La Corée du Nord prête à riposter après le survol US de son territoire

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-un a ordonné que les unités de fusées de l’armée populaire soient placées en état d’alerte, prêtes à viser les bases américaines en Corée du Sud et dans le Pacifique, rapporte vendredi l’agence de presse nord-coréenne KCNA.

 

Cette décision prise lors d’une réunion d’urgence convoquée en pleine nuit fait suite au survol du territoire nord-coréen par des bombardiers furtifs de l’US Air Force peut-être chargés de bombes nucléaires.

 

Lors de la réunion avec des chefs militaires, Kim « a jugé que le temps était venu de régler les comptes avec les impérialistes américains, étant donné la situation actuelle », ajoute KCNA.

 

« Il a finalement signé un ordre sur les préparatifs techniques des fusées stratégiques de l’armée populaire, ordonnant qu’elles soient placées en alerte afin d’être en mesure de frapper à n’importe quel moment le continent américain, les bases militaires américaines sur les théâtres d’opération dans le Pacifique, notamment Hawaï et Guam, et les bases en Corées du Sud », poursuit l’agence.

Rappelons que les Etats Unis a déjà utilisé l’arme nucléaire contre des villes japonaises en 1945.

Clinton est à Alger pour parler d’une intervention au Mali

La secrétaire d’Etat américaine va effectuer une visite très matinale de quelques heures en Algérie, ce lundi 29 octobre. Hillary Clinton, dont c’est la deuxième visite à Alger après celle du mois de février dernier, rencontrera le président Abdelaziz Bouteflika. Une visite consacrée au dossier malien, afin notamment d’obtenir le soutien d’Alger à une future intervention contre les islamistes qui occupent le nord du pays.

Ce n’est qu’une escale de quelques heures avant un voyage dans les pays d’Europe centrale. Mais Hillary Clinton tient à s’entretenir avec le président algérien de la crise malienne et surtout de la lutte antiterroriste dans la région sahélienne qui s’est développée avec la disparition de Mouammar Kadhafi.

Alger et Washington ont un objectif prioritaire commun : lutter contre les groupes terroristes qui se sont installés dans le nord du Mali.

Les deux pays ont des atouts complémentaires. D’abord, les services de renseignement algériens connaissent très bien la réalité de la région et pour rendre toute intervention armée efficace, l’Algérie doit rendre ses frontières hermétiques. De l’autre côté, Washington a la logistique nécessaire pour des opérations militaires « ciblées ».

Les deux pays veulent donc se mettre d’accord avant la poursuite des discussions à l’ONU. D’ailleurs le 19 octobre dernier, Alger et Washington ont entamé un partenariat stratégique. Le ministre algérien des Affaires étrangères puis son homologue des Affaires africaines se sont rendus dans la capitale américaine.

La visite d’Hillary Clinton est, en fait, une étape dans un processus de rapprochement entre l’Algérie et les Etats-Unis.


Tunisie/message d’urgence de l’ambassade américaine : Fuyez!

L’ambassade américaine a publié très tôt ce matin un nouveau message d’urgence annonçant l’évacuation de tout le personnel non-essentiel de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis, après les attaques contre l’ambassade et l’école américaine à Tunis.

Elle recommande, également, à ses ressortissants de quitter la Tunisie en utilisant les transports aériens commerciaux (en précisant que l’aéroport de Tunis est ouvert) et recommande l’extrême prudence aux citoyens américains restant dans le pays, notamment en évitant les rassemblement et de rester à l’écoute des nouvelles locales.

Cette mesure d’urgence des Etats-Unis ne concerne que la Tunisie et le Soudan.

Tunisie: 10 000 personnes ont manifesté devant l’ambassade américaine

Les Etats-Unis renforcent la sécurité autour de leurs représentations diplomatiques, après les violentes protestations, vendredi, dans de nombreux pays arabes et musulmans, qui ont fait au total six morts. Les manifestants dénonçaient le film islamophobe «L’Innocence de l’islam», produit aux Etats-Unis. A Tunis, où près de 10 000 personnes ont manifesté, les protestataires ont pris d’assaut l’ambassade américaine.Trois manifestants ont été tués par balle et un renversé par un véhicule, et quarante personnes ont été blessées, dont vingt policiers.

