Tunisie: le gouvernement Fakhfakh obtient la confiance des députés

La composition d’Elyes Fakhfakh a obtenu la confiance du Parlement tunisien avec 129 voix pour et 77 contre, lors d’un vote à l’issue d’une séance plénière qui aura duré près de 15 heures. L’enjeu est désormais d’assurer les réformes promises pour redresser l’économie vacillante du pays, le tout dans un contexte de rééquilibrage des forces politiques.

C’est la fin d’un long bras de fer mais le début d’une mise à l’épreuve. Les interventions de plusieurs députés mercredi durant la plénière ont laissé entendre que s’ils accordaient la confiance, c’était uniquement pour éviter le scénario de la dissolution de l’Assemblée et l’organisation d’élections anticipées en cas d’échec.

C’est le cas du parti Au cœur de la Tunisie de l’homme d’affaires Nabil Karoui qui a déclaré se placer dans l’opposition, n’ayant pas eu de poste ministériel. Le parti Ennahdha également a voté la confiance avec des réserves sur la composition gouvernementale. Le manque d’un soutien d’une solide ceinture politique pourrait être le principal problème lorsque ce gouvernement devra faire passer des propositions législatives. Dans les couloirs de l’Assemblée, certains députés laissaient même entendre la possibilité d’un éventuel remaniement dans quelques mois.

En attendant, Elyes Fakhfakh a fait signer par plusieurs partis une feuille de route avec ses priorités : le redressement de la situation économique, la lutte contre la corruption, la moralisation de la vie politique et la finalisation des institutions démocratiques comme la Cour constitutionnelle, encore inexistante pour le moment. La passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed se déroulera ce vendredi.

Tunisie: attirer 6 millions de touristes

La Tunisie veut attirer 6 millions de touristes en 2012, a déclaré hier le ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh, en annonçant une « feuille de route » pour 2012/2013 visant à promouvoir et réformer le secteur sinistré depuis la révolution.

« La réalisation de cet objectif (6 millions de touristes) reste tributaire de la stabilité des conditions sécuritaires et sociales du pays », a déclaré Elyes Fakhfakh cité par l’agence TAP.

Le tourisme, qui représente 7% du PIB tunisien et emploie quelque 400.000 personnes directement ou indirectement, a connu une crise dramatique après la révolution et la chute de Ben Ali. Les recettes ont baissé de 33% et le nombre de touristes a été de 4,8 millions en 2011 contre près de 7 millions en 2010, a rappelé le ministre.

Quelque 25 hôtels employant au total 3.500 personnes ont dû fermer l’année dernière, a-t-il souligné.

Des signes d’amélioration ont toutefois été enregistrés depuis le début 2012, a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Le ministère du Tourisme a mis en place une « feuille de route » pour 2012 et 2013 prévoyant des réformes pour améliorer la qualité et diversifier l’offre du produit touristique, essentiellement balnéaire jusqu’à présent.

Le développement du tourisme culturel et archéologique dans l’intérieur du pays sont les principales pistes régulièrement évoquées.