Mauritanie: l’élection présidentielle fixée au 22 juin

Le premier tour de l’élection présidentielle en Mauritanie a été officiellement fixé au samedi 22 juin et un éventuel second tour au 6 juillet, selon un décret présidentiel consulté ce mercredi par l’AFP. La publication du décret ouvre la période officielle de dépôt de candidatures qui s’achève le mercredi 8 mai, selon le texte. Mais plusieurs candidats se sont déjà déclarés, dont celui du parti au pouvoir, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne peut se représenter au terme de son second mandat.

Face à lui, l’ancien chef du gouvernement de transition (2005-2007) Sidi Mohamed Ould Boubacar, le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, l’opposant historique Mohamed Ould Moloud ont fait acte de candidature et l’ancien journaliste Hamidou Baba Kane devrait suivre. Les plus petits candidats risquent de se heurter à la barrière des parrainages, car il leur faudra pour se présenter recueillir la signature de 100 conseillers municipaux, dont cinq maires, alors que la grande majorité des conseillers municipaux font partie des soutiens des principaux prétendants.

Algérie: des magistrats refusent de superviser la présidentielle

À peine les manifestations du vendredi dispersées, des magistrats algériens ont pris la relève ce 13 avril. Plus d’une centaine de robes noires ont manifesté devant le ministère de la Justice à Alger. Au nom de l’indépendance de la Justice, ils refusent de superviser la présidentielle du 4 juillet.

Avocats et magistrats n’en sont pas à leur coup d’essai. Depuis le début de la mobilisation populaire contre le pouvoir, ils ont manifesté à plusieurs reprises. Mais cette fois-ci, ils semblent en mesure d’exercer une pression sur le « système ». Sans eux, difficile d’organiser un scrutin. En principe, leur mission est de veiller au bon déroulement du vote.

Leurs revendications ? Une justice libre et indépendante. Ces juges contestataires sont en rupture avec le syndicat des magistrats algériens proche du pouvoir. Mais ils affirment être majoritaires au sein de leur mouvement.

De leur côté, les avocats haussent également le ton. « La répression des manifestants pacifiques par les forces de sécurité doit cesser immédiatement. » Une injonction qui fait suite aux troubles qui ont émaillé le grand rassemblement du vendredi à Alger.

Les avocats exigent aussi le retrait immédiat du « canon à son », utilisé par la police pour disperser les foules. Cet outil de répression cause des dégâts sur la santé et c’est inacceptable, expliquent les robes noires.

Algérie: l’ex-général Ali Ghediri annonce sa candidature à la présidentielle

  • Le général à la retraite Ali Ghediri a annoncé aujourd’hui, sur une chaîne de télévision privée, sa candidature à la présidentielle en Algérie, qui doit se tenir le 4 juillet pour trouver un successeur à Abdelaziz Bouteflika.

«Il est évident que je serai candidat, d’autant plus que mon dossier est déjà au Conseil constitutionnel», a-t-il déclaré sur Dzaïr News. L’organisation d’une nouvelle présidentielle a été rejetée par des protestataires, qui dénoncent une élection organisée par des responsables mis en place par Bouteflika.

Ali Ghediri était déjà candidat à la présidentielle prévue initialement le 18 avril, avant que celle-ci ne soit annulée dans une tentative d’Abdelaziz Bouteflika de se maintenir au pouvoir. Il a finalement été poussé à la démission le 2 avril. «Le temps joue contre nous et plus la révolution dure dans le temps, plus les risques augmentent, notamment les risques sécuritaires», a poursuivi Ghediri, estimant que le chef de la puissante armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah, a eu raison «en prévenant les Algériens».

Hier, le général Gaïd Salah a mis en garde contre la poursuite des manifestations antirégime et s’est engagé à ce que l’armée veille à la «transparence» du processus de transition. Aujourd’hui, le Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la majorité, s’est réjoui de la mise en place du processus de transition et de l’appui de l’armée.

Algérie: la présidentielle se tiendra le 4 juillet

  • Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l’élection présidentielle dans le pays où le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime.

L’Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations monstres qui réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika (au pouvoir depuis 20 ans) qui a fini par démissionner le 2 avril. Les contestataires réclament désormais la fin du « système » dans son ensemble.

« Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », a indiqué la présidence dans un communiqué, cité par l’agence officielle APS.


Algérie: Abdelaziz Bouteflika réélu pour un quatrième mandat

Abdelaziz Bouteflika a été réélu à la présidence de l’Algérie dès le premier tour de l’élection présidentielle avec 81,53% des voix, selon les résultats officiels annoncés vendredi soir. Une victoire attendue pour le chef de l’État de 77 ans, affaibli depuis un accident vasculaire cérébral. Son principal rival Ali Benflis recueille 12,18% des suffrages. Le taux de participation est de 51,7%.

