Nouvelle base de données utile dans la zone EUROMED

La Commission Européenne a lancé en coopération avec ITC (Internationational Trade Center) une nouvelle base de données pour faciliter le commerce et l’investissement dans la zone Pan-euroméditérannéenne : zone Pan-euroméditérannéenne.
L’EuroMed Trade Helpdesk, en coopération avec l’Export Helpdesk de l’UE, vise à faciliter le commerce et l’investissement dans la région euro-méditerranéenne. Utilisez-le pour analyser les opportunités d’affaires et les exigences d’accès aux marchés, ou envoyer une demande pour se connecter avec notre réseau d’institutions pour vous aider à trouver plus d’informations de marchés sur l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, l’Etat de Palestine et la Turquie.
Le site est disponible en Anglais, Français, Turc et Arabe
Infos disponibles  :
– statistiques commerciales
– droits de douane
– TVA et droits d’accises
– exigences de marchés générales et spécifiques aux produits
– nouvelles des évènements
– Contacts d’entreprises
Cette utilisation est soumise à enregistrement préalable sur la base

Communiqué

 

Accords commerciaux Tunisie-UE : début des négociations en octobre

La vice-présidente de la Commission européenne et le premier ministre tunisien vienne d’annoncer que les négociations sur l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) débuteront en octobre prochain. Cet accord constitue l’un des principaux mécanismes du partenariat privilégié entre la Tunisie et l’UE et représente l’une des principales composantes du plan d’action Tunisie-UE qui permettra l’accès de la Tunisie au statut de partenaire privilégié de l’UE.

Source :  tap.info.tn

Business Roadshow Tunisie : un succès pour le projet EUROMED@CHANGE en Tunisie

ANIMA Investment Network, API et CONECT ont organisé, en collaboration avec la Commission européenne, Enterprise Europe Network, Finances et Conseil Méditerranée, FIPA, ATIC et Wiki-startup, le  Business Roadshow Tunisie qui s’est tenu à Tunis (Hôtel Le Palace) les 27, 28 et 29 novembre 2013.  Manifestation de portée internationale, le Business Roadshow Tunisie a regroupé plus de 150 acteurs clés du business euro-méditerranéen sélectionnés pour leur dimension internationale. Tunis a accueilli pendant trois jours des entrepreneurs, des professionnels, des PME, des start-ups, des grands groupes, des clusters et des investisseurs des deux rives de la Méditerranée ainsi que les principaux pôles de compétitivité et acteurs de l’innovation tunisiens (MFC pôle, El Ghazala, Pôle de Bizerte, Technopôle de Sousse). Des secteurs à haut potentiel de développement ont été ciblés pour cette rencontre : agroalimentaire, technologies vertes, TIC, industries créatives, tourisme, énergie. Cet événement a donné l’opportunité de faire le point sur l’état actuel du climat des affaires en Tunisie tout en offrant aux participants une occasion unique de networking. Plus de 300 rencontres de matchmakings – rencontres d’affaires entre PME, start-ups, clusters, pôles de compétitivité, centres de recherche, investisseurs- ont eu lieu à Tunis. L’événement s’insère dans le cadre du projet EuroMed@Change, une initiative pilote lancée par le Parlement européen et financée par la Commission européenne (DG Entreprise et Industrie). Voir le programme final de l’événement ou télécharger les présentations.

