Israël envisage de porter plainte contre trois pays du Maghreb

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va porter plainte contre des pays du Maghreb qui ont poussé les juifs à l’exil en 1948. Benjamin Netanyahu a fait part de son intention de porter plainte pour demander des réparations financières contre la Tunisie, l’Algérie, la Libye, l’Egypte et «les pays arabes, qui n’ont jamais accepté la déclaration de l’ONU sur la création d’un Etat juif (…)

Benjamin Netanyahu a fait part de son intention de porter plainte pour demander des réparations financières contre la Tunisie, l’Algérie, la Libye, l’Egypte et «les pays arabes, qui n’ont jamais accepté la déclaration de l’ONU sur la création d’un Etat juif, et obligé les juifs vivant sur leur territoire à quitter leurs maisons en laissant leur biens sur place ». rapporte le site Kapitalis.

Le Premier ministre israélien a souligné que l’objectif de cette plainte est de récupérer les biens et les richesses des «quelque 850.000 juifs qui vivaient dans ces pays, qui les avaient chassés par la force en 1948, pour rejoindre l’Etat d’Israël, alors nouvellement créé». rapporte Kapitalis.

Benjamin Netanyahu a précisé que plusieurs juifs ont été victimes de représailles, de massacres et de violences politiques. «Nous poursuivrons nos actions contre l’oubli et Israël fera tout pour récupérer les biens de ses citoyens», a-t-il dit.

Ce que M. Netanyahu omet, bien entendu, de préciser c’est que la Tunisie, jusqu’à 1956, était sous protectorat français et que, historiquement, beaucoup de juifs tunisiens sont partis en Israël de leur plein gré ou bien avec l’aide d’agences juives qui étaient chargées d’assurer leur «retour» (ou «alyah») en Israël: un Etat créé de toutes pièces et qu’il fallait repeupler de juifs « conclue Kapitalis.


Les technologies propres représentent un marché prometteur en règion MENA

La Banque mondiale estime à 154 milliards d’euros le marché des technologies propres dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient, dans un rapport sur le développement des technologies vertes.

World Investment Report : l’investissement étranger repart à la hausse en 2013, +12% pour les pays MED

La CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement) a publié son Rapport sur l’investissement dans le monde 2014 (World Investment Report – WIR 2014) fin juin 2014.

Après une année 2012 difficile, les investissements directs étrangers (IDE) rebondissent en 2013: les flux d’IDE ont enregistré une hausse de 9% par rapport à 2012, s’établissant à 1,45 trillions de dollars. La CNUCED estime que cette tendance haussière se poursuivra, et prédit 1,6 trillions de dollars en 2014, 1,7 trillions de dollars en 2015 et 1,8 trillions de dollars en 2017.

Les pays en développement sont aux avant-postes en 2013. En effet, ils ont absorbé 54% du flux mondial d’IDE, soit 778 milliards de dollars, reléguant ainsi les pays développés au second plan avec 39% de flux d’IDE (566 milliards de dollars).

La CNUCED salue une bonne nouvelle pour les pays les moins avancés (PMA) : les industries extractives intéressent moins les investisseurs et ne représentent plus que 11% des flux investis en 2013, tandis qu’une part croissante des IDE dans les PMA porte désormais sur le secteur manufacturier et en particulier sur les biens de consommation.

Par ailleurs, le rapport souligne qu’en 2013, 59 pays ont adopté 87 mesures politiques en faveur de l’investissement étranger (facilitation ou de libéralisation des investissements).

Une hausse globale des flux d’IDE en Méditerranée

Les flux d’IDE ont globalement augmenté en Méditerranée en 2013 dans les onze pays méditerranéens, avec un total de 40,3 milliards de dollars (Md $) contre 38,3 Md $ en 2012. Cette hausse (+12%) s’explique essentiellement par le retour des investisseurs en Egypte.

