Qui est Huma Abedin, la femme dans l’ombre d’Hillary Clinton?

À 39 ans seulement, Huma Abedin est la femme la plus proche d’Hillary Clinton. Elle la conseille et l’épaule sans jamais trop s’exposer. Femme de l’ombre, elle orchestre les moindres décisions de la candidate à la prochaine présidentielle américaine. Portrait d’une femme d’influence.

Le fidèle bras droit

Alors qu’elle est encore étudiante à l’université américaine George Washington, Huma Abedin intègre en 1996 la Maison Blanche en tant que stagiaire auprès de la First Lady de l’époque : Hillary Clinton. Elle ne la quittera plus. D’assistante personnelle à chef de cabinet au secrétariat d’État en passant par le maillon fort de sa brigade féminine lors de sa candidature à la présidentielle de 2008, Huma Abedin régente l’agenda et les déplacements de l’ancienne Première Dame.

Avant de répondre aux journalistes, Hillary regarde toujours Huma, preuve de la complicité qui existe entre les deux femmes. L’historien Thomas Snegaroff, dans son livre Bill et Hillary Clinton, Le mariage de l’amour et du pouvoir confirme cette confiance : “De l’affaire Lewinsky à la conquête du Sénat, elle ne l’a jamais trahie, n’a jamais changé de camp, même pour Obama. Hillary a une confiance aveugle en elle.”

La fille de coeur

“Je n’ai qu’une seule fille, mais si je devais en avoir une autre se serait Huma” : c’est la déclaration plus qu’explicite que Hillary Clinton a faite au mariage de Huma Abedin et de son époux Anthony Weiner dont elle a divorcé en août dernier (lui aussi politicien démocrate). La preuve d’une relation profonde et affectueuse, voire ambiguë, entre les deux femmes, dépassant les frontières du travail. Une exception chez les Clinton habitués à fonctionner en bande, sans réellement accorder leur confiance à quiconque. “Ils fonctionnent comme un clan. Légèrement paranoïaques, ils n’adoubent que quelques figures clé et ne font pas confiance aux autres. Huma est l’une des très rares à avoir trouvé sa place”, souligne Thomas Snegaroff dans son ouvrage.

Une musulmane qui dérange 

D’origine indo-pakistanaise, Huma Abedin est née dans le Michigan mais a grandi en Arabie Saoudite et y a vécu jusqu’à ses 18 ans. Trilingue (ourdou, arabe, anglais), elle est un atout majeur pour Hillary Clinton pour toutes les questions liées aux relations avec le Moyen-Orient. Même si ses origines, et sa religion, en font la cible des attaques des Républicains. En effet, sa mère, Saleha Mahmood Abedin, sociologue et professeure, est une grande spécialiste de la loi de la Charia et est membre (tout comme son père) du International Islamic Council for Dawa and Relief, une entité jugée pro-Hamas et qui regroupe 86 organisations islamiques. S’ajoute à cela le parcours professionnel de Huma : assistante d’édition jusqu’en 2008 du Journal of Muslim Minority (Journal des minorités musulmanes) publié par l’Institut des affaires des minorités musulmanes. Un parcours évidemment jugé suspect pour les Républicains.

Une apparente good wife 

En 2011 puis en 2013, Huma Abedin se retrouve en plein cœur d’un tourbillon de scandales sexuels. Le coupable ? Son mari accro au sexting, c’est-à-dire au sexe virtuel, qui envoie des sexpics (photos de son anatomie) à six femmes qui le suivent sur Twitter. Deux ans plus tard, il rechute en entretenant une relation sexuelle, mais virtuelle, avec une jeune femme de 23 ans. Face à ces deux affronts conjugaux, Huma Abedin devra divorcer.

La seconde femme la plus puissante des Etats-Unis?

Si elle agit aujourd’hui en coulisses, en fidèle conseillère de l’ancienne Secrétaire d’État, Huma Abedin pourrait bientôt devenir le prochain chef de cabinet de la Maison Blanche, à condition évidemment que Hillary Clinton soit élue présidente. La récompense à sa loyauté qui ferait d’elle la seconde femme la plus puissante de Washington.

