Tunisie: élections repoussées à l’été 2013?

Le chef du parti islamiste tunisien Ennahda Rached Ghannouchi a estimé lundi que les prochaines élections en Tunisie pourraient être organisées au début de l’été 2013.

« La troïka (au pouvoir) se consulte sur la date des élections, qui sera annoncée prochainement », a déclaré Rached Ghannouchi à l’AFP à Doha, ajoutant qu’il s’attendait à ce que le scrutin soit convoqué au « début de l’été » 2013.

La date des élections fait l’objet de déclarations contradictoires au sein de la Troïka, formée par Ennahda et ses deux alliés de gauche et qui contrôle le gouvernement issu des premières élections après la fuite en janvier 2011 du président Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue.

L’Assemblée nationale constituante, où Ennahda est majoritaire, a pris du retard dans l’élaboration d’une nouvelle Constitution prévue initialement pour le 23 octobre prochain.
Les débats butent entre autres sur l’adoption d’un régime parlementaire, avancé par Ennahda, ou d’un régime présidentiel ou mixte, défendu par plusieurs autres partis politiques.

Le chef d’Ennahda, qui a participé lundi à une conférence sur « les islamistes et la démocratie » organisé par un centre de recherches à Doha, s’est voulu conciliant pour trancher le débat.

« Nous pourrions finir par s’entendre » avec les autres partis politiques, a-t-il dit, soulignant la disposition de son parti à une alternance du pouvoir. En démocratie, « il n’y a ni gagnant éternel ni perdant éternel », a-t-il dit.


4 membres de la CPI arrêtés en Libye sur fond de report des élections

Quatre membres du personnel de la Cour pénale internationale (CPI) sont détenus depuis jeudi en Libye où ils s’étaient rendus pour rencontrer Seif el-Islam, a annoncé samedi la CPI. « Quatre membres du personnel de la Cour pénale internationale (CPI) sont détenus en Libye depuis le jeudi 7 juin », selon un communiqué de la CPI.

D’autre part, les élections d’une assemblée constituante prévues avant le 19 juin vont être reportées au mois de juillet, voire au delà, pour des raisons logistiques, a-t-on appris samedi auprès de membres de la Commission électorale. Selon un membre de la Commission qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat, le report du scrutin a été décidé notamment pour donner le temps aux candidatures rejetées de faire appel.

Algérie : Les Islamistes gagneront-ils les législatives du 10 mai?

    • Source wmc – – –
    • Par Mohamed Farouk
    • Quel sera le taux de participation? Quel sera le score du FLN, le parti de l’indépendance? Quelle sera la place des Islamistes qui ont créé le front l’“Alliance de l’Algérie verte“? Telles sont les principales questions posées à l’endroit des législatives du 2012 que l’establishment, à commencer par le président Bouteflika, souhaite exemplaires.
    • C’est une élection à trois inconnues que celles qui se déroule ce jeudi 10 mai 2012 en Algérie. La première concerne le taux de participation à ces élections législatives sur laquelle tout l’establishment, à commencer par le président Abdelaziz Bouteflika en personne, fonde beaucoup d’espoir. La seconde a trait au score du FLN (Front de Libération Nationale), le parti qui a mené le pays à l’indépendance en 1962. La troisième et dernière inconnue se rapporte au score qu’obtiendront les Islamistes qui se sont coalisés pour se présenter en rang serré.
      Quel sera le taux de participation à ces élections annoncées par le président Bouteflika dans son discours radio-télévisé du 9 février 2012 qui fait écho à son autre discours historique du 15 avril 2011 sur les nécessaires réformes politiques en Algérie? Certains échos publiés dans la presse internationale font souvent état d’un certain désintérêt pour ces élections. On a parlé de la faible participation des Algériens à la campagne électorale qui a duré 21 jours (du 14 avril au 6 mai 2012). En témoigne l’annulation par le FLN d’une réunion électorale. Ou encore «la vandalisation des panneaux d’affichage des listes sur lesquels ont été inscrits des mots peu amènes pour les candidats» (Dixit le correspondant de l’agence AP à Alger).
      25.800 candidats

