La Corée du Nord traite Obama de “singe”

La Corée du Nord a accusé samedi les Etats-Unis d’être à l’origine des perturbations subies par son réseau internet depuis quelques jours. La Commission nationale de la Défense a même insulté le président américain.

Les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont tendues depuis plusieurs jours à cause du piratage de Sony Pictures et du film “L’interview qui tue”. Washington accuse Pyongyang d’avoir mené la cyberattaque, alors que le coupable serait un ancien cadre de chez Sony licencié, et Barack Obama a déclaré avant de partir en vacances de Noël que les Etats-Unis “répondraient“.

“Obama est toujours imprudent en paroles et en actes comme un singe dans une forêt tropicale” (Commission nationale de défense nord-coréenne)

Hasard, ou pas, la Corée du Nord a été privée d’internet au début de cette semaine et elle accuse ce samedi les Etats-Unis d’être à l’origine de la panne. Elle menace donc : “Si les Etats-Unis continuent à être arrogants, despotiques et à utiliser des méthodes de gangster en dépit des avertissements répétés (de la Corée du Nord), ils devront garder à l’esprit que leurs actions politiques ratées entraîneront inéluctablement des coups mortels“, a déclaré Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC). Le porte-parole est même allé plus loin en insultant le président américain : Barack “Obama est toujours imprudent en paroles et en actes comme un singe dans une forêt tropicale“.

“L’interview qui tue” : déjà un million de dollars de recettes

Cette semaine a été marquée par la diffusion du film à l’origine de cette situation. “L’interview qui tue” ne devait pas sortir en salle mais, sous la pression des propos de Barack Obama, Sony a finalement changé d’avis. La comédie, qui a coûté 44 millions de dollars, a été diffusée dans plusieurs salles aux Etats-Unis et a dépassé le million de dollars de recettes.

“The Interview” est projetée depuis jeudi dans 331 salles des Etats-Unis, essentiellement des cinémas indépendants, ce qui représente moins de 10% du lancement prévu à l’origine. Les grands réseaux ont renoncé à le proposer par mesure de sécurité. “Ils (les studios Sony Pictures) ont fait un million de dollars de recettes, ce qui n’est pas si mal (…) compte tenu du fait que le lancement n’a été ce qu’il aurait dû être“, a commenté Gitesh Pandya, rédacteur en chef de boxofficeguru.com. Selon Boxoffice.com, les recettes devraient atteindre 20 millions de dollars à la fin du week-end. Il est également téléchargeable sur Google Play, YouTube Movie le site seetheinterview.com, mais uniquement depuis les Etats-Unis et le Canada.

 

Torture : un rapport du Sénat américain accable les autorités

Un rapport du Sénat américain (en anglais), rendu public mardi 9 décembre, accable la CIA, qui a pratiqué des interrogatoires “bien pires” que ce qu’elle avait reconnu. Les services secrets américains auraient fréquemment eu recours à la torture pour arracher des informations aux terroristes présumés, arrêtés après les attentats du 11-Septembre. La détention secrète d’une centaine d’hommes, suspectés d’être liés à Al-Qaïda, avait été autorisé secrètement sous la présidence de George W. Bush.

Le président Barack Obama dénonce des méthodes “contraires” aux valeurs (!) des Etats-Unis. “Ces techniques ont fortement terni la réputation de l’Amérique dans le monde”, indique-t-il dans un communiqué. Voici le point sur les principales informations dévoilées dans le rapport de 500 pages du Sénat.

Quelles techniques dénonce le rapport du Sénat ?

Le rapport emploie le terme “torture” à 131 reprises, pour dénoncer des méthodes “brutales et bien pires que ce que la CIA avait décrit aux élus”. Le document fait état de détenus enfermés à 10 dans des cellules minuscules et “forcés de se relayer pour dormir, à cause du manque de place”, et ce pendant trois mois. “La CIA a employé ses techniques d’interrogatoire renforcées à répétition pendant des jours et des semaines”, décrit le rapport qui évite de parler des horreurs.

