L’Egypte prolonge l’état d’urgence pour trois mois

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prolongé de trois mois l’état d’urgence, initialement instauré en avril après un double attentat contre des églises, selon un décret publié  au Journal Officiel.

Cet état d’urgence renouvelé prendra effet à partir du 10 juillet.

Le Parlement avait approuvé l’état d’urgence en avril après un double attentat contre des églises de Tanta et d’Alexandrie, au nord de la capitale, qui avait fait 45 morts. Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui avait revendiqué ces attaques, a multiplié les menaces contre la minorité chrétienne égyptienne copte.

L’organisation terroriste a également revendiqué un attentat à la bombe dans une église du Caire en décembre, qui avait tué 29 personnes.

L’état d’urgence, comme en France, élargit les pouvoirs policiers en matière d’arrestation et de surveillance.

Il avait été observé pendant trois décennies sous le président Hosni Moubarak. Son abrogation était l’une des principales demandes durant la révolte de 2011 qui a mis fin à sa présidence.

L’état d’urgence est déjà appliqué depuis quelques années dans une partie du nord du Sinaï, où l’EI est très actif.

 

Après l’Egypte, Pékin met les « ONG » étrangères sous surveillance

C’est une nouvelle étape de la préservation de l’Empire du Milieu défendue par le président Xi Jinping. Les organisations non gouvernementales étrangères travaillant en Chine dans l’humanitaire, l’environnement, la recherche académique ou bien les chambres de commerce, seront placées sous le contrôle direct de la police, selon une nouvelle loi adoptée par la chambre d’enregistrement du gouvernement, jeudi. À partir de l’an prochain, ces ONG devront obtenir l’agrément des services de sécurité. Elles seront sous la menace d’une fermeture, si elles «portent atteinte aux intérêts nationaux», ou «menacent les intérêts de la société». Des critères définis par le Parti.

Les ONG sont souvent des agences d’influence, d’agitation ou de renseignement

La Maison-Blanche a fait part de sa «profonde inquiétude», appelant Pékin à respecter les «droits et libertés». «Cette loi va entraver les contacts entre les peuples, les échanges universitaires et les activités commerciales, qui sont tous des éléments cruciaux de notre relation bilatérale», avait souligné Hans-Dietmar Schweisgut, l’ambassadeur de l’UE en Chine, dans une lettre qui lui valu un éditorial au vitriol du quotidien nationaliste Global Times.

Les milliers d’ONG étrangères – souvent des agences d’influence, d’agitation ou de renseignement – devront communiquer leur programme annuel de travail et leurs informations financières. Elles ne pourront recruter de «membres» chinois, sauf autorisation spéciale. La collecte de fonds leur sera également interdite. Cette loi vise à «bâillonner» la société civile, selon Amnesty International.

La méfiance justifiée de Xi Jinping

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans la grande reprise en main idéologique pilotée par Xi Jinping. Lors de son arrivée au pouvoir, un document confidentiel distribué aux hauts cadres ciblait les «forces hostiles» de «l’Occident», accusées de comploter contre la mainmise du Parti sur la société. En 2013, ce «Document 9» mettait en garde contre le danger de valeurs, telles que la «société civile», la «démocratie constitutionnelle» ou la «liberté de la presse». À l’époque, les Printemps arabes manipulés par de nombreuses ONG occidentales, notamment américaines, avaient alerté le régime. A l’époque, l’Egypte avait expulsé certaines ONG et leurs dirigeants spécialisés dans l’agitation aussi bien sur Internet que dans les rues…

«Les dirigeants actuels sont beaucoup plus actifs que par le passé pour définir les règles et les limites. Il est clair que cette loi a été mise en place pour des objectifs de sécurité», estime Jia Xijin, professeur à l’Université Tsinghua, à Pékin. Elle complète une loi sur la sécurité nationale adoptée l’an dernier, offrant les armes juridiques permettant d’arrêter certains agitateurs étrangers, selon la notion «d’État de droit» à la chinoise cher au Président.

Sous la pression internationale (lire occidentale), Pékin a légèrement adouci son texte en autorisant les ONG à travailler temporairement dans le pays en partenariat avec des organisations locales. Une concession dénoncée comme en trompe l’œil, puisque les organisations chinoises opèrent sous le contrôle étroit des autorités. «Le défi le plus urgent pour les ONG est désormais de décider si elles veulent rester en Chine», juge Jia Xijin.

Elles sont les «bienvenues», a expliqué un porte-parole de l’Assemblée nationale populaire, à condition de «respecter les lois chinoises»…ce que ne supportent pas les néo-colonialistes et autres tenants de la pensée unique.


