Tunisie : l’appel aux touristes français du Président

Interrogé sur TF1 jeudi soir, Béji Caïd Essebsi a affirmé que les voyageurs français pouvaient toujours aller dans son pays « en toute sécurité ». Le tourisme, qui représente environ 7% de l’économie, est un secteur vital pour la Tunisie.

« Ils peuvent venir en toute sécurité. Nous avons pris les mesures pour ». Conscient de l’impact que pourrait avoir l’attentat de Tunis sur le tourisme tunisien, Béji Caïd Essebsi, le président tunisien, est monté lui-même au créneau jeudi soir sur TF1.

En attaquant le musée du Bardo, un lieu très fréquenté par les étrangers, en plein cœur de Tunis, les terroristes avaient un double objectif : frapper la république tunisienne bien sûr, mais aussi, et surtout, le secteur touristique. Et c’est peu dire qu’il s’agit d’un des piliers de l’économie tunisienne. Il représente en effet environ 7% du PIB et génère 400.000 emplois, soit 10% de la population active.

950.000 touristes français l’année dernière

Avec son patrimoine historique à Tunis et Carthage, ses plages, notamment à Djerba, et son désert, la Tunisie attirait 7 millions de personnes en 2010. Le « Printemps arabe », parti de Tunisie, a fait chuter ce chiffre d’environ 50% avant une belle remontée que les professionnels espéraient confirmer dans les mois qui viennent.

Histoire commune oblige, les Français représentent la principale clientèle étrangère. D’où la crainte de les voir une nouvelle fois se reporter sur d’autres destinations comme après le renversement  de Zine El Abedine Ben Ali. De 1,4 million à l’époque, ils n’étaient plus que 950.000 l’an passé. Un chiffre qui retrouvait, lui aussi, une courbe ascendante. Pour qu’il ne retombe pas brutalement, il faut donc rassurer. D’où la déclaration de Béji Caïd Essebsi.

« Message de solidarité » 

u-delà de l’aspect sécuritaire, le président tunisien a aussi joué sur la fibre du soutien entre les deux peuples. « Lorsqu’ils viendront, c’est un message de solidarité que les touristes français enverront aux Tunisiens », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’il s’agirait aussi d’un message lancé aux terroristes leur disant ceci :  « Même si la Tunisie a été frappée, nous n’avons pas peur, nous allons continuer ».

Un message relayé par François Hollande vendredi. Lors de sa conférence de presse au sommet européen de Bruxelles, le chef de l’Etat a rappelé que la Tunisie est « un pays qui a besoin plus que jamais de sécurité et de solidarité ».


Tunisie: deux vedettes arrêtées pour offense

  • L’animateur vedette de télévision, Moez Ben Gharbia, et l’humoriste Wassim Lahrissi, ont été arrêtés aujourd’hui pour offense au président Béji Caïd Essebi, a indiqué le parquet.

 

Il s’agit des premières arrestations du genre depuis l’élection en décembre 2014 de Essebsi. « Le parquet a décidé de les placer en détention », a dit le porte-parole du parquet, Sofiène Sliti, indiquant qu’ils avaient « commis une offense au chef de l’Etat ».


Tunisie: rien ne va plus à Nida Tounes

La première force politique du pays, vainqueur des dernières législatives, et fondée par l’actuel chef de l’Etat, Beji Caïd Essebsi, est au bord de l’implosion. En début de semaine, une soixantaine des 86 députés que compte la formation ont déclaré qu’ils ne reconnaissaient plus l’actuel comité exécutif du parti et ont appelé à un congrès national dès samedi prochain, 14 mars. Une crise qui couvait depuis bien longtemps.

L’élection de Beji Caïd Essebsi à la magistrature suprême a laissé un vide abyssal à la tête du parti. Car c’était lui, le ciment de Nida Tounes, cette coalition hétéroclite rassemblant aussi bien des personnalités de gauche que des hommes de droites, des proches de l’ancien régime que d’anciens opposants à Ben Ali. Un parti, surtout, qui a grandi très vite, mais n’a jamais tenu son premier congrès. Résultat, trois ans après sa création, Nida Tounes ne dispose d’aucune instance de direction claire, reconnue par tous.

