En 2014, la censure progresse en France

Après Dieudonné, Zemmour, Chauprade, et bien d’autres moins connus que l’inspecteur Derrick, la censure progresse en France!

Rappelons que l’Assemblée constituante française issue de la révolution de 1789 proclamait que «la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme et que tout citoyen peut donc parler, écrire et imprimer librement».

Obama salue l'”action” et le “leadership” du Roi dans la consolidation de la démocratie

Le Président des Etats Unis, Barack Obama, a salué, vendredi, “l’action et le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans la consolidation de la démocratie, la promotion du progrès économique et du développement humain, durant la dernière décennie”, lit-on dans dans un communiqué conjoint des Etats Unis d’Amérique et du Royaume du Maroc, diffus” à l’issue de la rencontre au Sommet entre le Souverain et le Chef de l’exécutif US à la Maison Blanche.

 

“Le Président et Sa Majesté le Roi ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour réaliser les objectifs prometteurs de la Constitution du Maroc de 2011 et explorer les moyens à même de permettre aux Etats Unis d’aider à renforcer les institutions démocratiques du Maroc, la société civile et la gouvernance inclusive”, indique cette déclaration commune.

 

Le Président américain a saisi, cette occasion, pour “saluer l’engagement de Sa Majesté le Roi à mettre fin à la pratique des procès intentés aux civils devant des tribunaux militaires”.

 

Les deux dirigeants, poursuit le communiqué conjoint, ont “réaffirmé leur attachement au système des droits de l’homme des Nations Unis et son rôle important dans la protection et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et se sont engagés à approfondir le dialogue maroco-américain en cours sur les droits de l’homme, qui a été un mécanisme productif et utile pour l’échange de points de vue et d’informations”.

 

Relevant leur préoccupation partagée concernant les migrants, les réfugiés et les questions relatives à la traite des êtres humains à travers le monde, le Président américain a exprimé “son soutien à l’initiative du Maroc pour réformer le système relatif à l’asile et à l’immigration, sur recommandation de son Conseil National des droits de l’homme”.

 

Le Président Obama a également “accueilli favorablement l’intention du Maroc de prendre des mesures concrètes le qualifiant à rejoindre le +Open Govenment Partnership+ et de réaliser la vision du +Equal Futures Partnerships+ qui vise à assurer la participation pleine et entière des femmes à la vie publique, et leur bénéfice d’une croissance économique et inclusive”, note le document d’autre part.

 

Source Atlasinfo

La nouvelle directrice du Monde snobe l’Algérie

La nouvelle directrice du journal Le Monde, Natalie Nougayrède, est diplômée de l’IEP de Strasbourg et du CFJ. Cette ancienne de Libération est le prototype même de cette génération “droitsdel’hommiste” à la fois insipide et ambitieuse. Dans ce quotidien, elle s’était illustrée notamment pour s’être opposée violemment à la publication d’un cahier publirédactionnel sur l’Algérie. Attendons de voir quelle sera sa réaction quand il s’agira de publier les nombreux dossiers de publicité rédactionnelle commandés au célèbre quotidien du soir par des pays du Golfe souvent en délicatesse avec la conception occidentale des droits de l’homme.

Fin des ONG russes financées par le département d’Etat américain

Washington a annoncé aujourd’hui la fin de sa coopération gouvernementale avec Moscou concernant l’appui américain à des organisations russes de la société civile, sur fond de tensions entre les deux pays sur les droits de l’homme et les libertés.

“Nous avons décidé de nous retirer du Groupe de travail sur la société civile de la Commission présidentielle américano-russe, à la lumière de mesures récemment prises par le gouvernement russe imposant de fortes restrictions sur la société civile”, a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland. Elle faisait référence à des décisions de Moscou ces derniers mois visant les associations et ONG russes bénéficiant de financements américains. La Russie a aussi interdit depuis le 1er octobre les activités de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), accusée d’ingérence dans la politique russe. L’USAID finançait depuis 20 ans des associations de défense des droits de l’homme et ONG russes, dont certaines ont dénoncé des fraudes aux législatives russes fin 2011.

“Nous restons engagés dans un dialogue avec le gouvernement russe sur les questions de la démocratie et des droits de l’homme, mais ce Groupe de travail (sur la société civile) ne fonctionnait pas”, a insisté Mme Nuland. “Nous allons plutôt continuer de soutenir directement les organisations de la société civile qui veulent travailler avec nous”, a-t-elle ajouté.