Le centre de Tunis est calme ce samedi matin 15 septembre, les gens se rendent au travail ou regardent les images des affrontements d’hier à la télévision, dans les cafés.

Un important dispositif de sécurité demeure déployé aux abords de l’ambassade américaine, où des pompiers étaient encore à la tache à une heure du matin la nuit dernière. Un char était positionné devant l’enceinte du complexe et des militaires coiffés de casques patrouillaient devant le mur, d’environ deux mètres cinquante, qui ceint le bâtiment.

Le rond-point, juste à côté de l’ambassade, est gardé par des unités de la Garde nationale et des fourgons blindés.

L’imposant quartier général de la Garde nationale se trouve à peine à deux kilomètres, sur la voie rapide qui mène au quartier de la Marsa, jonché de bris de vers, de pavés et de bâtons. Autant de projectiles, lancés plusieurs heures durant, contre les forces de l’ordre en difficulté vendredi.

Des minibus calcinés gisent sur les bas côtés, une soixantaine de véhicules ont été incendiés à l’aide de cocktails Molotov, lancés par des salafistes survoltés, qu n’ont pas reculé, pas même devant les blindés.

Une forte odeur de souffre prend à la gorge dans ce quartier. En face, de l’autre côté de la voie rapide, les murs de l’école américaine sont noircis. Elle aussi a été prise pour cible par les salafistes dans cette banlieue à 15 kilomètres du centre, un quartier qui abrite des sièges de sociétés nationales et multinationales.

Le président tunisien Moncef Marzouki a qualifié de « totalement inacceptables » ces actes de violence contre un « pays ami ». Il a assuré à la secrétaire d’Etat américaine Hilary Clinton que les Tunisiens ne faisaient pas l’amalgame entre les Etats-Unis et le film dénigrant l’islam. Rien n’est moins sûr.

Avec RFI

L’ambassadeur US tué en Libye « libérée »

L’inquiétude est immense mercredi 12 septembre. L’Amérique s’est réveillée sous le choc de la mort tragique de son ambassadeur et de trois membres américains du personnel cette nuit à Benghazi. Les images du corps du diplomate, qui semble avoir été lynché par la foule, ont été diffusées. Ce déchaînement de violence, à la date anniversaire du 11 septembre, a ajouté à la violence du symbole. Les hommages à Christopher Stevens, cet ambassadeur de 52 ans qui incarnait une nouvelle génération de diplomates de terrain, accessible et engagé, se sont succédés. C’est la diffusion d’images d’un film nauséabond, réalisé par un cinéaste israélo-américain, et tournant le prophète en dérision, qui aurait déclenché cet accès de violence. Dans les extraits qui ont filtré sur le Net, Mahomet est présenté comme un coureur de jupons qui approuve les abus sexuels contre les enfants. Comme en Egypte, une foule déchaînée s’en serait pris au diplomate alors qu’il venait aider à l’évacuation du personnel du consulat encerclé. Mais l’émotion a rapidement cédé place à la polémique et à une avalanche de critique de la politique étrangère d’Obama, notamment sur son soutien aux extrémistes arabes.

La Tunisie réintègre le programme d’Assistance Antiterroriste américain

 

