Nouvelle base de données utile dans la zone EUROMED

La Commission Européenne a lancé en coopération avec ITC (Internationational Trade Center) une nouvelle base de données pour faciliter le commerce et l’investissement dans la zone Pan-euroméditérannéenne : zone Pan-euroméditérannéenne.
L’EuroMed Trade Helpdesk, en coopération avec l’Export Helpdesk de l’UE, vise à faciliter le commerce et l’investissement dans la région euro-méditerranéenne. Utilisez-le pour analyser les opportunités d’affaires et les exigences d’accès aux marchés, ou envoyer une demande pour se connecter avec notre réseau d’institutions pour vous aider à trouver plus d’informations de marchés sur l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, l’Etat de Palestine et la Turquie.
Le site est disponible en Anglais, Français, Turc et Arabe
Infos disponibles  :
– statistiques commerciales
– droits de douane
– TVA et droits d’accises
– exigences de marchés générales et spécifiques aux produits
– nouvelles des évènements
– Contacts d’entreprises
Cette utilisation est soumise à enregistrement préalable sur la base

Communiqué

 

World Investment Report : l’investissement étranger repart à la hausse en 2013, +12% pour les pays MED

La CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement) a publié son Rapport sur l’investissement dans le monde 2014 (World Investment Report – WIR 2014) fin juin 2014.

Après une année 2012 difficile, les investissements directs étrangers (IDE) rebondissent en 2013: les flux d’IDE ont enregistré une hausse de 9% par rapport à 2012, s’établissant à 1,45 trillions de dollars. La CNUCED estime que cette tendance haussière se poursuivra, et prédit 1,6 trillions de dollars en 2014, 1,7 trillions de dollars en 2015 et 1,8 trillions de dollars en 2017.

Les pays en développement sont aux avant-postes en 2013. En effet, ils ont absorbé 54% du flux mondial d’IDE, soit 778 milliards de dollars, reléguant ainsi les pays développés au second plan avec 39% de flux d’IDE (566 milliards de dollars).

La CNUCED salue une bonne nouvelle pour les pays les moins avancés (PMA) : les industries extractives intéressent moins les investisseurs et ne représentent plus que 11% des flux investis en 2013, tandis qu’une part croissante des IDE dans les PMA porte désormais sur le secteur manufacturier et en particulier sur les biens de consommation.

Par ailleurs, le rapport souligne qu’en 2013, 59 pays ont adopté 87 mesures politiques en faveur de l’investissement étranger (facilitation ou de libéralisation des investissements).

Une hausse globale des flux d’IDE en Méditerranée

Les flux d’IDE ont globalement augmenté en Méditerranée en 2013 dans les onze pays méditerranéens, avec un total de 40,3 milliards de dollars (Md $) contre 38,3 Md $ en 2012. Cette hausse (+12%) s’explique essentiellement par le retour des investisseurs en Egypte.

Afrique du Nord

Les flux d’IDE, qui ont augmenté de 4% en Afrique, progressent de 27% pour les pays MED nord africains. L’Egypte se positionne en leader avec 5,6 Md $ en 2013, renouant avec un niveau d’investissement proche de celui d’avant révolution (6,4 Md $ en 2010), suivie par le Maroc (3,36 Md $), un chiffre record, en hausse de 18% par rapport à 2012. L’Algérie attire 1,6 Md $, un score en hausse par rapport à 2012 (+14%) mais toujours nettement inférieur à ceux enregistrés de 2008 à 2011. La Tunisie peine en revanche à restaurer la confiance des investisseurs et n’enregistre que 1,09 Md $: un peu moins qu’en 2011, accusant une baisse de 43% par rapport à 2012. Bonne nouvelle, la Libye attire 702 millions de dollars, après deux années d’absence des investisseurs étrangers.

