IPEMED – « Demain la Méditerranée »

L’Institut de prospective économique du monde méditerranéen, IPEMED, publie une vaste étude, Demain la Méditerranée, Scénarios et projections à 2030 : croissance, emploi, migration, énergie, agriculture.

 

Pour la première fois, un Consortium prospectif, Méditerranée 2030, initié par IPEMED et regroupant près de 30 organismes publics et privés de prospective, issus de 15 pays de la région euro-méditerranéenne, scénarise la Méditerranée, et élabore des projections fondées sur un diagnostic partagé à l’échelle de la région.

 

A la lumière de ces travaux, trois grands scénarios se dessinent, déclinés thématiquement dans les domaines de la croissance, de l’emploi, des migrations, de l’énergie et de l’agriculture.

–  Un scénario de « crise de la Méditerranée » assombri par la crise de 2008, amenant une convergence par le bas et une marginalisation des pays méditerranéens fragilisés par la crise des dettes souveraines, au Nord, et par une transition politique heurtée, au Sud ;
–  Un scénario des « divergences méditerranéennes » caractérisé par une insertion disparate des pays dans une économie mondiale tirée par les pays émergents, créant des divergences entre économies de la région ;
–  Un scénario de la « convergence méditerranéenne ». Sous réserve d’une action politique forte, volontariste et partagée par tous les pays riverains, une convergence méditerranéenne, fondée sur la valorisation des complémentarités, une plus grande redistribution des richesses et un renforcement de la compétitivité, est possible.

 

Promoteurs de la construction d’une région euro-méditerranéenne intégrée, durable et solidaire, IPEMED et le Consortium Méditerranée 2030 s’accordent sur neuf recommandations pour parvenir au scénario de convergence régionale et mettre en place un « écosystème » méditerranéen.

  1. Investir dans le capital humain en favorisant la mobilité et la qualification des personnes ;
  2. Accélérer les transferts de savoirs, en encourageant notamment l’émergence de pôles de compétitivité et de recherche euro-méditerranéens sur des secteurs porteurs et riches en emploi ;
  3. Créer un espace institutionnel commun, un statut avancé bénéficiant de fonds s’inspirant de la philosophie de l’adhésion au marché intérieur européen et approfondir les discussions pour une adhésion à l’UE ;
  4. Engager un processus de certification méditerranéenne avec un label méditerranéen garantissant une qualité sanitaire et environnementale en matière agricole et un niveau de compétence et de qualité pour les prestations de services ;
  5. Sélectionner les projets labellisés UpM sur leur potentiel de création d’emploi et/ou de sobriété énergétique ;
  6. Créer un fonds méditerranéen environnemental destiné à renforcer la capacité d’adaptation au changement climatique
  7. Mettre en place une banque méditerranéenne d’investissement, conçue pour faciliter le financement des PME et des infrastructures
  8. Intensifier les réseaux de transport au Sud de la Méditerranée, en vue de favoriser la fluidité des échanges commerciaux Sud-Sud
  9. Elaborer une politique commune de sécurité alimentaire et de développement rural.

 

Télécharger ici la totalité du rapport et son résumé

 

Le consortium Méditerranée 2030 a été lancé par IPEMED en 2009, en partenariat avec les organismes d’étude euro-méditerranéens Carim, CIHEAM, Femise, OME. Il réunit des instituts de prospective publics et privés du pourtour méditerranéen (15 pays représentés) en vue d’élaborer une vision commune de la Méditerranée en 2030. Les travaux du consortium sont animés et coordonnés par Cécile Jolly, analyste au CAS et par Macarena Nuño, chef de projet à Ipemed.
Contact – macarena.nuno@ipemed.coop

 

L’Institut de prospective économique du monde méditerranéen, IPEMED, est une association reconnue d’intérêt général, créée en 2006. Think tank promoteur de la région méditerranéenne, il a pour mission de rapprocher par l’économie, les pays des deux rives de la Méditerranée. Il est indépendant des pouvoirs politiques dont il ne reçoit aucun financement. www.ipemed.coop – Contact : Véronique Stéphan : veronique.stephan@ipemed.coop


Partenariat stratégique Afrique-UE

La Commission de l’Union africaine (UA) et la Commission européenne réunissent leur collège à Bruxelles pour leur cinquième session annuelle conjointe. Elles définiront ensemble le programme du partenariat stratégique Afrique-UE et se concentreront sur deux questions d’une pressante actualité: la démocratie et la croissance.

Les mutations démocratiques profondes que connaît actuellement l’Afrique du Nord méritent le soutien plein et entier de tous les acteurs internationaux afin de renforcer la gouvernance politique et économique sur l’ensemble du continent africain. En même temps, alors que le monde se relève de la crise économique, l’Afrique et l’UE doivent relever un défi commun d’envergure: donner un coup de fouet à la croissance et concentrer leurs efforts sur le développement inclusif et durable de l’Afrique, en visant fermement la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement d’ici à 2015.

M. Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré avant la réunion: «Les changements historiques encourageants que connaît le continent africain ouvrent des perspectives énormes pour renforcer les relations entre nos continents. Nos deux commissions resteront les moteurs de l’ambitieux partenariat UE-Afrique. Ensemble, nous pouvons accomplir de réels progrès pour les peuples d’Europe et d’Afrique, en nous attaquant aux problèmes internationaux, en créant plus de perspectives pour le commerce, les investissements et le développement inclusif et en traitant les aspirations des populations à l’avènement de réformes démocratiques et à l’instauration de la justice sociale.»