      Les Algériens seraient, aux dires de certains commentateurs, plus intéressés par le chômage qui touche notamment les jeunes (près de 21%) et la cherté de la vie. Le prix de la pomme de terre a défrayé, en avril 2012, la chronique. Le kilo a été vendu à 120 dinars algériens (environ 2,5 dinars tunisiens)
      Ces élections ne manquent pourtant pas de piquant. En effet, 41 partis politiques, dont 21 nouvellement agréés, et 118 listes indépendantes ont enrichi l’offre politique avec 25.800 candidats qui se présentent aux suffrages de 21,6 millions d’électeurs inscrits.
      De plus, et sur instructions du président Bouteflika, tout a été mis en œuvre pour réussir ce rendez-vous électoral. Notamment en lui assurant toutes les conditions de transparence avec surtout l’adoption, à l’instar de la Tunisie, d’un seul bulletin électoral pour tous les candidats en lice, et la forte présence d’observateurs algériens et internationaux.
      Et signe de cet engagement, le président Bouteflika a promulgué, le 9 février 2012, les lois organiques relatives notamment au régime électoral, aux cas d’incompatibilité avec le mandat électoral et à l’élargissement des chances d’accès de la femme à la représentation dans les assemblées élues.
      Fragilisation du FLN
      Un seul parti politique a du reste boycotté ces élections: le RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) de Saïd Saâdi qui a estimé, en février dernier, que ces élections connaîtront des «manipulations pour gonfler le taux de participation et falsifier les procès-verbaux de consolidation des résultats».
      Quel sera maintenant le score du FLN, le principal parti algérien (136 députés sur les 389 que compte l’Assemblée Nationale Populaire sortante) et qui bénéficie somme toute d’une aura du fait de son éminemment important dans l’indépendance de l’Algérie laquelle fête cette année le cinquantième anniversaire (5 juillet 1962 – 5 juillet 2012)?
      Ce parti, on le sait, est en proie depuis une quinzaine d’années à de véritables dissidences qui l’ont fragilisé. La dernière en date est dirigée contre son Secrétaire général et ancien Premier ministre, Abdelaziz Belkhadem (2006-2008) au sujet des listes électorales présentées dans les différentes circonscriptions du pays. Ces dernières auraient été établies en fonction de calculs personnels sans prendre en ligne de compte les intérêts du parti et… ses statuts. Des observateurs parlent, à ce sujet, d’une véritable cabale: 200 membres du comité central du FLN sur les 351 que compte cette instance se sont ligués contre lui. Certains disent que l’homme se préparerait à la succession du président Bouteflika!
      Conséquence: le FLN avance, le 10 mai, bien divisé. Des leaders et des cadres du parti disent ouvertement que les militants et électeurs du parti sont libres de voter selon «leur conscience». Ce qui veut tout dire.
      L’armée, le gardien du temple
      Quid maintenant des courants dits islamistes. Le MSP (Mouvement de la Société pour la Paix), qui fait partie du front bâti, en 2004, avec le FLN et le RND (Rassemblement National Démocratique) de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia (1995-1998, 2003-2006 et 2008 à nos jours) rejoint El Islah et Ennahdha pour constituer, en mars 2012, une «Alliance de l’Algérie verte». Histoire sans doute pour ces trois mouvements d’obédience islamiste de surfer sur la vague verte qui a amené des partis islamistes au pouvoir en Tunisie et au Maroc voisins.
      Gagneront-ils les élections du 10 mai 2012? Des observateurs en doutent. Ils pensent que les Islamistes qui gagneront ces élections seront ceux du Front pour la Justice et le développement d’Abdallah Djaballah bien considéré par la base islamiste.
      Quoi qu’il en soit, les résultats des élections du 10 mai 2012 ne devront pas provoquer un séisme. Et ce pour au moins trois raisons. D’abord, parce que l’Algérie s’est ouverte depuis déjà quelque temps au jeu démocratique. Son ANP n’est plus monocolore depuis une quinzaine d’années: une vingtaine de familles y cohabitent.
      Deuxième raison: le peuple algérien qui a souffert du terrorisme et de la violence dans la dernière décennie du XX ème siècle ne veut plus de violence et de vie politique «tourmentée», selon l’expression d’un connaisseur du terrain algérien.
      La troisième raison? L’armée, qui continue à être le gardien du temple, ne laissera pas faire. Elle veillera à ce que les règles démocratiques soient respectées.


