Tunisie: le gouvernement Fakhfakh obtient la confiance des députés

La composition d’Elyes Fakhfakh a obtenu la confiance du Parlement tunisien avec 129 voix pour et 77 contre, lors d’un vote à l’issue d’une séance plénière qui aura duré près de 15 heures. L’enjeu est désormais d’assurer les réformes promises pour redresser l’économie vacillante du pays, le tout dans un contexte de rééquilibrage des forces politiques.

C’est la fin d’un long bras de fer mais le début d’une mise à l’épreuve. Les interventions de plusieurs députés mercredi durant la plénière ont laissé entendre que s’ils accordaient la confiance, c’était uniquement pour éviter le scénario de la dissolution de l’Assemblée et l’organisation d’élections anticipées en cas d’échec.

C’est le cas du parti Au cœur de la Tunisie de l’homme d’affaires Nabil Karoui qui a déclaré se placer dans l’opposition, n’ayant pas eu de poste ministériel. Le parti Ennahdha également a voté la confiance avec des réserves sur la composition gouvernementale. Le manque d’un soutien d’une solide ceinture politique pourrait être le principal problème lorsque ce gouvernement devra faire passer des propositions législatives. Dans les couloirs de l’Assemblée, certains députés laissaient même entendre la possibilité d’un éventuel remaniement dans quelques mois.

En attendant, Elyes Fakhfakh a fait signer par plusieurs partis une feuille de route avec ses priorités : le redressement de la situation économique, la lutte contre la corruption, la moralisation de la vie politique et la finalisation des institutions démocratiques comme la Cour constitutionnelle, encore inexistante pour le moment. La passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed se déroulera ce vendredi.

Tunisie: Le chef du parti islamiste Rached Ghannouchi élu à la tête du Parlement tunisien

Rached Ghannouchi, chef historique du parti islamiste Ennahdha, arrivé en tête des législatives d’octobre en Tunisie, a été élu mercredi président du Parlement avec 123 voix sur 217.

Retournement du parti de Nabil Karoui

Un accord avec le parti libéral Qalb Tounes de l’homme d’affaires controversé Nabil Karoui aurait permis à Rached Ghannouchi, d’accéder au perchoir, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources au sein de ces partis.

Nabil Karoui, vaincu au second tour de la présidentielle du 13 octobre, avait pourtant tenté de se poser en rempart contre l’islamisme durant la campagne électorale. Son parti avait exclu avec véhémence jusqu’à la dernière minute tout accord avec la première force du Parlement.

Ennahdha avait quant à lui réussi à s’imposer en tête en se présentant comme le fer de lance des idéaux de la « révolution » de 2011, en promettant de rompre avec le passé, notamment incarné selon le parti par Nabil Karoui. Mais avec seulement un quart des sièges dans un Parlement éclaté, Ennahdha doit faire d’importantes concessions pour arriver à ses fins.

Cette élection intervient en effet à quelques jours du dernier délai avant lequel Ennahdha doit annoncer à qui le parti confie la lourde tâche de former un gouvernement susceptible de convaincre la majorité des députés.

Hedi Djilani, ancien patron des patrons tunisiens, explique dans Afrique Asie pourquoi il a demandé pardon aux Tunisiens

Après une longue période de silence, Hedi Djilani, ancien patron des patrons tunisiens, explique pourquoi il a demandé pardon aux Tunisiens. Affable et sans langue de bois, il livre ses impressions sur la situation économique et politique, Ennahdha et la nouvelle équipe gouvernementale.

– – Interview exclusive. www.afrique-asie.fr/  – – Propos recueillis par Philippe Tourel

 

Ancien PDG de l’Utica, le patronal tunisien qui jouait un rôle central dans la vie économique, vous avez demandé pardon au peuple tunisien. Pourquoi ?

J’ai demandé pardon pour pouvoir amorcer la réconciliation entre tous les Tunisiens, qu’ils soient issus de l’ancien ou du nouveau régime. Car, après l’élimination des adhérents du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, ancien parti historique au pouvoir) des élections du 23 octobre, la Tunisie s’est divisée en deux. C’est entre autres pour cette raison majeure que 50 % des Tunisiens n’ont pas voté le jour des élections. Ils n’ont pas compris qu’on les prive du droit civique de se porter candidats aux élections et que, en même temps, on les ait invités à aller voter pour des candidats qui ne les représentent pas. C’était réellement injuste.