Le partenariat stratégique entre l’Afrique et l’UE poursuit des objectifs communs au-delà des relations traditionnelles de donateur à bénéficiaire, dans un dialogue entre homologues égaux. L’UE est le plus grand partenaire commercial du continent africain. En 2009, 36 % du total des importations de l’Afrique provenaient d’Europe. Les institutions européennes sont aussi le deuxième donateur à l’Afrique sur le plan international. La Commission européenne a engagé 24,4 milliards d’EUR par ses divers instruments financiers pour la période 2007-2013 afin d’appuyer la stratégie commune Afrique-UE et ses partenariats thématiques.

Les discussions visent à renforcer la coopération politique et technique entre les deux institutions, à impulser un nouvel élan à la mise en œuvre de la stratégie commune Afrique-UE et à formuler des propositions pour le programme politique futur.


 

Tunisie : Croissance de 1 % grâce à l’agriculture

Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale, prévoit la réalisation d’un taux de croissance économique de 1 % en 2011, notamment après les chutes de pluies enregistrées au cours de cette période, qui auront naturellement des effets positifs sur la saison agricole.

Sources : www.africanmanager.com

 

Prévisions intermédiaires pour l’UE : reprise dans un contexte mondial incertain

La reprise économique s’est fait sentir ces derniers temps dans l’UE. La croissance du PIB a été particulièrement forte au cours du deuxième trimestre et plus alimentée par la demande intérieure qu’on ne le prévoyait. Si l’on s’attend toujours à un ralentissement de l’activité au second semestre, les données trimestrielles devraient être légèrement meilleures que dans les prévisions du printemps, du fait des retombées d’une certaine dynamique au deuxième trimestre. Pour l’ensemble de l’année 2010, les prévisions de croissance réelle du PIB se chiffrent maintenant à 1,8 % dans l’UE et à 1,7 % dans la zone euro, ce qui est une révision notable à la hausse. La reprise reste cependant fragile, l’incertitude importante et l’évolution inégale entre les États membres. Les prévisions de la Commission en ce qui concerne l’inflation pour 2010 sont globalement inchangées depuis le printemps, à savoir 1,8 % dans l’UE et 1,4 % dans la zone euro.

Selon Olli Rehn, membre de la Commission européenne chargé des affaires économiques et monétaires: «L’économie européenne est clairement sur la voie de la reprise, plus fortement que prévu au printemps, et le redressement de la demande intérieure est de bon augure pour le marché de l’emploi. Des incertitudes demeurent cependant, et la sauvegarde de la stabilité financière et la poursuite de l’assainissement budgétaire restent les priorités essentielles. Il faut simultanément mettre en oeuvre des réformes structurelles pour améliorer notre potentiel de croissance. Plus nous agirons tôt et vite sur ce front, plus nous pourrons être assurés de voir la croissance et la création d’emplois s’inscrire dans la durée.»

Prévisions de croissance pour l’UE et la zone euro revues à la hausse

En raison d’un meilleur premier semestre que prévu et des retombées partielles de cette dynamique sur le second semestre, on prévoit que la croissance du PIB réel sera de 1,8 % dans l’UE et de 1,7 % dans la zone euro en 2010 (une révision à la hausse de ¾ de point de pourcentage par comparaison avec les prévisions du

printemps). Ce tableau d’ensemble se fonde sur l’actualisation des projections pour la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni, qui représentent ensemble environ 80 % du PIB de l’UE. Lorsqu’on ventile les données, l’évolution reste inégale entre les États membres, les économies allemande et polonaise se montrant les plus performantes. Cette inégalité reflète les différences entre les structures de production, l’ampleur des défis d’adaptation et le rééquilibrage continu au sein de l’UE et de la zone euro.

La reprise mondiale faiblit

À mesure que les effets des mesures de constitution de stocks et de relance s’estompent, la reprise mondiale va traverser une période difficile au cours du second semestre de l’année, bien qu’un «double creux» semble peu probable. Malgré ceci, on prévoit que la croissance du PIB mondial (hors UE) sera de 5 % en 2010, ¼ de point de pourcentage de plus que dans les prévisions du printemps. C’est le résultat d’une activité économique plus importante que prévu au premier semestre de l’année. Tout comme au printemps, la reprise s’annonce inégale, avec une forte croissance dans les économies émergentes mais une situation fragile dans plusieurs économies avancées.

Source UE


Mauritanie : Aide budgétaire de l’AFD

Le Conseil d’administration de l’Agence Française de Développement (AFD) a approuvé l’octroi d’un prêt de 3 millions d’euros à la République de Mauritanie pour le financement de son programme économique et financier. La Mauritanie a été durement éprouvée par la crise alimentaire en 2007/2008, puis par la crise économique mondiale en 2009. Les conséquences de ces chocs externes ont été exacerbées par une crise politique interne, qui a entrainé une diminution des flux d’aide extérieure ainsi que par la baisse de la production de pétrole.

L’élection présidentielle de juillet 2009, qui marque le retour à la légalité constitutionnelle, a permis la reprise des relations avec la communauté internationale. Un nouveau programme économique a été élaboré par le gouvernement pour mener les réformes structurelles indispensables à la croissance et à la réduction de la pauvreté et un accord a été approuvé en mars 2010 avec le FMI. Ce concours couvrira le besoin de financement de l’Etat pour son programme économique et financier pour l’année 2010.