Moyen-Orient

Côté Moyen-Orient, la tendance est mitigée. Israël, la Turquie et la Jordanie enregistrent des hausses des IDE par rapport à 2012, avec des totaux respectifs de 11,8 milliards de dollars, 12,8 milliards de dollars et 1,7 milliards de dollars, en 2013. En revanche, le Liban et la Palestine connaissent une baisse du flux d’IDE (2,8 milliards et 170 millions de dollars respectivement). La situation en Syrie paralyse l’économie et prive à nouveau le pays d’investissements étrangers en 2013.

Evolution des flux d’IDE par pays MED depuis 2008 (en millions d’USD). Source: WIR 2014

 

Flux d’IDE 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Algérie 2 593 2 746 2 264 2 571 1 484 1 691
Egypte 9 495 6 712 6 386 -483 2 798 5 553
Israël 10 875 4 607 5 510 11 081 10 414 11 804
Jordanie 2 826 2 413 1 651 1 474 1 403 1 798
Liban 4 333 4 804 4 280 3 485 3 787 2 833
Libye 3 180 3 310 1 909 0 0 702
Maroc 2 487 1 952 1 574 2 568 2 836 3 358
Palestine 52 301 180 214 244 177
Syrie 1 467 2 570 1 469 0 0 0
Tunisie 2 759 1 688 1 513 1 148 1 918 1 096
Turquie 19 760 8 663 9 036 16 047 12 419 12 866

 

Un plan d’action pour atteindre les « objectifs de développement durable »

Exposée à de nouveaux défis économiques, sociaux et environnementaux, la communauté internationale, sous l’égide des Nations Unies, cherche à définir un ensemble d’objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2015-2030. Succédant aux « objectifs du millénaire », les ODD visent la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation, l’adaptation au changement climatique, et une série d’autres objectifs dans les domaines économique, sociaux et environnementaux.

La CNUCED propose dans son rapport un cadre stratégique destiné à stimuler les investissements privés contribuant aux objectifs de développement durable, afin de répondre aux défis suivants :

– orienter et galvaniser l’action pour l’investissement privé

– mobiliser des fonds d’investissements pour répondre aux besoins des pays en développement

– canaliser les investissements vers les objectifs de développement durable (Infrastructures de base, sécurité alimentaire, l’adaptation au changement climatique, santé et éducation, etc.)

– amplifier l’impact de l’investissement privé tout en réduisant les risques potentiels

Cliquez ici pour télécharger le rapport complet (en anglais) et lire les communiqués de presse en français.


BERD et OME signent un accord sur l’énergie en Méditerranée

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Observatoire Méditerranéen de l’Énergie ont signé un mémorandum d’accord afin de renforcer l’investissement énergétique dans la région méditerranéenne.

Plus en détail, l’alliance entre les deux organismes devrait permettre de mieux « soutenir les marchés énergétiques efficaces et la sécurité énergétique, réduire les inefficacités causées par les subventions aux combustibles fossiles et renforcer le développement durable des ressources en hydrocarbures la région méditerranéenne », souligne la BERD dans un communiqué.

Lire l’article sur Econostrum

ANIMA-MIPO : les pays émergents investissent la Méditerranée

D’après le bilan 2012 de l’observatoire des investissements et partenariats en Méditerranée ANIMA-MIPO, les investissements directs étrangers (IDE) et les partenariats internationaux vers les pays MED (les 9 partenaires du sud, plus la Libye et la Turquie) repartent à la hausse en 2012. En effet, après deux années particulièrement difficiles pour une Méditerranée prise en étau entre ses crises politiques et les crises économiques mondiales, 2012 se révèle être une excellente année pour la région en termes d’attraction des IDE – la 4ème meilleure année de la dernière décennie.