Les détenus ont été jetés contre les murs, dénudés, plongés dans de l’eau glacée, empêchés de dormir pendant des périodes allant jusqu’à 180 heures (plus d’une semaine). Le détenu Abou Zoubeida, après avoir subi des simulations de noyade à répétition (supplice de la baignoire), “avait de la mousse sortant de la bouche”, et était quasi-inconscient. Des pratiques médicales ont été détournées à des fins de torture, comme l’hydratation rectale et l’alimentation rectale. Des simulacres d’exécution étaient organisés et des perceuses électriques étaient également actionnées à proximité de la tête des détenus.

Des interrogateurs de la CIA, cités dans un extrait du rapport publié par Gawker (en anglais), auraient expliqué à un détenu qu’il ne sortirait des locaux que dans un cercueil, tandis qu’un autre membre des services secrets aurait expliqué à un prisonnier qu’il n’irait jamais au tribunal “parce qu’on ne laissera pas le monde apprendre ce que je t’ai fait”. Après avoir subi ces interrogatoires, certains détenus, très atteints psychologiquement, ont tenté de s’automutiler, assure la sénatrice américaine Dianne Feinstein, citée par The Guardian (en anglais).

En général, la torture dure, poussée parfois jusqu’à la mort, était délocalisée dans un pays sous-traitant comme en Europe de l’est ou dans un pays du Golfe afin de sauvegarder les apparences pour une démocratie qui se veut un exemple pour le reste du monde.

Ces interrogatoires ont-ils été utiles ?

Le rapport accuse la CIA d’avoir menti, non seulement au grand public, mais aussi au Congrès et à la Maison Blanche, sur l’efficacité du programme, notamment en affirmant que ces techniques avaient permis de “sauver des vies”

“A aucun moment les techniques d’interrogatoires renforcés de la CIA n’ont permis de recueillir des renseignements relatifs à des menaces imminentes, tels que des informations concernant d’hypothétiques ‘bombes à retardement’, dont beaucoup estimaient qu’elles justifiaient ces techniques”, déclare la présidente de la commission, la démocrate Dianne Feinstein.

Comment la CIA se défend-elle ?

Le patron de la CIA, John Brennan, a admis que l’agence du renseignement américaine avait commis des erreurs en utilisant la torture comme méthode d’interrogatoire, mais a insisté sur le fait que cela avait permis d’empêcher d’autres attentats, après le 11-Septembre. Certains commencent à demander la constitution d’un tribunal pour juger les responsables de ces crimes.


Wikipedia: Adolf Hitler, Mickael Jackson et Madonna devant Barack Obama

Quelles sont les figures les plus influentes de l’histoire? Vous avez 4 heures et la calculatrice est interdite. Cette question aurait pu faire l’objet d’une épreuve du baccalauréat cette année.

Selon le classement publié par des chercheurs français, espagnols et italiens, les premiers noms pourraient en surprendre plus d’un. Adolf Hitler, Mickael Jackson et Madonna seraient les personnalités les plus marquantes de l’histoire devant Jésus et Barack Obama.

Il est évident que ces données sont à interpréter avec précaution. Dans ces palmarès, il n’existe évidement pas de critères sur l’action de ces personnages historiques en faveur du bien public.

Les données recueillies par les chercheurs proviennent de l’encyclopédie Wikipédia. Cette interface traduite en 287 langues réprésente un outil informatique important pour les internautes du monde entier. Souvent décriée par les historiens et les spécialistes, pour cause , de nombreuses erreurs y sont souvent retrouvées. Cette banque de données reste cependant un instrument utile pour gagner une partie de Trivial Pursuit.

Les chercheurs se sont basés sur plusieurs formules mathématiques différentes pour établir ces classements. La première méthode, appelée PageRank, se rapproche de celle utilisée par Google pour classer les résultats de recherches sur Internet. Au travers 24 éditions de Wikipédia, c’est le naturaliste suédois, Carl Linnæus (puis Carl von Linné) qui décroche la première place du palmarès. Cet intellectuel suédois a fondé les bases du système moderne de la nomenclature binominale. Jésus prend la deuxième place de ce classement des personnalités historiques les plus influentes suivi de près par Aristote, philosophe grec. Le «top 10» des personnages historiques est complété par Napoléon, Adolf Hitler, Jules César, Platon, William Shakespeare , le scientifique Albert Einstein et la reine Elisabeth II. Ce premier classement n’a rien de très historiquement surprenant.

