Le FMI s’engage pour la croissance de la Tunisie

Le FMI débloque 314 M$ pour la Tunisie dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC).  Ce soutien accordé au pays est le bienvenu. Il permettra de donner la marge de manoeuvre suffisante aux autorités tunisiennes pour commencer à conduire les réformes qui contribueront à  améliorer les chiffres du chômage et le niveau de vie de la population.

Cela servira surtout comme effet de levier pour lever d’autres emprunts qui attendaient la position du FMI qui est l’organisme de référence .

Les autorités tunisiennes redoublent d’efforts pour relever les défis d’un ralentissement de la croissance. Désormais les réformes engagées par le gouvernement pour stabiliser la dette publique en dessous de 70% du PIB à l’horizon 2020 et les efforts déployés pour créer des  débouchés économiques, devraient améliorer le climat des affaires et promouvoir une croissance génératrice d’emplois tirée par le secteur privé.

Grâce à l’appui du FMI et de la Banque mondiale, et à la bonne tenue  depuis le début de l’année de la croissance tunisienne  la tendance est à l’optimisme. Les organismes prévoient une croissance de  de 3,3% pour 2017, puis de 4,9% en 2018.

Les entreprises françaises reviennent s’installer dans le pays avec d’autres modèles de partenariat et de coopération. Les Tunisiens sont leaders sur certains marchés avec un savoir-faire reconnu, tel ce spécialiste de production de plants greffés de piment, tomate, melon qui est, avec ses serres, leader sur son marché et sert des sociétés hollandaises, espagnoles, italiennes et… tunisiennes. Il s’occupe déjà de transfert de technologie pour une société algérienne et lance un appel à des partenaires français et allemands. Le secteur des nouvelles technologies est aussi en plein boom. La digitalisation des service publics tunisiens est une priorité et on parle de la création d’un cloud tunisien avant 2020. Un grand plan numérique est en route avec la création de  Smart Tunisia, la France ne restant pas inactive puisque l’Alliance pour le Numérique franco tunisienne a déjà eu quelques succès et se cherche maintenant un second souffle.

L’objectif à atteindre est la création de 50 000 emplois dans le secteur avec l’ouverture des licences IOT, dans les domaines de l’offshoring, du nearshoring… Un challenge qui permettrait de réduire le taux de chômage, principale préoccupation des autorités tunisiennes, et notamment pour les jeunes diplômés qui sont bien formés et compétents mais souffrent d’un manque de débouchés.

Côté industries électronique et automobile, l’optimisme est de mise, Airbus Aerospace a ouvert des unités en Tunisie et l’AFD a financé plusieurs accords pilotes dans le domaine de la mécatronique notamment à Sousse.

Forte de ces bonnes nouvelles, la Tunisie organisera l’une des étapes des Rencontres Africa le 5 et 6 octobre prochain qui sera la pus grosse opération de matching business jamais organisée dans le pays avec la rencontre entre 250 chefs d’entreprises français, 500 chefs d’entreprises tunisiens et 300 africains de 25 pays. Elle se déroulera à Gamarth dans la banlieue de Tunis et les gouvernements Tunisien et Français attendent beaucoup de cette manifestation qu’ils ont voulu très différente d’une grande messe politique mais au contraire très orientée vers les affaires et vers les chefs d’entreprises.

 

Lagarde, Le Pen en tête des femmes politiques françaises

  • La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et la présidente du Front national, Marine Le Pen, arrivent en tête du palmarès des femmes politiques avec respectivement 30% et 26% de voix, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

 

A la question, « quelles sont les quatre femmes dont vous souhaiteriez qu’elles jouent un rôle plus important à l’avenir, dans la politique française », Mme Lagarde est la plus citée devant Mme Le Pen, puis Ségolène Royal (25%), Martine Aubry et Najat Vallaud-Belkacem totalisant toutes les deux 21%.

 

Viennent ensuite, Rama Yade et Nathalie Kosciusko-Morizet (19%), Anne Hidalgo et Marion Maréchal-Le Pen (18%).

 

Selon l’Ifop, par rapport au dernier sondage de mars 2013, Mmes Lagarde et Le Pen qui étaient déjà classées première et deuxième, enregistrent cependant une baisse respectivement de 4% et 5%.

Christine Lagarde félicite le Maroc pour ses progrès économiques

La patronne de Fonds Monétaire International (FMI) a mis en exergue les efforts consentis par le gouvernement en vue de stabiliser la situation financière, nécessaire au recouvrement de la santé économique du pays.

Lors de sa visite effectué le 31 juillet 2014, Madame Lagarde a tenu à encourager le gouvernement marocain à continuer sur cette voie qui permis au Maroc de devenir un leader économique en Afrique et dans le monde arabe.