— wmc —

    • Par Moncef MAHROUG
    • Depuis le 14 janvier 2011, la Tunisie est confrontée à des problèmes accrus en matière de sécurité. D’après le rapport 2011 sur le terrorisme du Département d’Etat américain, ces défis ont trois sources: la situation interne, la Libye et l’Algérie. Sur le premier point, le rapport rappelle que «la révolution de janvier qui a renversé le régime Ben Ali a mis les forces de sécurité face à des défis sans précédent». Considérées comme «compromis en raison de leur rôle d’exécutants de Ben Ali, la police et la gendarmerie ont été soumises à de fortes pressions». Ce qui a obligé l’armée à intervenir pour appuyer ces deux corps dans les régions rurales et les centres urbains.
      A l’extérieur, les menaces à la sécurité sont venues de la situation en Libye et de l’activisme des groupes liés à AQMI (Al Qaïda au Maghreb Islamique) opérant à partir de l’Algérie. Pour y faire face, la Tunisie a cherché à accroître sa coopération dans ce domaine avec plusieurs pays, occidentaux notamment, dont les Etats-Unis. Ce qui l’a amené en particulier à réintégrer en 2011 le programme d’assistance antiterroriste –Anti-Terrorism Assistance Training Program (ATA)- après une interruption de sept ans. «Les subventions sous forme de formation et d’équipements ont été adaptées pour atteindre les objectifs et les besoins spécifiques de la Tunisie au milieu du paysage politique en évolution du pays», souligne le rapport 2011 sur le terrorisme, rendu public par le Département d’Etat en début de semaine.
      Depuis 2011, la Tunisie a bénéficié de l’organisation de neuf sessions de formation –et d’autres sont planifiées durant cette année- pour développer ses capacités anti-terroristes en vue de renforcer la sécurité des frontières, détecter et intercepter des terroristes et mener des enquêtes sur les activités terroristes avant et après un incident.
      Pour renforcer la sécurité aux frontières, les Etats-Unis vont également accorder à la Tunisie formation, assistance technique et équipements aux personnels de première ligne dans les aéroports, ports et postes frontaliers. Ils aideront aussi à mettre en place et développer des systèmes de contrôle du commerce conformes aux standards internationaux.
      La Tunisie a également reçu des équipements –notamment des véhicules à roues et des patrouilleurs- et va bénéficier de facilités du programme ATA en vue d’acquérir un poste de commandement et un laboratoire de criminologie mobiles.
      Une autre note du Département d’Etat souligne d’ailleurs qu’en raison d’une multiplication par cinq du rythme des opérations depuis la révolution du 14 janvier 2011, «les besoins de la Tunisie en assistance pour maintenir son équipement militaire et former son personnel n’ont jamais été aussi élevés». Pour les satisfaire, l’assistance américaine s’appuie sur trois outils: le Foreign Military Financing, l’International Military Education and Training et le Counter Terrorism Program 1206.

La Tunisie demande une aide logistique militaire aux USA

    • Le ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi a fait part, mardi 19 juin 2012, à l’ambassadeur des Etats-Unis Gordon Gray «des besoins de l’armée tunisienne en aide logistique».
    • L’armée a besoin d’une aide logistique «pour renforcer son potentiel opérationnel et son aptitude à accomplir sa mission initiale dans le but de garantir la stabilité des zones frontalières», a dit M. Zbidi en recevant le diplomate américain qui termine sa mission en Tunisie.
    • L’entretien a aussi porté, selon un communiqué du ministère, sur le souci de la Tunisie «de renforcer la coopération et la coordination avec les pays voisins pour assurer la sécurité et la stabilité de la région», a indiqué M. Zbidi soulignant dans ce contexte l’importance de l’Europe, en tant que partenaire, pour préserver la stabilité de la région méditerranéenne.
    • M. Gray a exprimé l’attachement de son pays à la réussite de la transition démocratique en Tunisie «compte tenu de son impact positif sur l’ensemble de la région», a-t-il dit.
    • Source TAP

Etats-Unis: Washington décerne ses bons points en matière de droits de l’homme

  • Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l’homme dans le monde, le département d’Etat américain condamne la Corée du Nord, la Chine, tacle l’Iran et la Syrie, et félicite la Birmanie.
  • Chaque année, le département d’Etat publie un rapport sur la situation des droits de l’homme dans le monde. C’est un épais document de plusieurs centaines de pages cataloguant les violations des libertés humaines dans 194 pays selon les critères étatsuniens.
  • Présentant le rapport à la presse, Hillary Clinton a qualifié l’année 2011 de « particulièrement tumultueuse et importante » dans le domaine des droits de l’homme.
    L’accent a été mis sur les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont connu leur printemps arabe.
  • La secrétaire d’Etat américaine a cité en exemple la révolution égyptienne qui a permis au peuple de choisir ses dirigeants pour la première fois de son histoire. La Tunisie qui a montré la voie reçoit aussi une bonne note. Mais Hillary Clinton a aussi déploré que dans trop d’autres pays, les gouvernements continuent d’étouffer les aspirations de leur peuple.
  • « En certains endroits comme en Syrie, cela ne se limite pas à une attaque contre la liberté d’expression ou d’association, mais contre la vie de leurs propres citoyens. La brutalité du régime Assad contre son peuple doit cesser et cessera, car les Syriens savent qu’ils méritent un avenir meilleur ».
  • Parmi les autres pays recevant une mauvaise note, l’Iran où ont eu lieu de nombreuses exécutions sans procès, des tortures et un emprisonnement record de journalistes, ainsi que la Corée du Nord, quelques anciennes républiques soviétiques telles que l’Ouzbékistan ou le Turkménistan, ainsi que la Chine. Mais rien sur les pays du Golfe alliés des Etats Unis ni sur les Territoires palestiniens.
  • En revanche, la Birmanie se retrouve au tableau d’honneur pour avoir libéré des centaines de prisonniers politiques et avoir entamé le « long et difficile processus de réforme et de réconciliation ».