Hitler, personnalité la plus influente de l’histoire

Un autre classement a été réalisé par ces chercheurs européens. Avec des critères supplémentaires et différents de la première classification. À l’aide d’une méthode appelée 2DRank, cette nouvelle hierarchie peut surprendre. Adolf Hitler prend la première place suivi par Mickael Jackson et Madonna loin devant Alexandre Le Grand, le Pape Benoît XVI et Barack Obama. En passant, il est révélateur qu’aucun commentateur n’ose prendre le risque de s’interroger sur l’immense popularité du Chancelier allemand… La popstar américaine, Madonna prend la troisième place du classement et passe devant les compositeurs Beethoven et Mozart. La madonne de la pop musique aurait donc plus influencé l’histoire musicale que Beethoven ou le compositeur Mozart? Des résultats qui pourraient faire grincer des dents les mélomanes.

Ces classifications peuvent paraître étranges à première vue. Il faut préciser que la méthode scientifique utilisée prend en compte de nombreux critères comme le nombre de liens extérieurs ainsi que les ouvrages annexes et les publications réalisées sur les personnalités.

Pour les féministes et tous les autres défenseurs de la condition de la femme, le classement des personnalités féminines les plus influentes de l’histoire a de quoi faire couler de l’encre. Madonna détrône la reine Elisabeth II et Marie, la mère de Jésus, qui forment toutes les trois le peloton de tête. Il faut également noter que l’inteprète de Baby One More Time, Britney Spears, prend la septième place du classement devant Margaret Thatcher. La méthode 2DRank prend en compte le nombre de liens et la diversité de ceux-ci sur la page Wikipédia des personnalités. Le poids donc des personnalités comme Mariah Carey, Britney Spears et Madonna n’a donc pas beaucoup de rapport avec leurs actions en faveur de l’histoire. C’est donc la médiatisation de ces personnalités qui semblent peser dans la balance et les hisser aux premières places du classement.

Pas d’inquiétudes donc pour tous les amateurs d’histoire ou de musique classique, ce second classement insolite prend en compte des critères différents de ceux que l’on peut attribuer habituellements aux personnages célèbres. Un disque de platine n’est sans doute pas de taille face à la gestion d’un pays comme les Etats-Unis.

Tunisie: Jomâa revient des Etats-Unis avec 500 millions de dollars

Le voyage de Mehdi Jomâa aux Etats-Unis a été plus que rentable. En ce sens que le Premier ministre tunisien a pu négocier un prêt pouvant aller jusqu’à 500 millions de dollars.

 

Selon un communiqué de la Maison-Blanch, « le Président Barack Obama a assuré à Mehdi Jomâa, que les Etats-Unis sont disposés à fournir à la Tunisie des garanties de prêts allant jusqu’à 500 millions de dollars avec des taux d’intérêts bas. Un prêt qui facilitera l’accès de la Tunisie aux marchés des capitaux internationaux » C’est à dire américains…

En outre, Barack Obama a annoncé un programme d’aide aux étudiants tunisiens et aux facultés tunisiennes incluant des primes pour 800 jeunes Tunisiens, à hauteur de 1,5 million de dollars, pour les aider à apprendre l’anglais (l’américain).

Barack Obama n’a pas oublié de souligner que « M. Jomaa a fait un travail formidable. Les Etats-Unis ont un grand intérêt à ce que l’expérience tunisienne soit couronnée de succès ».

A souligner qu’une première garantie de prêt avait été octroyée à la Tunisie, en 2012, à hauteur de 485 millions de dollars.

Obama salue l'”action” et le “leadership” du Roi dans la consolidation de la démocratie

Le Président des Etats Unis, Barack Obama, a salué, vendredi, “l’action et le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans la consolidation de la démocratie, la promotion du progrès économique et du développement humain, durant la dernière décennie”, lit-on dans dans un communiqué conjoint des Etats Unis d’Amérique et du Royaume du Maroc, diffus” à l’issue de la rencontre au Sommet entre le Souverain et le Chef de l’exécutif US à la Maison Blanche.