Afrique du Nord

Les flux d’IDE, qui ont augmenté de 4% en Afrique, progressent de 27% pour les pays MED nord africains. L’Egypte se positionne en leader avec 5,6 Md $ en 2013, renouant avec un niveau d’investissement proche de celui d’avant révolution (6,4 Md $ en 2010), suivie par le Maroc (3,36 Md $), un chiffre record, en hausse de 18% par rapport à 2012. L’Algérie attire 1,6 Md $, un score en hausse par rapport à 2012 (+14%) mais toujours nettement inférieur à ceux enregistrés de 2008 à 2011. La Tunisie peine en revanche à restaurer la confiance des investisseurs et n’enregistre que 1,09 Md $: un peu moins qu’en 2011, accusant une baisse de 43% par rapport à 2012. Bonne nouvelle, la Libye attire 702 millions de dollars, après deux années d’absence des investisseurs étrangers.

Moyen-Orient

Côté Moyen-Orient, la tendance est mitigée. Israël, la Turquie et la Jordanie enregistrent des hausses des IDE par rapport à 2012, avec des totaux respectifs de 11,8 milliards de dollars, 12,8 milliards de dollars et 1,7 milliards de dollars, en 2013. En revanche, le Liban et la Palestine connaissent une baisse du flux d’IDE (2,8 milliards et 170 millions de dollars respectivement). La situation en Syrie paralyse l’économie et prive à nouveau le pays d’investissements étrangers en 2013.

Evolution des flux d’IDE par pays MED depuis 2008 (en millions d’USD). Source: WIR 2014

 

Flux d’IDE 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Algérie 2 593 2 746 2 264 2 571 1 484 1 691
Egypte 9 495 6 712 6 386 -483 2 798 5 553
Israël 10 875 4 607 5 510 11 081 10 414 11 804
Jordanie 2 826 2 413 1 651 1 474 1 403 1 798
Liban 4 333 4 804 4 280 3 485 3 787 2 833
Libye 3 180 3 310 1 909 0 0 702
Maroc 2 487 1 952 1 574 2 568 2 836 3 358
Palestine 52 301 180 214 244 177
Syrie 1 467 2 570 1 469 0 0 0
Tunisie 2 759 1 688 1 513 1 148 1 918 1 096
Turquie 19 760 8 663 9 036 16 047 12 419 12 866

 

Un plan d’action pour atteindre les « objectifs de développement durable »

Exposée à de nouveaux défis économiques, sociaux et environnementaux, la communauté internationale, sous l’égide des Nations Unies, cherche à définir un ensemble d’objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2015-2030. Succédant aux « objectifs du millénaire », les ODD visent la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation, l’adaptation au changement climatique, et une série d’autres objectifs dans les domaines économique, sociaux et environnementaux.

La CNUCED propose dans son rapport un cadre stratégique destiné à stimuler les investissements privés contribuant aux objectifs de développement durable, afin de répondre aux défis suivants :

– orienter et galvaniser l’action pour l’investissement privé

– mobiliser des fonds d’investissements pour répondre aux besoins des pays en développement

– canaliser les investissements vers les objectifs de développement durable (Infrastructures de base, sécurité alimentaire, l’adaptation au changement climatique, santé et éducation, etc.)

– amplifier l’impact de l’investissement privé tout en réduisant les risques potentiels

Cliquez ici pour télécharger le rapport complet (en anglais) et lire les communiqués de presse en français.


L’Egypte, alliée à Israël, annonce la destruction de 13 tunnels vers Gaza

L’armée égyptienne a annoncé dimanche avoir détruit 13 tunnels reliant la péninsule du Sinaï à la bande de Gaza, en proie à une offensive militaire israélienne depuis près de trois semaines.

L’armée égyptienne a lancé il y a un an une opération militaire dans la péninsule, intensifiant la destruction des tunnels de contrebande qui relient le Sinaï à l’enclave palestinienne, qu’Israël et l’Egypte suspectent de servir au passage d’armes et d’islamistes. Plus d’un millier de ces tunnels ont déjà été détruits ces dernières années.

La résistance palestinienne liée au Hamas les utiliserait pour apporter du combustible, des armes, des vivres, des médicaments et de l’argent dans la bande de Gaza, sous blocus  illégal israélien depuis 2006 et en proie à une agression militaire israélienne depuis le 8 juillet, qui vise notamment à détruire toutes les infrastructures du pays dont les hôpitaux.