Abdelaziz Bouteflika est réélu avec 81,5% des voix. Il devance largement son principal rival Ali Benflis qui n’obtient que 12,18% des voix. En troisième position, Abdelaziz Belaïd, le plus jeune candidat à la présidentielle algérienne, qui affiche 3,37% des voix. Louisa Hanoune, l’icône gauchiste du Parti des travailleurs, a enregistré pour sa part un score de 1,1% des voix. Les deux autres candidats ont mobilisé chacun moins de 1% des suffrages.

Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, malade, très affaibli, qui a voté hier en fauteuil roulant, a été très nettement réélu pour son quatrième mandat , même si son score est en recul de 9 points par rapport à celui de 2009 et inférieur également au score qu’il avait obtenu en 2004.

Pour Ali Benflis, ancien Premier ministre de Bouteflika, c’est un nouvel échec. Certes, il a fait mieux qu’en 2009, où il avait obtenu seulement 6% des voix. Cette fois encore, il reste très très loin derrière le candidat victorieux, selon les chiffres officiels. Hier déjà, Ali Benflis avait admis à demi-mot son échec, tout en affirmant qu’il ne reconnaîtrait pas ces résultats entachés de fraude à grande échelle, selon lui.

Les islamistes ne présentaient pas de candidat à cette élection.


Les Algériens élisent leur prochain président

L’issue du scrutin ne semble faire aucun doute. Parmi les six candidats en lice, c’est le président sortant qui devrait à nouveau l’emporter, malgré une campagne fantomatique. Plus de 22 millions d’électeurs sont appelés aux urnes.

Des incidents ont émaillé jeudi l’élection présidentielle en Algérie notamment à Bouira, au sud-est d’Alger. Des sources locales ont rapporté à l’AFP que des heurts entre gendarmes et habitants hostiles au vote, ont fait une quarantaine de blessés. Des groupes de jeunes auraient saccagé des urnes dans des centres de vote des localités de Raffour, M’chedellah et Saharidj. Les affrontements, qui ont fait 41 blessés dont 28 gendarmes, ont entraîné une interruption momentanée du vote, dans ces trois localités, selon les mêmes sources. Le ministre de l’Intérieur Tayeb Bélaïz a pourtant déclaré à la mi-journée que le scrutin se déroulait « dans de bonnes conditions dans les 50 000 bureaux de vote » du pays.

Le Président a voté

Abdelaziz Bouteflika s’est rendu en fin de matinée, au bureau 34 à l’école Bachir El Ibrahimi à El Biar, sur les hauteurs d’Alger, entouré de deux de ses frères, dont Saïd, son conseiller spécial, et d’un jeune neveu. Le président, nous rapporte notre envoyée spéciale, est arrivé en fauteuil roulant poussé par ses proches, il ne peut vraisemblablement pas marcher. Il était vêtu d’un costume noir, a esquissé un sourire et salué la presse d’un signe de la main.

A la question : « Comment allez-vous Monsieur le président ? » Il a répondu d’une petite voix : « comme vous le voyez », sans faire plus de commentaires. Il est ensuite allé voter, suivi par seulement quelques journalistes accrédités. Puis il est ressorti dans une cohue indescriptible, assailli par des questions auxquelles il n’a pas répondu. Les youyous ont retenti dans la cour du centre de vote à son départ et quelques électeurs présents étaient visiblement émus de savoir qu’il avait pu se déplacer. « Vous le voyez, il va bien », a lancé une jeune femme. Et d’ajouter : « Et l’Algérie va très bien aussi ».

Ali Benflis a aussi voté et a à nouveau dénoncé la fraude

Ali Benflis est arrivé dans une petite école à Hydra, un quartier chic d’Alger, construite sur plusieurs étages. Il n’y avait pas grand monde, mais dans le bureau 68 où il est inscrit, plusieurs dizaines de journalistes l’attendaient. Il est venu accompagné de son staff, souriant, dans un costume gris avec une cravate bleue.

Après avoir voté il a fait une déclaration dans la cour de l’école. Il a du monter sur une chaise pour se faire entendre par les journalistes. Comme il l’a fait pendant la campagne, il a dénoncé la fraude avec cette phrase : « Si l’élection est libre, le pays sortira de la crise, s’il y a fraude, la crise s’aggravera ». Il a ensuite appelé les électeurs à se déplacer massivement dans les bureaux de vote. Il a ajouté : « Notre pays a un rendez-vous décisif avec son histoire ». Il y a eu des applaudissements, des youyous et des slogans « Benflis président ». Ali Benflis a prévu de passer la journée dans son QG. Lorsqu’il est parti, la cour de l’école s’est vidée. Dans le bureau de vote d’en face, les salles étaient vides. Dans l’une des salles de classe, seules 34 personnes avaient voté à 11h30 sur les 370 inscrites.Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures (7h TU) et fermeront à 20 heures heure locale et les premiers résultats sur la participation seront rapidement connus.