Algérie : des opposants au gouvernement appellent au boycott du scrutin

La campagne électorale pour les législatives bat son plein. Le scrutin aura lieu le 10 mai prochain. 44 partis s’affrontent pour se partager les 462 sièges dans la prochaine Assemblée nationale. Tout l’enjeu est de convaincre les Algériens de se rendre aux urnes. En 2007, seuls 36% des électeurs s’étaient exprimés et un fort courant abstentionniste demeure. Certains ont même décidé de se mobiliser pour faire boycotter le scrutin.

Allez voter, c’est cautionner le régime en place. Pour les boycotteurs, il faut donc déjouer la stratégie du pouvoir qui espère trouver un nouveau souffle avec cette élection.

Abdou Bendjoudi a 28 ans. Avec d’autres jeunes, il a créé il y a un an un mouvement de militants du changement, le MJIC (Mouvement des jeunes indépendants pour le changement Depuis des semaines il tente notamment sur internet de convaincre les électeurs de ne pas se rendre aux urnes : « Le changement ne viendra nullement des gens qui ont fait cette dictature. Aujourd’hui, on a un Etat très riche mais c’est un Etat où la population vit une situation difficile. En plus de ça, la situation politique est complètement verrouillée par le régime, donc je ne vois pas quelles seraient nos motivations à voter ».

Dans la classe politique, le parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) soutient cette idée du boycott. Lui qui a 19 députés dans l’Assemblée actuelle a choisi cette fois de ne pas participer au scrutin. Mohcine Belabbas, son président estime que « le temps est plus à la dénonciation des dictatures. Donc participer à ces élections, c’est donner un sursis de plus à ce pouvoir illégitime depuis 1962. Il ne suffit pas de venir reconnaître que toutes les anciennes élections étaient frauduleuses pour faire croire que celle-là va être crédible ».

La crédibilité du scrutin, c’est un des enjeux affichés par le gouvernement. Le président Abdelaziz Bouteflika a même déclaré que cette élection est aussi importante pour le pays que le 1er novembre 1954 (date du déclenchement de la révolution algérienne).


Libye/Sarkozy: la note serait « falsifiée » déclare le CNT allié du président-candidat

Selon le Conseil national de transition (CNT), qui dirige la Libye depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi avec l’aide de la France, la lettre promettant un financement libyen à Sarkozy semble « falsifiée ».

Le site Mediapart a publié samedi une note qu’il présente comme signée par Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, affirmant que le régime de Kadhafi avait accepté en 2006 de financer à hauteur de «50 millions d’euros» la campagne de Nicolas Sarkozy.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « faux et usage de faux » et « publication de fausses nouvelles », à la suite d’une plainte de Nicolas Sarkozy contre Mediapart.

La plainte vise le site Mediapart, son directeur de la publication Edwy Plenel ainsi que les deux journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske qui ont signé samedi l’article faisant état de cette note.

La Libye autorisera les partis religieux

D’autre part, le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) a abrogé un article de la loi sur les partis politique qui interdisait les formations politiques fondées sur des bases religieuses, tribales ou raciales, selon le texte de loi lu aujourd’hui devant la presse.