Ipsos lance AFRICAP, son bureau dédié à l’Afrique sub-saharienne et au Maghreb

Pour mieux accompagner ses clients dans leur croissance sur des marchés africains en transformation rapide, Ipsos lance Africap. Ce bureau parisien dédié à l’Afrique sub-saharienne et au Maghreb travaillera en collaboration avec le réseau Ipsos déployé sur le continent africain. Pour s’engager et réussir sur ces marchés fragmentés, de plus en plus concurrentiels et qui évoluent rapidement, les entreprises ont besoin de données robustes et d’éclairages pertinents pour agir et se démarquer.

Africap, une nouvelle initiative pour mieux accompagner les entreprises désireuses de se développer sur le continent africain

Présent depuis plus de 20 ans en Afrique avec près d’un millier de collaborateurs, Ipsos annonce l’ouverture d’Africap, son bureau dédié à l’Afrique sub-saharienne et au Maghreb. Avec une équipe d’experts des marchés et des consommateurs africains, Africap accompagnera les entreprises désireuses de se développer sur le continent en leur apportant les informations pertinentes, fiables et actionnables dont ils ont besoin.

Basée à Paris au siège du groupe, l’équipe d’Africap travaille en étroite collaboration avec le réseau Ipsos présent dans une vingtaine de pays africains (*) pour apporter à ses clients les meilleures ressources opérationnelles et expertes, tant en Afrique qu’en France.

 

L’Afrique : des marchés fragmentés qui se transforment rapidement

Urbanisation accélérée, population jeune et en forte croissance, diffusion rapide des technologies numériques, émergence d’une classe moyenne… l’Afrique semble un terrain propice et un marché prometteur pour les entreprises.

Mais, comme le rappelle Florence de Bigault, Directrice d’Ipsos Africap, « investir sur le continent africain signifie faire face à des circuits commerciaux multiples, à des consommateurs aux revenus moyens encore faibles et à une grande diversité d’habitudes et de comportements ». Parmi ces freins qui compliquent le décryptage des marchés, Florence de-Bigault en identifie particulièrement quatre : la rapide transformation des modes de vies des consommateurs, la fragmentation des marchés, le manque de données fiables sur lesquelles s’appuyer, et enfin les spécificités locales demandant une adaptation importante.

« Pour nos clients, la création d’Ipsos Africap doit faciliter les études en Afrique par un meilleur accompagnement ainsi que la garantie des standards Ipsos. L’une des missions du bureau sera d’apporter aux décideurs davantage de clés pour comprendre les consommateurs et les citoyens africains » déclare Florence de Bigault.

Des études sur-mesure et adaptées

Pour mieux décrypter les habitudes de consommation des habitants sur les différents marchés, leurs spécificités et leurs demandes, Ipsos Africap lance le premier African Trend Observer, un outil de décryptage des valeurs, tendances et signaux faibles des nouvelles classes moyennes africaines ainsi qu’Africap table sur une étude d’envergure pour mesurer et comprendre les changements de comportements alimentaires des ménages urbains en Afrique.

 

(*) Ipsos est présent dans les principaux pays africains: Afrique du Sud, Algérie, Angola, Cameroun, Cote d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Kenya, Maroc, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Tunisie, Zambie. Ouverture prochaine en Ethiopie.


14 entreprises libanaises et tunisiennes s’engagent dans le 1er label méditerranéen EDILE pour l’investissement inclusif

Le 4 novembre 2015, ANIMA Investment Network et l’OCEMO ont organisé la première édition des trophées EDILE, qui a récompensé les entreprises euro-méditerranéennes ayant le plus contribué au développement de leurs villes et territoires. Cet événement était également l’occasion d’annoncer le lancement officiel du label EDILE, premier label destiné à évaluer les retombées locales des entreprises à l’échelle méditerranéenne.

 

La soirée animée par Paul Molga, journaliste des Echos, a été rythmée par ces deux temps forts.

 

En ouverture, Bernard Morel, Vice-Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a souligné l’importance du développement inclusif sur les deux rives de la Méditerranée. De son côté  Khalil Laabidi, Président d’ANIMA Investment Network et Vice-Président de l’OCEMO, a manifesté son soutien au label EDILE et encouragé les partenaires et acteurs à s’investir davantage. « La question n’est pas de savoir si les investissements contribuent au développement économique local, mais comment ils peuvent y contribuer davantage » a rappelé Emmanuel Noutary, Délégué Général d’ANIMA.