Migrants clandestins : Pyongyang accuse les Etats-Unis d’en être la cause

  • La Corée du Nord a livré son sentiment jeudi sur le défi migratoire auquel est confrontée l’Europe : «l’Empire du mal», à savoir les Etats-Unis, est responsable de la plus grave crise des réfugiés sur ce continent depuis la Seconde guerre mondiale. Dans un long discours dénonçant les critiques «intolérables» portées contre Pyongyang au sujet de son bilan en matière de droits de l’homme, un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a expliqué que c’est Washington qui devrait en réalité être mis en cause.

 

«Les Etats-Unis sont l’Empire du mal. (….) Ils commettent toutes sortes d’abus des droits de l’homme»”, a dit le porte-parole cité par l’agence officielle KCNA, citant en exemple les épreuves auxquelles font face des centaines de milliers de migrants fuyant des zones de guerre comme la Syrie et l’Afghanistan. «Ce sont les Etats-Unis qui sont responsables de la grave crise des réfugiés qui balaye l’Europe», a-t-il poursuivi. «A mesure que les Etats-Unis déclenchaient des guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie et d’autres parties du monde, et favorisaient l’émergence de guerres civiles au prétexte de la “guerre contre le terrorisme” et l’avènement de la “démocratie”, le nombre de réfugiés a nettement augmenté», a dit le porte-parole.

La Corée du Nord au contraire, est «le berceau de la vie heureuse», a-t-il encore ajouté. Cette déclaration est une réponse à un récent débat sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord organisé par le Conseil des droits de l’homme à Genève. L’année dernière, une commission spéciale de l’ONU avait accusé Pyongyang, dans un rapport, de se rendre coupable de violations des droits de l’homme «sans égal dans le monde contemporain». Rappelons que la Corée du Nord n’est plus en guerre depuis plus de cinquante ans alors que les Etats-unis le sont en de nombreux endroits du monde…

Torture US

Torture. Seules 528 pages ont été rendues publiques, le 6 décembre 2014, sur les 6 000 pages que compte le rapport du Comité du Renseignement du Sénat sur la torture pratiquée par la CIA. Le rapport met l’accent sur l’utilisation illégale de la torture, particulièrement le supplice de la baignoire, et la réhydratation rectale sur des suspects de terrorisme et conclut que de telles méthodes n’étaient nullement efficaces pour obtenir des renseignements.

La Corée du Nord traite Obama de “singe”

La Corée du Nord a accusé samedi les Etats-Unis d’être à l’origine des perturbations subies par son réseau internet depuis quelques jours. La Commission nationale de la Défense a même insulté le président américain.

Les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont tendues depuis plusieurs jours à cause du piratage de Sony Pictures et du film “L’interview qui tue”. Washington accuse Pyongyang d’avoir mené la cyberattaque, alors que le coupable serait un ancien cadre de chez Sony licencié, et Barack Obama a déclaré avant de partir en vacances de Noël que les Etats-Unis “répondraient“.

“Obama est toujours imprudent en paroles et en actes comme un singe dans une forêt tropicale” (Commission nationale de défense nord-coréenne)

Hasard, ou pas, la Corée du Nord a été privée d’internet au début de cette semaine et elle accuse ce samedi les Etats-Unis d’être à l’origine de la panne. Elle menace donc : “Si les Etats-Unis continuent à être arrogants, despotiques et à utiliser des méthodes de gangster en dépit des avertissements répétés (de la Corée du Nord), ils devront garder à l’esprit que leurs actions politiques ratées entraîneront inéluctablement des coups mortels“, a déclaré Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC). Le porte-parole est même allé plus loin en insultant le président américain : Barack “Obama est toujours imprudent en paroles et en actes comme un singe dans une forêt tropicale“.

“L’interview qui tue” : déjà un million de dollars de recettes

Cette semaine a été marquée par la diffusion du film à l’origine de cette situation. “L’interview qui tue” ne devait pas sortir en salle mais, sous la pression des propos de Barack Obama, Sony a finalement changé d’avis. La comédie, qui a coûté 44 millions de dollars, a été diffusée dans plusieurs salles aux Etats-Unis et a dépassé le million de dollars de recettes.

