Algérie: Abdelmalek Sellal nommé PM

L’actuel ministre des Ressources en eau Abdelmalek Sellal, 64 ans, a été nommé ce soir premier ministre par le chef d’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, quatre mois après les élections législatives, a annoncé la présidence.

Le président Bouteflika “a mis fin ce jour aux fonctions du premier ministre Ahmed Ouyahia, qui lui a présenté la démission du gouvernement”, selon un communiqué officiel qui ajoute que “le président de la République nomme M. Abdelmalek Sellal, premier ministre”.

Enarque spécialisé dans la diplomatie, Abdelmalek Sellal avait dirigé les deux dernières campagnes présidentielles de Abdelaziz Bouteflika, en 2004 et en 2009.

Doté d’une grande expérience politique, il a exercé de hautes fonctions locales et occupé plusieurs postes ministériels.

Le nouveau gouvernement devrait intégrer d’anciens ministres et de jeunes hauts fonctionnaires, selon plusieurs sites d’informations locales.

L’actuelle équipe avait assuré la conduite des affaires courantes, amputée de six ministres élus députés qui ne pouvaient cumuler les deux fonctions en vertu d’une loi votée fin 2011 dans le cadre des réformes politiques présidentielles.

Aucun gouvernement n’avait été nommé à l’issue des élections législatives du 10 mai, largement remportées par le Front de libération national (FLN) dont est issu Abdelaziz Bouteflika, amenant l’opposition à évoquer “une hibernation”.

Ce retard “a plongé le pays dans une période d’hibernation et bloqué sa vie politique”, avait estimé lundi le Premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS, opposition) Ali Laskri.

Libye/Législatives : les Libyens se sont rendus nombreux aux urnes malgré quelques tensions

Les Libyens élisaient ce samedi 7 juillet leur première Assemblée nationale. Huit mois après la fin du conflit armé qui a provoqué avec l’aide des Occidentaux la chute puis la mort de Mouammar Kadhafi, quelque 2,7 millions d’électeurs étaient appelés à choisir les 200 membres du Congrès national général. Un scrutin historique donc pour les Libyens qui n’ont pas voté depuis cinquante ans. Une élection qui s’est globalement bien déroulée malgré des incidents dans l’Est. Au total, a annoncé la Commission électorale, cent bureaux de votes n’ont pas ouvert aujourd’hui.

Cent bureaux de vote n’ont pas ouvert pour des raisons logistiques directement liées à la sécurité. L’est de la Libye, secoué depuis plusieurs semaines par les autonomistes qui appelaient au boycott du scrutin, a vu plusieurs bureaux fermés après des violences.

A Koufra, dans le Sud-Est, où des récents affrontements ont fait des dizaines de morts, deux bureaux n’ont pas pu ouvrir. C’est le cas aussi à Ajdabiya, dans l’Est. Dans la capitale, Tripoli, en revanche, aucun incident n’est à déclarer. Les bureaux de vote ont ouvert à l’heure.

Les Libyens se seront déplacés en nombre. Sous une chaleur éprouvante, des files importantes d’électeurs s’étiraient jusque dans la rue, même avant l’ouverture de 8h. L’ambiance oscillait entre recueillement ému, ferveur contenue et franche excitation dans un climat toujours bon enfant.

Avant le début des comptages et des calculs politiciens, la Libye a, à ce stade, réussi la première étape de son test électoral.

Le CNT, le Conseil national de transition qui gère en ce moment le pays, devrait être dissous lors de la première session de l’Assemblée qui va être élue.

Source RFI

Libye/Législatives : une femme en tête de liste des Frères musulmans

La Libye se prépare pour les législatives du 7 juillet. Premières élections libres après quatre décennies de dictature de Kadhafi, elles serviront à désigner une Assemblée constituante. Majda Al Fellah, infirmière, s’y présente. Mais cette candidate est un peu particulière. Elle  se présente en tête de liste du parti des Frères musulmans. Les Libyens l’ont découverte commentant leur révolution sur la chaîne de télévision du Qatar, Al Jazeera, pendant la guerre de 2011. La correspondante de RFI est allée à sa rencontre, à la chasse aux voix dans son quartier de Hay Al Andalus à Tripoli.