Ali Benflis a déployé 60 000 observateurs dans les différents bureaux de vote tout au long de la journée. Et si la fraude est trop importante, il a promis de la dénoncer. Son discours ce soir, vers 23 heures (heure locale) devrait permettre de savoir si les résultats de cette journée amèneront à un débat et à des discussions entre les proches d’Abdelaziz Bouteflika et les proches d’Ali Benflis. On sait que les relations entre les deux sont très tendues et on s’attend à un petit peu de contestations dès ce soir.

Source RFI


France: l’Algérie déconseillée à nos ressortissants

  • La tension semble monter en Algérie, à quelques jours de l’élection présidentielle de jeudi. A tel point que la France, via le site internet du ministère des Affaires étrangères, a déconseillé aujourd’hui à tous ses ressortissants de s’y rendre.

 

« En raison de la persistance d’un risque terroriste élevé dans la région, la plus grande prudence s’impose à tous nos ressortissants résidant en Algérie ou prévoyant de s’y rendre » peut-on y lire.

 

« Dans le contexte des troubles qui se poursuivent depuis plusieurs mois dans la ville et les environs de Ghardaïa, la plus grande prudence est de mise dans cette zone, où les déplacements sont déconseillés sauf raison impérative ». En clair, ce sont surtout le sud et l’est du pays qu’il est recommandé d’éviter par le Quai d’Orsay.

 

« Par ailleurs, et de façon générale, il est recommandé de se tenir à l’écart d’éventuels rassemblements ou manifestations, notamment dans le contexte actuel de l’élection présidentielle », poursuit le ministère, qui invite « tous les ressortissants français voyageant en Algérie » « à se signaler au Centre de crise du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international en s’inscrivant sur le site Ariane ».

 

Ces préconisations font suite à une menace terroriste contre laquelle l’Algérie s’efforce de lutter, et qui a conduit l’armée à tuer six islamistes dimanche.

Algérie/élections: tensions entre les candidats

  • Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, candidat à un 4e mandat, a accusé aujourd’hui son principal rival Ali Benflis d’avoir appelé à la violence pendant la campagne pour l’élection du 17 avril, selon un reportage retransmis par la télévision.

 

« Qu’un candidat vienne menacer les walis (préfets) et les autorités de faire attention à nos familles et à nos enfants en cas de fraude, cela veut dire quoi », a dit M. Bouteflika en recevant le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo. M. Benflis avait évoqué les risques de fraude à la prochaine élection.

Algérie: Bouteflika promet des réformes s’il gagne

Abdelaziz Bouteflika, qui brigue à 77 ans un quatrième mandat présidentiel, estime dans un communiqué diffusée samedi par l’agence de presse algérienne APS que sa santé fragile n’est pas un obstacle à sa réélection, et il promet des réformes constitutionnelles s’il l’emporte le 17 avril.

 

Le président sortant, qui a annoncé ce mois-ci sa candidature, s’est rarement exprimé en public depuis qu’il a été victime l’année dernière d’une attaque cérébrale. Ses détracteurs le disent dans l’incapacité d’assumer ses fonctions.

Algérie: il y aura dix candidats à la présidentielle d’avril

La période de dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle est close en Algérie. Il y a donc dix candidats. Offciellement, l’heure limite mardi soir pour faire acte de candidature était minuit, mais la soirée ne s’est pas déroulée comme prévu.

Les inscriptions devaient être closes à minuit hier, mardi, mais le dernier candidat à se présenter au Conseil constitutionnel, le controversé Rachid Nekkaz, a affirmé que le véhicule qui transportait ses formulaires de parrainage s’était perdu. Le Conseil constitutionnel lui a accordé une heure supplémentaire. Sans résultat.

A une heure du matin, il y avait donc dix candidats à la candidature à l’élection présidentielle prévue le 17 avril. Parmi eux, le président Abdelaziz Boutelfika, l’ex-chef de gouvernement Ali Benflis, l’ancien ministre du Trésor Ali Benouari, et la leader du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune.

Accusations de corruption

Les partis islamistes sont les grands absents de cette élection. Le MSP (Mouvement de la société pour la paix) et Ennahda ont appelé au boycott la semaine dernière.

L’autre donnée importante ce sont les accusations de fraude qui se multiplient. Plusieurs candidats se sont retirés dénonçant une corruption aux parrainages. Ali Benflis a relancé la polémique mardi en affirmant : « Si la justice était indépendante, il y aurait eu des plaintes contre X par milliers ». D’ici deux semaines, le Conseil constitutionnel doit valider les dossiers de candidature. La campagne électorale commencera le 23 mars.

Avec agences