Notre-Dame: le Maroc annonce une «contribution financière» pour la reconstruction

  • Le Maroc a annoncé ce jeudi une «contribution financière», dont le montant n’a pas été révélé, pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie lundi, selon un communiqué de l’ambassade du royaume du Maroc en France.

Chakib Benmoussa, ambassadeur en France du roi du Maroc Mohammed VI, s’est entretenu ce jeudi avec l’archevêque de Paris, Monseigneur Michel Aupetit, selon ce communiqué. Au cours de l’entretien avec l’archevêque de Paris, l’ambassadeur a réitéré «l’expression de soutien, de compassion et de solidarité» de Mohammed VI, «au nom de tous les Marocains» après cet incendie à Notre-Dame, «symbole de la ville de Paris, de l’histoire de France, et lieu de recueillement pour des millions de fidèles».

«L’ambassadeur a informé l’archevêque de Paris que (…) le Royaume du Maroc a décidé de faire une contribution financière à la reconstruction de la cathédrale». Le montant des dons royaux n’est jamais précisé, a-t-on indiqué au ministère marocain des Affaires étrangères à Rabat. En 2014, le roi du Maroc figurait dans le classement Forbes des hommes les plus riches du monde avec une fortune estimée à plus de 2,5 milliards de dollars via la holding royale SNI rebaptisée «Al Mada» – «un des plus grands fonds d’investissement à capitaux privés de la scène panafricaine», selon son site internet. Il séjourne très régulièrement en France où il possède notamment un château à Betz (nord-est de la France).

Selon l’agence marocaine de presse (MAP), le roi du Maroc a également décidé «de consacrer une subvention financière» – non précisée – à la restauration et à l’aménagement de certains espaces de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, touché par un incendie aux dégâts limités au moment où le terrible incendie faisait rage à Notre-Dame. L’incendie à Notre-Dame a suscité l’émotion dans le monde entier et un afflux de dons inédit – 850 millions d’euros ce jeudi. La cathédrale est le monument historique le plus visité d’Europe avec 12 millions de touristes en 2017.

Le Festival de Fès des Musiques Sacrées 2016 rend hommage aux « Femmes Fondatrices » dans l’histoire du Maroc

La 22ème édition du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde, qui se déroulera du 6 au 14 mai prochain sera une occasion pour rendre hommage aux femmes fondatrices qui ont marqué de leur empreinte l’histoire du Maroc, a indiqué le président de la Fondation Esprit de Fès et du festival, Abderrafie Zouiten (photo).

 

Lors d’une rencontre tenue lundi soir au Sénat français pour la présentation de cette édition, placée sous le thème « Femmes Fondatrices », M. Zouiten a souligné que les femmes ont joué un rôle important dans l’histoire du Maroc et dans son progrès, ajoutant que cette édition mettra à l’honneur la création culturelle et artistique féminine.

 

Il a, dans ce sens, cité le rôle symbolique de Kenza El Awrabiya, épouse de Moulay Idriss à l’origine d’une unification et d’une fusion entre les éléments amazighe et arabo-musulman, qui a constitué le socle de l’identité marocaine, ainsi que l’oeuvre de Fatima Al Fihriya qui a fondé l’Université Al Quaraouiyine, haut lieu du savoir et enseignement islamique qui illumine depuis le moyen âge la capitale spirituelle du Maroc.

 

Outre sa thématique inédite, cette édition verra également l’introduction d’un nouveau concept, consistant à dédier, dorénavant, chaque édition à un pays ami, a noté le président du festival, précisant que l’Inde a été choisie cette année pour son histoire millénaire et la foisonnante diversité de ses cultures.

 

Le festival va également permettre à de nouveaux talents marocains, notamment parmi les jeunes les plus prometteurs, de s’exprimer et mieux se faire connaitre, a-t-il indiqué, relevant, au titre des innovations, l’organisation des « Journées de Fès » dans le cadre du Forum du festival, en partenariat avec le groupe médiatique l’Obs-Le Monde, ce qui assurera aux débats pertinence et richesse et à la ville de Fès davantage de rayonnement, avec en outre un hommage qui sera rendu à la mémoire de la sociologue Fatima Mernissi.

 

De son côté, l’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, a salué le choix judicieux de la thématique de cette édition, qui met la lumière sur le rôle primordial des femmes dans le développement de la société et la transmission de la culture, du savoir et de l’identité au fil des générations. Il a aussi mis en exergue le rôle important de la femme dans la société marocaine moderne, favorisé par de grands acquis réalisés sous l’égide du Roi Mohammed VI, dont le Code de la famille et la Constitution de 2011 consacrant le principe d’égalité homme/femme.

 

Pour sa part, le président du groupe d’amitié d’amitié France-Maroc au Sénat, Christian Cambon, a salué le rôle du festival en tant que lieu de création, de dialogue et de rencontre entre l’Orient et l’Occident, estimant que la culture et la liberté sont des indicateurs du progrès des sociétés. Ce festival est d’autant plus important qu’il est organisé au Maroc, pays résolument ouvert et tolérant et qui constitue un îlot de stabilité et de sécurité dans une région déstabilisée par les conflits et la menace terroriste, a-t-il ajouté.

 

L’ouverture du 22ème Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde aura lieu dans le majestueux espace de Bab Al Makina avec le spectacle « Un ciel plein d’étoiles », foisonnante création relatant, sur le mode métaphorique, les destinées de femmes légendaires, de leurs rêves et combats. Ce même site accueillera le lendemain une deuxième création dédiée à la musique traditionnelle indienne, en guise de prélude à l’accueil que réserve le Festival à l’Inde, pays ami, invité de cette édition.

 

Au total, quelque 140 artistes venant d’une vingtaine de pays animeront les spectacles dans des sites emblématiques de Fès, comme Bab Al Makina, les jardins Jnan Sbil, Dar Tazi, Dar Adiyel et la place Boujloud.

Source atlasinfo