Affectation de l’aide humanitaire de la Commission européenne en 2013

    • La Commission européenne vient tout juste d’adopter son plan pour l’affectation de plus de 661 millions € d’aide humanitaire en 2013. Cette «décision relative à l’aide humanitaire à l’échelle mondiale» sera la clé de voûte financière de la stratégie opérationnelle de la Commission en matière d’aide humanitaire pour 2013. La Commission financera des interventions humanitaires menées par plus de 200 de ses organisations partenaires dans près de 80 pays ou régions.
    • Au terme d’une analyse approfondie des besoins des populations les plus vulnérables du monde, il a été décidé que les cinq plus grandes opérations humanitaires cibleraient la région du Sahel en Afrique de l’Ouest, avec la prise de nouvelles mesures en réponse au conflit au Mali (82 millions €), le Soudan et le Soudan du Sud (80 millions €), la République démocratique du Congo (54 millions €), le Pakistan (42 millions €) et la Somalie (40 millions €). Ces régions sont toutes en proie à une crise prolongée et de grande ampleur due à un conflit, à des pénuries alimentaires, ou aux deux à la fois. Sur un plan géographique, la plus grande partie de l’aide bénéficiera à l’Afrique subsaharienne, qui recevra 344,5 millions €, soit 52 % des fonds préprogrammés pour l’aide humanitaire.
    • Mme Kristalina Georgieva, membre de la Commission européenne responsable de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, a déclaré à ce sujet: «Par sa portée et son étendue, la décision de la Commission relative à l’aide humanitaire à l’échelle mondiale nous rappelle si besoin est l’ampleur des besoins humanitaires de par le monde. Pour des centaines de millions de personnes, les crises ne sont pas des événements rares, mais des épisodes de souffrance récurrents, qui semblent inévitables. L’aide humanitaire confère un visage à notre humanité, dont ceux qui souffrent ont cruellement besoin. J’ai pu constater qu’en plus de répondre aux besoins matériels essentiels, cette aide redonne espoir à des personnes qui ont quasiment tout perdu.»
    • «Comme par le passé, l’UE apportera son aide humanitaire uniquement en fonction de l’urgence des besoins, indépendamment de tout agenda politique. L’année dernière, je me suis rendue dans de nombreuses zones de conflit à travers le monde – au Mali et en Syrie, entre autres ‑ où l’aide ne pouvait atteindre les personnes dans le besoin que parce qu’elle était perçue comme neutre et impartiale. L’UE continuera d’appliquer ce principe fondamental dans le cadre de ses travaux de première urgence.»
    • À l’instar des années précédentes, une enveloppe sera spécialement prélevée sur le budget pour les crises oubliées – là où les populations, délaissées par les caméras, ne peuvent compter que sur la Commission comme donateur de premier plan. En 2013, la Commission a identifié neuf pays – Algérie, Bangladesh, République centrafricaine, Colombie, Inde, Myanmar, Pakistan, Sri Lanka et Yémen – dont les populations répondent à ces critères. La seule nouvelle crise figurant sur la liste de cette année est celle résultant du conflit et des déplacements de population internes au Pakistan. Parmi les crises interminables oubliées figurent aussi le conflit armé provoqué par l’Armée de résistance du Seigneur en République centrafricaine, les réfugiés sahraouis en Algérie et les victimes du conflit colombien.
    • Et la commissaire d’ajouter: «Devoir apporter de nouveaux moyens financiers pour régler d’anciennes crises ne doit pas nous inciter à nous reposer sur nos lauriers. En effet, je souhaite faire de 2013 l’année de l’innovation, en particulier dans les domaines du renforcement de la capacité de réaction d’urgence du secteur, de la coopération avec de nouveaux donateurs, ainsi que de la promotion de la capacité de résistance aux crises parmi les communautés les plus démunies grâce à nos nouvelles initiatives, telles qu’AGIR Sahel et SHARE pour la Corne de l’Afrique.  Les principaux défis à relever pour que cette aide ait un réel impact résident dans l’accès permanent aux plus démunis et dans la nécessité de rendre des comptes aux contribuables européens et aux bénéficiaires au sujet de l’aide que nous apportons. En ces temps de lourdes contraintes budgétaires et de configuration de plus en plus difficile sur le plan humanitaire, ces domaines nécessiteront de faire preuve de coordination et de leadership.»
    • Historique
    • La décision relative à l’aide humanitaire à l’échelle mondiale est arrêtée sur la base d’une évaluation globale des besoins (GNA en anglais), réalisée chaque année, dans le cadre de laquelle la Commission européenne répartit 140 pays en développement sur la base de leur vulnérabilité et de l’éclatement d’une crise récente. En 2012, la méthode d’évaluation des besoins mondiaux a permis à la Commission de recenser 68 pays actuellement confrontés à au moins une crise humanitaire. Sur ces 68 pays, quinze sont considérés comme «extrêmement vulnérables», dont neuf sont situés en Afrique subsaharienne.
    • Outre le montant de 661 millions € que la Commission a affecté aux problèmes humanitaires les plus épineux dans le monde, des ressources de réserve ont été dégagées pendant l’année pour les crises et les catastrophes imprévisibles.  En 2012, la réserve a été épuisée en raison de catastrophes majeures dans la région du Sahel en Afrique de l’Ouest, de l’escalade des conflits en Syrie, en République démocratique du Congo et au Soudan, tous ces événements ayant provoqué des regains de violence contre les civils et des déplacements de population. En raison de ces mesures supplémentaires d’intervention d’urgence, les fonds dégagés par la Commission pour l’aide humanitaire se sont chiffrés au total à près de 1,3 milliard € en 2012, la plus grande dépense jamais réalisée par la Commission en un an dans ce domaine.
    • L’aide humanitaire de l’UE est fondée sur les principes d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance. Chaque décision prise en la matière doit intégrer ces quatre principes, qui sont au cœur du consensus européen sur l’aide humanitaire.
    • L’aide humanitaire de l’Union européenne est distribuée uniquement en fonction de ces principes et vise, sans exception, à aider ceux qui en ont le plus besoin, indépendamment de leur nationalité, de leur religion, de leur sexe, de leur origine ethnique ou de leur appartenance politique.