Plus de 1.000 Palestiniens ont perdu la vie dans ce conflit. Les liens entre Le Caire et le Hamas se sont largement dégradés depuis que le renversement par l’armée en juillet 2013 du président égyptien Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans dont est issu le mouvement palestinien. L’Egypte accuse le Hamas de prêter la main aux attentats qui se sont multipliés en Egypte depuis le coup de force des militaires entretenus grassement depuis des années par les Américains, ce que la formation palestinienne nie catégoriquement.


BERD et OME signent un accord sur l’énergie en Méditerranée

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Observatoire Méditerranéen de l’Énergie ont signé un mémorandum d’accord afin de renforcer l’investissement énergétique dans la région méditerranéenne.

Plus en détail, l’alliance entre les deux organismes devrait permettre de mieux « soutenir les marchés énergétiques efficaces et la sécurité énergétique, réduire les inefficacités causées par les subventions aux combustibles fossiles et renforcer le développement durable des ressources en hydrocarbures la région méditerranéenne », souligne la BERD dans un communiqué.

Lire l’article sur Econostrum

Algérie: la visite du chef de la diplomatie égyptienne provoque une tension politique

Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Nabil Fahmi a terminé une visite de deux jours en Algérie. La situation politique de l’Egypte depuis la chute de Moubarak préoccupe beaucoup la population algérienne. Et la visite du ministre s’est transformée en crise politique interne.

Le ministre des Affaires étrangères égyptien était venu pour parler de questions internationales : la Syrie, la Palestine et la réforme de la Ligue arabe. Mais Nabil Fahmi a vite compris que la situation politique de son pays faisait polémique.

En Algérie, on accepte mal le fait que les Frères musulmans soient désignés comme terroristes. Une situation similaire aux années 90 : « Il est normal que la situation égyptienne ait un retentissement ici, sans pour autant que l’Algérie se mêle de notre situation. Et c’est ce que nous attendons de nos amis algériens. Tout comme à l’époque nous nous préoccupions de ce qui se passait en Algérie, sans pour autant, nous en mêler », déclare Nabil Fahmi.

Appel à la mobilisation

La veille de l’arrivée du ministre, les partis islamistes algériens avaient lancé un appel à la mobilisation, pour s’opposer à un gouvernement qu’ils considèrent comme illégitime. Mais face aux critiques, le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramdane Lamara, est intraitable : « L’Algérie reconnaît les Etats, pas les gouvernements ni les régimes. Les relations de l’Algérie continuent donc avec les Etats quelque soient les problèmes internes du pays ».

Et en réponse à un journaliste, le ministre a lancé : « C’est le Président qui dirige la politique extérieure du pays, pas les partis ».

ANIMA-MIPO : les pays émergents investissent la Méditerranée

D’après le bilan 2012 de l’observatoire des investissements et partenariats en Méditerranée ANIMA-MIPO, les investissements directs étrangers (IDE) et les partenariats internationaux vers les pays MED (les 9 partenaires du sud, plus la Libye et la Turquie) repartent à la hausse en 2012. En effet, après deux années particulièrement difficiles pour une Méditerranée prise en étau entre ses crises politiques et les crises économiques mondiales, 2012 se révèle être une excellente année pour la région en termes d’attraction des IDE – la 4ème meilleure année de la dernière décennie.