« Les ambitions personnelles se révèlent. C’est une véritable guerre des chefs », confie un membre du parti qui préfère rester anonyme. Dimanche dernier, le parti devait justement élire son bureau politique mais le vote a été reporté en raison de dissensions internes. Et depuis, les ténors du parti s’invectivent par médias interposés.

A la tête des frondeurs, il y a Hafedh Caid Essebsi, le fils du chef de l’Etat, accusé par ses détracteurs de vouloir faire main basse sur le parti. Autre ligne de fracture qui alimente la bataille en cours : la stratégie vis-à-vis des islamistes d’Ennahda. Faut-il se réjouir de leur entrée au sein de la coalition au pouvoir ou bien s’opposer coûte que coûte à ce parti longtemps présenté comme l’ennemi à abattre ? Sur ce point aussi, Nida Tounes est divisé. Au point, selon certains, de menacer l’existence même du parti.

Mardi soir, le comité fondateur du parti a fixé une nouvelle date pour l’élection du bureau politique, le 22 mars, et promis l’organisation d’un congrès avant la fin du mois de juin. Plus tôt dans la journée, le chef de l’Etat avait reçu le directeur exécutif du parti pour lui demander de rechercher au plus vite un « consensus ».

source RFI

Tunisie: Habib Essid nommé Premier ministre

Suite à un accord politique entre les différents partis du Parlement tunisien, l’ancien ministre de l’Intérieur Habib Essid a été officiellement désigné, ce lundi, Premier ministre du pays. Cette annonce a été faite par Mohamed Ennaceur, le président par intérim de l’Assemblée des représentants du peuple.

Né à Sousse le 1er juin 1949, Habib Essid avait occupé des fonctions gouvernementales sous le régime de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali. Il est nommé ministre de l’Intérieur du gouvernement dirigé par Beji Caïd Essebsi, élu Président le mois dernier, entre mars et décembre 2011, après la révolution tunisienne.

« Nous avons choisi Essid parce qu’il est indépendant et qu’il possède de l’expérience dans les domaines de la sécurité et de l’économie », a commenté Mohamed Nacer, le président de l’assemblée.

Selon les médias tunisiens, les partis se sont accordés sur son nom parce qu’il apparaît notamment comme un candidat acceptable pour les islamistes d’Ennahda.

Habib Essid a désormais un mois -un délai renouvelable une seule fois- pour former et présenter son équipe, qui doit obtenir la confiance de l’Assemblée.

Le premier ministre tunisien sortant Medhi Jomma a réagi sur France 24 peu après la désignation de son successeur. « Je le dis clairement je ferai tout mon possible et j’ai déjà commencé pour que la passation se passe dans les meilleures conditions. Moi je définis ce nouveau système politique comme une course de relais. Il faut que chacun, chaque coureur court vite. Il faut aussi bien passer le relais. Donc il aura le relais, je lui préparerai les choses, dans les meilleures conditions ça se passera et je lui souhaite bonne course ».

D’autre part, le président américain Barack Obama a invité à la Maison-Blanche son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi, premier chef de l’Etat élu démocratiquement de l’histoire du pays, quatre ans après la révolution qui déclencha le « Printemps arabe ».


Tunisie: Beji Caïd Essebsi prête serment ce mercredi

En Tunisie, le vainqueur de la présidentielle sera investi ce mercredi 31 décembre à la présidence. Beji Caïd Essebsi va prêter serment devant le Parlement, avant la passation de pouvoir avec le sortant Moncef Marzouki, perdant de la présidentielle. Une journée essentiellement protocolaire, la grande cérémonie d’investiture en présence de plusieurs chefs d’Etat aura lieu le 14 janvier.

