Le responsable présumé de l’attaque du consulat américain à Benghazi enlevé

Les Etats-Unis ont arrêté un des responsables présumés de l’attaque contre la mission diplomatique américaine de Benghazi en Libye le 11 septembre 2012, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur en Libye et à trois autres Américains, a indiqué mardi le Pentagone. «Je peux confirmer que dimanche 15 juin, des soldats américains, en coopération avec la police, ont arrêté Ahmed Abu Khattala, figure clé des attaques contre les bâtiments américains à Benghazi en septembre 2012», a précisé le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

Le suspect a été kidnappé dimanche en Libye lors d’un raid des forces américaines et est actuellement détenu «dans un endroit sûr en dehors de la Libye», a ajouté John Kirby dans un communiqué, précisant que le raid n’avait fait aucune victime. Tous ceux qui ont participé à cette opération «ont quitté sains et saufs la Libye», a-t-il poursuivi. Lors de raids similaires, les Etats-Unis avaient arrêté des suspects qu’ils avaient emmené à bord de navires américains avant de les ramener aux Etats-Unis par avion.

Cette arrestation est «un événement important» mais elle ne marque «pas la fin du travail» sur cette attaque, a estimé pour sa part le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, lors de son point de presse. Des médias américains avaient rapporté en août 2013 que le ministère américain de la Justice avait inculpé début août Ahmed Abu Khattala, qui serait l’un des dirigeants présumés d’un groupe rebelle soupçonné d’être à l’origine de l’attaque.

Revers US

L’attaque avait coûté la vie à l’ambassadeur américain Christopher Stevens, ainsi qu’à trois agents américains. Cet attentat avait déclenché une tempête politique aux Etats-Unis, alimentée par l’opposition républicaine contre l’administration démocrate de Barack Obama, alors en pleine campagne de réélection. Le département d’Etat avait ensuite reconnu des manquements en matière de sécurité.

Selon une enquête du quotidien New York Times publiée en décembre, Al-Qaïda n’a pas participé directement à l’attaque, qui serait le fait d’attaquants locaux. Selon le journal, Ahmed Abu Khattala se serait trouvé dans la mission américaine au moment de l’attaque. Dans une interview au New York Times en 2012, le chef rebelle avait admis avoir été présent, mais avait nié être le responsable de l’assaut.


Libye: un officier et une avocate tués

Trois personnes ont été tuées dans des incidents séparés à Benghazi, dans l’est libyen, dont une avocate et un officier de l’armée de l’air libyenne, a indiqué aujourd’hui une source au sein des services de sécurité.

 

Le corps du colonel Adem Faraj Al-Abdelli, tué par balles, a été découvert dans sa voiture à proximité d’un cimetière de la ville de Benghazi, a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat. Par ailleurs, les corps d’une avocate et de son mari ont été découverts aujourd’hui dans le quartier d’Al-Guwercha à Bengahzi, au lendemain de leur enlèvement à leur domicile par des inconnus, a ajouté la même source.

 

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, Benghazi est le théâtre d’une vague d’assassinats, ciblant majoritairement des Occidentaux et des membres des services de sécurité.

 

Dimanche, un Français qui travaillait pour une société médicale a été assassiné dans cette ville, quelques jours après l’assassinat de sept Egyptiens de confession copte.

 

Les autorités ont échoué jusqu’ici à identifier et arrêter les auteurs de ces attaques qui n’ont pas été revendiquées.

Libye : les affrontements de Benghazi provoquent la démission du chef d’état-major

En Libye, le chef d’état-major de l’armée, Youssef al-Mangouch, a démissionné, le dimanche 9 juin 2013, au lendemain des affrontements à Benghazi qui ont fait, de source médicale, 31 morts et une centaine de blessés. Ces violents heurts ont vu s’opposer des membres du Bouclier de la Libye, une milice placée sous l’autorité du ministère de la Défense et des manifestants.

 

Ce dimanche 9 juin dans l’après-midi, le chef d’état-major de l’armée libyenne a remis sa démission au Parlement. Cela faisait plusieurs mois qu’il était sur la sellette. Il avait d’ailleurs déjà annoncé qu’il démissionnerait. Les affrontements meurtriers qui ont eu lieu samedi soir à Benghazi entre une milice placée sous l’autorité du ministère de la Défense et des manifestants ont précipité sa décision.