Législatives: Dieudonné candidat à Dreux

L’humoriste controversé Dieudonné sera candidat aux législatives sous les couleurs du Parti antisioniste à Dreux (Eure-et-Loir), là où il s’était présenté contre le Front national en 1997, a annoncé aujourd’hui le Parti antisioniste.

Poursuivi et condamné plusieurs fois par la justice pour propos interdits, Dieudonné M’Bala M’Bala sera l’un des quatre candidats du Parti antisioniste, précise le mouvement dans un communiqué. Dieudonné a été investi dans la 2e circonscription d’Eure-et-Loir, qui recouvre une partie de Dreux, là où il s’était porté candidat en 1997 contre le FN et sa candidate Marie-France Stirbois.

Enchaînant, depuis, avec les épisodes controversés et les polémiques, l’ancien compagnon de scène d’Elie Semoun s’était rapproché en 2006 du Front national, et notamment de Jean-Marie Le Pen, qu’il a pris pour parrain d’une de ses filles.

Dieudonné s’était déjà présenté sous les couleurs du Parti antisioniste, conduisant sa liste aux européennes de 2009 en Ile-de-France, et obtenant 1,30% au 1er tour. Selon son communiqué, le Parti antisioniste sera également présent dans les 8e et 13e circonscriptions du Nord et dans la 14e circonscription du Rhône.

 Législatives en Algérie : pas de raz-de-marée islamiste

Les islamistes algériens n’ont pas profité de la vague du printemps arabe lors des législatives du 10 mai. Leur percée qui était attendue dans le pays n’a pas eu lieu. Le scrutin est remporté par les deux partis au pouvoir, le FLN et le RND, qui obtiennent la majorité absolue. L’Alliance verte des islamistes, arrivée troisième, se dit déçue et frustrée. Elle dénonce une manipulation des résultats.

La majorité présidentielle ne changera pas. C’est le premier enseignement de ces législatives. Avec 220 sièges qui reviennent au FLN, Front de libération national, et 68 au RND, Rassemblement national démocratique, le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia , le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika dispose d’une majorité confortable pour faire passer les réformes qu’il entend mener pour une ouverture démocratique.

Les mêmes partis peuvent-ils incarner le changement ? Il va falloir! C’est le conseil donné hier par le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, aux parlementaires qui demandent aux députés qui ont été reconduits, d’opter pour de nouveaux habits et un autre discours.

La nouvelle Assemblée sera également très féminine à 30%. Concrètement, 145 Algériennes font leur entrée au Parlement, grâce à la parité instaurée sur les listes. C’est une petite révolution dans un pays où les traditions sont encore fortes, où les femmes votent dans des bureaux séparés de ceux des hommes.

Autre nouveauté, l’arrivée du FFS. Avec 20 sièges, le Front des forces socialistes d’Hocine Aït Ahmed, renoue avec la vie politique après 15 années de boycott. Les plus déçus sont sans doute les islamistes qui réfléchissaient déjà à former un gouvernement. Hier soir, les leaders de l’Alliance verte ont dénoncé un retour au parti unique, et annoncé la volonté de réunir tous les partis mécontents comme eux des résultats pour envisager une action commune.

Les raisons d’une contre-performance

Le raz-de-marée que les islamistes espéraient n’a pas eu lieu, et aujourd’hui ils accusent le coup. L’Alliance verte composée de trois partis dont le MSP, Mouvement de la société pour la paix, avait 15 % des sièges avec 59 députés dans l’Assemblée sortante, elle n’en a que 10 % aujourd’hui, avec 48 députés.

Abdallah Djaballah, figure historique à la tête du Front pour la justice et le développement,  s’attendaient à un plébiscite, il ne récolte que 7 sièges. Le Front du changement, d’ Abdelmajid Menasrah, un dissident du MSP, obtient lui seulement 4 députés

L’Alliance verte assurait hier soir avoir effectué un décompte des voix qui, même en tenant compte des fraudes, lui donnait deux fois plus de sièges. La coalition islamiste s’étonne notamment de n’avoir aucun siège dans 31 régions.