Washington et Moscou ont connu un regain de tensions diplomatiques fin 2012 avec le vote en Russie d’une loi interdisant l’adoption de ses ressortissants par des Américains. Ce texte est une réplique à la “liste Magnitski”, une loi américaine interdisant de séjour aux Etats-Unis des Russes impliqués dans la mort en prison en 2009 de l’avocat Sergueï Magnitski ou dans d’autres violations des droits de l’homme.

Les deux anciens adversaires de la Guerre froide entretiennent des rapports tendus, mais coopèrent aussi sur de grands dossiers internationaux comme l’Iran. “Nous continuerons à travailler avec la Russie sur des questions bilatérales, régionales ou mondiales. Mais nous parlerons aussi franchement de nos désaccords qu’il s’agisse de l’intégrité territoriale de la Géorgie, des droits de l’homme ou de la Syrie”, a résumé Nuland.

L’Egypte, notamment, avait formulé la même interdiction lors du renversement de Moubarak.

Mauritanie : l’ex-commissaire aux droits de l’homme libéré sous caution

L’ancien commissaire mauritanien aux droits de l’homme, Mohamed Lemine Ould Dadde, a été libéré mercredi 26 décembre. Il était incarcéré depuis septembre 2010 et avait été condamné à trois ans de prison pour détournement de fonds publics. Il s’agit là d’une liberté provisoire, assortie d’une caution de 9 millions d’ouguiyas (près de 22 500 euros). Ses avocats n’ont eu de cesse de dénoncer les « incohérences » du dossier, ainsi que la « détention arbitraire » de leur client. Ils dénoncent également un procès politique. Paris se réjouit de cette libération.

Arabie Saoudite/droits de l’homme: 25 femmes condamnées à mort

Vingt-cinq employées de maison indonésiennes attendent actuellement leur exécution en Arabie saoudite et 22 autres ont été graciées et expulsées, selon les médias saoudiens, qui précisent qu’une délégation indonésienne va arriver en Arabie pour discuter de cette question.

Jakarta va envoyer 14 membres d’une commission présidentielle demain pour des discussions avec les responsables saoudiens et “intensifier les efforts de coopération avec l’ambassade pour sauver ces employées de maison”, affirme le journal, citant le porte-parole de l’ambassade d’Indonésie à Ryad, Hendrar Pramutyo. L’Indonésie a en outre demandé au gouvernement l’autorisation de visiter les prisons du royaume où 1700 Indonésiens sont incarcérés.

Alliée de l’Occident

Les relations se sont tendues entre les deux pays après une série de violences et de meurtres visant des travailleurs indonésiens en Arabie.

En juin, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono avait accusé Ryad d’avoir violé les “règles internationales”, pour avoir décapité une domestique sans avoir averti au préalable Jakarta. Ruyati binti Sapubi, 54 ans, avait été décapitée au sabre le 18 juin, après avoir été reconnue coupable d’avoir tué sa patronne qui, selon elle, l’insultait et refusait qu’elle quitte le pays. Son exécution avait suscité une profonde émotion en Indonésie.

Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, des millions d’employés de maison, asiatiques pour la plupart, sont régulièrement victimes de violence physique et d’exploitation dans les monarchies du Golfe en raison de l’absence ou de l’insuffisance de législation du travail.


L’ONU accuse les rebelles libyens de crimes de guerre, de racisme, et l’Otan de passivité

Si les forces loyales au colonel Kadhafi se sont rendues coupables de massacres et de tortures à l’encontre des insurgés, les rebelles n’en ont pas moins, eux aussi, commis des crimes de guerre en Libye. La commission d’enquête de l’ONU sur la Libye, mise en place par le Conseil des droits de l’homme, accuse les « Thuwar » (combattants révolutionnaires) d’exécutions sommaires, de tortures, de disparitions forcées, d’attaques indiscriminées et de pillages au cours de leur avancée vers Tripoli.

Le rapport de 220 pages, rédigé par trois juristes internationaux cite notamment l’offensive contre la ville de Syrte, un bastion pro-Kadhafi, bombardée à l’arme lourde de manière « indiscriminée » malgré la présence de populations civiles. A plusieurs reprises, des combattants pro- Kadhafi ont été exécutés, en dépit des lois de la guerre.

Le rapport note que les représailles se poursuivent encore aujourd’hui à l’encontre des partisans supposés de l’ancien régime et des minorités noires de Libye comme les Tawergha.

Si les pays de la coalition ont crié fort à l’encontre des crimes du colonel Kadhafi leurs critiques sont beaucoup plus discrètes quand il s’agit de leurs aliiés rebelles et du nouveau gouvernement libyen. « La tendance est de se féliciter de la chute de Kadhafi et de ne rien dire des crimes commis par ses opposants, note Fred Abrahams de Human Right Watch. Les condamnations de la part de la France, de la Grande-Bretagne ou du Qatar sont trop faibles. Ces pays qui ont soutenu l’opération en Libye doivent faire pression », ajoute t-il.