Complaisance ?

Youssef al-Mangouch avait été nommé en janvier 2012 et avait été depuis lors la cible de nombreuses attaques. En effet, plus d’un an et demi après sa nomination, l’émergence d’une armée nationale forte se fait toujours attendre. Il avait aussi été violemment critiqué pour sa mauvaise gestion des milices, certains l’accusant de complaisance.

Le chef d’état-major a déclaré au Parlement avoir fait tout ce qui était en son pouvoir et qu’il était désormais temps pour lui de démissionner. Les autorités libyennes ont annoncé que le quartier général de la milice du Bouclier de la Libye était désormais sous contrôle des forces spéciales et que l’armée allait prendre en main toutes les bases de cette milice.

Faiblesse

Mais aucune critique directe n’a été émise à l’encontre de la brigade du Bouclier de la Libye, composée d’anciens rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Un aveu de faiblesse de la part du gouvernement qui ne semble pas savoir comment affronter la question des milices, des formations para-militaires dont certaines lui sont encore essentielles pour maintenir la sécurité dans de nombreuses régions du pays.

 

Source RFI

Libye: 25 morts dans une manif à Benghazi

  • Vingt-cinq personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées samedi à Benghaz, en Libye, lors d’affrontements entre des manifestants, qui ont finalement reçu le renfort des forces gouvernementales, et une milice opérant avec l’approbation du ministère de la Défense.

Des dizaines de manifestants, certains armés, se sont rassemblés devant le siège de la brigade « Bouclier de Libye ». Ils exigeaient la fin des milices qui n’ont toujours pas rendu leurs armes près de deux ans après la chute de Mouammar Kadhafi. « Les gens protestent parce qu’ils sont persuadés que les milices sont contraires à la stabilité de la Libye, qui ne peut être obtenue qu’à travers une véritable armée et une véritable police », a déclaré Ahmed Belachar, un militant anti-milices.

Après plusieurs heures d’accrochages, les forces spéciales sont intervenues pour rétablir l’ordre et prendre possession du complexe, perdant cinq de leurs hommes, selon une source militaire.  Un médecin de l’hôpital central de Benghazi, la grande ville de l’est de la Libye, a indiqué avoir comptabilisé 25 morts au total et 70 à 80 blessés.

Les nouveaux dirigeants libyens, installés avec l’aide de l’Occident, peinent à asseoir leur autorité sur une myriade de groupes armés qui instaurent souvent leur propre loi. En septembre dernier, après l’attaque d’une mission diplomatique américaine dans laquelle l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye a péri avec trois compatriotes, la ville a vu éclater une vaste colère de la population contre les milices.


Libye: Paris demande à ses ressortissants de quitter Benghazi

La France s’est jointe vendredi à d’autres pays occidentaux pour conseiller fortement à ses ressortissants d’éviter ou de quitter Benghazi, la grande ville libyenne de Cyrénaïque. «En raison de la persistance des tensions sécuritaires liées à la situation régionale ainsi que des rumeurs faisant état de menaces visant les ressortissants des pays occidentaux, il convient de s’abstenir temporairement, dans toute la mesure du possible, de se rendre en Cyrénaïque» dit le communiqué posté sur le site du Quai d’Orsay. Jeudi, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Australie avaient précédé Paris, sur un ton moins diplomatique. Berlin demandait à ses nationaux de «quitter en urgence la ville et la région de Benghazi», faisant état de «renseignements établissant des risques concrets et immédiats visant les citoyens occidentaux à Benghazi.»

Une menace des islamistes pro-occidentaux devenus anti-occidentaux

Londres se dit «au courant d’une menace spécifique et imminente contre les occidentaux à Benghazi» et demande «aux Britanniques qui se trouvent encore là-bas en dépit de nos conseils de partir immédiatement.» Les États-Unis ont renouvelé leur conseil aux Américains d’éviter la ville où leur ambassadeur Christopher Stevens a été torturé, violé et tué (photo).

La quarantaine de Français susceptibles de se trouver à Benghazi ont tous été joints personnellement par téléphone ou par mail, dit un porte-parole du Quai d’Orsay. Le consul honoraire français à Benghazi, le docteur Jean Dufriche, précise: «Nous avons conseillé aux Français résidant à Benghazi de prendre toutes les dispositions pour quitter la ville quelques jours.» Recommandation que le médecin, chef de projet au Centre médical de Benghazi, a l’intention de s’appliquer à lui-même. Les ingénieurs hollandais travaillant à l’amélioration de cet hôpital ont tous pris un vol jeudi matin.