 

“Le Président et Sa Majesté le Roi ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour réaliser les objectifs prometteurs de la Constitution du Maroc de 2011 et explorer les moyens à même de permettre aux Etats Unis d’aider à renforcer les institutions démocratiques du Maroc, la société civile et la gouvernance inclusive”, indique cette déclaration commune.

 

Le Président américain a saisi, cette occasion, pour “saluer l’engagement de Sa Majesté le Roi à mettre fin à la pratique des procès intentés aux civils devant des tribunaux militaires”.

 

Les deux dirigeants, poursuit le communiqué conjoint, ont “réaffirmé leur attachement au système des droits de l’homme des Nations Unis et son rôle important dans la protection et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et se sont engagés à approfondir le dialogue maroco-américain en cours sur les droits de l’homme, qui a été un mécanisme productif et utile pour l’échange de points de vue et d’informations”.

 

Relevant leur préoccupation partagée concernant les migrants, les réfugiés et les questions relatives à la traite des êtres humains à travers le monde, le Président américain a exprimé “son soutien à l’initiative du Maroc pour réformer le système relatif à l’asile et à l’immigration, sur recommandation de son Conseil National des droits de l’homme”.

 

Le Président Obama a également “accueilli favorablement l’intention du Maroc de prendre des mesures concrètes le qualifiant à rejoindre le +Open Govenment Partnership+ et de réaliser la vision du +Equal Futures Partnerships+ qui vise à assurer la participation pleine et entière des femmes à la vie publique, et leur bénéfice d’une croissance économique et inclusive”, note le document d’autre part.

 

Source Atlasinfo

Obama reçoit le roi du Maroc le 22 novembre

  • Barack Obama recevra le roi Mohammed VI du Maroc à la Maison-Blanche le 22 novembre, a annoncé aujourd’hui la présidence des Etats-Unis. Il s’agira de la première visite du souverain alaouite au siège de l’exécutif américain depuis que M. Obama s’y est installé il y a près de cinq ans.

 

Le Roi, qui a accédé au pouvoir en 1999, avait été reçu à Washington par les prédécesseurs de Obama, George W. Bush et Bill Clinton, respectivement en 2002 et 2000.  Lors de cette visite, Obama a notamment l’intention de discuter avec son hôte de “la lutte contre l’extrémisme violent, (du) soutien aux transitions démocratiques et (de) la promotion du développement économique au Moyen-Orient et en Afrique”, a précisé le porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué. De même source, “cette visite soulignera l’amitié de longue date entre les Etats-Unis et le Maroc, et renforcera notre partenariat stratégique”. Obama veut aussi évoquer avec le Roi “le soutien (américain) aux réformes démocratiques et économiques du Maroc”.

 

Le principe de cette visite avait été évoqué en mai dernier, lorsque le président Obama et le monarque s’étaient entretenus au téléphone. A l’époque, la présidence américaine avait indiqué que M. Obama avait “invité le Roi (…) à Washington et a dit être impatient de poursuivre leur conversation en personne”. Au Palais Royal de Rabat, on avait précisé que cette conversation avait eu lieu à la suite d’un “échange de lettres” entre Mohammed VI et M. Obama lié au dossier du Sahara occidental, une ex-colonie espagnole contrôlée par Rabat.

 

En avril, les Etats-Unis avaient un temps proposé que le mandat de la mission des Nations unies dans la région, la Minurso, soit élargi aux droits de l’homme. Mais ce projet avait été vivement contesté par Rabat, qui avait décidé de reporter sine die un important exercice militaire bilatéral. Fin avril, la mission de l’ONU, notamment chargée de surveiller un cessez-le-feu depuis 1991, a finalement été prolongée pour un an par le Conseil de sécurité des Nations unies sans modification de son mandat.

