés des Etats-Unis à une action militaire. Ils impliqueraient des frappes aériennes sur des installations ciblées et le déploiement de navires dans la région, sans déploiement terrestre.

Après la fin de la campagne de Libye, l’Iran est revenu au premier plan des préoccupations de l’état-major britannique, rapporte le quotidien. Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’Iran attendu la semaine prochaine pourrait apporter des preuves de l’avancée d’un programme nucléaire militaire dans le pays. Les conclusions de ce rapport pourraient pousser les Américains à militer pour une intervention, rejoignant ainsi Israël, où l’option d’une attaque serait quasiment décidée. Dans ce cas, Londres participerait aux opérations. Et peut-être la France après les récentes menaces de Nicolas Sarkozy à Téhéran.

Barack Obama ne souhaitait pas ouvrir un nouveau front avant l’élection présidentielle de l’an prochain. Mais l’inquiétude liée aux rapports des services de renseignements et à la montée du ton belligérant en Iran pourraient accélérer les choses.

Réacteurs enterrés sous une montagne

Les sanctions, les attaques informatiques contre les installations nucléaires iraniennes et probablement les assassinats « ciblés » de savants atomistes, n’auraient pas réussi à empêcher le pays de développer son arsenal. Les Iraniens auraient installé leurs réacteurs les plus performants dans une base militaire enterrée sous une montagne près de la ville de Qom, à 150 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Le ministère de la Défense britannique craint, sur la foi de rapports de renseignement, que l’Iran puisse avoir caché toutes ses installations d’ici un an, les rendant inatteignables par des missiles.

«Le gouvernement britannique estime qu’une stratégie parallèle de pression et d’engagement est la meilleure approche pour répondre à la menace nucléaire iranienne et éviter un conflit régional. Nous voulons une solutions négociée, mais toutes les options doivent rester sur la table», a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense, cité par le Guardian. Si elle était décidée, une intervention pourrait avoir lieu au printemps. D’autres responsables relativisent l’imminence d’une telle action et expliquent que les militaires étudient toutes les options pour être prêts à répondre au cas où.


Grande Bretagne : le gouvernement incite les universités à dénoncer les étudiants musulmans « vulnérables »

Dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme, le gouvernement britannique vient de lancer une nouvelle stratégie destinée aux universités : inciter le personnel à dénoncer les étudiants musulmans solitaires et déprimés.

Lancé en 2007, le programme préventif de lutte antiterroriste, « Prevent Strategy », vient de subir un véritable remaniement et cible désormais les universités. En janvier 2011, le passé estudiantin à l’University College London de  « underwear bomber » (1) est révélé. Theresa May, ministre de l’Intérieur, critique alors fermement le programme Prevent Strategy et fait entendre que le gouvernement travailliste « n’a pas voulu vraiment reconnaître ce qui pouvait se passer sur les campus ».

Mais les mesures prises en conséquence par le gouvernement choquent et suscitent des réactions d’opposition. Le NUS, syndicat national des étudiants, a averti ses membres que, sans mandat d’arrêt, ils n’avaient en aucun cas à divulguer des informations sur leurs « camarades ». Côté enseignants, « nous n’avons aucunement l’intention de fliquer nos étudiants ou de nous impliquer dans quelque activité risquant d’éroder la confiance entre les étudiants et nous », a déclaré un responsable de l’UCU, le syndicat des personnels du supérieur.

Quant à la communauté musulmane, elle estime qu’espionner des innocents constitue un affront à leurs droits humains et elle prône le dialogue. « C’est d’une politique sécuritaire intelligente dont nous avons besoin, et non pas d’une politique fondée sur des préjugés », a déclaré le porte-parole de la Federation of Student Islamic Societies.

 

(1) En 2009, Umar Farouk Abdulmutallab a tenté de faire exploser un avion en plein vol entre Amsterdam et Détroit. Les explosifs étaient cachés dans ses sous-vêtements.
Source educpros.fr


La Grande-Bretagne inquiète pour un Printemps arabe pro-occidental

 

Le chef de la diplomatie britannique William Hague craint que les mouvements engendrés par «le Printemps arabe» ne dérapent en raison de l’économie chancelante de ces pays, des luttes entre différentes factions et de mouvements contre-révolutionnaires.