Le pouvoir a exagéré, en gonflant à ce point les chiffres de la majorité présidentielle, dit Bouguerra Soltani, leader du MSP, qui dispose encore de quatre ministres dans le gouvernement actuel.

Et c’est bien là peut-être aussi la clé du score des islamistes. Au-delà des fraudes qu’ils dénoncent, ils ont, semble-t-il, surestimé leur popularité. Ceux du MSP notamment n’incarnent pas le changement puisqu’ils ont travaillé jusqu’à maintenant avec le pouvoir, et qu’ils sont critiqués pour la gestion de certains projets.

Beaucoup avaient d’ailleurs ici prédit que ce qui s’est passé en Tunisie et au Maroc n’était pas transposable à l’Algérie.

Par ailleurs, le FLN propose la création d’alliances politiques au sein du Parlement. Des alliances sur la base de convergence de vues et de projets de société.
Soupçons sur la fiabilité des chiffres officiels

Le taux de paticipation (officiellement de 42,32%) est jugé suspect pour plusieurs partis dont le RCD. Il atteint des records dans les villes du sud du Sahara notamment à Tindouf où sont stationnés des milliers de militaires. Pourquoi tant d’écart entre le Sud et le Nord dans la participation? Des militaires n’ont -ils pas voté en surnombre, n’ont-ils pas été contraints de voter pour un parti? Le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia a répondu dès hier soir à ces interrogations.

Pour le RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, qui a boycotté ce scrutin, le taux de participation ne dépasse en réalité pas 18 %. Il a dénoncé hier des chiffres « totalement farfelus », par la voix de Mohcine Belabbas, son président.

Législatives en Algérie : le FLN victorieux, les islamistes crient à la «manipulation»

Le FLN remporte les élections législatives en Algérie avec 220 sièges sur 462. Les islamistes arrivent en troisième position et dénoncent une manipulation. Avant la proclamation officielle des résultats, ils pensaient être, selon leur propre décompte, la seconde force politique du pays.
Le Front de libération nationale, le FLN, le parti présidentiel, a donc remporté les élections législatives du 10 mai 2012 en Algérie. C’est un véritable raz-de-marée du FLN. Le parti d’Abdelaziz Bouteflika, le chef de l’Etat, obtient 220 sièges sur 462, soit presque deux fois plus qu’en 2007. Loin derrière, on retrouve le RND, Rassemblement national démocratique, qui chute et qui n’obtient que 68 sièges. Le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia est clairement sanctionné par ces chiffres.

Les islamistes ont obtenu 66 sièges. Parmi eux, l’Alliance verte arrive en troisième position, alors que ses membres pensaient cette nuit, après leur décompte, être la seconde force du pays. Cette coalition de trois partis obtient 48 sièges, soit 11 de moins qu’en 2007. La percée que les islamistes espéraient n’a donc pas eu lieu. Autre chiffre à retenir, celui du Front des forces socialistes, le FFS de Hocine Ait Ahmet : le parti obtient 20 sièges après 15 ans de boycott de tout processus électoral.

Un vote « refuge »

Ce vendredi soir 11 mai, le ministre de l’Intérieur a interprété ce vote en faveur du FLN par un vote « refuge » contrairement au vote de 1991 en faveur des islamistes du FIS (Front islamique du salut) qui, dit-il, était un vote « sanction ».

Les islamistes se disent frustrés, ils dénoncent un retour au parti unique. « Le FLN et le RND sont majoritaires, disent-ils, et n’auront donc besoin de personne pour légiférer ». Les islamistes entendent se réunir avec les autres partis en lice dans cette élection pour voir quelle action commune mener.

La France, pour sa part, a salué la bonne tenue du scrutin, estimant qu’il s’était « globalement déroulé dans le calme et sans incident majeur ».