 

Le Maroc propose une autonomie sous sa souveraineté pour le Sahara occidental, mais ce plan est rejeté par les indépendantistes du Polisario, soutenus par l’Algérie, qui réclament un référendum d’autodétermination. L’annonce de la visite intervient au lendemain d’un discours du roi Mohammed VI commémorant la “Marche verte” sur le Sahara occidental décidée par son père Hassan II en 1975. Le Roi s’en est pris par allusion à l’Algérie, mais a aussi semblé viser les Etats-Unis. “Y a-t-il une crise de confiance entre le Maroc et certains centres de décision chez ses partenaires stratégiques, concernant la question des droits de l’homme” au Sahara?, a-t-il demandé.

 

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est attendu en début de semaine prochaine à Rabat, dans le cadre d’une tournée régionale.

Le Maroc fait partie depuis 2004 des “alliés majeurs non-OTAN” des Etats-Unis, au même titre que l’Australie, le Japon, ou encore Bahreïn et l’Egypte, un statut privilégié qui permet notamment la levée de restrictions sur des ventes d’armements.

Un ado marocain condamné pour avoir menacé de mort Obama

  • Un jeune marocain a été condamné aujourd’hui à trois mois de prison ferme par un tribunal de Casablanca pour avoir menacé de mort le président américain Barack Obama sur Twitter, selon des sources judiciaires.

 

Âgé de 17 ans, Soufiane I., originaire de la région d’Azilal, dans le centre du Maroc, a été reconnu coupable de “crime électronique” et d'”appel à la violence en utilisant des médias électroniques”, pour avoir posté il y a un an un tweet dans lequel il menaçait de mort M. Obama.

 

“Je tuerai votre président et toutes les personnes qui seront en sa compagnie. C’est ce que je ferai lorsque j’arriverai aux États-Unis le mois prochain”, avait écrit l’adolescent, ensuite interpellé par la police judiciaire de Casablanca.

 

Il devra purger sa peine dans le centre de réinsertion pour mineurs d’Oukacha, ont précisé les sources judiciaires.


Barack Obama invite le roi du Maroc

  • Le président des Etats-Unis Barack Obama s’est entretenu au téléphone avec le roi du Maroc Mohammed VI et l’a invité à Washington, a annoncé la Maison Blanche.

 

Obama et le souverain alaouite ont “parlé de l’importance d’approfondir nos relations bilatérales, particulièrement des dossiers de sécurité d’intérêt mutuel”, a ajouté l’exécutif américain, sans plus de précisions.

 

Obama a “invité le Roi (…) à Washington et a dit être impatient de poursuivre leur conversation en personne”, a conclu la Maison Blanche. La date d’une éventuelle visite du Roi n’a pas été précisée.

 

Le président américain a multiplié ces dernières semaines les contacts avec des dirigeants de pays du Moyen-Orient alliés des Etats-Unis, recevant dans le Bureau ovale entre autres l’émir du Qatar, le roi de Jordanie et le prince héritier d’Abou Dhabi, pour évoquer en particulier le dossier du conflit syrien.


Un lord musulman met à prix Obama pour crimes de guerre

Non-conformiste, lord Ahmed détonne dans l’ambiance très distinguée de la Chambre des lords britannique. Ce parlementaire atypique vient d’être suspendu du Parti travailliste pour avoir promis une récompense de 10 millions de livres pour la capture du président Obama. Ses propos, rapportés il y a plus d’une semaine par le journal pakistanais Express Tribune , ont mis le feu aux poudres le week-end dernier sur Twitter, provoquant la décision du parti dans l’attente des conclusions d’une enquête.

Réagissant à l’annonce par les États-Unis d’une récompense pour la capture du chef présumé du groupe islamiste Lshakar-e-Taiba, recherché pour les attaques terroristes de 2008 à Bombay qui ont fait 166 morts, le pair anglais aurait déclaré lors d’une conférence au Pakistan: «Si les États-Unis peuvent annoncer une récompense de 10 millions de dollars pour la capture de Hafiz Saeed, je peux annoncer une prime de 10 millions pour (celles du) président Obama et de son prédécesseur George Bush.»

«S’ils sont exacts, nous condamnons vigoureusement ces propos totalement inacceptables», a réagi un porte-parole du Parti travailliste. Interrogé, lord Ahmed a démenti les avoir tenus. «Je n’ai pas offert de récompense, a-t-il affirmé. J’ai dit qu’il y avait eu des crimes de guerre commis en Irak et en Afghanistan. George Bush et Tony Blair ont été impliqués dans des guerres illégales et devraient être traduits en justice.»