La capacité de résilience des pays se confirme : avec 37 milliards d’euros d’IDE annoncés en 2012 (soit une croissance de 36 % par rapport à 2011), les pays MED renouent avec les niveaux atteints avant 2008 et la crise financière. Le nombre de projets diminue en revanche légèrement, à 645 (-10% par rapport à 2010) -ce qui suggère le lancement de projets plus importants en moyenne que les années précédentes. Ces chiffres, relativement bons si l’on considère le contexte politique et économique exceptionnel, sont cependant à relativiser. En effet, la part de marché de la région MED par rapport au reste du monde en matière d’IDE continue en réalité à diminuer, et serait passée selon la CNUCED, de 3,3% en 2008 à 2,6% en 2012.
Tous les pays, à l’exception de la Syrie, enregistrent des résultats en hausse par rapport à 2011, notamment grâce à quelques spectaculaires transactions annoncées en Algérie, en Egypte et en Turquie. Israël et la Turquie continuent d’affirmer leur leadership : ces deux pays pèsent en réalité pour la moitié des montants d’IDE de la région et près de 43% des projets annoncés. Avec près de 9 Md€ annoncés, le Maghreb flirte avec ses plus hauts niveaux historiques, en particulier grâce aux bons chiffres de l’Algérie, qui compte pour plus de la moitié des annonces de la région. Le Machrek regagne également du terrain, avec des intentions d’investissement équivalentes en montant à celles du Maghreb : cette région encore tourmentée est principalement tirée par l’Egypte, qui enregistre des intentions d’investissement en hausse, et ceci notamment grâce à la reprise des grands projets initiés par le Golfe.
2012 marque également le retour sur le devant de la scène des investissements « traditionnels » à la Méditerranée avec une préférence marquée des investisseurs pour les valeurs sûres que sont depuis 2003 l’énergie, la banque, les télécommunications et le BTP. Ces quatre secteurs en effet totalisent à eux quatre deux tiers des montants d’IDE annoncés.
Les transitions semblent en revanche avoir conduit à une redistribution des sources d’investissement. Depuis les printemps arabes, les entreprises européennes (investisseurs historiques dans la région) s’avèrent en effet battre en retraite, au profit de celles des pays émergents qui s’intéressent chaque jour davantage au potentiel de la région. En deux ans, les Européens sont ainsi passés de 45% à 26% des montants investis dans la région, cédant leur leadership aux BRIC (Russie, Inde et Chine principalement) qui deviennent en 2012 les premiers investisseurs du sud de la Méditerranée (10,7 milliards d’euros soit 28% des investissements annoncés). Le Golfe amorce quant à lui un retour remarqué (les investisseurs du Golfe sont au coude à coude avec l’Europe avec plus de 9 milliards d’euros investis), avec une reprise spectaculaire des grands projets immobiliers et bancaires, mis en suspens depuis 2008, et une volonté affichée de soutenir les nouveaux gouvernements en place.
Au moment où les entreprises européennes cherchent un second souffle, et alors que le continent africain est appelé à devenir le futur relais de croissance du monde, cette retraite européenne ne serait-elle pas une erreur stratégique ? Car finalement, les avantages comparatifs du sud de la Méditerranée, qui prévalaient avant les changements politiques, sont toujours d’actualité dans une Méditerranée encore en quête d’un nouveau modèle de développement économique.

 

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FORUM INTERNATIONAL DES AGENCES DE PROMOTION ET DE DEVELOPPEMENT TERRITORIAL : 20-23 novembre 2013, Oujda, Maroc

Thème : « Promotion économique et sociale des territoires et  développement des investissements »

L’Agence de l’Oriental – agence de développement de la région orientale du Royaume du Maroc – et ANIMA Investment Network organisent un Forum International des agences euro-méditerranéennes de promotion et de développement territorial. Le Forum est organisé à l’occasion du dixième anniversaire de l’Initiative Royale de Développement de l’Oriental, lancée à Oujda en 2003.

Au cœur de la Région de l’Oriental, cette rencontre aura lieu à Oujda du 20 au 23 novembre 2013 et sera consacrée au thème : «Promotion économique et sociale des territoires et développement des investissements».

CONTEXTE

Lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors d’un discours royal à Oujda le 18 mars 2003, l’Initiative de Développement de l’Oriental a enclenché une véritable dynamique de développement. Une nouvelle vision du développement régional, la réalisation de grands projets et de programmes publics et privés de développement, la mobilisation des forces vives de la région ont permis de désenclaver la région, de l’ouvrir sur son environnement euro-méditerranéen et de l’intégrer dans le tissu économique national.

 

Au Nord comme au Sud, les territoires sont entrés eux aussi dans la course à la compétitivité, dans un environnement global et extrêmement concurrentiel et alors qu’ils subissent de nombreuses mutations. Marketing territorial, accroissement de l’attractivité et promotion des investissements sont primordiaux pour faire face aux défis auxquels ils sont confrontés.