La capacité de résilience des pays se confirme : avec 37 milliards d’euros d’IDE annoncés en 2012 (soit une croissance de 36 % par rapport à 2011), les pays MED renouent avec les niveaux atteints avant 2008 et la crise financière. Le nombre de projets diminue en revanche légèrement, à 645 (-10% par rapport à 2010) -ce qui suggère le lancement de projets plus importants en moyenne que les années précédentes. Ces chiffres, relativement bons si l’on considère le contexte politique et économique exceptionnel, sont cependant à relativiser. En effet, la part de marché de la région MED par rapport au reste du monde en matière d’IDE continue en réalité à diminuer, et serait passée selon la CNUCED, de 3,3% en 2008 à 2,6% en 2012.
Tous les pays, à l’exception de la Syrie, enregistrent des résultats en hausse par rapport à 2011, notamment grâce à quelques spectaculaires transactions annoncées en Algérie, en Egypte et en Turquie. Israël et la Turquie continuent d’affirmer leur leadership : ces deux pays pèsent en réalité pour la moitié des montants d’IDE de la région et près de 43% des projets annoncés. Avec près de 9 Md€ annoncés, le Maghreb flirte avec ses plus hauts niveaux historiques, en particulier grâce aux bons chiffres de l’Algérie, qui compte pour plus de la moitié des annonces de la région. Le Machrek regagne également du terrain, avec des intentions d’investissement équivalentes en montant à celles du Maghreb : cette région encore tourmentée est principalement tirée par l’Egypte, qui enregistre des intentions d’investissement en hausse, et ceci notamment grâce à la reprise des grands projets initiés par le Golfe.
2012 marque également le retour sur le devant de la scène des investissements « traditionnels » à la Méditerranée avec une préférence marquée des investisseurs pour les valeurs sûres que sont depuis 2003 l’énergie, la banque, les télécommunications et le BTP. Ces quatre secteurs en effet totalisent à eux quatre deux tiers des montants d’IDE annoncés.
Les transitions semblent en revanche avoir conduit à une redistribution des sources d’investissement. Depuis les printemps arabes, les entreprises européennes (investisseurs historiques dans la région) s’avèrent en effet battre en retraite, au profit de celles des pays émergents qui s’intéressent chaque jour davantage au potentiel de la région. En deux ans, les Européens sont ainsi passés de 45% à 26% des montants investis dans la région, cédant leur leadership aux BRIC (Russie, Inde et Chine principalement) qui deviennent en 2012 les premiers investisseurs du sud de la Méditerranée (10,7 milliards d’euros soit 28% des investissements annoncés). Le Golfe amorce quant à lui un retour remarqué (les investisseurs du Golfe sont au coude à coude avec l’Europe avec plus de 9 milliards d’euros investis), avec une reprise spectaculaire des grands projets immobiliers et bancaires, mis en suspens depuis 2008, et une volonté affichée de soutenir les nouveaux gouvernements en place.
Au moment où les entreprises européennes cherchent un second souffle, et alors que le continent africain est appelé à devenir le futur relais de croissance du monde, cette retraite européenne ne serait-elle pas une erreur stratégique ? Car finalement, les avantages comparatifs du sud de la Méditerranée, qui prévalaient avant les changements politiques, sont toujours d’actualité dans une Méditerranée encore en quête d’un nouveau modèle de développement économique.

 

Lire le rapport


ANIMA – Groupe de Travail Euromed sur la Coopération Industrielle – 25 juin 2013

Du 25-06-2013 au 26-06-2013 – Bruxelles, Belgique

Leader : Commission Européenne

ANIMA participera à la réunion du groupe de travail Euromed sur la coopération industrielle. Lors de cette réunion seront présentés notamment les nouveaux programmes relatifs au développement du secteur privé en Méditerranée.