Le texte lu par le comité juridique du CNT ne comprend aucune mention de l’interdiction des partis religieux ou tribaux, contrairement à ce qui avait été annoncé par le CNT la semaine dernière.

Libye : les partis radicaux religieux interdits

Le Conseil national de transition, au pouvoir en Libye, a adopté hier soir une loi sur les partis, la première du genre depuis 1964, interdisant notamment les formations politiques fondées sur des considérations religieuses ou tribales, ont indiqué des membres du CNT. « Une condition essentielle (pour la formation des partis) est qu’ils ne doivent pas être fondés sur des considérations régionales, tribales ou religieuses, qu’ils ne soient pas le prolongement de partis à l’étranger et qu’ils ne soient pas financés par l’étranger », a déclaré un membre du conseil Moustapha Landi.

Selon un autre membre du CNT, Fathi Baaja, cette loi ne vise pas les islamistes modérés, mais exclut les islamistes radicaux qui « suivent une politique d’exclusion des autres ». La loi adoptée exige un minimum de 250 membres fondateurs pour chaque parti créé et une centaine de membres pour toute autre « entité politique », a-t-il ajouté sans autre précision. Le 11 avril, la Commission électorale en Libye avait appelé à l’adoption au plus vite de la loi sur la formation des partis politiques afin que les élections de l’Assemblée constituante prévues en juin, puissent avoir lieu dans les temps.

Pendant les décennies du règne de Mouammar Kadhafi, renversé et tué en octobre dernier, tout type d’organisation à but politique était banni en Libye. Aucune loi ne régissait la création des partis politiques dans la nouvelle Libye, mais les nouvelles formations se multiplient depuis la chute de Kadhafi dans le but de participer à l’élection de l’Assemblée constituante. Le CNT avait toutefois abrogé début janvier une loi criminalisant depuis 1972 toute organisation politique, imposée par l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi.

Rachida Dati au Maroc pour soutenir Sarkozy

L’eurodéputée Rachida Dati est en visite au Maroc pour promouvoir la candidature du président sortant, Nicolas Sarkozy, à l’élection présidentielle française, indique l’agence d’information marocaine MAP.

Dati, qui est d’origine marocaine, devait « animer lundi soir à Marrakech (sud), une rencontre avec la communauté française », organisée par la section de Marrakech du parti de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP, au pouvoir en France), précise la MAP qui cite le cabinet de l’ex-ministre.

Une importante communauté française réside au Maroc, notamment à Marrakech, haut lieu du tourisme dans le Royaume où de nombreux Français et franco-marocains possèdent des résidences.

Lors de l’élection de 2007, Nicolas Sarkozy avait obtenu la majorité des suffrages des Français du Maroc avec 51,9% contre la candidate socialiste de l’époque, Ségolène Royal. Le nombre de Français avoisinait alors 22.000 inscrits, rappelle la MAP.

Le déplacement de Dati « permettra également de faire la promotion de la candidature de Mme Khadija Doukkali (UMP) dans la circonscription englobant le Maroc pour les élections législatives françaises prévues en juin », indique encore l’agence marocaine.

Les Français de l’étranger vont élire pour la première fois directement 11 députés. Le candidat du Parti Socialiste (PS-opposition), François Hollande avait dépêché Martine Aubry, première Secrétaire de ce parti, en mars au Maroc, pour faire campagne auprès des Français du Maroc.

La patronne du PS français Martine Aubry au Maroc du 9 au 13 mars

La première secrétaire du parti socialiste français Martine Aubry se rendra au Maroc du 9 au 13 mars où elle rencontrera notamment le Premier ministre Abdelilah Benkirane, l’Union socialiste des forces populaires (USFP), ainsi que la communauté française du pays.

Mme Aubry a également indiqué lundi à l’AFP qu’elle se rendrait à Moscou les 29 et 30 mars.

Au Maroc, elle rencontrera « l’ensemble des forces politiques » après le référendum constitutionnel de juillet 2011, ainsi que des représentants de la société civile.