 

Ces thèmes seront au cœur des débats du Forum. Des expériences des régions, agences de développement, acteurs institutionnels, chefs d’entreprises et autres acteurs et décideurs territoriaux de pays du nord et du sud de la Méditerranée permettront des points de vue croisés et des débats sur la diversité des défis, des moyens et des approches dans la promotion des territoires et des investissements.

 

PARTICIPANTS ET CONTENU

Sont attendus au côté de nombreux décideurs marocains des représentants d’agences et organismes d’Algérie, Belgique, Catalogne, Egypte, France, Grèce, Italie, Jordanie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Tunisie, Turquie, ainsi que des membres d’organisations et de réseaux internationaux.

Des panels en sessions plénières traiteront des stratégies régionales, des stratégies sectorielles, des grands projets mobilisateurs pour le développement, ainsi que du rôle des diasporas et des réseaux. Elles seront complétées par des visites de terrain, permettant aux participants de découvrir quelques-uns des projets mis en œuvre dans la région de l’Oriental depuis le lancement de l’Initiative Royale.

 

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Communiqué

L’Egypte ferme le poste frontière de Saloum avec la Libye

Les autorités égyptiennes ont décidé de fermer le terminal frontalier de Saloum avec la Libye, après l’enlèvement d’une centaine de chauffeurs égyptiens par un groupe armé libyen. Le groupe s’est saisi des camions et minibus égyptiens et a enfermé les chauffeurs dans un camp situé aux environs de Tripoli.

L’affaire risque de tendre les relations égypto-libyennes, qui ne sont déjà pas au beau fixe. Des médias du Caire vont même jusqu’à réclamer une opération armée égyptienne pour libérer les otages.

Depuis le renversement du colonel Kadhafi, la frontière de plus de mille kilomètres de long entre les deux pays est devenue une véritable passoire, du fait du chaos régnant en Libye.

Des tonnes d’armes venant en contrebande de Libye ont été saisies par les autorités égyptiennes, mais des dizaines d’autres sont passées. Cela va du fusil d’assaut belge FN aux missiles de 20 kilomètres de portée, en passant par les bazookas et les explosifs.

Côté libyen, on arrête sporadiquement des centaines d’Egyptiens entrés illicitement. Du temps du colonel Kadhafi, les Egyptiens n’avaient pas besoin de visas d’entrée. Et en ces temps de chômage en Egypte, la Libye est la destination la plus facile pour les demandeurs d’emploi égyptiens.

On estime a près d’un million les Egyptiens résidant légalement ou illégalement en Libye. Des Egyptiens qui subissent de plus en plus des réactions xénophobes de la part de Libyens, eux-mêmes confrontés à la crise.

Maroc: 10.000 manifestants contre la répression en Egypte

  • Plus de 10.000 personnes ont manifesté aujourd’hui au Maroc, à l’appel d’organisations islamistes, pour dénoncer la « répression de l’armée » égyptienne, appelant à « l’expulsion » de l’ambassadeur d’Egypte à Rabat.

 

La foule imposante, composée majoritairement d’hommes mais aussi de familles venues de tout le Royaume, a marché dans le calme pendant près de deux heures, dans le centre de la capitale.

Beaucoup brandissaient des pancartes fustigeant l’action de l’armée égyptienne, ainsi que des photos de corps alignés dans des morgues improvisées au Caire. « Morsi, Morsi! Allah akbar! », « nous demandons l’expulsion de l’ambassadeur d’Egypte au Maroc », ont notamment scandé les manifestants, sous l’oeil des forces de l’ordre, qui ne sont pas intervenues.

 

L’appel à une manifestation nationale avait été principalement lancé par la mouvance islamiste Justice et Bienfaisance (« Al Adl wal Ihsane »). Interdite mais tolérée au Maroc, cette formation, qui ne reconnaît pas au Roi le statut de commandeur des croyants, prône l’instauration par la non violence d’un Etat islamique. Dans la foule figuraient également des députés et sympathisants du Parti justice et développement (PJD), formation islamiste qualifiée de modérée qui dirige le gouvernement depuis début 2012.