De nouvelles dynamiques pour l’internationalisation des PME et clusters

ANIMA est chef de file d’un consortium qui a été sélectionné par la Commission européenne pour mener un projet pilote sur l’internationalisation des PME et clusters entre l’Europe et 4 pays méditerranéens (l’Égypte, le Liban, le Maroc, et la Tunisie). Ce projet prévoit des actions en 2013 et 2014 pour renforcer les opportunités d’affaires entre entreprises et clusters, pour les accompagner dans leur internationalisation (formations en propriété intellectuelle ou softLanding) et mettre en place des groupes de travail régionaux (avec des talents, des femmes entrepreneurs, des clusters ou des investisseurs). ANIMA est dans ce cadre associé à trois partenaires européens (EBN, INNO AG et la Fondation Sophia Antipolis) et se coordonnera avec plus de 45 acteurs de l’innovation, de la finance et des affaires de la région. Le premier événement organisé dans le cadre d’Euromed@Change, l’atelier Talents et Entrepreneuriat en Méditerranée se tiendra à Paris le 7 juin 2013. Programme et réservation.


 « Méditerranée : 30 voix pour bâtir un avenir commun »

Dans le cadre de ses travaux relatifs à la construction euro-méditerrannée, IPEMED publie un petit livre intitulé  » Méditerranée : 30 voix pour bâtir un avenir commun » coordonné par Agnès Levallois, journaliste et Jacques Ould Aoudia, économiste du développement.

Cet ouvrage révèle l’évidence d’une complémentarité économique entre les PSEM et l’Europe, même si celle-ci ne s’est pas traduite, dans les faits, par la mise en place d’un partenariat productif stratégique, susceptible de favoriser l’intégration régionale. Quels facteurs ont bloqué cette orientation ? Quels facteurs pourraient l’inverser ?

 

Au fil des entretiens, c’est la notion même d’Euromed qui est remise en question, notamment par la partie dite « méditerranéenne ». Dès lors, comment repenser la construction méditerranéenne ? L’avenir est-il à un renforcement des accords d’intégration régionale entre les PSEM comme moyen de rééquilibrer la relation Sud-Nord ?


Investissement étranger en Méditerranée : les défis de la transition

    • Pays de destination(s) : Algérie, Autorité Palestinienne, Chypre, Egypte, Euromed, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Malte, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie
    • Secteur(s) concerné(s) : Agro-alimentaire, Ameublement & équipement du foyer, Autre ou non spécifié, Banque, assurance, autres services financiers, Biotechnologies, BTP, immobilier, infrastructures, Chimie, plasturgie, engrais, Composants électroniques, Constructeurs automobiles & équipementiers, Distribution, Eau, environnement et services urbains, Electronique grand public, Energie, Equipements électriques & électroniques, Ingénierie & services aux entreprises, Logiciels & prestations informatiques, Machines et équipements mécaniques, Matériels aéronautiques, navals, ferroviaires, Médicaments, Métallurgie et recyclage, Télécommunications & internet, Textile, habillement, luxe, Tourisme, restauration, Transport, logistique, Verre, ciment, minéraux, bois, papier
    • Economie, société, environnement : l’investissement étranger déçoit en Méditerranée
      Le bilan de l’investissement direct étranger (IDE) en Méditerranée est décevant à plus d’un titre. D’abord, sur le plan quantitatif : à l’exception de quelques pays (Turquie, Israël, et Liban pour le ratio IDE/PIB), les pays MED attirent relativement peu d’investissements. Après la progression remarquable de 2005-2006, les investisseurs étrangers ont délaissé le terrain, empêchés par la crise financière et économique et découragés par le « printemps arabe ».
      Mais c’est également par ses aspects qualitatifs que l’investissement étranger pêche en Méditerranée. Depuis 2003 et la création de l’observatoire ANIMA-MIPO, les projets d’IDE détectés se concentrent dans des secteurs relativement peu efficaces en termes de création d’emploi. Par ailleurs, en contribuant au phénomène de concentration de l’activité économique dans les zones côtières, les IDE aggravent la pression environnementale sur un littoral déjà surexploité, et laissent de côté des franges entières des populations des pays MED.
    • L’investissement privé plus que jamais nécessaire
      Si au total, les revenus extérieurs sont restés stables en 2011 pour l’ensemble des pays MED, la situation est contrastée. La baisse des IDE et des revenus du tourisme se conjugue dans certains des pays à une baisse des transferts des migrants (-25% en Afrique du Nord) et parfois même des exportations (-16% en Egypte, -30% en Syrie, -67% en Libye).
      Les capacités d’action des entreprises et des Etats en sont été réduites. L’équation est délicate pour les nouveaux gouvernements qui ne disposent pas des marges de manœuvre nécessaires pour répondre aux aspirations légitimes de justice économique et sociale manifestées par leurs populations durant cette année charnière. L’investissement privé, et notamment étranger, est un des leviers qui leur permettra d’agir, à condition de savoir convaincre les investisseurs de composer avec ces attentes.
    • Soutenir des projets répondant mieux aux atouts et besoins de la région
      Deux constats récents sont néanmoins porteurs d’espoir. D’abord, une légère reprise de l’IDE semble s’être enclenchée au cours des derniers trimestres.
      Ensuite, le bilan annuel 2011 ANIMA-MIPO, paru en octobre 2012, laisse entrevoir une certaine rotation sectorielle dans les projets d’investissement, qui a privilégié les secteurs les plus stratégiques pour la région (agroalimentaire, médicament, industrie, distribution), et plus efficaces en termes de création d’emplois (logiciels, automobile, électronique, banque).
      Les pays MED et leurs partenaires financiers, européens comme internationaux, ont tout intérêt à encourager cette inflexion, en prenant mieux en compte la contribution au développement durable des projets d’investissement qu’ils autorisent ou appuient. Le réseau ANIMA s’est engagé dans cette réflexion avec le lancement en 2011 de l’initiative EDILE, soutenue par l’OCEMO et plusieurs bailleurs actifs en Méditerranée.
    • Emmanuel Noutary, Délégué Général, ANIMA Investment Network