Dès 10h, le président tunisien élu se rendra à l’Assemblée nationale. Beji Caïd Essebsi, 88 ans, y sera reçu par le nouveau président de l’Assemblée issu de son parti Nidaa Tounes et par le chef du gouvernement Mehdi Jomaa. Devant le Parlement, BCE viendra prêter serment et livrer un bref discours.

Deuxième étape de son investiture : le palais de Carthage, siège de la présidence pour la passation de pouvoirs avec Moncef Marzouki, son rival perdant de la présidentielle. Conformément au protocole Beji Caïd Essebsi doit raccompagner le président sortant vers la sortie de ce palais qu’il occupe depuis les élections de 2011, remportées à l’époque par ses alliés islamistes d’Ennahda.

Dans l’après-midi, Beji Caïd Essesbi recevra ensuite la démission du Premier ministre Mehdi Jomaa qui continue cependant de gérer les affaires courantes en attendant l’investiture du prochain gouvernement.

Les négociations se poursuivent justement pour former une alliance gouvernementale. Sans majorité absolue à l’Assemblée, Beji Caïd Essebsi doit trouver une coalition avec d’autres partis pour gouverner. Ces discussions doivent être achevées avant le 14 janvier, jour anniversaire du renversement de Ben Ali, choisi pour la deuxième grande cérémonie d’investiture de Beji Caïd Essebsi, en présence, cette fois, de plusieurs chefs d’Etat amis de la Tunisie.


Tunisie: Marzouki crée un mouvement contre «le retour de la dictature»

Moncef Marzouki a reconnu sa défaite dans les urnes, mais entend rester dans le jeu politique. Finaliste malheureux de l’élection présidentielle de dimanche, il vient d’annoncer qu’il lançait un nouveau mouvement destiné « éviter le retour de la dictature ».

Devant des milliers de partisans réunis pour son dernier discours, Moncef Marzouki a annoncé le lancement du « mouvement des citoyens ». Aucune précision cependant sur la nature de ce mouvement. Ce n’est pas un parti, explique son entourage, c’est un appel à former un front contre le retour de la dictature. « Il y a des gens qui veulent ramener la Tunisie vers le passé, a déclaré Marzouki du balcon de son quartier général. Cela peut constituer un danger pour la démocratie. »

Tout au long de la campagne, Marzouki, dont le bilan est contesté, s’est posé en garant de la révolution, face à son rival vainqueur de la présidentielle, Beji Caïd Essebsi, qu’il accuse d’incarner le retour de l’ancien régime. Notamment en raison de son passé d’ancien ministre de Bourguiba et président du parlement sous Ben Ali.

Cet argument fonctionne sur une partie de l’électorat tunisien, en particulier les islamistes, qui craignent un retour de la répression à l’égyptienne en Tunisie, maintenant que Beji Caïd Essebsi a remporté la présidentielle (Béji Caid Essebsi : 1.731.529 voix « 55,68% » et Moncef Marzouki : 1.378.513  voix « 44,32% »). Son parti Nidaa Tounes a également gagné les législatives.

Mais le nouveau président a tenu à rassurer. Tout d’abord en condamnant la répression systématique des islamistes sous Ben Ali, mais aussi en promettant qu’il garantirait les libertés tout au long de son quinquennat.

Fin d’une campagne présidentielle agitée en Tunisie

Moncef Marzouki et Béji Caïd Essebsi tiennent ce vendredi, à Tunis, leurs derniers meetings avant le vote de dimanche. Au premier tour, six points séparaient les deux rivaux, Béji Caïd Essebsi finissant en tête devant le président sortant. Mais chaque camp croit encore en sa victoire dimanche, pour ce qui constitue la première élection présidentielle au suffrage universel de l’histoire du pays. Ce vote mettra aussi fin à une campagne d’entre-deux-tours émaillée de nombreuses attaques, incidents et tensions entre les deux candidats.

