Maroc: Fillon félicite le nouveau Premier ministre

François Fillon a appelé aujourd’hui le nouveau premier ministre marocain, Abdelilah Benkirane, chef du parti islamiste modéré Justice et développement, pour le féliciter et l’assurer que Paris serait aux côtés de Rabat pour l’ »accompagner sur la voie du développement et du progrès ».

Le roi Mohammed VI du Maroc a nommé aujourd’hui comme premier ministre Abdelilah Benkirane, le chef du parti islamiste modéré Justice et développement (PJD), vainqueur des législatives de vendredi dernier. « Le premier ministre a adressé à son homologue marocain tous ses voeux de succès et de réussite dans la tâche qui lui incombe désormais », ont écrit ses services dans un communiqué.

François Fillon « a indiqué que le bon déroulement des élections législatives du 25 novembre constituait une étape importante du processus ambitieux et courageux de réformes politiques, économiques et sociales engagé par le Roi du Maroc », poursuit le communiqué.

« Dans la nouvelle phase qui s’ouvre, François Fillon a assuré à M. Benkirane que le gouvernement français souhaitait travailler en confiance et en partenariat avec le gouvernement marocain, sitôt celui-ci constitué ». « La France sera pleinement aux côtés du Maroc et des Marocains pour l’accompagner sur la voie du développement et du progrès », conclut Matignon.


Tunisie : Fillon engage les Français à rester

« Ce sera montrer que nous avons confiance dans le peuple tunisien que de dire aux nombreux Français qui résident en Tunisie que nous les encourageons à rester, à demeurer en Tunisie », a déclaré François Fillon aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

Quelque 21 000 Français sont enregistrés comme résidents en Tunisie, où vivent également quelques milliers de Français supplémentaires non inscrits sur les listes consulaires.

Par ailleurs, citant Nicolas Sarkozy, François Fillon a rappelé que « la France est aux côtés du peuple tunisien » et qu’elle « souhaite l’organisation d’élections libres », « la seule issue possible à la crise que connaît la Tunisie ». Le chef du gouvernement a d’ailleurs proposé l’aide de la France: « Nous sommes prêts à fournir au gouvernement tunisien, s’il le désire, l’assistance nécessaire pour participer à l’organisation de ces élections. »

Accord de coopération franco-marocain dans le nucléaire

La préparation de cet accord avait été lancée lors d’une visite du président Nicolas Sarkozy au Maroc en octobre 2007. Mal doté en énergies fossiles, le royaume chérifien, qui n’a qu’un réacteur nucléaire, compte construire sa première centrale nucléaire entre 2022 et 2024. Des appels d’offres internationaux pourraient être lancés entre 2011 et 2014.

« C’est un accord général, un accord cadre qui permet d’accompagner le Maroc sur le chemin de la préparation à son entrée dans le champ de l’énergie nucléaire », a déclaré le Premier ministre français François Fillon, à l’issue de la 10e rencontre de haut niveau franco-marocaine, à Paris. L’accord prévoit une coopération en matière technologique et dans les domaines de la formation et de la sûreté.

« Ce n’est pas un accord commercial pour la construction aujourd’hui d’un réacteur nucléaire. C’est dans une deuxième étape que la France fera des propositions en ce sens compte tenu de l’excellence de sa technologie et de ses entreprises », a dit François Fillon lors d’une conférence de presse commune avec son homologue marocain, Abbas El Fassi.

SOLAIRE ET FERROVIAIRE

Le Premier ministre marocain a déclaré plus tard, à l’issue d’un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, que la France était aussi intéressée par une participation dans des projets marocains importants touchant aux énergies renouvelables. Le Maroc veut produire 2 000 Mégawatts à l’horizon 2020 par l’énergie solaire et autant par l’énergie éolienne.

« On a choisi cinq sites pour le solaire et le premier sera à Ouarzazate (sud marocain). La France va intervenir dans ce premier site », a expliqué Abbas El Fassi. Au total, la réunion de haut niveau franco-marocaine a été marquée par la signature d’une douzaine d’accords, a-t-il dit.

Le Premier ministre marocain a par ailleurs déclaré que le bouclage financier du train à grande vitesse Tanger-Casablanca, un projet de deux milliards d’euros, était achevé, avec des contributions françaises, saoudiennes et koweïtiennes. La France et le Maroc avaient signé un protocole d’accord sur la construction de ce TGV par des groupes français lors de la visite de Nicolas Sarkozy dans le royaume chérifien.

Abbas El Fassi a également dit avoir parlé avec le président français du rôle que pouvaient jouer la France et le Maroc en Afrique sub-saharienne. « Nous sommes déjà installés en Afrique dans les domaines des banques, des services, de l’informatique, et nous voulons un partenariat franco-marocain pour le développement de l’Afrique », a dit le Premier ministre marocain. « C’est une chose qui est acceptée par la France. »