Afghanistan: nouvelles horreurs des soldats américains

Le Los Angeles Times a publié mercredi des photos de soldats américains posant au côté de cadavres d’insurgés afghans, dont certains démembrés. Le Pentagone, qui qualifie ces actes d’ «inhumains», a lancé une enquête.

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Un nouvel exemple de conduite ignoble qui ne va pas aider l’armée américaine à corriger son image en Afghanistan. Le Los Angeles Times a publié mercredi des photos de soldats américains posant, souriants, au côté de cadavres d’insurgés afghans, dont certains démembrés. Certains soldats tenaient même dans leurs mains des morceaux des corps déchiquetés des talibans. Sur l’une des photos publiées par le quotidien, on aperçoit un badge «Zombie Hunter» (chasseur de mort-vivant) posé à côté d’un cadavre.

Le Los Angeles Times a reçu ces clichés d’un ancien soldat du bataillon incriminé, la 82e division aéroportée américaine qui a notamment opéré en France durant la Seconde Guerre mondiale. Cet informateur qui veut rester anonyme estime que ces comportements démontrent un dysfonctionnement de la discipline et de commandement au sein des bases américaines en Afghanistan. Un laxisme qui met en danger la sécurité des troupes. Il espère que la publication de ces photos empêchera toute récidive. Ses dix-huit clichés concernent deux missions distinctes qui ont fini de la même manière: des soldats posant joyeux auprès de restes de talibans. Une première série date de février 2010 lorsque la 82e division est envoyée dans la province de Zabol pour relever les empreintes rétinienne et digitales d’un kamikaze qui avait attaqué une unité policière afghane. Trois mois plus tard, bis repetita, cette fois pour récupérer les empreintes de trois talibans qui, par mégarde, ont sauté avec leurs explosifs alors qu’ils s’apprêtaient à piéger une route.

Fermeté des autorités américaines

D’après l’informateur du Los Angeles Times, tous les hommes, la plupart sans grade, apparaissant sur les photos, ont vu des camarades tués ou blessés par les talibans. Un des para arbore un bracelet au nom d’un ami disparu. Lors de ces missions, les soldats ont ressenti «une profonde satisfaction»à la vue des cadavres, surtout lorsqu’ils ont appris que les kamikazes avaient été victimes de leurs propres bombes. «Ils étaient en colère après avoir vu leurs potes se faire exploser. Ils ont voulu célébrer l’occasion». Les photos ont ensuite circulé dans le régiment et plusieurs soldats n’hésitaient pas à plaisanter dessus.

Suite à la publication de ces photos, les condamnations très vigoureuses se multiplient. «Ces images ne représentent en rien les valeurs ou le professionnalisme de la vaste majorité des troupes américaines qui servent aujourd’hui en Afghanistan», a déploré le secrétaire à la Défense américain, Léon Panetta, qui a révélé qu’une enquête était en cours. La plupart des soldats mis en cause auraient été identifiés. Léon Panetta «s’est excusé» de leur comportement au cours d’une réunion à Bruxelles, en particulier pour le tort causé à la réputation de «dizaines de milliers de soldats de l’Isaf qui font leur travail avec zèle et de manière irréprochable». Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a condamné «fermement» les photos choc et évoque un «événement isolé». «J’espère qu’il n’y aura pas de débordements» à la suite de cette nouvelle, a-t-il tout simplement souhaité. L’ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul, Ryan Crocker, a lui estimé que ces soldats avaient commis des actes «moralement répugnants» qui, ajoute-t-il, «déshonorent les sacrifices de centaines de milliers de soldats et de civils américains qui ont servi avec honneur en Afghanistan».