Plus qu’une campagne sur le fond, les Tunisiens ont vu les deux rivaux s’invectiver par médias interposés, avec d’abord Béji Caïd Essebsi qui se présente comme l’héritier des valeurs modernistes de Bourguiba. Dès le soir du premier tour, il accusait son rival d’avoir été soutenu par les islamistes en s’étonnant du score de Moncef Marzouki : près de 34 % des voix alors qu’un mois auparavant, aux législatives, son parti n’avait même pas recueilli 2 % des suffrages.

Ghayda Thabet est membre du bureau national de Nida Tounes, le parti de Béji Caïd Essebsi. Pour elle, aucun doute, Marzouki a bien bénéficié des voix de ses ex-alliés islamistes car Ennahda ne présente pas de candidat à la présidentielle.

« Le résultat que Monsieur Marzouki a eu au premier tour, c’est le même résultat qu’a eu le parti Ennahda dans les élections législatives. Certes Ennahda, dans le discours officiel, ne soutient aucun candidat. Mais ça, c’est le discours officiel. Aux législatives [au] Nord, la majorité était pour Nida Tounes ; [au] Sud, la majorité est pour Ennahda. Le même schéma, donc les mêmes statistiques, on les voit avec Marzouki : le Sud qu’a eu Ennahda, Marzouki l’a eu ; […] donc indirectement et directement Marzouki a eu recours aux militants de Ennahda pour le soutenir dans les élections présidentielles. »

En face, Moncef Marzouki accuse Béji Caïd Essebsi d’incarner le retour de l’ancien régime Ben Ali. Le président sortant se présente comme le seul garant des valeurs de la révolution face au retour de la dictature.

Soraya Dilou, membre du Congrès pour la République (CPR), le parti de Marzouki, le confirme. RFI l’a rencontrée sur l’avenue Bourguiba où elle distribuait des tracts pour son candidat.

« Moncef Marzouki, aujourd’hui, rassemble autour de lui tous les gens qui croient encore dans les objectifs de la révolution. C’est une révolution qui a été trahie parce que l’ancien régime est de retour, la moitié des Nida Tounes sont des symboles de l’ancien régime, même des symboles des responsables qui occupaient des postes très avancés dans le RCD, le parti du président déchu Ben Ali. »

Pour Soraya Dilou, il faut souligner le parcours du candidat : «  Monsieur Béji Caïd Essebsi était, à l’époque en 1981, présent dans le ministère de l’Intérieur et il a avoué sur un plateau très connu d’al-Jazira qu’il était responsable des fraudes des élections. C’était une autre époque, mais il est de retour, par les manières, par le harcèlement des pauvres, par l’achat des voix, financement politique et tout ça. »

Ce discours du camp Marzouki disant craindre des fraudes lui a d’ailleurs valu une mise en garde de la Commission électorale. L’Instance supérieure pour l’indépendance des élections (ISIE) a dû envoyer un avertissement à Moncef Marzouki qui disait craindre des fraudes du camp adverse au second tour. En effet, tous les observateurs nationaux et internationaux ont salué à l’unisson le bon déroulement du premier tour, sans irrégularités. Mais ces tensions entre les candidats sont surtout le signe d’une vraie bataille et d’un vrai suspense pour l’élection du premier président tunisien, qui sera librement élu au suffrage universel.


Présidentielle tunisienne: le président Marzouki et Essebsi au coude-à-coude

L’équipe de campagne du président tunisien Moncef Marzouki a estimé que ce dernier était au coude-à-coude avec le favori de la présidentielle de dimanche, Béji Caïd Essebsi, et qu’un deuxième tour devrait les départager.

 

« Dans le pire des cas nous sommes à égalité, et dans le meilleur nous avons 2 à 4% d’avance », a déclaré à la presse le directeur de campagne de M. Marzouki, Adnène Mancer. « Nous entrons dans le deuxième tour avec de grandes chances » face à M. Essebsi, a-t-il ajouté.