“The Interview” est projetée depuis jeudi dans 331 salles des Etats-Unis, essentiellement des cinémas indépendants, ce qui représente moins de 10% du lancement prévu à l’origine. Les grands réseaux ont renoncé à le proposer par mesure de sécurité. “Ils (les studios Sony Pictures) ont fait un million de dollars de recettes, ce qui n’est pas si mal (…) compte tenu du fait que le lancement n’a été ce qu’il aurait dû être“, a commenté Gitesh Pandya, rédacteur en chef de boxofficeguru.com. Selon Boxoffice.com, les recettes devraient atteindre 20 millions de dollars à la fin du week-end. Il est également téléchargeable sur Google Play, YouTube Movie le site seetheinterview.com, mais uniquement depuis les Etats-Unis et le Canada.

 

Washington recommande à ses ressortissants d’évacuer la Libye

Les Etats-Unis recommandent à tous leurs ressortissants de quitter “immédiatement” la Libye en raison de la situation “imprévisible et instable” qui y règne, a indiqué le département d’Etat dans une note diffusée mardi.

Un appel qui fait suite à la désignation d’un nouveau Premier ministre libyen, Ahmed Miitig, qui à peine installé a été visé mardi par une attaque.

Selon son entourage il en est sorti indemne.

Washington a envoyé des navires de guerre ainsi qu’un millier de Marines au large des côtes de la Libye afin, officiellement, d’aider à l’évacuation de ses ressortissants et de certains de ses nombreux agents et “collaborateurs”.


Marvel crée une super-héroïne musulmane de 16 ans

    • L’éditeur américain de bandes dessinées patriotiques Marvel – «Spiderman», «Hulk», «Captain America»…- lance en février prochain les aventures d’une super-héroïne adolescente et musulmane. La nouvelle série mensuelle de «Ms. Marvel» aura pour héroïne Kamala Khan, une adolescente de 16 ans issue d’une famille pakistano-américaine vivant à Jersey City, dans le New Jersey (est des Etats-Unis), indique Marvel dans un communiqué de presse.
    • Kamala est «juste une fille de 16 ans en train d’explorer toutes les facettes de son identité quand elle reçoit tout d’un coup des super-pouvoirs qui vont l’entraîner dans des aventures», explique le rédacteur en chef de Marvel Comics, Axel Alonso. Le scénario est signé G. Willow Wilson, une jeune Américaine convertie à l’islam déjà auteure de plusieurs bandes dessinées, qui a voulu créer, en s’inspirant de sa propre adolescence, une «Ms. Marvel réelle, en qui peuvent croire les vrais gens et notamment les jeunes femmes». Le dessin est de Adrian Alphona.
    • La nouvelle Ms. Marvel prend la suite du personnage de Carol Danvers, devenue Captain Marvel, et troquera lors de ses aventures ses baskets et pulls trop grands d’adolescente pour les collants rouges et la mini-robe bleue de la super-héroïne. Pour la rédactrice en chef de la série, Sana Amanat, l’idée de cette nouvelle héroïne vient «de la volonté d’explorer de manière authentique la diaspora des musulmans américains et pourtant, cette histoire ne raconte pas ce que c’est que d’être musulman, pakistanais ou américain». «C’est surtout l’histoire de ce que c’est que d’être jeune, perdue au milieu de tout ce que l’on attend de vous, et ce qui se passe quand vous devez faire vos propres choix», dit-elle.

Algérie/”Sonatrach 1″ : l’instruction a révélé un véritable réseau international de corruption

L’instruction en cours dans l’affaire “Sonatrach 1” a révélé la présence d’un “véritable réseau international de corruption dont les ramifications s’étendent à tous les continents”, a déclaré mardi le ministre de la Justice garde des Sceaux, Mohamed Charfi.

Intervenant devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’issue de l’adoption du projet de loi organisant la profession d’avocat, le ministre a indiqué que l’instruction a révélé la présence d’un réseau international qui couvre tous les continents et dont le but “est d’absorber la substance de la Sonatrach à travers des mécanismes financiers complexes visant à couvrir les crimes commis”.