 

Ce nouveau label vise à promouvoir une nouvelle dynamique dans les territoires euro-méditerranéens avec la remise des premières chartes d’engagement aux 14 entreprises présentes. Une charte qui vise à encourager via le label les projets d’investissement ayant un impact positif sur leur territoire d’implantation en matière économique (bonnes pratiques et contribution à l’économie locale), sociale (respect et valorisation des salariés), environnementale, (prise en compte du facteur écologique) et communautaire (création de valeur au niveau local).

 

Cet événement a également été l’occasion de valoriser les efforts des entreprises les plus impliquées dans l’initiative avec la 1ère édition des trophées de l’investissement inclusif. Six entrepreneurs, trois tunisiens et trois libanais, se sont vus remettre un trophée par des représentants de la CDC, la BEI, l’UpM, l’AFD et l’OCEMO.

 

Henry Marty-Gauquié, Représentant de la Banque Européenne d’Investissement en France a décerné le trophée de l’impact économique à la société tunisienne Biome Solar Energie représentée par Ahmed Ernez. Cette entreprise spécialisée dans le domaine de l’énergie renouvelable est devenue leader sur le marché local en proposant des solutions de chauffe-eau solaires. Pour sa gamme de produit, BSI a remporté la certification du SMQ ISO 9001, le certificat « solar keymark » (SKM) et est actuellement en cours de mise en place d’autres normes ISO afin d’adhérer au Pacte Mondial des Nations Unies.

 

Elisabeth Viola, Directrice régionale à la direction régionale PACA de la Caisse des Dépôts et Consignations  a remis le trophée de l’impact social à la Centrale Laitière de Sidi Bouzid de Tunisie. Ce projet d’investissement concerne une unité de production du lait et de produits dérivés, qui se distingue par le recrutement et la formation de jeunes inexpérimentés de cette région symbolique des enjeux sociaux en Tunisie.

 

Dominique Rojat, Chef de projets à la division environnement et équipement de l’Agence Française de Développement  a été choisi pour remettre le trophée de l’impact environnemental à Bassam Baassiri de la société Green Eco Tech. Située au Liban, l’usine propose le traitement des déchets terrestres par pyrolyse, une solution qui permet d’éviter l’incinération et l’enfouissement. De plus, l’entreprise offre des sources d’énergies alternatives et durables permettant d’approvisionner les besoins de la communauté.

 

Wilco PM représenté par William Boutros s’est vu décerné le trophée de l’impact communauté par Guy Fleuret, Directeur Infrastructures et Développement Urbain à l’Union pour la Méditerranée. Cet abattoir de volailles a investi plus de 20 millions de dollars dans la construction d’un nouvel abattoir avec des installations plus respectueuses des retombées locales et environnementales. De plus, en coordination avec la municipalité locale, la société a créé des infrastructures de traitement des eaux, d’électricité et de relais téléphoniques bénéfiques pour la communauté.

 

Le dernier prix d’excellence récompensant une entreprise publique et décerné par Philippe de Fontaine Vive, Co-Président de l’OCEMO, a été remis à deux projets.

Le projet tunisien Veder (Valorisation Energétique des Résidus) représenté par Lamia Sayahi, du Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET). L’usine fournit une production décentralisée d’électricité à partir de ressources renouvelables, avec un objectif d’exemplarité et de duplication dans d’autres exploitations agricoles publiques.

La Réserve naturelle du Shouf au Liban, représentée par Charles Noujaim, a été choisie pour son développement d’un écotourisme de qualité. Chaque année, un budget d’un million de dollars est consacré à soutenir le développement d’activités socioéconomiques dans cette réserve naturelle classée par l’UNESCO (écotourisme, artisanat local, développement des énergies renouvelables, etc.).

 

L’initiative EDILE entame désormais une étape essentielle pour l’établissement et la consolidation de son label au niveau national au Liban en Tunisie. Des consultations sont en cours avec diverses institutions bancaires, administrations publiques, organisations de développement économique, afin de constituer la « communauté EDILE » dans chaque pays. La mobilisation de bailleurs internationaux, notamment Agence Française de Développement, Banque Européenne d’Investissement, Caisse des Dépôts et Consignations et Union pour la Méditerranée, devraient permettre à EDILE de s’étendre en 2016 à 4 nouveaux pays : Algérie, Egypte, Maroc et Palestine.

Communiqué


Les USA autorisent la France à vendre les deux Mistral à l’Égypte

Les deux navires de guerre français Mistral promis à l’Égypte seront vendus pour un montant d’environ 950 millions d’euros, a indiqué l’entourage du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La livraison de ces deux navires serait prévue début mars. Leur vente au Caire avait été annoncée plus tôt dans la journée par la présidence française.