Cette nouvelle affaire intervient à un moment critique pour les forces occidentales dont l’image a été très ternie après des scandales à répétition : l’incinération d’exemplaires du Coran sur la base américaine de Bagram qui avait engendré de manifestations violentes et l’équipée meurtrière du sergent américain Robert Bales, accusé d’avoir assassiné 17 villageois dans leur sommeil. Sans oublier la vidéo montrant en janvier des marines en train d’uriner sur des cadavres d’insurgés afghans.

Un lord musulman met à prix Obama pour crimes de guerre

Non-conformiste, lord Ahmed détonne dans l’ambiance très distinguée de la Chambre des lords britannique. Ce parlementaire atypique vient d’être suspendu du Parti travailliste pour avoir promis une récompense de 10 millions de livres pour la capture du président Obama. Ses propos, rapportés il y a plus d’une semaine par le journal pakistanais Express Tribune , ont mis le feu aux poudres le week-end dernier sur Twitter, provoquant la décision du parti dans l’attente des conclusions d’une enquête.

Réagissant à l’annonce par les États-Unis d’une récompense pour la capture du chef présumé du groupe islamiste Lshakar-e-Taiba, recherché pour les attaques terroristes de 2008 à Bombay qui ont fait 166 morts, le pair anglais aurait déclaré lors d’une conférence au Pakistan: «Si les États-Unis peuvent annoncer une récompense de 10 millions de dollars pour la capture de Hafiz Saeed, je peux annoncer une prime de 10 millions pour (celles du) président Obama et de son prédécesseur George Bush.»

«S’ils sont exacts, nous condamnons vigoureusement ces propos totalement inacceptables», a réagi un porte-parole du Parti travailliste. Interrogé, lord Ahmed a démenti les avoir tenus. «Je n’ai pas offert de récompense, a-t-il affirmé. J’ai dit qu’il y avait eu des crimes de guerre commis en Irak et en Afghanistan. George Bush et Tony Blair ont été impliqués dans des guerres illégales et devraient être traduits en justice.»

Âgé de 53 ans, Nazir Ahmed est né dans le Cachemire pakistanais avant d’émigrer en Grande-Bretagne, à 7 ans, avec sa famille dans le Yorkshire, où il a grandi et s’est formé sur les bancs de l’université de Shefield. Après avoir vendu du poisson sur des marchés, il devient patron d’une chaîne de fish and chips. Militant travailliste dès 18 ans, il s’engage dans la vie politique et syndicale, est élu au conseil municipal de sa ville, Rotherham.

Il a prêté serment sur le Coran

«C’était un très bon orateur, se souvient Denis MacShane, ancien ministre travailliste. Malgré ses origines, il s’exprimait avec un fort accent du nord de l’Angleterre. C’était un militant du Labour à la carrière prometteuse quand Tony Blair a cherché à introduire de la diversité dans la Chambre des lords.»

En 1998, Nazir Ahmed est anobli baron Ahmed De Rotherham, premier lord musulman de l’histoire et, à tout juste 40 ans, l’un des plus jeunes pairs d’Angleterre. Il prête serment sur le Coran.

Défenseur de l’islam et de la cause cachemirie, il s’est impliqué dans de nombreuses causes au Pakistan, au Soudan ou en Libye où il a tenté l’an dernier une mission de paix avant la chute de Kadhafi. Il s’est vigoureusement opposé aux interventions militaires en Irak et en Afghanistan et s’est illustré dans plusieurs controverses, notamment lorsqu’il a critiqué l’anoblissement de Salman Rushdie par Tony Blair, clamant que l’écrivain avait du sang sur les mains.

Père de trois enfants, il s’est aussi mobilisé contre les mariages forcés ou le port du niqab. Il a aussi défrayé la chronique judiciaire lors de sa condamnation en 2008 à douze semaines de prison pour avoir été impliqué dans un accident de la route mortel.