Islamisme pro-occidental : Le Drian samedi et dimanche au Qatar

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rendra samedi au Qatar pour une visite de deux jours consacrée à la coopération bilatérale et à la situation internationale, a indiqué aujourd’hui le ministère.

L’opération militaire française au Mali devrait en particulier être évoquée lors des entretiens que le ministre doit avoir avec le prince héritier du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, et le chef d’état-major des armées. Le Drian rencontrera par ailleurs des industriels français.

La coopération franco-qatarienne en matière de défense est ancienne et basée notamment sur la formation de militaires qatariens. Le Qatar est par ailleurs « un client privilégié de la France » dans le domaine de l’armement, souligne le ministère de la Défense. « Depuis 2007, les prises de commandes se sont élevées à 450 millions d’euros pour 200 millions d’euros de matériels livrés », a précisé le porte-parole adjoint de la Défense, le général Martin Klotz.

Le Qatar a émis à la mi-janvier des doutes sur l’efficacité de l’intervention militaire française contre les groupes islamistes au Mali, estimant que le recours à la force ne règlerait pas le problème et appelant au dialogue. L’émirat a en revanche démenti toute forme d’aide aux islamistes radicaux dans ce pays.
Dans le domaine de l’entraînement militaire, des exercices au cours desquels des unités françaises et qatariennes coopèrent ont lieu régulièrement au Qatar. Du 16 février au 7 mars, l’exercice commun Gulf Falcon 2013 doit rassembler quelque 1.300 militaires français et autant de qatariens, avec la participation de forces terrestres, maritimes et aériennes.

Accord de partenariat AFD/Banque islamique de développement

Signature d’un accord de partenariat, le 18 janvier, à Djeddah (Arabie Saoudite), entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque islamique de développement (BIsD). Cet accord permet d’initier un dialogue sur la finance islamique, en particulier sur les questions de microfinance, au travers de partage d’expériences, d’études et de projets pilotes.

Une meilleure connaissance des produits islamiques de financement

Cet accord, signé par le Dr. Ali Al-Madani, président de la BisD et Dov Zerah, directeur général de l’AFD, structure la coopération entre les deux institutions, déclinée dans une feuille de route qui sera prochainement arrêtée.  Pour l’AFD, il devrait permettre de s’enrichir du savoir-faire de la BIsD, institution de référence dans l’utilisation de produits islamiques pour le financement du développement et ainsi d’accroître notre palette d’outils financiers.

Rendez-vous a été pris, le 30 avril à Djeddah, pour une conférence sur la microfinance islamique afin de valoriser les travaux de réflexion et de les partager avec les principales institutions investies sur ce thème (Banque mondiale, bailleurs de fonds arabes, etc.).

Les cofinancements de projets en Méditerranée renforcés

Les cofinancements de projets vont être renforcés, en particulier en Méditerranée, dans le cadre du Partenariat de Deauville qui, dans le sillage des printemps arabes, vise à soutenir le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie. Les cofinancements seront aussi recherchés dans les autres géographies communes d’intervention, comme en Afrique subsaharienne, en Asie centrale ou en Asie du sud-est.

Davantage d’échanges entre les équipes opérationnelles

Enfin, les discussions entre équipes opérationnelles vont être renforcées, grâce à des missions sectorielles et la mise en place d’un échange de personnel. L’idée d’une collaboration avec Proparco, la filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé, et le CEFEB, le centre de formation de l’AFD, ainsi que la mise à disposition réciproque des réseaux, ont fait l’objet d’intérêts partagés.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du repositionnement de l’AFD dans le monde arabo-musulman pour prendre en compte les évolutions politiques en cours et adopter dans les prochaines semaines une nouvelle stratégie d’intervention visant encore davantage à favoriser la croissance créatrice d’emplois, à réduire les inégalités sociales et territoriales et à améliorer la qualité de vie des populations.


3e édition du Forum sur la finance islamique à Alger

La troisième édition du Forum sur la finance islamique en Algérie se tiendra mardi à Alger et sera, particulièrement, consacrée aux perspectives de développement de cette finance au plan local et régional, ont annoncé samedi ses organisateurs. Les participants à ce Forum, organisé par le groupe Isla-Invest basé à Paris en collaboration avec la banque El Baraka Algérie, devraient se pencher, entre autres, sur les fondements, principes et modalités de la finance islamique, son état des lieux et ses perspectives de développement en Algérie ainsi que les instruments de contrôle et de régulation de cette finance alternative dans le monde, a indiqué au Forum d’El Moudjahid le directeur d’Isla-Invest, Zoubeir Ben Terdeyet.