 

Un peu plus tôt, le camp Essebsi avait revendiqué une large avance, estimant même ne pas être très loin d’une victoire dès le premier tour.

 

M. Mancer a dit craindre des « fraudes » en faveur de M. Essebsi et appelé les observateurs électoraux à la vigilance.

 

« Nos observateurs ne doivent quitter les urnes qu’après la fin de l’opération de dépouillement parce que nous nous attendons, si les urnes sont laissées (sans supervision) pour quelque raison que ce soit, à ce qu’une opération de vraie fraude commence », a-t-il accusé.

 

Il a aussi balayé les résultats de sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote plaçant le chef de Nidaa Tounès largement en tête (de 42,7% à 47,8% suivant les instituts) face à M. Marzouki (entre 26,9% et 32,6%).

 

Dans l’après-midi, la campagne du président sortant avait déjà accusé des partisans de M. Essebsi d’avoir voulu l’attaquer près de son bureau de vote.

 

Tunisie: inacceptable pour Béji Caid Essebsi d’exclure les destouriens de la scène politique

Le président et fondateur du mouvement Nidaa Tounes, Béji Caid Essebsi, lors d’un meeting populaire organisé à Ksar Helal (Monastir) à l’occasion du 79ème anniversaire de la création du Néo-Destour, est monté sur le créneau pour dénoncer une «tentative» des parties au pourvoir d’exclure les Destouriens de la scène politique. Et de souligner: «nous nous opposons à l’exclusion car elle n’est pas dans l’intérêt de la Tunisie».
M. Caid Essebsi estime que chacun à le droit de participer à la vie politique, ajoutant que «le mouvement Nidaa Tounes est ouvert à tout destourien… Aucun parti politique, dont Ennahdha, n’est aujourd’hui capable de gérer seul les affaires du pays». Dans cette perspective, il appelle les différents acteurs politiques à privilégier la raison et le dialogue, à viser l’avenir et à servir la nation avec loyauté.
Par ailleurs, le président de Nidaa Tounes a annoncé que l’Union pour la Tunisie, qu’il considère comme étant le prolongement du parti libre destourien tunisien, est détenteur d’un nouveau projet d’avenir au service de la Tunisie et de sa gloire; appelant la contribution des destouriens à la bataille de libération de la Tunisie et à l’édification d’un Etat moderne indépendant et souverain dont la religion est l’Islam, sa langue l’arabe et son régime la République.
WMC/TAP

Tunisie : Le PM dénonce des débordements

Le premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi a dénoncé « les débordements inacceptables » commis par certains citoyens, citant des manifestations trop fréquentes et l’émigration clandestine vers l’Europe.

« Les manifestations de protestations et les sit-in quotidiens entravent le travail du gouvernement qui essaye de penser à des programmes encourageant les investisseurs étrangers », a averti le premier ministre lors d’une conférence de presse.

Schengen suspendu, « c’est à cause de nous! »

« Les routes ont été bloquées 111 fois par des protestataires et avec des comportements pareils nous hypothéquons l’avenir », a-t-il souligné citant comme autres exemples regrettables la prière dans les rues et les tentatives d’immigration clandestine vers l’Europe.

Selon le premier ministre, « si la France a décidé de suspendre provisoirement l’accord Schengen, c’est à cause de nous! ».

« Je lance un cri d’alarme et je rappelle à tous les Tunisiens qu’ils sont concernés par cette situation », a encore dit le chef du gouvernement en ajoutant: « Cette révolution est bénie et nous ne devons pas la trahir pour des raisons partisanes étroites ».

Les protestations continuelles menacent aussi, selon lui, la production de quelques entreprises importantes « ce qui est inacceptable et ne sert pas l’intérêt du pays », a lancé M. Caïd Essebsi.

Malgré « de grands débordements dans le comportement des citoyens », le gouvernement de transition « ne veut pas avoir recours à la force », a-t-il souligné.