Quand j’ai pris l’initiative de demander pardon, j’ai été attaqué de toutes parts – comme je m’y attendais –, bien que toutes les enquêtes judiciaires aient prouvé que je n’avais jamais été mêlé de près ou de loin à la corruption. Mais je ne regrette pas de l’avoir prise, car, dans mon esprit, cette initiative était un acte d’amour pour mon pays, la Tunisie. Le résultat est là : aujourd’hui, on parle de la réconciliation nationale sans aucun tabou, même s’il restera toujours des récalcitrants qui rejettent cette démarche salutaire.

 

Pourriez-vous nous donner votre diagnostic de la situation actuelle de l’économie ? Comment voyez-vous son évolution dans le futur ?

Depuis le 17 décembre 2010, la Tunisie subit un véritable tremblement de terre, particulièrement depuis le départ inimaginable du président Ben Ali, le 14 janvier. Le pays est entré dans une période d’incertitude car il n’y a plus eu de système politique. S’il a résisté, c’est bien grâce à l’administration et aux entreprises publiques qui sont, à mon avis, les vrais héros de la révolution, puisque le pays n’a pas connu une minute de troubles dans les services fondamentaux de la vie de tous les jours des citoyens : eau, électricité, transports, télécommunications, poste, police, armée et autres services publics.

Les entreprises ont continué à fonctionner, malgré quelques grèves dues à certaines personnes égoïstes qui ont voulu profiter des troubles pour imposer une augmentation de salaire aux employeurs du secteur public et privé. Cela, à mon avis, était un dérapage, car on vivait une révolution des sans-emploi et non une révolution de ceux qui avaient déjà un emploi !

Depuis quelques jours, nous avons une Assemblée constituante, un président de la République, Moncef Marzouki, et un premier ministre, Hamadi Jebali. Nous attendons le discours programme que devrait prononcer le premier ministre devant l’Assemblée.

La Tunisie a beaucoup souffert durant l’année 2011 : nous avons maintenant 800 000 chômeurs, au lieu des 500 000 du début de l’année. Cela est extrêmement dangereux socialement, politiquement et économiquement. Malgré ce tableau décourageant, je suis personnellement optimiste sur le fait que notre pays peut rebondir et retrouver très rapidement le chemin de la croissance. Il y a, évidemment, des conditions pour réussir. La première est d’abord la stabilité politique et sociale. Les acteurs sociaux et politiques ne doivent pas prendre l’économie nationale en otage.

Il est aussi nécessaire de lancer très rapidement des programmes de construction du réseau d’autoroutes déjà programmé, qu’il faudra réaliser en deux ans maximum pour desservir toutes les régions, en particulier la moitié ouest, le long de la frontière avec l’Algérie. Dans ces régions, le chômage atteint 30 %, et parfois plus. Cette situation est humainement inacceptable. Elle est à l’origine de la révolution. Par ailleurs, la Libye voisine est entièrement à reconstruire, après le drame des derniers mois. Elle pourra très rapidement procurer du travail pour 200 000 Tunisiens, ce qui allégera d’autant le chômage.

Nous devons, simultanément, ouvrir une nouvelle page d’histoire avec notre voisin l’Algérie. Améliorer les relations politiques et rétablir la confiance totale avec lui, en termes de complémentarité entre la Libye, la Tunisie et l’Algérie. En espérant que le Maroc et la Mauritanie rejoindront ce groupe, une fois que seront dissipés les malentendus entre les frères algériens et marocains. Ainsi la zone « Maghreb » aura un sens et deviendra un partenaire crédible sur le plan international.

L’intégration maghrébine nous permettra d’améliorer les termes de l’échange avec l’Europe. Nous devons renforcer notre collaboration avec elle sur les plans de l’investissement et du tourisme, et cela nonobstant la crise de croissance que connaît l’Europe aujourd’hui. Elle reste une des premières puissances du monde et va retrouver très rapidement des solutions pour traverser sans trop de dégâts la crise, on doit lui faire confiance.