Les pays impliqués dans « le Printemps arabe » risquent de connaître à l’avenir une période « turbulente et difficile », prévoit le chef de la diplomatie britannique William Hague, quelques heures après l’expulsion par Londres de diplomates pro-Kadhafi.

Dans une interview au Times de jeudi, William Hague craint que les mouvements engendrés par « le Printemps arabe » ne dérapent en raison de l’économie chancelante de ces pays, des luttes entre différentes factions et de mouvements contre-révolutionnaires.

Dans les années à venir, le chef du Foreign Office prévoit « beaucoup de problèmes et de convulsions », concernant ces pays.

« Les prochains mois pourraient être vraiment mouvementés et difficiles en Egypte », juge M. Hague, ajoutant que « ce pays est la pièce du puzzle la plus importante dans le monde du Printemps arabe ».

Rejetant les critiques selon lesquelles la mission de l’Otan visant à déloger le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi prend trop de temps, M. Hague estime que le mouvements insurrectionnels en Libye pourraient se jouer sur une génération avant de porter ses fruits.

« On ne doit pas s’attendre à ce que tout soit réglé sans problèmes dans chaque pays (arabe). Ce n’est pas un jeu sur ordinateur, qui prend fin quand vous en avez assez de jouer », estime le ministre britannique.

L’ancien responsable du parti conservateur britannique demeure toutefois optimiste. Il estime que la région ne devrait pas retourner sur la voie du despotisme, estimant même que le président syrien Bachar al-Assad, dont les forces ont tué des centaines de civils, pourrait être délogé dans les six prochains mois.


GB : Préférence nationale pour les jeunes

Le ministre britannique du Travail a appelé vendredi les entreprises à employer en priorité les jeunes chômeurs britanniques, avant les travailleurs immigrés au Royaume-Uni, dans un discours à Madrid.

Plus de la moitié des nouveaux emplois créés au Royaume-Uni depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition libérale-conservatrice en mai 2010 ont été pourvus par des étrangers, a reconnu le ministre Iain Duncan Smith, lors d’une conférence devant une fondation de recherche sociale espagnole près de Madrid.

87% des nouveaux emplois pris par des immigrés

Selon les statistiques officielles, ce sont 87% des 400.000 nouveaux emplois créés pendant la première année au pouvoir de la coalition libérale-démocrate, qui sont allés à des travailleurs immigrés. Pour réduire le taux « douloureusement élevé » du chômage chez les jeunes, le gouvernement s’est engagé à renforcer les contrôles sur l’immigration, a rappelé le ministre.

Les entreprises ont en effet tendance à recruter des migrants, moins regardants sur leurs conditions de salaire et de travail. « Le gouvernement ne peut pas tout faire tout seul », a souligné le ministre du travail. « Si nous travaillons d’arrache pied à réduire la dépendance à l’Etat providence et à remettre les jeunes sur le marché du travail, nous avons aussi besoin d’entreprises qui leur donnent une chance, et qui ne se reposent pas seulement sur les travailleurs étrangers ».

Ses déclarations font écho à une phrase de l’ancien Premier ministre travailliste Gordon Brown en 2007 sur « les emplois britanniques pour les travailleurs britanniques ». Gordon Brown avait été critiqué, alors que les chiffres montraient que 80% des emplois créés sous mandat travailliste étaient pourvus par des travailleurs immigrés.

Près de 20% de chômage chez les jeunes

Selon une copie de son discours parvenue à l’AFP, M. Smith a promis de « réformer l’Etat-providence pour que le travail paie, et pour ramener les gens au travail ».
« Et nous durcissons les sanctions contre ceux qui refusent d’accepter un emploi disponible » a-t-il ajouté.

Le contrôle de l’immigration est « indispensable » pour éviter de « laisser une nouvelle génération tomber dans la dépendance et le désespoir », a estimé le ministre.

Le taux de chômage des 16-24 ans était de 19,3% selon les dernières statistiques publiées sur les trois mois terminés en avril. Le taux de chômage au Royaume-Uni au sens du Bureau international du travail s’est stabilisé à 7,7% sur cette période.