« Quatre mois de formation en France d’environ 400 marins égyptiens sont prévus dans le contrat et au printemps prochain des exercices conjoints seront organisés entre les marines française et égyptienne », a ajouté cette source proche du ministre, sous couvert de l’anonymat. La même source « n’a pas caché sa satisfaction d’être parvenu à régler en moins de six semaines l’affaire des BPC russes » alors que Washington se seraient engagés depuis longtemps  à trouver un nouvel acquéreur afin de dédommager Paris.

Le président François Hollande a par ailleurs assuré mercredi à Bruxelles que la France livrera les deux navires de guerre Mistral à l’Égypte « sans rien perdre financièrement ». « Hier (mardi), j’ai arrêté avec le président égyptien Sissi et les modalités et le prix de la vente » des deux Mistral dont la vente à Moscou avait été stoppée sous pression américaine.

Washington aurait demandé à l’Arabie saoudite de participer financièrement

C’est le 6 août, à bord d’un navire égyptien sur le canal de Suez lors des cérémonies d’inauguration du tronçon élargi du canal, que les présidents français, François Hollande, et égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ont pour la première fois évoqué l’achat des Mistral par Le Caire. « Au lendemain de l’annonce de notre accord avec les Russes sur la non-livraison de ces navires, le président al-Sissi a fait connaître son vif intérêt pour le rachat de ces bateaux, ensuite les choses ont été menées rapidement », a précisé cette source.

Une première délégation française s’est rendue en Égypte fin août, puis le numéro deux de la marine égyptienne est venu en France, à Paris et à Saint-Nazaire, dès le 8 septembre. Les « paramètres de l’accord » ont été fixés le 19 septembre et, le 22, les deux Présidents se téléphonaient pour finaliser la décision d’achat. D’autres pays avaient fait part de leur intérêt pour l’achat des deux BPC, mais « avec moins de vigueur » que Le Caire. Interrogée sur une éventuelle participation de l’Arabie saoudite au financement des deux bateaux, la même source a refusé de confirmer, assurant « n’avoir parlé dans cette affaire qu’avec une seule partie, l’Égypte ».


SAHARA : Salon international de l’agriculture pour l’Afrique et le Moyen Orient

Lieu :

Le Caire,  Égypte

Date :

Du 7/09/2015 au 10/09/2015

Type d’événement :

Rencontre d’affaires /Salon / Foire

 

Description :

 

Pour sa 28ème édition, SAHARA mettra l’accent sur la découverte des derniers produits, tendances, idées et innovations du secteur de l’agriculture.
Cet événement est organisé du 7 au 10 septembre 2015 au Cairo International Conference Center (CICC) au Caire, en Egypte.
Pour plus d’information : www.saharaexpo.com

 

Maroc : future base industrielle stratégique de PSA

Le constructeur automobile français vient d’annoncer l’implantation prochaine de sa première usine au Maroc. Installé au nord-est de Rabat, le site assemblera 90 000 véhicules dès 2019, et atteindra une production de 200 000 unités à l’horizon 2023. L’usine servira les marchés marocain, d’Afrique du Nord (Tunisie, Egypte) et du Moyen-Orient. Cette zone constitue le troisième débouché du constructeur français derrière l’Europe et la Chine. Le groupe compte y vendre 200 000 voitures en 2015, et vise 1 million en 2025. Cette base industrielle sera très compétitive : outre les exonérations fiscales de la zone franche, l’usine s’appuiera sur une main-d’œuvre locale bon marché et bien formée. La production sur place des moteurs et le recours aux fournisseurs locaux doivent permettre de limiter au maximum les importations.


Marine Le Pen : entretiens fructueux avec le Grand Imam d’Al-Azhar

  • La présidente du FN Marine Le Pen a évoqué aujourd’hui de « nombreuses convergences de vue » avec le Grand Imam d’Al-Azhar lors d’un déplacement en Egypte entamé hier. Le cheikh d’Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institutions de l’islam sunnite basée en Egypte, avait indiqué de son côté qu’il avait fait part à la présidente du parti de ses « sérieuses réserves » concernant ses « positions hostiles à l’islam », en la recevant. Mohammet Al-Tayeb a jugé que « ses opinions devaient être revues et corrigées ».

 

Interrogé hier soir, le FN n’avait souhaité faire aucun commentaire ni même confirmer ce déplacement en Egypte. En revanche, dans un long communiqué publié aujourd’hui, Marine Le Pen détaille longuement sa vision de cette visite. « Les convergences de vue entre la présidente du Front national et la plus Haute Autorité sunnite du monde arabe sont multiples », explique Marine Le Pen ce jour.

