Révélations – Les vidéos de Daech tournées par les Américains : que nous préparent les Etats-Unis ?

Les Etats-Unis qui espionnent le reste du monde, y compris les présidents des pays qui leur sont alliés au sein de l’Otan, cherchent-ils aussi à semer la trouille en fabriquant les vidéo d’exécutions d’otages dans le but, notamment, de justifier la mise en place de bases pour leurs drones un peu partout pour combattre ce groupe terroriste qu’ils ont eux-mêmes créé ? La question se pose d’elle-même après avoir lu l’information publiée par le site Sputnik Newset vu la vidéo qui l’accompagne. Selon ce site, des hackers affirment avoir trouvé une vidéo de l’exécution de prisonniers de l’organisation terroriste Etat Islamique (EI), sur un support électronique appartenant à un collaborateur du sénateur américain John McCain, un des patrons des réseaux américains qui organisent le «printemps arabe», lors de sa dernière visite à Kiev. D’après les images, la vidéo a été filmée dans un studio d’enregistrement. D’après les images de la vidéo, un «prisonnier» est «exécuté» devant plusieurs caméras, sous un éclairage bien choisi. Un acteur, habillé en bourreau du groupe Etat Islamique, met un couteau près de la gorge du «séquestré», qui fait mine d’en souffrir. On notera l’équipe de prise de vue visiblement occidentale (type ethnique et vêtements). Sputnik Newsprécise ce qui suit : «Rappelons que depuis août 2014, les terroristes de l’EI ont publié plusieurs vidéos d’exécutions. Leurs victimes étaient pourtant miraculeusement calmes, prononçaient leurs derniers mots et mourraient dans les bras des terroristes. De nombreux internautes ont considéré ces vidéos comme fictives, notamment à cause des réactions des victimes et de la qualité des vidéos». Cela nous amène à nous interroger sur la vidéo de Daech diffusée lundi dernier, adressée aux Algériens, montrant deux terroristes, affublés du «costume», du bonnet et de la barbe censés confirmer leur appartenance à ce groupe sanguinaire, et portant des noms du même acabit, visiblement deux figurants. Ils annoncent la guerre à notre pays et promettent à notre peuple les mêmes crimes abominables que Daech a commis en Syrie et en Irak. Où a été enregistré le message envoyé par ces deux terroristes qui menacent notre pays ? Cette vidéo cache-t-elle des préparatifs contre l’Algérie, qui est systématiquement présentée comme une cible des opérations de déstabilisation menée par les Etats-Unis et leurs alliés contre les pays de la région ? Algeriepatriotiqueavait relevé, en février dernier, que la vidéo montrant la scène d’exécution du pilote jordanien Moaz Al-Kassasbeh se distinguait par sa haute facture technique et par un mode de tournage tout à fait inédit. La mise en scène et la réalisation portaient l’empreinte de cinéastes professionnels se mesurant aux plus grands réalisateurs d’Hollywood, et qui auraient utilisé des moyens technologiques bien plus sophistiqués que ceux que ce groupe terroriste nous avait habitués jusque-là. Technique 3D, synchronisation, jeux de zoom impeccables, astuces scénographiques dignes d’un Spielberg, etc.

Source  algeriepatriotique.com  –   Par Houari Achouri


Djihadisme français : hausse de 130% en un an

  • Au 16 janvier, 1281 Français et résidents étaient impliqués dans le djihad, selon les services de renseignement.

Les récents attentats qui ont semé l’effroi et la mort dans Paris vont-ils tarir les velléités de départ des combattants volontaires français désireux de se rendre vers les zones de combat en Syrie et en Irak? Rien n’est moins sûr. Selon un dernier état des lieux des services de renseignement porté à la connaissance du Figaro, le nombre global de Français et résidents impliqués dans le djihad est passé de 555 à 1281 entre le 1er janvier 2014 et le 16 janvier dernier. Soit un bond de 130 % en un an!  «Il ne se passe pas une semaine sans que l’on enregistre entre dix et quinze cas supplémentaires», affirme un policier spécialisé. Plus que jamais, la France forme le plus gros bataillon des brigades internationales vertes.

Toujours d’après ce bilan confidentiel arrêté à vendredi dernier, pas moins de 393 Français et personnes censées vivre en France sont désormais partis combattre en Syrie avant que la police puisse les intercepter. Soit une progression de 75 % par rapport au 1er janvier 2014, lorsque les services avaient déjà enregistré la présence de 224 djihadistes tricolores engagés sous la bannière noire de Daech ou de Jabhat al-Nosra. Dans le lot figurent 94 femmes. Âgées de 25 ans en moyenne, elles partent souvent au nom d’idéaux humanitaires et sont souvent réduites à l’état d’esclaves sexuelles. Aucune n’est jamais revenue. Arc-boutés sur ces indicateurs, les services constatent que tous les compteurs sont au rouge.

Désormais, 240 djihadistes français ont quitté la Syrie, parfois épouvantés par la rudesse des combats, les décapitations et les crucifixions auxquelles ils assistent. Présentant des signes de choc post-traumatique analogues à ceux des vétérans de la guerre du Vietnam, ces soldats perdus et écœurés sont surveillés comme le lait sur le feu.

Près de 200 djihadistes seraient revenus sur le territoire

Concernant l’état de la menace en France, le dernier bilan révèle que 190 djihadistes français sont revenus sur le territoire. Soit autant de «bombes potentielles» qu’il s’agit de désamorcer une à une, sachant que vingt policiers sont nécessaires pour assurer la surveillance des radicaux les plus dangereux. Enfin, les services estiment que 250 Français ou résidents sont en «transit vers la zone».

«Pour tenter d’échapper aux contrôles, certains partent en bus en passant par les Balkans ou la Tunisie, où ils s’arrêtent dans des camps d’Ansar al-Charia pour se dégrossir, confiait récemment un policier au Figaro. D’autres croient brouiller les cartes en prenant l’avion depuis Genève, Francfort, Barcelone ou Madrid…» Une ultime indication, et pas des moindres, vient compléter cet édifiant panorama terroriste: près de 300 radicaux français ont des velléités de départ. Or, s’accordent à dire les spécialistes, un problème majeur pourrait venir de ceux qui sont empêchés et qui, comme le redoute un policier, «risquent de fort mal le prendre». Le récent raid sanglant à Ottawa de Michael Zehaf-Bibeau, converti à la dérive se disant persécuté parce qu’on lui avait refusé un passeport, est dans tous les esprits. À 32 ans, celui qui rêvait de Syrie avait pris d’assaut le Parlement après avoir tué un soldat.

Le plan concocté par Bernard Cazeneuve, où se mêlent mesures répressives pour interdire la sortie du territoire, contrôle renforcé d’Internet et prise en charge des familles touchées, tend à tarir le robinet du volontariat radical.