Âgé de 53 ans, Nazir Ahmed est né dans le Cachemire pakistanais avant d’émigrer en Grande-Bretagne, à 7 ans, avec sa famille dans le Yorkshire, où il a grandi et s’est formé sur les bancs de l’université de Shefield. Après avoir vendu du poisson sur des marchés, il devient patron d’une chaîne de fish and chips. Militant travailliste dès 18 ans, il s’engage dans la vie politique et syndicale, est élu au conseil municipal de sa ville, Rotherham.

Il a prêté serment sur le Coran

«C’était un très bon orateur, se souvient Denis MacShane, ancien ministre travailliste. Malgré ses origines, il s’exprimait avec un fort accent du nord de l’Angleterre. C’était un militant du Labour à la carrière prometteuse quand Tony Blair a cherché à introduire de la diversité dans la Chambre des lords.»

En 1998, Nazir Ahmed est anobli baron Ahmed De Rotherham, premier lord musulman de l’histoire et, à tout juste 40 ans, l’un des plus jeunes pairs d’Angleterre. Il prête serment sur le Coran.

Défenseur de l’islam et de la cause cachemirie, il s’est impliqué dans de nombreuses causes au Pakistan, au Soudan ou en Libye où il a tenté l’an dernier une mission de paix avant la chute de Kadhafi. Il s’est vigoureusement opposé aux interventions militaires en Irak et en Afghanistan et s’est illustré dans plusieurs controverses, notamment lorsqu’il a critiqué l’anoblissement de Salman Rushdie par Tony Blair, clamant que l’écrivain avait du sang sur les mains.

Père de trois enfants, il s’est aussi mobilisé contre les mariages forcés ou le port du niqab. Il a aussi défrayé la chronique judiciaire lors de sa condamnation en 2008 à douze semaines de prison pour avoir été impliqué dans un accident de la route mortel.

Discours “pro-israélien” d’Obama(médias)

La plupart des éditorialistes israéliens se félicitent aujourd’hui du discours “pro-israélien” du président américain Barack Obama qui a rejeté la requête d’un Etat de Palestine à l’ONU.

“Ce discours a suscité une grande joie au sein de la délégation israélienne à l’ONU et il faut dire que cette joie est justifiée”, écrivent les envoyés spéciaux du journal Yediot Aharonot à New York.

“Obama a fait siens tous les arguments israéliens contre l’adhésion d’un Etat palestinien à l’ONU, et a aussi adopté le ‘récit narratif’ d’Israël, un petit peuple menacé dans son existence par ses voisins (…) qui porte les souffrances de milliers d’années d’exil et de la Shoah”, soulignent-ils.

Le quotidien populaire Maariv publie une photo montrant une chaleureuse poignée de mains entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et M. Obama sous le titre “L’embrassade américaine”. Et de souligner que le discours du président américain “a provoqué la colère des Palestiniens”.

En revanche, dans un éditorial, le Haaretz (gauche) s’élève contre “le nouvel Obama”, estimant qu'”il a renvoyé dos à dos l’occupant et l’occupé afin qu’ils se débrouillent tout seuls pour résoudre les questions clés du conflit”.

Le journal publie aussi un article de Yossi Sarid, l’ex-leader du parti de gauche Meretz, dans lequel il déplore “le discours creux d’Obama” qu’il qualifie de “triste et affligeant”. Selon lui, “Obama a jadis eu un rêve, mais hier la magie s’est envolée”.
Exprimant par contre sa satisfaction, le quotidien anglophone Jerusalem Post (droite) constate qu'”Obama a fini par dire aux Israéliens ce qu’ils espéraient entendre. Il aura fallu attendre 34 mois, mais en fin de compte Israël a entendu le discours qu’il attendait du président américain”.

Même ton pour le quotidien gratuit Israël Hayom, proche de Benjamin Netanyahu: “le président américain s’est aligné sur les positions d’Israël et a adressé un message sans équivoque aux Palestiniens: ‘Vous avez droit à un Etat mais pas par la voie de l’ONU”.