Elle cite successivement : « l’importance vitale des 10 millions de chrétiens coptes, descendants directs de l’Egypte des pharaons, et qui paient un lourd tribut à l’intolérance islamiste; le rôle d’équilibre que doivent jouer la France et l’Egypte dans les conflits du monde arabe (conflit israélo-palestinien, conflit entre chiites et sunnites…); le rôle stabilisateur que l’Egypte peut avoir en Libye face à la double menace de l’émiettement étatique et du radicalisme islamiste; l’importance de dissuader les populations d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient d’abandonner la terre de leurs ancêtres pour un avenir sans débouché en Europe ».

Désinformation médiatique

La présidente du FN et le Grand Imam d’Al Azhar ont « exploré ensemble les voies possibles d’une future coopération contre les salafismes et tous les courants radicaux de l’islam », a-t-elle aussi expliqué. « L’entretien de plus d’une heure a aussi permis au Grand Imam de découvrir le véritable projet politique de Marine le Pen et contribuera à gommer les effets malheureux de la désinformation médiatique dans l’esprit de nombreux musulmans du monde », assure-t-elle encore.

 

La présidente du parti frontiste a par ailleurs a été reçue par le pape copte Théodore II, « auquel elle a fait part à la fois de son émotion à pouvoir saluer le successeur direct de Saint-Marc sur le trône d’Alexandrie et de sa très vive inquiétude pour les chrétiens d’Egypte, de Syrie et d’Irak ».

Pour de nouvelles politiques en faveur de l’investissement des Diaspora en Méditerranée

A la suite de la réunion de haut niveau de Marseille en juin 2014 avec l’appui du projet MedGénération, du Conseil Régional PACA et en partenariat avec l’Assemblée Parlementaire de Méditerranée, ANIMA et ACIM relaient les six recommandations formulées lors de la réunion pour mieux valoriser les talents expatriés et les impliquer dans le développement économique des pays de la Méditerranée.

Synthèse publique


Le film révisionniste « Exodus » banni des cinémas en Egypte et au Maroc

L’Egypte a interdit la diffusion du film « Exodus : Gods and Kings » car la fresque biblique sur l’exode hors d’Egypte des Hébreux, emmenés par Moïse, « falsifie » l’Histoire, a affirmé vendredi 26 décembre le ministre de la Culture.

« Ce film est un film sioniste par excellence, » a affirmé Gaber Asfour. « Il présente l’Histoire d’un point de vue sioniste et contient une falsification des faits historiques, » a-t-il ajouté.

Le réalisateur britannique Ridley Scott « fait de Moïse et des Juifs les bâtisseurs des pyramides, ce qui est en contradiction avec les faits historiques avérés », selon Gaber Asfour, qui a précisé que l’interdiction avait été recommandée par un comité composé notamment de deux professeurs d’Histoire.

Le film dresse le portrait d’un Moïse agnostique au départ, élevé comme frère de lait du fils du pharaon puis rejeté lorsque sa véritable identité – fils d’Hébreux – est révélée. Il fuit dans le désert mais décide, après l’épisode du Buisson ardent, de retrouver le peuple hébreu, alors esclave des Egyptiens, pour le guider vers la Terre promise.

Falsification de l’histoire

Le péplum biblique en 3D, qui a coûté la bagatelle de 140 millions de dollars, a été « déprogrammé » à la dernière minute mercredi au Maroc.

Le film a fait polémique dans le monde arabe car il remettrait en question un miracle reconnu par les trois monothéismes, celui de la traversée de la Mer rouge par Moïse, qui divise les eaux à l’aide de son bâton pour permettre le passage des Juifs.

« Dans le film, Moïse tient une épée et non un bâton » et la division des eaux est expliquée par « le phénomène des marées, » critique le chef du Conseil suprême pour la culture Mohamed Afifi, membre du comité ayant recommandé l’interdiction.

Le film « Noé » interdit lui aussi

Le ministre de la Culture a précisé que les autorités n’ont pas demandé l’opinion d’Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institutions de l’islam sunnite, qui peut être consulté avant l’autorisation d’une oeuvre en Egypte mais n’a pas de pouvoir de décision.

Al-Azhar, qui s’oppose traditionnellement à la personnification de figures religieuses au cinéma, avait estimé en mars que la superproduction hollywoodienne « Noé » était contraire à l’islam car il mettait en scène la représentation d’un prophète.

Ce film avait ensuite été banni des cinémas égyptiens, contre l’avis du ministère de la Culture.