D’autres partenaires du monde arabe et de l’Afrique devraient faire l’objet d’un traitement particulier, car ils détiennent une partie des clefs de l’avenir de la Tunisie. Les pays du Golfe disposent d’une masse importante de capitaux et de débouchés pour nos jeunes diplômés. Quant à l’Afrique, elle est aussi extrêmement intéressante car elle a des besoins en technologies et en investissements que nous pourrons très facilement et rapidement satisfaire avec la collaboration active de nos amis Européens et Arabes, particulièrement du Golfe.

 

Cela suffira-t-il à résoudre tous les maux dont souffre la Tunisie ?

Bien sûr, si la bonne gouvernance est au rendez-vous. Les acteurs politiques, de quelque bord qu’ils soient, devront être solidaires dans un pacte pour la prospérité et la croissance. Si ces deux conditions sont réunies, avec l’infrastructure ultramoderne dont dispose et disposera le pays, ainsi que les capitaux, la technologie et les marchés, il n’y a aucune raison de ne pas réussir.

J’espère que mon peuple comprendra que notre capacité à regarder ce qui nous unit et à pardonner très rapidement les erreurs du passé, et fera de nous une nation puissante, libre, démocratique, fière de son histoire, avec des amis dans le monde entier et un partenaire sur lequel les pays voisins ou lointains peuvent compter.

 

Un nouveau gouvernement vient d’être désigné. Quelles sont vos premières impressions ?

C’est un gouvernement de jeunes en âge et en expérience dans l’exercice du pouvoir, et qui va devoir affronter une situation difficile. Je pense que, malgré cela, il faudra leur laisser le bénéfice du doute pour qu’ils puissent montrer leur compétence à agir vite et bien.

 

Et que pensez-vous du premier ministre Hamadi Jebali ?

J’ai eu deux fois l’occasion de le rencontrer en privé. C’est un homme extrêmement affable et gentil, malgré les souffrances et les privations qu’il a endurées. Ce qui m’a franchement impressionné, c’est cette caractéristique des dirigeants de Ennahdha à n’avoir aucune haine envers personne… D’une manière plus générale, Hamadi Jebali a une idée très précise des défis qu’il aura à affronter dans l’urgence. J’ai trouvé qu’il avait cette capacité des grands dirigeants à dépasser les problèmes pour mieux les comprendre et les résoudre. En un mot, il inspire confiance et le respect.

 

Et vous dans tout cela ? Pensez-vous avoir un rôle à jouer ?

Je suis un Tunisien comme les autres, qui a une famille et des intérêts à préserver, et qui aime par-dessus tout sa patrie. Je resterai toute ma vie à la disposition de mon peuple et de mon pays.

Tunisie: composition du futur gouvernement, Ennahdha s’adjuge la part du lion!

La première  »fuite » sur la constitution du prochain gouvernement vient de parvenir à www.webmanagercenter.com par l’une de ses sources. La liste dont ils disposent montre que le prochain exécutif sera très largement dominé par le Mouvement Ennahdha, comme on s’y attendait et même plus.
Commençons par les 3 postes les plus importants:
-Mustapha Ben Jaafar: président de la République
-Moncef Marzouki: Président de l’Assemblée nationale constituante
-Hamadi Jébali (photo): Premier ministre.
Passons maintenant directement aux ministères que s’est adjugé Ennahdha:
-Noureddine B’hiri: Porte-parole du gouvernement
-Samir Dilou: Ministre des Affaires étrangères
-Ajmi Lourimi: Ministre de la Culture
-Moncef Ben Salem: Ministre de l’Education
-Souad Abderrahim: Ministre de la Femme
-Abdellatif Mekki: Ministre de l’Agriculture
-Abou Yaareb al Marzouki: Ministre de l’Enseignement supérieur
-Ziad Doulatli: Ministre de la Santé
-Sadok Chourou: Ministre des Affaires religieuses
-Abdelkarim Harouni: Ministre de la Jeunesse.
Quant au CPR de Marzouki, il a deux ministères-clefs :
-Mohammed Abbou: Ministre de l’Intérieur
-Samir Ben Amor: Ministre de la Justice.
Du Gouvernement transitoire ne persisteraient que deux noms:
-Abdelkarim Zébidi : Ministre de la Défense
-Mustapha-Kamal Nabli: Gouverneur de la banque centrale de Tunisie.