Les crises pèsent sur l’investissement dans les pays arabes de Méditerranée

La CNUCED vient de publier son rapport mondial des investissements qui restitue les flux financiers d’investissement direct étranger (IDE) entre les pays du monde. Malgré la crise économique, les IDE ont augmenté de 16% entre 2010 et 2011, pour atteindre 1500 Md$, mais le rapport pronostique que le niveau des IDE devrait diminuer globalement en 2012, notamment au premier semestre. Espérons que ce ne sera pas le cas partout, et que les pays arabes de Méditerranée qui ont été chahutés par les révolutions viennent de toucher un point bas.

Au total, les 10 pays du sud de la Méditerranée attirent en 2011 38,94 Md$ soit 2,6% des IDE mondiaux, quand ils pèsent pour 4% de la population mondiale. Ce montant qui représente presque 3 milliards de plus que l’an dernier, cache en réalité de telles disparité qu’il n’est pas possible cette année de parler de tendance homogène pour cette région : une légère baisse au Maghreb, imputable aux seules Tunisie et Libye ; une dégringolade très préoccupante en Egypte et en Syrie, le premier subissant une année de désinvestissement tandis que les autres pays du Mashrek limitent les dégâts et que la Palestine flirte avec ses meilleures années ; et des investissements qui doublent quasiment en Israël et en Turquie entre 2010 et 2011.

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Dans sa globalité, le continent africain est stable comparé à 2010 en ce qui concerne les IDE entrants (-0,9% pour 42,7Md$ en 2011), les reculs des IDE en Egypte, Libye étant largement responsables de cette performance bien en dessous de la tendance mondiale, alors que l’Afrique du Sud bénéficie d’une multiplication par quatre de ses investissements sur un an, à 5,8Md$.