Baromètre cassé: la notation de pays pourrait être gelée par l’UE

La Commission européenne va proposer la suspension de la notation de pays européens, si ceux-ci sont aidés au niveau international ou bien si leur notation accentue l’instabilité des marchés. Une façon de casser le baromètre pour continuer dans le mur.


La CE octroie 600 000 euros au nouveau Centre pour le pluralisme et la liberté des médias

La Commission a lancé la création, au sein du Centre Robert Schuman d’études avancées de l’Institut universitaire européen (IUE) de Florence, d’un Centre pour le pluralisme et la liberté des médias, qui recevra une subvention de 600 000 euros. Les activités de ce centre débuteront en décembre 2011, sous la direction du Professeur Pier Luigi Parcu. Elles consisteront à trouver de nouvelles idées sur la manière de garantir la grande diversité et la liberté des médias et à améliorer la qualité de la réflexion sur le pluralisme des médias en Europe.

Le Centre exercera quatre activités spécifiques, à savoir la recherche théorique et appliquée (séries de documents de travail, études politiques, observatoire sur le pluralisme des médias), des débats, des activités pédagogiques et de formation (séminaires universitaires, université d’été) et la diffusion des résultats. L’IUE a été choisi pour héberger le centre en raison de sa longue expérience dans le domaine de la gouvernance européenne. Cette initiative constitue une nouvelle étape dans l’engagement continu de la Commission afin de renforcer le respect du pluralisme et de la liberté des médias en Europe et de déterminer s’il est nécessaire de prendre d’autres mesures soit au niveau européen, soit aux niveaux national et régional. Un groupe à haut niveau traitant de ce sujet et présidé par Mme Vaira Vike­Freiberga a récemment été mis en place (voir IP/11/1173). La Commission travaille également à la création d’un groupe multipartite sur l’avenir des médias, qui deviendra opérationnel prochainement.

Le droit à la liberté d’expression et d’information est énoncé à l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, qui dispose que la liberté et le pluralisme des médias doivent être respectés. Ils sont à la base de toute société libre et démocratique et constitutive des valeurs démocratiques et sociétales sur lesquelles repose l’UE. L’exercice effectif de ces droits peut être entravé par divers acteurs publics et privés, et il reste une source de préoccupations.

Il est également important de noter que l’évolution des technologies de l’information et des communications a permis de réduire sensiblement les coûts de distribution et de lever les barrières à l’entrée de nouveaux médias sur le marché mais, en remettant en cause le modèle d’entreprise traditionnel de la presse écrite par exemple, elle a aussi suscité chez les responsables politiques une inquiétude quant à la diversité des médias.