Les différents pays appelant leurs citoyens à quitter Benghazi n’ont pas donné de précisions la nature des  menaces». Mais l’intervention française au Mali est de toute évidence au centre de l’alerte. La semaine dernière, la chaîne de télévision libyenne Al Assima a rendu compte du prêche d’un religieux extrémiste dans une mosquée de la ville voisine de Derna, recommandant de tuer et d’enlever des Français et des Occidentaux, en représailles à l’offensive française contre les islamistes au Mali. D’autre part, selon une source sécuritaire, une colonne de djihadistes armés combattant au Mali aurait quitté ce pays pour se diriger vers Benghazi.

Des djihadistes que l’Occident a armé contre Kadhafi

De nombreux groupes armés radicaux locaux s’y trouvent déjà. La ville d’où est partie la révolution contre Kadhafi est aux mains de mouvements djihadistes, qui multiplient les attentats contre les milices fidèles au gouvernement de Tripoli, et s’affrontent parfois entre eux. Ces extrémistes se sont déjà attaqués à des Occidentaux, tuant l’ambassadeur américain le 11 septembre 2012. Un attentat contre un convoi diplomatique britannique avait déjà eu lieu en juin, et une tentative a également visé le consul italien début janvier.

La région de Benghazi sert aussi de lieu de passage aux djihadistes venus d’Égypte, dont plusieurs ont été impliqués dans l’attaque contre le complexe gazier algérien d’In Amenas, selon les autorités algériennes. L’est de la Libye présente la même configuration qu’en Algérie: des installations pétrolières isolées en plein désert. Sauf qu’en Libye, aucune véritable armée ne peut lutter contre les djihadistes, malgré l’annonce par le gouvernement de Tripoli du renforcement de la sécurité de ces installations.

Libye: encore un assassinat à Benghazi, envahie depuis 16 mois par l’insécurité

    • Benghazi est à nouveau frappée par la violence. Le corps d’un responsable de la sécurité a été retrouvé vendredi soir. Une vague d’assassinats visant les forces de sécurité secoue la grande ville de l’est libyen depuis plus de seize mois, sans que les enquêtes n’avancent vraiment.
    • C’est un nouvel assassinat visant la police à Benghazi. Le corps de l’officier Nasser al-Megrabi a été découvert dans la zone de Sidi Faraj, dans les environs de Benghazi. Selon les autorités, il aurait été battu avant d’être tué.
    • Ce n’est pas la première fois que les forces de sécurité sont prises pour cible dans la ville berceau de la révolte contre Kadhafi. Depuis environ un an et demi, la grande ville de l’est libyen est frappée par une série d’attentats contre la police, des officiers de l’armée et des responsables de la sécurité.
    • Mercredi dernier, le chef par intérim des enquêtes criminelles de Benghazi a été enlevé par des hommes armés. Une cinquantaine de collègues et de civils se sont rassemblés le soir-même pour dénoncer leurs conditions de travail et l’insécurité qui règne à Benghazi. Dernier assassinat en date, celui en novembre du chef de la police, Faraj Drissi, abattu sur le pas de sa porte.
    • Qui est derrière cette vague d’assassinats ? D’anciens partisans de Kadhafi ? Des criminels de droit commun ? D’anciens prisonniers cherchant vengeance? Les hypothèses sont multiples et les enquêtes piétinent.

Libye / Benghazi : un QG de salafistes attaqué par des pro-Américains

Des centaines d’habitants de Benghazi , lançant des slogans pro-américains, se sont rebellés vendredi contre les milices armées qui font la loi dans la ville et ont réussi à déloger le principal groupe extrémiste de son quartier général, tandis que les autorités libyennes ont mis en garde contre le « chaos ».

Des centaines de manifestants ont réussi ainsi à déloger le groupe salafiste qui avait été montré du doigt dans l’attaque du consulat américain, Ansar al-Charia, de la caserne qu’il occupait au centre de Benghazi. Aux cris de « le sang des martyrs n’a pas été versé en vain », les manifestants sont entrés dans la caserne qui a été saccagée, pillée et incendiée.

