Edouard Philippe qualifie d'”erreur” les interventions militaires notamment en Libye

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé dimanche à Dubaï que l’idée d’exporter la démocratie par la force comme cela a été le cas avec les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Libye a été une erreur.
La transformation des Etats prend du temps et doit se faire progressivement, a-t-il déclaré à l’occasion du Sommet mondial sur la gouvernance organisé à Dubaï aux Emirats arabes unis (EAU).
Les interventions militaires en Irak, en Afghanistan et en Libye n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs, a déclaré le chef du gouvernement français.
Une coalition menée par les Etats-Unis a envahi l’Irak et l’Afghanistan respectivement en 2001 et 2003 afin d’imposer un changement de régime et d’installer une démocratie de type occidental, mais les deux pays demeurent des Etats déchirés par la guerre jusqu’ici. Le régime du dirigeant libyen Moammar Kadhafi a été renversé par une coalition menée par l’OTAN en 2011, mais le pays nord-africain n’a pas pu retrouver la stabilité depuis.
En Europe, il a fallu des siècles pour transformer les Etats en démocraties, a noté M. Philippe…(…)…

France-Maroc: Signature à Rabat de plusieurs accords de coopération bilatérale

Le Maroc et la France ont signé, à Rabat, plusieurs accords touchant à divers domaines de la coopération bilatérale, qui ne manqueront pas de donner davantage d’élan au partenariat qui lient les deux pays.
Signés lors d’une cérémonie présidée par le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Otmani et le Premier ministre français, Édouard Philippe, dans le cadre de la 13ème Rencontre de Haut Niveau Maroc-France, ces accords concernent plusieurs domaines, dont la réforme de l’administration, l’infrastructure portuaire, l’emploi, l’éducation, la jeunesse et l’art et la culture.

Il s’agit en effet d’une déclaration d’intention relative à la coopération dans le domaine du numérique, signée par Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique et Benjamin Griveaux, Secrétaire d’Etat français auprès du ministre de l’Economie et des Finances.

Deux autres déclarations d’intention, relatives au volet institutionnel de la coopération dans le domaine portuaire et maritime et au volet industriel de la coopération en matière des infrastructures portuaires et industrie navale, ont été signées par Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau et Elisabeth Borne, ministre française chargée des Transports.

Tunisie: 11 accords signés en marge de la visite du Premier ministre français Edouard Philippe

 

Le Premier Ministre français, Édouard Philippe, a mené sa visite officielle en Tunisie,  tambour battant. C’est à la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires et de députés qu’il a effectué son premier déplacement hors de l’Union européenne, placé sous le sceau de la coopération et de l’économie. Il a beaucoup échangé avec le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, et s’est entretenu avec le président Béji Caïd Essebsi.

« Soyez, soyons tous, utiles. Préférons les projets aux concepts, les réalisations concrètes aux idées générales. (…) Créons des emplois, créons de la richesse locale. Nous créerons un avenir, nous créerons de l’espoir », a lancé Édouard Philippe au moment de donner le coup d’envoi du volet tunisien des « Rencontres Africa » qui se déroulaient au même moment à Abidjan et Nairobi.  Un événement pour remettre au premier plan la France sur les marchés africains où la concurrence chinoise et turque la mettent à l’épreuve.

La visite du locataire de Matignon, reçu par le président tunisien Béji Caïd Essebsi, reste marquée par la première réunion du Haut Conseil de coopération tuniso-français, objet d’un accord entre la France et la Tunisie signé en avril 2015 à l’occasion du dernier voyage officiel de Béji Caïd Essebsi à Paris. Un Haut Conseil qui place haut la barre et qui permet à la France de consolider ses partenariats avec la Tunisie. Pas moins de 11 accords ont été signés à faveur de ce premier round d’échanges officiels. Le soutien de la France est axé sur l’éducation et l’appui aux institutions universitaires, au financement de projets agricoles, à la microfinance, au transfert technologique dans le domaine des TIC et des nouvelles technologies de l’énergie et à la création d’un réseau de hubs sur le continent africain.

Une enveloppe de 92,3 millions

Les déclarations d’Édouard Philippe sur la volonté de la France de soutenir la démocratie, les grandes réformes et le développement économique et social de la Tunisie se sont traduites par un soutien budgétaire aux réformes liées à la gouvernance de l’État et des entreprises publiques. Les accords signés portent sur une enveloppe globale de 92,3 millions d’euros monitorés notamment par l’Agence française de développement (AFD). Côté français, certains affirment que ces accords ne sont qu’une étape pour consolider un rapport gagnant-gagnant entre l’Hexagone et la Tunisie.

La délégation française suggère aussi que la visite d’Édouard Philippe a été l’occasion de revenir sur la conversion d’une partie de la dette tunisienne en investissements. Une annonce que pourrait faire le président Macron, qui se déplacera à Tunis en janvier 2018. Une décision similaire, portant sur 60 millions d’euros, avait été prise précédemment par François Hollande en 2014. Une manière de « préférer l’utile à l’éclat », comme l’a souligné Édouard Philippe, citant l’historien antique Tite-Live.