La Commission européenne et le Parlement européen travaillent tous deux activement en faveur du maintien de la liberté et du pluralisme des médias. En 2011, la Commission a entrepris plusieurs actions afin de garantir la compatibilité des législations nationales avec le droit de l’UE. En janvier 2011, Mme Kroes a notamment abordé certaines des questions les plus pertinentes concernant la loi hongroise sur les médias et sa compatibilité avec le droit de l’UE en général et avec la directive «Services de médias audiovisuels» en particulier. Les autorités hongroises se sont engagées à modifier quatre points de leur loi sur les médias, à savoir i) l’obligation de couverture équilibrée, ii) le principe du pays d’origine, iii) les obligations d’enregistrement et iv) les contenus choquants. Elles ont adopté les modifications convenues le 7 mars 2011.

Le centre est financé au moyen de fonds initialement prévus pour le programme «Erasmus pour les journalistes» proposé par M. Paul Rübig, membre du Parlement européen.

Texte complet sous la référence : IP/11/1307  ; sur http://europa.eu/rapid/searchAction.do

Le réseau Entreprise Europe renforcé en Asie et étendu à l’Afrique du Nord

La Commission européenne étend le champ d’action du réseau Entreprise Europe – le réseau de soutien aux affaires et à l’innovation destiné aux PME – en ouvrant de nouveaux points de contact au Japon et en doublant sa présence sur le marché chinois. L’objectif est de voir davantage de petites et moyennes entreprises (PME) européennes profiter des marchés à croissance rapide en Asie, en Amérique latine et en Europe de l’Est.

La Commission étend également le réseau dans les pays du Sud de la Méditerranée, avec huit points de contact existants en Tunisie, un partenaire de longue date en Égypte et des agences qui devraient bientôt voir le jour au Maroc. Le réseau aide les entreprises à trouver des partenaires potentiels sur les marchés européens et mondiaux et à transformer la recherche et l’innovation en bénéfices.

À l’occasion de la quatrième conférence annuelle du réseau qui s’est tenue à Varsovie le 26 septembre, cinq PME se sont vu décerner les prix spéciaux «Étoiles du réseau». Ces prix récompensent les entreprises et les chercheurs qui ont utilisé le réseau pour trouver des opportunités à l’étranger ou pour développer leurs affaires et leurs activités de recherche.

Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat, a déclaré: «Pour rivaliser avec leurs concurrentes, les entreprises européennes doivent se concentrer sur l’innovation et l’internationalisation. Le réseau Entreprise Europe est un instrument clé pour parvenir à ces objectifs et les nouveaux centres ouverts au Japon, en Chine et en Afrique du Nord créeront davantage d’opportunités pour les sociétés. Il est plus important que jamais pour les acteurs du réseau d’examiner comment établir des partenariats d’affaires encore plus étroits.»

 

Pour de plus amples informations

http://www.enterprise-europe-network.ec.europa.eu/news-media/news/ac-11


Invest in Med publie la brochure Réussites d’entrepreneurs en Méditerranée

ANIMA Investment Network lance une nouvelle brochure, avec la Banque européenne d’investissement et la Commission européenne, qui réunit une collection de témoignages d’entrepreneurs soulignant les atouts et le potentiel de l’Euro-Méditerranée. Les entrepreneurs qui prennent la parole dans cette brochure montrent que, malgré les bouleversements qui marquent la région et les situations variables qui prévalent dans les différents pays partenaires, l’interdépendance est croissante entre l’Union européenne et les pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse et consulter la brochure[Lire+]


 

La CE lance un partenariat ambitieux pour la démocratie et une prospérité partagée avec le sud de la Méditerranée

La Commission européenne et la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ont présenté hier une communication intitulée «Un partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée avec le sud de la Méditerranée». Cette stratégie définit les mesures que l’Europe peut prendre pour soutenir les changements cruciaux qui s’opèrent chez nos voisins du Sud et alimentera les travaux du Conseil européen extraordinaire du 11 mars prochain.