L’Asie du sud-est affiche quant à elle une croissance bien au dessus de la moyenne mondiale, à 26% pour 117 Md$ d’IDE, avec des super performances de l’Indonésie, la Malaisie et Singapour (102 Md$ d’IDE à eux trois).
Les pays « ouest asiatiques » qui incluent pour la CNUCED le Golfe persique et la Turquie subissent aussi les effets conjugués de la crise économique et des printemps arabes, et accusent une chute de -16,3% des IDE (à 48,7 Md$), à mettre principalement sur le compte du Qatar (désinvestissement) et de l’Arabie Saoudite (IDE divisés par deux).
L’Amérique du Sud fait une excellente année (+34,4%) tirée par le Brésil, la Colombie et le Chili, et atteint pour la première fois un score à trois chiffres : 121,5Md$ d’IDE sur l’année. L’Amérique centrale et les Caraïbes restent stables sur la période.
Les Balkans font également une très bonne année (+67,3%), notamment Serbie et Croatie, pour atteindre 6,65Md$. Parmi les pays CIS à l’est de l’Europe, notons outre la très bonne année de la Russie, les performances de l’Azerbaïdjan et de la Biélorussie qui multiplient leurs IDE par trois, et globalement la bonne tenue ou la progression des autres pays de la zone.

A l’instar de l’inquiétude que nous manifestions dans notre Newsletter de Juin, la CNUCED constate dans son rapport que, du fait de la crise économique, de plus en plus de pays adoptent une approche restrictive par rapports aux investissements sortants, et mettent en place des stratégies pour rapatrier les investissements étrangers afin d’améliorer leur balance des paiements, de dynamiser leur création d’emploi et leur tissus industriel.
Comme chaque année, la CNUCED fait le point sur le nombre de traités commerciaux ou d’investissement signés entre pays, et note que de plus en plus d’accords incluent dorénavant un volet développement durable, ou lié à la responsabilité sociale des entreprises.

Pour accompagner cette tendance, le rapport 2012 introduit cette année un nouveau classement, le « FDI Contribution Index », qui tente d’évaluer la contribution au développement économique des IDE implantés dans chaque pays. La CNUCED évalue notamment les critères de valeur ajoutée créée, d’emploi, d’exportation, de contribution fiscale, de salaire, de dépenses en R&D et en capital. Avec des résultats parois surprenant, les rédacteurs considérant par exemple que la Turquie ou l’Algérie, au même titre que la Grèce, Taiwan ou le Japon, sont des pays qui sous performent, tant au niveau du stock d’IDE rapporté au PIB qu’au niveau de la contribution de ces IDE au développement économique du pays.

La CNUCED accompagne ce classement de propositions en faveur du développement de politiques pour l’investissement « nouvelle génération », favorisant une croissance inclusive et le développement durable. Si la méthodologie reste à affiner, cette démarche intéresse ANIMA au plus haut point et se situe dans la droite ligne de nos travaux sur les retombées économiques des IDE et l’investissement socialement responsable. Elle ouvre la voie à de possibles collaboration entre notre réseau et la CNUCED pour accompagner ces nouvelles politiques.
Emmanuel Noutary

Délégué Général, ANIMA

Cliquer ici pour télécharger le rapport complet

La FIPA tunisienne assurera la présidence d’ANIMA pour la période 2013-2015

Le réseau ANIMA a élu son nouveau Conseil d’Administration pour la période 2013-2015, qui prendra ses fonctions à partir du 1 er janvier. La présidence sera assurée par Noureddine Zekri, Directeur de la FIPA (Tunisie), l’agence de promotion de l’investissement extérieur. Le nouveau conseil d’administration compte parmi ses membres des représentants de 10 pays des 2 rives de la Méditerranée, parmi lesquels l’Agence de l’Oriental (Maroc), le Conseil régional PACA (France), le GAFI (Egypte), Izmir Development Agency (Turquie) et la Ville de Marseille (France) en qualité de vice-présidents. Emmanuel Noutary, le Délégué Général depuis 2010 a quant à lui été reconduit dans ses fonctions.