“L’objet de ma visite est d’encourager les autorités marocaines à continuer ce travail qui a été engagé pour une meilleure stabilité financière et pour un bon cadrage macroéconomique afin de continuer à développer et à créer de la croissance et de l’emploi”, a déclaré Mme Lagarde.

A. Mebtoul: l’Algérie qui est un membre créancier du FMI « n’a pas besoin de cette institution, mais l’ inverse! »

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde a entamé dans l’après-midi de mardi une visite officielle de trois jours à Alger afin d’examiner le partenariat entre ce pays d’Afrique du Nord et l’institution financière qu’elle dirige.

A son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene, ou elle a été accueillie par le ministre des Finances, Karim Djoudi et le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Laksaci, Mme Lagarde a déclaré à la presse « Je suis venue en visite officielle pour évoquer le partenariat entre l’Algérie et le FMI et de voir ce que nous pouvons apporter à l’Algérie et ce que nous pouvons apprendre aussi de l’Algérie ».

Et d’ajouter que cette visite permettra de « parler de la situation économique (dans le pays), des perspectives de croissance et de la diversification de l’économie ».

Interrogé par Xinhua sur le poids de l’Algérie au sein du FMI, l’expert international en économie et finances, le docteur Abderrahmane Mebtoul a indiqué que l’Algérie qui est un membre créancier du FMI « n’a pas besoin de cette institution, mais l’ inverse ».

Et d’ajouter que l’Algérie a augmenté sa quote-part à l’ institution de Bretton Woods de 705,2 millions de DTS (équivalent de plus d’un milliard de dollars) la portant de 1,25 milliard de DTS (environ 1,9 milliard de dollars) à 1,96 md de DTS (près de 3 mds de dollars), sans compter le récent emprunt au FMI en 2012 de 5 milliards de dollars à un taux inférieur à 1%.

Déclaration du professeur Abderrahmane Mebtoul à Agence Chine Nouvelle Xinhua 

JDD/sondage: Christine Lagarde et Marine Le Pen en tête des femmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La directrice générale du FMI Christine Lagarde et la présidente du Front national Marine Le Pen arrivent en tête du palmarès des femmes politiques Ifop pour le Journal du dimanche, avec respectivement 34% et 31%.

Mmes Lagarde et Le Pen, auxquelles les personnes interrogées voient jouer « un rôle plus important à l’avenir dans la vie politique française », devancent Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade, qui totalisent chacune 27%.

Viennent ensuite les premières femmes de gauche, Martine Aubry et Christiane Taubira, 21% chacune, devant Rachida Dati et Ségolène Royal (19%), Valérie Pécresse (17%), Najat Vallaud-Belkacem (16%), Cécile Duflot (12%); Aurélie Filippetti (11%) ou encore Anne Hidalgo (10%).

Ce sondage a été réalisé du 27 février au 1er mars auprès d’un échantillon représentatif de 990 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Christine Lagarde : La Tunisie a changé le regard du FMI

«Nous sommes disponibles. Mais, La Tunisie n’a, pour le moment, formulé aucune demande précise. Nos interlocuteurs se sont montrés positifs et attentifs à cette offre de services. On est en dialogue, et pas comme l’année dernière lorsqu’on nous avait dit : nous avons suffisamment de réserves, merci bien de votre offre ! » Au terme d’une visite de deux jours à Tunis, la première dans la région Afrique du Nord moyen Orient, depuis qu’elle dirige le Fonds Monétaire International, Christine Lagarde, repart sur une note positive. Même si une perplexité semble se lit à ses yeux quant à l’évolution de la situation dans le pays. Tout au long de ses entretiens, elle avait montré, comme l’a souligné le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Mustapha Kamel Nabli, « la version 2012 du FMI », celle qui diffère bien de celle des années 80.

«Aujourd’hui, affirmera-t-elle, en effet, vous avez changé votre pays, mais aussi contribué à changer le FMI qui regroupe 187 états membres. Votre révolution nous apprit à regarder au-delà des agrégats macro-économiques, pour prendre en considération d’autres données notamment l’importance du facteur emploi, la qualité des emplois, et nous rendre plus attentifs aux problèmes sociaux ainsi qu’au partage de la croissance ».
Pour Lagarde, une croissance plus soutenue, diversifiée et mieux partagée, sera plus durable et facteur de stabilisation. Et elle ne sera facteur d’équilibre, que si elle est créatrice d’emplois, d’où le rôle des chefs d’entreprise.

 

Trois conditions doivent être réunies par l’Etat dans ce but, selon le directeur général du FMI. « D’abord, mettre en adéquation le système de formation avec le marché du travail. Ensuite, ouvrer pour la simplification et la facilitation de l’investissement, dans un environnement plus amical pour les affaires. En, enfin, un climat amical, mais, sans connivence, véritable vermine de corruption qui décourage les investisseurs ».