Tunisie/Révolution : Ennahdha révèle son programme en 365 mesures

  • Election par le parlement du Président de la République, pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois, désignation par le Président de la République d’un chef de gouvernement issu du parti qui occupe le plus grand nombre de sièges au sein du parlement et tout un modèle de renforcement institutionnel et de développement économique et social. Autour de 22 principes fondamentaux, le mouvement Ennhadha a défini 365 mesures pratiques, devant « non seulement réaliser les objectifs de la révolution, mais aussi offrir un modèle pour d’autres pays », comme l’affirmeront ses dirigeants.
  • « Ce n’est pas le programme du mouvement  Ennahdha, mais celui pour la Tunisie tout entière, en pour réussir là où le régime déchu et son système ont piètrement échoué. Après avoir offert au monde une révolution exemplaire, la Tunisie est aujourd’hui en mesure d’offrir à travers la mise en œuvre de ce programme, un véritable modèle de développement intégral ». Devant plus d’un millier d’adhérents  réunis mercredi matin au Palais des Congrès de Tunis, le secrétaire général du mouvement Ennhadha, Hammadi Jebali, a ouvert ainsi ce grand rassemblement consacré à la révélation du programme  de son parti, placé sous le thème de « Pour la Tunisie de la liberté, de la justice et du développement. »
  • Dans une scénographie soigneusement conçue, ont pris place sur le podium, Rached Ghannouchi,  des membres de l’exécutif, le philosophe Abou Yaareb Al Marzouki, tête de liste dans la circonscription de Tunis 1 et Souad Abderrahim, tête de liste d’Ennahdha dans la circonscription de Tunis 2, ainsi qu’un représentant de la révolution libyenne, Meftah Abdehamid (Misurata).
  • Aux premiers rangs dans la salle, on reconnaît des figures historiques du mouvement (Sadok Chourou, Habib Ellouze, Moncef Ben Salem…), ainsi que des invités de marque, dont nombre de chefs d’entreprises et d’ambassadeurs. Candidats des listes venus de toutes les régions du pays et des circonscriptions électorales à l’étranger, cadres du mouvement, centraux et des instances régionales ont suivi pendant près de deux heures, les discours des leaders et les exposés détaillés des spécialistes. Pas moins de 185 experts dont des indépendants, précisera Hammadi Jebali, ont travaillé d’arrache pied, depuis février dernier, mais aussi sur la base de réflexions déjà nées et cultivées lors des années de détention, pour aboutir à la définition de ce programme.
  • Pour le chef d’Ennhadha, Rached Ghannouchi, « la profondeur de ce programme démontre que les porteurs du message islamique apportent en fait des réponses concrètes aux véritables préoccupations concrètes du peuple. Après la faillite d’un modèle économique et social qui a exclu l’Islam, nous présentons des solutions appropriés que nous sommes en mesure de mettre en œuvre et de réaliser ainsi les objectifs de la révolution. » Il reprendra la parole à la clôture du meeting pour souligner que « le mouvement Ennahdha croit au pluralisme, mais au pluralisme qui n’écrase pas l’épine dorsale de la nation et nous entendons constituer cette épine dorsale ».
  • Tour-à-tour, Hammadi Jebali, Noureddine Behiri et Ridha Saidi, exposeront, diapositives projetées sur écrans géants à l’appui, les 22 principes fondateurs et les 365 mesures du programme. Très attentive à ces exposés couvrant l’ensemble des volets politique, économique, social et culturel, la salle a particulièrement applaudi la volonté d’Ennahdha de réviser, au titre du renforcement du rôle de la femme et de la consolidation des liens de la famille, l’horaire du travail et l’instauration d’un système de séance unique, sur la base de conditions à définir.
  • Noureddine Behiri a, de son côté, suscité lui aussi un réel intérêt, lorsqu’il étendu « l’hommage rendu aux martyrs de la Tunisie, depuis les Youssefistes jusqu’à ceux de la révolution », comme mentionné par Ghannouchi, à ceux de l’armée nationale et des forces de sécurité. Soulignant le rôle joué par  ces corps, il a insisté sur la nécessité de la restauration totale de la sécurité, appelant là coopérer dans ce sens avec les forces de l’ordre. « La Police, a-t-il, déclaré, même si certains de ses éléments s’étaient impliqués dans des dépassements dont nous avons tous soufferts et certains parmi nous le plus, ne peut être jugée collectivement et mérite qu’on lui apporte notre soutien, elle est indispensable pour l’avenir de la Tunisie. »