4 morts

Ils se sont dirigés par la suite vers le quartier général de la brigade de Raf Allah al-Sahati, un groupe islamiste mais qui est sous l’autorités du ministère de la Défense, où des combats à l’arme lègère et aux roquettes ont opposé les deux camps durant deux heures, avant que la brigade ne décide de quitter les lieux. Au moins quatre personnes ont été tuées et quarante blessées lors de ces combats, selon un décompte basé sur les bilans de trois hôpitaux de la ville.

Les assaillants se sont ensuite attaqués à cette installation militaire située dans une ferme dans la région de Hawari, à 15 km du centre de Benghazi, pillant des armes, des munitions et du matériel informatique.

Libye : Benghazi, la ville symbole du soulèvement, élit son conseil local

Alors que les élections du Congrès national chargé de rédiger une nouvelle constitution doivent se tenir en juin prochain, Benghazi, le berceau de la révolte libyenne de 2011 soutenue par l’OTAN, a renouvelé les membres de son conseil local. Cela, dans un contexte où la ville, très critique envers le CNT, Conseil national de transition, est tentée par l’autonomie envers Tripoli. Pour ce premier scrutin libre depuis près de 50 ans, les habitants de la ville ont bénéficié d’un jour férié.

Guerre en Libye

La Croix-Rouge française envoie une équipe à Benghazi

La Croix-Rouge française, en coordination avec le mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a envoyé une équipe à Benghazi pour évaluer les besoins du Benghazi Medical Center et aider le Croissant-Rouge libyen.

Une équipe de la Croix-Rouge française, comprenant un médecin et un logisticien, vient d’arriver à Benghazi. Sa première mission sera d’évaluer les besoins du Benghazi Medical Center, le plus gros hôpital de la ville et de définir le support médical et infirmier de cet hôpital, ainsi que les besoins matériels.

Cette première mission permettra le déploiement d’une équipe médicale qui sera sur place dans les prochains jours.

Parallèlement, l’équipe va rencontrer le Croissant-Rouge libyen de Benghazi afin de faire le point sur ses besoins et le type de renfort que la Croix-Rouge française pourrait apporter au Croissant-Rouge libyen dans l’aide aux populations victimes du conflit.

Les témoignages de manque de médicaments, eau potable, produits alimentaires et de première nécessité sont alarmants dans les zones directes du conflit.

La Croix-rouge française renouvelle son appel à la générosité de ses donateurs pour s’inscrire aujourd’hui et demain dans l’effort de solidarité envers les victimes de cette crise.

Les dons peuvent être effectués

sur le web : www.croix-rouge.fr


 

Libye : Kadhafi n’attaquerait plus Benghazi

Le colonel libyen Mouammar Kadhafi a changé de tactique pour des raisons humanitaires et ne prévoit plus d’attaquer la ville de Benghazi, fief des rebelles, a annoncé hier soir la chaîne CNN.
« Je viens juste de recevoir un appel d’un des fils de Kadhafi, Seif (al-Islam) », a indiqué un correspondant de CNN à Tripoli, Nic Robertson. « Il a dit qu’ils étaient en train de changer de tactique autour de Benghazi, que l’armée n’allait pas entrer à Benghazi. Elle va prendre position autour du bastion » des rebelles, a ajouté le correspondant.

Le leader libyen a affirmé hier que les forces gouvernementales allaient attaquer dans la soirée Benghazi, fief de la rébellion dans l’est du pays, dans un message sonore retransmis parla télévision libyenne.

« La raison (à ce changement de tactique) est qu’ils s’attendent à un exode humanitaire. Ils s’attendent à ce que les gens aient peur de ce qui va arriver et il (Seif al-Islam) a dit que l’armée allait être là pour les aider à sortir » de la ville, a expliqué le journaliste de la chaîne américaine.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté hier soir en faveur d’un recours à la force contre les troupes du colonel Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.

Les troupes libyennes « vont prendre position en dehors (de la ville). Le gouvernement va uniquement envoyer (à Benghazi) la police et des forces spécialisées dans la lutte antiterroriste afin de désarmer les rebelles », a ajouté le correspondant de CNN citant toujours Seif al-Islam, soulignant qu’il avait reçu l’appel du fils du colonel Kadhafi peu avant le vote à l’ONU.