Christine Lagarde résumera ses entretiens à Tunis en trois messages. Le FMI sera un partenaire actif et utile, si la Tunisie le souhaite. Certes soucieux des équilibres budgétaires et financiers, il demeurera intéressé par la stabilisation économique et sociale. Il va falloir se concentrer sur le développement de l’activité économique et la création d’emplois.

En clair, le FMI se tient à disposition, apportera l’assistance demandée, et soutiendra la Tunisie auprès des autres institutions et bailleurs de fonds, ainsi que pour lui « éviter la double peine d’une dégradation de sa notation souveraine, en plus de l’effet de la crise internationale». Evidemment, au prix de programmes qu’il appartient à la Tunisie de concevoir et d’entreprendre.

Maintenant, comme l’a bien expliqué Nabli, la loi des finances complémentaires, actuellement en cours d’élaboration, permettra au gouvernement de définir, avant mars, ses besoins exacts et en discuter avec le FMI. L’échéance tombe à pic, la mission dépêchée de Washington pour la revue annuelle sera à Tunis en mars prochain ce qui facilitera les choses.


La France souhaite accélérer son retour en Tunisie

«La France maintient, augmente et accélère son assistance à la Tunisie, réitérant son plein soutien à la Tunisie et son admiration pour l’action pionnière qu’elle a engagée. » C’est ce qu’a déclaré Mme Christine Lagarde, ministre française de l’Economie, des Finances et de l’Industrie qui a été reçue mardi avec Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes, par le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi. Les deux ministres ont évoqué à cette occasion un «plan Marshall» pour la Tunisie, qualifiant d’ «impressionnant» ce que les Tunisiens sont parvenus à faire pour leur pays. «Cette visite marquée par un climat de cordialité renoue les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays», a commenté à notre confrère Leaders, une source proche de la délégation française. »

Après avoir souligné la reconnaissance de la France «avec beaucoup d’admiration de la rupture profonde qui s’est engagée» et souhaité «mobiliser les membres du gouvernement pour accompagner cette mue», Mme Lagarde a indiqué devant la presse que nombre de délégations de haut niveau se succèderont dès la semaine prochaine à Tunis, pour convenir et mettre en place des programmes d’action substantiels. « La France tient à se tenir à l’avant-garde de ce grand soutien en faveur de la Tunisie, a-t-elle affirmé. » Trois membres du gouvernement ainsi que la présidente du Medef, feront le déplacement à Tunis, dans les prochains jours.

C’est ainsi que Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, examinera avec ses homologues les questions relatives au développement durable et au transport.

En charge notamment du Tourisme, Frédéric Lefebvre, Secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation, discutera de la contribution de la France pour mobiliser tous les acteurs du tourisme français au service d’une campagne en faveur de la Tunisie.

L’objectif de cette campagne est, estime la ministre française, de faire en sorte que les 1 400 000 touristes français et bien d’autres puissent revenir en vacances en Tunisie et aient une totale confiance dans ce pays.

Sur un autre plan, Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur va accompagner des entreprises françaises en Tunisie, dès le mois prochain, pour renforcer les échanges, maintenir les investissements et bien affirmer la confiance économique exprimée par la France à l’égard de la Tunisie.

Deux ministres français à Tunis

Les ministres français de l’Economie Christine Lagarde et des Affaires européennes Laurent Wauquiez sont arrivés à Tunis dans le « cadre d’une visite d’amitié et de travail ».

A cours de cette visite, les deux ministres vont renouveler le « soutien à la transition démocratique engagée et souligner la disponibilité de la France pour aider le peuple tunisien à concrétiser ses aspirations et construire une Tunisie démocratique et prospère », selon un communiqué conjoint publié lundi à Paris.

Il s’agit de la première visite de ce niveau en Tunisie – dont la France est pourtant le premier partenaire – depuis la fuite le 14 janvier du président Zine El Abidine Ben Ali, alors que les responsables américains et européens s’y sont succédés. A remarquer que Michèle Alliot-Marie n’est pas du voyage.

Des députés les 21 et 22 mars en Tunisie

Une délégation de députés de la majorité et de l’opposition se rendra les 21 et 22 mars prochains en Tunisie, a-t-on appris hier de source parlementaire. Cette mission sera conduite par le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Axel Poniatowski (UMP), et comprendra un député de chaque groupe parlementaire (UMP, PS, GDR et NC).
Le programme de cette visite sera communiqué ultérieurement. La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a quant à elle annoncé qu’elle se rendrait en Tunisie la semaine prochaine.