Début des élections législatives en Algérie

Les électeurs algériens ont commencé à se rendre aujourd’hui aux urnes pour élire leurs députés lors d’un premier scrutin test organisé après le Printemps arabe. Les bureaux de vote ont ouvert à 8h pour permettre à plus de 21,5 millions d’électeurs de voter jusqu’à 19h00 locales pour désigner 462 députés au cours de ce scrutin à la proportionnelle à un tour, selon les autorités.

Rachid Zeroual, ancien militant du Front de Libération Nationale et ancien adjoint au maire d’Alger, faisait partie des premiers électeurs à glisser le bulletin dans l’urne dans un bureau installé dans le quartier historique d’Alger. “Il faut donner plus de chance à cette jeunesse après 50 ans au pouvoir. L’ancienne génération doit maintenant passer le flambeau. Moi j’ai voté pour un profond changement comme l’a déclaré le président Bouteflika”, a déclaré M. Zeroual.

Hier, le président Abdelaziz Bouteflika a incité les Algériens, surtout les jeunes, à voter alors que la plupart d’entre eux se déclarent indifférents à la vie politique. M. Bouteflika, 75 ans, leur a assuré que “sa génération avait fait son temps” en Algérie, qui fête cette année ses 50 ans d’indépendance.

Le taux de participation devrait être connu après la fermeture des bureaux de vote et les premiers résultats annoncés demain dans la matinée. Le scrutin sur l’ensemble du territoire a été placé sous l’observation de quelque 500 étrangers, dont près de 150 observateurs de l’Union européenne, d’autres de la Ligue arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) de l’ONU et d’ONG militantes américaines.

Les premiers scrutins itinérants ont également commencé dans le sud désertique du pays où vivent des populations nomades, tandis qu’à l’étranger les Algériens ont commencé à voter depuis le 5 mai pour élire 8 députés.


Algérie : la campagne s’est déroulée “sans incidents majeurs”

La campagne électorale pour les législatives de jeudi prochain, qui a pris fin dimanche après trois semaines d’activités partisanes, s’est déroulée “sans incidents majeurs”, a déclaré lundi à Alger le chef de la mission électorale de l’UE, José Ignacio Salafranca.

“La campagne électorale s’est déroulée sans incidents majeurs et d’une façon assez pacifique dans l’ensemble”, a-t-il indiqué à des journalistes après avoir assisté au départ d’une soixantaine d’observateurs, dits “de courte durée” vers les 48 wilayas du pays en préparation de leur mission.

Cette délégation vient renforcer le travail des 40 observateurs dits de “longue durée”, issus des Etats membres de l’UE, de la Norvège et de la Suisse, déployés en Algérie depuis un mois dans le but d’examiner tout le processus électoral y compris le déroulement de la campagne électorale.

“C’est juste une impression, notre évaluation de la campagne se fera lors de la présentation de notre déclaration préliminaire sur tout le processus électoral, 48 heures après l’annonce des résultats provisoires”, a précisé M. Salafranca.

Il a assuré que la mission électorale européenne possédait “une grande expérience” en la matière et qu’elle pourra ainsi évaluer, de manière très précise, le déroulement des élections. “Nous avons une méthodologie (d’observation) très raffinée et nous pouvons savoir d’une manière très précise comment les choses se sont déroulées”, a-t-il dit. Les observateurs “seront présents aux bureaux de vote, aux centres de dépouillement puis aux wilayas pour suivre l’ensemble du processus électoral”, a-t-il souligné.

Avec les neuf observateurs de l’UE (l’équipe cadre) présents en Algérie depuis le 30 mars et la vingtaine d’ambassadeurs des pays de l’UE à Alger, le total des observateurs européens devrait atteindre 140 experts qui doivent se déployer à travers les 47.000 bureaux de votes que compte le pays. C’est la première fois que l’UE envoie une mission d’observation des législatives en Algérie, une démarche entièrement prise en charge financièrement par l’Union.

“Nous sommes des amis de l’Algérie et nous n’avons aucun esprit d’intervenir dans les élections. Nous sommes-là pour consolider la cause démocratique en Algérie”, a-t-il réitéré. M. Salafranca a fait savoir que sept membres du Parlement européen accompagnés de quatre experts, devant participer à l’observation du scrutin, seront également à Alger lundi.