Samedi à Rabat, après une rencontre le matin avec M. Benkirane, elle déjeunera notamment avec des femmes chefs d’entreprises et dirigeantes d’associations féministes.

Lundi à Casablanca, capitale économique du Royaume, elle rencontrera également de jeunes chefs d’entreprises marocains et visitera un complexe social d’un quartier déshérité prenant en charge des enfants des rues et des femmes en situation de détresse.

A Rabat comme à Casablanca elle rencontrera des Français, qui sont quelque 40.000 au Maroc. « Je vais les entendre, les écouter, leur présenter le projet de François Hollande et notamment la façon dont nous abordons les relations bilatérales avec le Maroc mais aussi plus largement avec le Maghreb et celles entre l’Europe et la Méditerranée », a indiqué la numéro un du PS.

Le Maroc est, selon Mme Aubry, un « élément essentiel » pour que « l’Euroméditerranée puisse redémarrer sur de meilleures bases que ça n’a été le cas jusqu’à présent ».

L’immigration ne sera qu' »un sujet abordé parmi d’autres », a-t-elle affirmé. « Je ne crois pas du tout que ce soit le sujet essentiel aujourd’hui, y compris pour les Marocains », a-t-elle dit, voulant privilégier « le développement d’une relation économique beaucoup plus puissante, beaucoup plus forte » avec ce pays.


Egypte: des élections « satisfaisantes »

L’ancien président américain Jimmy Carter a estimé, hier au Caire, que le déroulement des législatives égyptiennes, premières élections depuis la chute en février du président Hosni Moubarak, était satisfaisant.

« Il y a eu quelques problèmes, mais dans l’ensemble la volonté des gens a pu s’exprimer convenablement », a déclaré à le dirigeant de la fondation Carter Center, accréditée pour l’observation du scrutin, en se félicitant que l’élection se soit tenue « pacifiquement ».

Interrogé sur la large victoire des islamistes, crédités toutes tendances confondues d’environ 65% des voix, Jimmy Carter a déclaré que cela « ne lui pose pas de problème », assurant que « le gouvernement américain n’a pas de problème avec ça non plus ».

Le vote pour la chambre des députés (Assemblée du peuple), entamé le 28 novembre et qui s’est déroulé sur trois zones géographiques successives, doit se terminer mercredi, à l’exception de circonscriptions où le vote a été annulé pour irrégularités ou problèmes techniques, qui revoteront jusqu’au 19 janvier. La date de publication des résultats complets officiels n’est pas encore connue.

L’élection des députés sera suivie à partir du 29 janvier par celle des sénateurs.


Maroc: les observateurs « satisfaits »

Les législatives au Maroc se sont déroulées dans des conditions satisfaisantes, ont annoncé samedi des observateurs européens mais ils ont demandé aux autorités une enquête sur des cas de « pressions ». Devant la presse à Rabat, les observateurs ont indiqué qu’ils ont été informés de « pressions sur les personnes qui ont appelé au boycott du vote », notamment le Mouvement du 20 février, qui réclame depuis des mois des réformes politiques.

« Nous demandons aux autorités marocaines de faire la lumière sur ces allégations et d’en informer l’opinion publique », ont précisé les 15 observateurs envoyés par l’Assemblé parlementaire du Conseil de l’Europe. Ils se sont dit « satisfaits » du déroulement du scrutin. « Nous pouvons dire que dans les quelques bureaux de vote que nous avons visités, les présidents maîtrisaient parfaitement le processus », ont-ils ajouté. Les islamistes modérés du Parti justice et développement (PJD) sont donnés en tête de cette consulation, et devraient détenir une centaine de sièges sur les 395 députés de la chambre.

Le taux de participation a atteint 45 %, selon des chiffres officiels, en dépit des appels au boycott du Mouvement du 20 février et de trois autres partis de gauche.