Bourse : La finance islamique inspire les chrétiens d’Europe

La crise économique et financière a eu de multiples répercussions. Notamment elle a sorti de l’ombre la finance islamique et boosté le développement d’une finance éthique et socialement responsable.

Ainsi et après la création en 1999 du premier indice boursier islamique respectant les règles de la «chariaa» – le Dow Jones Islamic Market Index – les chrétiens d’Europe s’y mettent et créent leur propre indice, le «Stoxx Europe Christian Index» (créé en avril 2010), à la demande d’investisseurs à la recherche de placements éthiques. «Avec le lancement de l’indice Stoxx Europe Christian, nous reconnaissons qu’il y a de plus en plus de chrétiens qui souhaitent investir en fonction de leurs croyances religieuses», a déclaré le P-dg de Stoxx, Hartmut Graf.

«A l’instar de la finance islamique, les sociétés souhaitant figurer dans le nouvel indice ne peuvent tirer profit du tabac, de la drogue, de la pornographie, de la prostitution, des produits de contraception, des jeux d’argent ou encore de la vente d’armes. Seule différence avec l’indice chariaa-compatible : est inclue la production porcine et d’alcool –deux produits (y compris les spiritueux, des boissons contenant un certain pourcentage d’alcool) sont formellement interdits en Islam.

Comme un «chariaa-board» en finance islamique, un comité sera chargé de vérifier si les activités des sociétés intégrant l’indice ainsi que les actions qu’elles émettent sur le marché sont vertueuses au sens chrétien du terme ou pas.

Dans un article publié par fraternité.net, l’auteur pose la question de savoir si le principe de partage des pertes et des profits et l’adossement de l’économie sur des actifs réels, des principes fondamentaux de la finance islamique, seront de rigueur pour la finance chrétienne si des banques, les mêmes que celles qui ont permis la propagation de la crise de 2008, y sont intégrées ?

L’auteur se demande également si les prêts à intérêts, que le christianisme a longtemps interdits, vont continuer à perdurer.

Finance islamique : La Banque Zitouna dévoile ses produits destinés aux particuliers, professionnels et entreprises

Le site de la Banque Zitouna a été lancé le 30 mai 2010. On y trouve un large choix de produits destinés aux particuliers, professionnels et entreprises avec de nombreuses précisions.

Aux entreprises, la banque offre les services pour la gestion de Comptes en dinars et en devises, la gestion des flux, les financements de fonctionnement, les financements des investissements, les opérations à l’international, les placements et les investissements ainsi que les conventions employées.

Concernant les comptes, assez variés, du reste, les clients de la banque peuvent profiter de «Hisseb Racid» qui permet de gérer les transactions quotidiennes, de payer les différents engagements par le biais de différents moyens de paiement tels les chéquiers et les cartes de retrait et de paiement.

Hisseb Tawfir (compte épargne) pour constituer un capital en profitant d’une rémunération versée chaque trimestre et d’une prime de fidélité sous forme de bonus sur les fonds restés stables.

Hissebet Al Istithmar (comptes d’investissements) pour faire fructifier les fonds selon les règles de la Finance Islamique.

«Tamouil Menzel» : le financement immobilier direct pouvant aller jusqu’à 80% du schéma de financement, il est non plafonné, dépend de la capacité de remboursement du demandeur de prêt et peut durer jusqu’à 20 ans.

La banque offre également des financements pour l’acquisition de voitures. Appelés «Tamouil Sayara», les financements auto direct peuvent atteindre 80% du schéma de financement et leur montant est plafonné à 100 000 dinars tunisiens. Le remboursement du prêt peut aller jusqu’à 7 ans.

«Tamouil Tahsinet» peut couvrir 80% du coût des travaux pour réaménager ou rénover une maison dont le plafond peut atteindre les 35 000 DT».

«Tamouil Tajhizet peut couvrir 100% du schéma de financement avec un plafond de 25 000 DT et une capacité de remboursement s’étalant sur 5 ans.

«Tamouil Chakhsi» : peut financer jusqu’à 100% du prix du bien sollicité et son montant peut atteindre les 15 000 dinars tunisiens (DT). La durée de remboursement est de 3 ans. Ceux qui attendaient l’installation sur le marché national d’une banque tunisienne selon les règles de la finance islamique devraient se réjouir d’une telle offre de produits qui couvre pratiquement tous leurs besoins.