Interrogé sur la possibilité d’accéder au fichier électoral national, M. Salafranca a avancé que sa mission a déjà reçu l’aval du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales pour consulter les listes électorales au niveau des wilayas mais qu’elle attendait toujours une réponse concernant la copie intégrale du fichier national. “Nous aurions aimé consulter le fichier national pour avoir un aperçu global. Je vais m’adresser au ministère de l’Intérieur pour voir si c’est encore possible”, a dit M. Salafranca.

Dans un communiqué transmis lundi à l’APS, le ministère de l’Intérieur a indiqué que le fichier électoral national “ne peut faire l’objet de communication compte tenu du caractère de réserve et de confidentialité universellement admis”. Le ministère a cependant autorisé tous les observateurs étrangers à consulter les listes électorales au niveau des wilayas, selon le même communiqué.

Source APS


 Le FLN prône la stabilité en Algérie face aux changements régionaux

J-5 avant les élections législatives du 10 mai en Algérie. Le pays connaîtra bientôt la nouvelle composition de son Assemblée nationale, actuellement dominée par le FLN (Front de libération nationale), parti historique de l’indépendance qui détient 35% des sièges. Le parti défend dans cette campagne les réformes politiques et le bilan du gouvernement. Vendredi, son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, était à Tipasa, une ville située à 70 km à l’ouest d’Alger pour un de ses derniers meetings.

L’organisation est bien rodée. Lorsqu’il monte sur l’estrade, le secrétaire général du FLN est acclamé par plusieurs centaines de personnes, des militants et des jeunes d’associations proches du parti. « Les élections du 10 mai sont pour le FLN une étape cruciale au vu des changements profonds survenus dans le monde arabe. Nous, au FLN, nous travaillons pour que ces élections contribuent à renforcer la démocratie dans notre pays », a-t-il déclaré.

Dans son discours, Abdelaziz Belkhadem promet aussi aux jeunes des emplois et des logements. Les militants n’attendent que cela. « Il y a beaucoup de problèmes. Les gens ne sont pas satisfaits à 100 %. Mais la plupart des Algériens sont pour le FLN », avance ce sympathisant. « Ils ont fait beaucoup de choses pour la population et maintenant il faut une continuité. Et le seul parti qui peut faire ça, bien sûr c’est le FLN », ajoute cette autre.

Mais il y a aussi des difficultés. Le FLN est aussi secoué par des divisions internes depuis des mois. Et puis, il y a la multitude de nouveaux partis.

A l’issue du meeting, Abdelaziz Belkhadem se montre très confiant : « La compétition est féroce. Mais nous restons confiants parce que, d’abord nous avons des électeurs qui sont fidèles au FLN, et nous avons parmi les indécis, la possibilité de les convaincre, parce que notre programme est là. Beaucoup de listes n’ont pas de programme. Ils ne proposent rien du tout ».

Le FLN peut aussi compter sur l’aura de son président d’honneur, Abdelaziz Bouteflika, qui reste très populaire chez beaucoup d’Algériens.


Algérie: le RCD ne participera pas aux législatives du 10 mai 2012

En Algérie, les opposants du RCD, Rassemblement pour la culture et la démocratie, n’iront pas aux élections législatives du 10 mai prochain. La décision a été prise à l’issue du conseil national du parti qui s’est tenu le 17 février. La cause principale étant le fichier électoral biaisé selon Saïd Saadi, leader du RCD. Il estime que les résultats sont « joués d’avance ».

De son côté, l’opposant Hocine Aït-Ahmed, leader du Front des forces socialistes, FFS, a affirmé que les élections législatives du 10 mai en Algérie peuvent constituer une voie pour « initier le changement démocratique ». Le FFS n’a cependant pas encore dit s’il participait ou non au scrutin. Aït-Ahmed a reconnu que le FFS se trouvait confronté à un « dilemme » : participer ou boycotter.