Les USA ont à nouveau pratiqué la torture (rapport)

  • “Il est indéniable que les Etats-Unis se sont engagés dans la pratique de la torture” après les attentats du 11-Septembre et “les plus hauts responsables du pays en portent la responsabilité”, conclut le rapport d’un groupe indépendant rendu public aujourd’hui.

 

L’étude menée par l’association Constitution Project épingle en premier lieu l’administration de George W. Bush, mais exhorte aussi les dirigeants sous l’ère de Bill Clinton et sous l’actuel gouvernement de Barack Obama à admettre que “l’autorisation et la pratique de la torture” étaient une “grave erreur”.

 

Elle conclut que “la torture a eu lieu à plusieurs reprises et à travers un large éventail de lieux” à “l’intérieur et à l’extérieur du pays”, et n’était en aucun cas limitée aux trois détenus soumis à des simulations de noyade dans des prisons de la CIA et aujourd’hui enfermés à Guantanamo (Khaled Cheikh Mohammed, Abou Zoubayda et Abd al-Rahim al-Nachiri).

 

Le rapport de 577 pages, conduit par une équipe de 11 personnes, accuse les “plus hauts responsables du pays -civils et militaires- de porter une part de responsabilité pour avoir autorisé et contribué au déploiement de la torture”.


La Corée du Nord prête à riposter après le survol US de son territoire

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-un a ordonné que les unités de fusées de l’armée populaire soient placées en état d’alerte, prêtes à viser les bases américaines en Corée du Sud et dans le Pacifique, rapporte vendredi l’agence de presse nord-coréenne KCNA.

 

Cette décision prise lors d’une réunion d’urgence convoquée en pleine nuit fait suite au survol du territoire nord-coréen par des bombardiers furtifs de l’US Air Force peut-être chargés de bombes nucléaires.

 

Lors de la réunion avec des chefs militaires, Kim “a jugé que le temps était venu de régler les comptes avec les impérialistes américains, étant donné la situation actuelle”, ajoute KCNA.

 

“Il a finalement signé un ordre sur les préparatifs techniques des fusées stratégiques de l’armée populaire, ordonnant qu’elles soient placées en alerte afin d’être en mesure de frapper à n’importe quel moment le continent américain, les bases militaires américaines sur les théâtres d’opération dans le Pacifique, notamment Hawaï et Guam, et les bases en Corées du Sud”, poursuit l’agence.

Rappelons que les Etats Unis a déjà utilisé l’arme nucléaire contre des villes japonaises en 1945.

Clinton est à Alger pour parler d’une intervention au Mali

La secrétaire d’Etat américaine va effectuer une visite très matinale de quelques heures en Algérie, ce lundi 29 octobre. Hillary Clinton, dont c’est la deuxième visite à Alger après celle du mois de février dernier, rencontrera le président Abdelaziz Bouteflika. Une visite consacrée au dossier malien, afin notamment d’obtenir le soutien d’Alger à une future intervention contre les islamistes qui occupent le nord du pays.

Ce n’est qu’une escale de quelques heures avant un voyage dans les pays d’Europe centrale. Mais Hillary Clinton tient à s’entretenir avec le président algérien de la crise malienne et surtout de la lutte antiterroriste dans la région sahélienne qui s’est développée avec la disparition de Mouammar Kadhafi.

Alger et Washington ont un objectif prioritaire commun : lutter contre les groupes terroristes qui se sont installés dans le nord du Mali.

Les deux pays ont des atouts complémentaires. D’abord, les services de renseignement algériens connaissent très bien la réalité de la région et pour rendre toute intervention armée efficace, l’Algérie doit rendre ses frontières hermétiques. De l’autre côté, Washington a la logistique nécessaire pour des opérations militaires “ciblées”.

Les deux pays veulent donc se mettre d’accord avant la poursuite des discussions à l’ONU. D’ailleurs le 19 octobre dernier, Alger et Washington ont entamé un partenariat stratégique. Le ministre algérien des Affaires étrangères puis son homologue des Affaires africaines se sont rendus dans la capitale américaine.

La visite d’Hillary Clinton est, en fait, une étape dans un processus de rapprochement entre l’Algérie et les Etats-Unis.