La Commission déplore également le manque de coopération des nouvelles autorités libyennes qui ont refusé de remettre les rapports d’autopsie concernant la mort de Mouammar Kadhafi et de son fils Moatassim. « Bien que blessés, les deux hommes étaient vivants lors de leur capture et sont donc morts alors qu’ils étaient détenus par les thuwars » peut-on lire dans ce rapport qui conclut, faute de preuves, à « l’incapacité de confirmer que la mort de Mouammar Kadhafi est un assassinat illégal » et réclame un complément d’enquête.

Le rapport vise également l’Otan, accusé de n’avoir pas suffisamment enquêté sur cinq raids qui ont tué 60 civils libyens et en ont blessé 55 autres. A deux reprises, la commission de l’ONU n’a pu identifier « aucune cible militaire » sur les lieux des bombardements. C’est la première fois que les raids de l’Otan en Libye sont critiqués dans un rapport des Nations unies. La Commission estime toutefois qu’au regard des quelque 18 000 sorties aériennes effectuées par les avions de la coalition, l’Otan  « a mené une campagne très précise avec une détermination notable pour éviter les pertes civiles ».

Pour Human Right Watch, la réponse de l’Otan sur ces « bavures » reste insatisfaisante. « Nous ne disons pas que l’Otan a délibérément visé des cibles civiles, mais ils font preuve d’un manque de transparence terrible, explique Fred Abrahams. L’Otan doit faire une enquête sérieuse et expliquer pourquoi ces cibles ont été choisies ».

Le Printemps arabe inquiète Benoît XVI

    • La liberté religieuse est le «premierdes droits de l’homme», estime le Saint Père.
    • coeur-.gifLa cérémonie est d’une courtoisie exquise mais elle était, lundi, emprunte d’une certaine gravité. Elle se déroule dans la salle royale du Vatican. Chaque début d’année les 178 ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège présentent leurs vœux à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI. Il leur répond par un discours de géopolitique, toujours très attendu dans les chancelleries. Le texte est rédigé en français, qui reste la langue de la diplomatie du Vatican.
    • Mais, lundi matin, dans cette langue qu’il manie avec un plaisir évident, Benoît XVI n’a pas caché ses inquiétudes pour commenter l’année écoulée et envisager l’avenir. «Le moment actuel, a-t-il confié, est malheureusement marqué par un profond malaise et les diverses crises, économiques, politiques et sociales, en sont une expression dramatique. »
    • Une crise économique et financière sur laquelle il ne s’est pourtant pas étendu. Sinon pour rappeler à l’Occident qu’elle touche encore plus «les pays en voie de développement ». Et que cette «crise peut et doit être un aiguillon pour réfléchir sur (…) l’importance de sa dimension éthique avant même de le faire sur les mécanismes qui gouvernent la crise économique ».
    • Benoît XVI estime certes qu’il faut chercher «à endiguer les pertes individuelles ou celles des économies nationales » mais qu’il faut surtout que la communauté internationale se donne de «nouvelles règles ».
    • La pointe de son propos de lundi était toutefois ailleurs. Sans le nommer explicitement il a commenté comme jamais le printemps arabe. «Il est difficile actuellement de tracer un bilan définitif des récents événements et d’en comprendre pleinement les conséquences pour les équilibres de la région », a-t-il analysé, mais «l’optimisme initial a cédé le pas à la reconnaissance des difficultés».
    • « Droits fondamentaux »
    • Le Saint Père a aussitôt placé, comme «voie adéquate » pour la reconstruction, la «reconnaissance» des «droits fondamentaux » de la personne humaine. Ils sont les remparts contre «toute discrimination injuste, en particulier d’ordre religieux ». Et Benoît XVI de marteler: «Le respect de la personne doit être au centre des institutions et des lois et doit conduire à la fin de toute violence (…).»
    • Évoquant alors la Syrie, le Pape a fait part de sa «grande préoccupation » et de son souhait de voir «une rapide fin des effusions de sang et le commencement d’un dialogue fructueux entre les acteurs politiques favorisé par la présence d’observateurs indépendants ».
    • Mais la question de la «liberté religieuse » est très vite revenue quand il a rendu hommage au ministre pakistanais Shahbaz Bhatti, «dont l’infatigable combat pour les droits des minorités s’est achevé par une mort tragique. Il ne s’agit pas, malheureusement, d’un cas unique », a-t-il constaté.
    • La liberté religieuse, «premier des droits de l’homme », est ainsi «trop souvent» «limité ou bafoué», a-t-il alors dénoncé. Ainsi «dans de nombreux pays, les chrétiens sont privés des droits fondamentaux et mis en marge de la vie publique ; dans d’autres, ils souffrent des attaques violentes contre leurs églises et habitations», évoquant, au passage, le Nigeria. Quand ces chrétiens ne sont pas contraints, a-t-il déploré, à «abandonner des pays qu’ils ont contribué à édifier » parce qu’ils sont relégués au rôle de «spectateurs secondaires de la vie nationale ».
    • Profitant de ce parterre international, Benoît XVI a alors repris le cri qu’il avait poussé à Assise en octobre dernier: «Le terrorisme motivé religieusement a fauché l’an passé de nombreuses victimes, surtout en Asie et en Afrique.» Mais «telle n’est pas la vraie nature de la religion, c’est au contraire son antithèse », a-t-il assuré. Ce message, estime-t-il, les responsables religieux «doivent le répéter avec force et fermeté ».