  • Dans le volet politique du programme, on  relève notamment :
  • L’institution d’un parlement érigé en une seule chambre
  • L’élection par le parlement du Président de la République, pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois,
  • La désignation par le Président de la République d’un chef de gouvernement issu du parti qui occupe le plus grand nombre de sièges au sein du parlement
  • La démission du Président de la République de toute responsabilité au sein d’un parti politique durant son mandat,
  • La création d’une cour constitutionnelle dont le président sera choisi par le parlement
  • L’indépendance de la cour des comptes et son rattachement direct au parlement qui désigne son président,
  • La création d’instances indépendantes en charge de la communication, des élections
  • L’institution du principe de la déclaration pour la constitution des associations
  • L’instauration, durant la période transitoire, des principes de la concertation et du consensus, en s’employant à agir avec sagesse et allier entre la justice transitionnelle et l’esprit de réconciliation
  • La formation d’un gouvernement d’une nationale, sur la base d’u consensus, en respectant les résultats des élections et en valorisant la compétence. Le gouvernement aura pour mission la réalisation des objectifs de la révolution en priorisant les questions urgentes, à savoir l’emploi, le développement régional, la stabilité politique et le traitement des dossiers de la corruption,
  • L’aboutissement à des élections démocratiques mettant en place des institutions constitutionnelles définitives
  • Le traitement des injustices subis sous le régime déchu et l’activation de l’amnistie générale
  • Les mesures économiques
  • L’allègement de la pression fiscale sur les personnes physiques pour les petits et moyens revenus en élargissant ka tranche de revenus exonérés de 1500 à 2500 D et augmentant les déductions communes au titre de chef de famille de 150 à 300 D pour tout enfant et tout parent à charge
  • L’extension du délai de déduction des pertes de 4 à 5 exercices et permettre la déduction de celles réalisées au cours de l’exercice 2011 sans limitation de délai
  • La régularisation des situations fiscales, sans pénalités de retard, sur la base d’une antériorité de 4 ans, à condition d’initiative de régularisation avant juin 2012
  • La réalisation d’un taux de croissance annuel moyen de 7% durant la période 2012-2016, permettant de passer à un revenu national disponible par habitant de 10 000 D contre 6300 D en 2011
  • La création d’environ 590 000 emplois durant le prochain quinquennat, ramenant ainsi le taux de chômage  de 14.4% en 2011 à 8.5% à l’horizon 2016
  • Le ciblage d’un taux d’investissement de 31% du PIB en 2016, contre 25% en 2011
  • La réduction de l’inflation à 3% en 2016, contre 5.5% en 201
  • La mobilisation d’un financement de 163 milliards de dinars pour la période 2012-2016, à hauteur de 67% grâce à l’épargne nationale, 6 % en financement extérieur générateur d’intérêt de la dette, alors que plus du quart de l’ensemble du financement extérieur sera assuré par le financement extérieur non générateur d’intérêt de la dette, soit 27%.
  • L’instauration d’une législation appropriée permettant la création de banques islamiques
  • L’évolution de la législation notamment celle touchant l’assurance maladie et l’assurance des moyens de transport
  • La préparation du cadre juridique pour la mise en place de l’assurance mutualiste Takaful et ouverture de guichets spécialisés dans compagnies existantes
  • L’encouragement de la création d’un pôle national d’assurance à rayonnement international
  • La promotion de la culture de l’assurance afin d’élever le taux de couverture contre les risques
  • L’accroissement du taux d’encadrement dans le secteur des assurances.
  • Source WMC