Le président de la Commission, M. Barroso, s’est exprimé en ces termes: «Les changements historiques en cours dans le sud de la Méditerranée portent en eux l’espoir d’une plus grande liberté, de plus de démocratie et d’une vie meilleure pour les populations de la région. Il est de notre responsabilité de nous mobiliser et de soutenir cette mutation. L’Union européenne est déterminée à faire un saut qualitatif dans ses relations avec ses voisins qui ont la volonté et qui sont en mesure d’entreprendre des réformes politiques et économiques. La peur de ne pas savoir de quoi demain sera fait ne doit pas nous empêcher de soutenir les changements qui s’opèrent aujourd’hui. C’est un rendez-vous avec l’histoire que nous ne devons pas manquer.»

«L’Union européenne possède l’expérience et les instruments nécessaires pour aider les pays de la région dans leur cheminement vers une démocratie solide», a déclaré Mme Catherine Ashton. «Nous avons arrêté ce jour un train complet de mesures pratiques destinées à soutenir et à étayer ce processus de transition. J’espère que les dirigeants européens adopteront ces mesures lors du sommet de vendredi. L’UE n’a pas à imposer de solutions – ces révolutions appartiennent aux peuples de la région. C’est à eux de savoir comment ils souhaitent être gouvernés et de quelle aide ils ont besoin. L’Europe se tient prête à fournir toute l’aide qu’elle sera en mesure d’apporter.»

Le partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée doit s’articuler autour des trois grands axes suivants: i) un soutien ciblé à la mutation démocratique et au renforcement des institutions, en mettant particulièrement l’accent sur les droits de l’homme, les réformes constitutionnelles et judiciaires et la lutte contre la corruption; ii) un partenariat étroit avec la population, notamment un soutien à la société civile et davantage de possibilités de relations interpersonnelles, surtout pour les jeunes; iii) une stimulation de la croissance économique, du développement et de création d’emplois, notamment en soutenant les petites et moyennes entreprises. Dans ce cadre, la Commission réorientera les programmes d’aide substantiels, qui représentent actuellement 4 milliards € de subventions en faveur de nos voisins du Sud pour la période 2011-2013.

Contexte

La première préoccupation de l’Union a bien évidemment été de réagir aux problèmes immédiats auxquels sont confrontés nos voisins du Sud, notamment les grandes souffrances humaines et les défis migratoires. La Commission a déjà débloqué 30 millions € pour répondre aux besoins humanitaires les plus urgents des populations déplacées. Elle a également mobilisé ses instruments pour prêter main-forte à l’Italie et, le cas échéant, à d’autres États membres, si un afflux massif de migrants devait avoir lieu. Cette réaction comprend des mesures opérationnelles telles qu’une opération conjointe HERMES 2011 de l’agence Frontex et, au besoin, une aide financière. Pour la Tunisie, une enveloppe supplémentaire de 17 millions € a été octroyée pour soutenir sans tarder la transition démocratique et venir en aide aux populations des zones frappées par la pauvreté. Le temps est venu d’établir une liste des instruments qui nous permettront d’atteindre nos objectifs à plus long terme: la démocratie, l’État de droit et la croissance inclusive.

En créant et en mettant en œuvre ce partenariat, la Commission propose une approche clairement incitative de la différenciation à l’échelle nationale. Les partenaires qui iront plus vite dans leurs réformes politiques et économiques pourront compter sur un soutien plus important de la part de l’UE.

 

La Commission européenne propose d’interdire les phosphates dans les détergents textiles

La Commission européenne a hier proposé d’interdire l’utilisation des phosphates et de limiter la teneur en autres composés du phosphore dans les détergents textiles. Le projet de règlement vise à réduire la quantité de phosphates retrouvée dans les eaux usées et à améliorer la qualité de l’eau. Ce projet ne concerne pas les détergents destinés aux lave-vaisselles automatiques ou ceux utilisés par les professionnels, car des solutions de remplacement réalisables sur les plans technique et économique ne sont pas encore disponibles dans l’ensemble de l’UE. Les États membres demeurent toutefois libres de réglementer la teneur en phosphates de ces détergents dans des circonstances spécifiques.

Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat, a déclaré: «Grâce à la proposition de la Commission visant à interdire les phosphates dans les détergents textiles, les citoyens européens auront l’assurance que l’eau de leurs lacs, rivières et mers est de meilleure qualité, et les entreprises européennes pourront se maintenir à la pointe dans ce secteur. La Commission surveillera les avancées réalisées par l’industrie dans la mise au point, fondée sur l’innovation, d’alternatives techniquement et économiquement viables aux détergents pour lave-vaisselle automatiques».

Eutrophisation des eaux européennes

Lorsqu’ils sont rejetés en excès dans l’eau, les phosphates, comme les nitrates, peuvent faire augmenter la quantité de substances nutritives jusqu’à un niveau inacceptable, provoquant à terme la croissance d’algues au détriment d’autres formes de vie aquatique. Ce phénomène est connu sous le nom d’eutrophisation ou, plus communément, de «marées rouges» ou «marées vertes». Les principales sources de rejet de phosphates dans les eaux sont l’agriculture et les effluents contenant des détergents en troisième position.

Les phosphates sont essentiellement utilisés pour assurer un lavage efficace en eau dure. Les phosphates provenant des détergents qui sont rejetés dans les eaux usées doivent être éliminés par des processus chimiques ou biologiques coûteux dans les stations d’épuration des eaux usées. Toutes les stations d’épuration de l’UE ne sont pas dotées de la technologie nécessaire pour effectuer cette opération.

Un problème européen

Le projet de règlement vise à harmoniser les mesures dans l’ensemble des États membres de l’UE. Il est dans l’intérêt de l’Union européenne et des pays voisins que la qualité de l’eau dans l’UE soit aussi élevée que possible et que l’eutrophisation soit évitée.

Certains États membres de l’UE ont déjà institué des restrictions nationales prévoyant des valeurs limites différentes, tandis que d’autres comptent sur une action volontaire des fabricants de détergents. Dans certaines régions, les mesures prises individuellement par les pays ne sont pas suffisantes pour maintenir la qualité de l’eau à un niveau acceptable. C’est notamment le cas pour le Danube et la mer Baltique, dont la charge en phosphates proviendrait des détergents à hauteur de 16 % et de 24 % respectivement, selon les estimations.

Des solutions permettant de remplacer avantageusement les phosphates sont disponibles pour les détergents textiles. En ce qui concerne les détergents utilisés dans les lave-vaisselles automatiques ou les détergents professionnels, des efforts de recherche et d’innovation demeurent nécessaires pour mettre au point des solutions adéquates pour remplacer les phosphates, sans pour autant réduire l’efficacité des détergents. Cela représente une opportunité pour l’industrie.

Une limite pour les phosphates et les composés du phosphore d’ici à 2013

Certaines solutions prévues pour le remplacement des phosphates peuvent également contenir du phosphore, mais sous une forme chimique différente, susceptible de causer des problèmes environnementaux en cas d’utilisation dans des concentrations plus élevées. Par conséquent, le règlement propose de limiter la teneur en phosphore à 0,5 % du poids total du produit dans tous les détergents textiles sur le marché de l’UE. Cette disposition s’appliquera à compter du 1er janvier 2013, de manière à permettre aux fabricants de détergents de minimiser les coûts entraînés par la modification de la composition des détergents textiles dans un cycle de vie normal du produit.

La proposition prévoit la nécessité de réévaluer la situation en ce qui concerne les détergents pour lave-vaisselles automatiques au plus tard le 31 décembre 2014.

La proposition bénéficiera non seulement aux stations d’épuration des eaux usées, grâce à une réduction des coûts liés à l’élimination des phosphates, mais également aux consommateurs, qui payent pour le traitement de ces eaux usées, et enfin à l’environnement.

Rien n’a été dit concernant les pays fournisseurs de phosphates.