Marzouki en Libye: Baghdadi sera extradé s’il bénéficie d’un «procès équitable»

Moncef Marzouki est arrivé le 2 janvier à Tripoli. Le président tunisien s’est engagé à remettre Baghadi al-Mahmoudi aux nouvelles autorités libyennes à condition qu’elles lui garantissent un «procès équitable». L’ex-Premier ministre libyen était chef du gouvernement jusqu’aux derniers jours du régime de Mouammar Kadhafi. Il est détenu en Tunisie depuis son arrestation à la frontière entre les deux pays fin septembre. Moncef Marzouki a reconnu que c’était le droit des Libyens de juger l’ancien Premier ministre mais il leur a demandé d’être patients.

Baghdadi al-Mahmoudi était le plus important officiel libyen en détention avant que ne soit capturé Seif al-Islam Kadhafi en novembre dernier. Arrêté en septembre dans le sud tunisien pour avoir franchi « illégalement » la frontière, la justice tunisienne a décidé que Mahmoudi devrait être extradé vers la Libye.

Le président tunisien défend cette décision : « Nous en Tunisie, nous demandons à l’Arabie Saoudite l’extradition de Ben Ali pour les milliards qu’il a dérobés au peuple. Il est naturel que les Libyens, réclament al-Mahmoudi Baghdadi à la Tunisie ».

Une position qui dérange franchement les organisations des droits de l’homme notamment Amnesty International, dont Marzouki est un ancien représentant en Tunisie. Elles estiment elles qu’un procès équitable est impossible pour le moment et qu’Al Mahmoudi encourt de vrais risques. Pour preuve, disent-elles, la façon dont l’ancien leader Mouammar Kadhafi a été traité puis tué après sa capture à Syrte en octobre dernier.

Mais Moncef Marzouki a assuré que la Tunisie veillerait d’abord à ce que soient réunies les garanties d’un procès équitable. Des propos de nature à contenter les nouvelles autorités de Tripoli. Alors que ce mardi, c’est de coopération économique dont il sera question, avec en perspective du travail pour les milliers de chômeurs tunisiens.

En effet, pour son premier déplacement à l’étranger, Moncef Marzouki est accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires tunisiens. Parmi eux, Tarak Chérif qui est également président de Conecct, Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, un nouveau syndicat patronal fondé après le départ de Ben Ali. Il espère que cette visite permettra de redémarrer les échanges commerciaux entre les deux pays.

Pour sa part, Radhi Meddeb, président de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen rappelle, lui, que les Tunisiens ont fait preuve d’une grande solidarité à l’égard de leurs voisins libyens et que par conséquent, un retour d’ascenseur est tout à fait normal.

Un retour sur investissement comme dirait Alain Juppé.


Tunisie : Le sous-secrétaire d’Etat américain pour le Proche-Orient reçu par Kamel Morjane

Reçu lundi à Tunis, par  M. Kamel Morjane, Ministre des Affaires étrangères, le sous-secrétaire d’Etat américain pour le Proche- Orient, M. Feltman a salué la révolution du peuple tunisien, réaffirmant la volonté des Etats-Unis d’Amérique de continuer de soutenir la cause tunisienne pour la liberté d’opinion et de presse et la consécration des droits de l’homme et de la démocratie.

L’entretien auquel a pris part M. Gordon Gray, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Tunis, a permis d’examiner les moyens permettant de développer les relations bilatérales dans tous les domaines et, en particulier dans les secteurs économique et éducatif.

Cette première rencontre pourrait marquer le début d’un recul de la France en Tunisie au profit des Etats Unis.