257 morts dans le crash d’un avion militaire algérien

 

L’appareil s’est écrasé peu après son décollage de la base aérienne de Boufarik, près d’Alger. Aucune hypothèse n’a été pour l’heure avancée pour expliquer l’accident.

Le crash d’un avion militaire algérien, qui s’est écrasé mercredi 11 avril au matin après son décollage près d’Alger, a fait 257 morts, majoritairement des militaires et des membres de leurs familles, a annoncé le ministère de la défense algérien.

Les victimes sont les dix membres d’équipage et 247 passagers, « dont la plupart sont des personnels de l’Armée nationale populaire ainsi que des membres de leurs familles », précise le ministère, sans faire état d’éventuels survivants.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter de mercredi en mémoire des victimes de la pire catastrophe aérienne en Algérie. Outre le deuil national de trois jours, la « prière de l’absent » sera récitée à la mémoire des victimes vendredi dans toutes les mosquées d’Algérie, à l’issue de la grande prière hebdomadaire. M. Bouteflika a qualifié l’accident de « tragédie » et les victimes de « martyrs du devoir national ».

En surcharge?

Le vice-ministre de la défense algérien, également chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général Ahmed Gaïd Salah, s’est rendu sur les lieux de l’accident et a ordonné la mise en place « immédiate d’une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident ».

L’épave calcinée et noircie de l’appareil gît dans une zone inhabitée, un champ situé à une centaine de mètres des murs d’enceinte de la base aérienne. L’appareil est un Iliouchine IL-76, un quadriréacteur civil ou militaire de fabrication soviétique puis russe. Selon le site Internet du constructeur, l’IL-76 peut transporter entre 126 et 225 passagers, selon les versions.

L’appareil assurait un vol Boufarik-Tindouf-Béchar. Tindouf, à 1 800 km d’Alger, près des frontières du Maroc et du Sahara occidental, abrite de nombreux camps de réfugiés sahraouis. La ville abrite aussi le siège d’administration de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes du Front Polisario. Béchar, à 1 000 km environ au sud-ouest d’Alger, abrite une importante base militaire, près de la frontière, fermée, entre l’Algérie et le Maroc, les deux frères ennemis du Maghreb.

Parmi les victimes figurent 30 Sahraouis, « des malades et leurs accompagnateurs, hommes, femmes et enfants, qui revenaient d’Algérie où ils étaient allés se faire soigner », a annoncé en fin de journée le Front Polisario, qui a déclaré sept jours de « deuil national ».

Plusieurs appareils de l’armée algérienne se sont écrasés ces dernières années, faisant des dizaines de victimes.

Quatre islamistes armés tués près d’Alger

  • Quatre islamistes armés ont été tués ce matin par l’armée à une quarantaine de km à l’est d’Alger, selon le ministère de la Défense.

 

“Un détachement de l’ANP (Armée nationale populaire) a abattu quatre terroristes (…) lors d’une opération de poursuite et de ratissage menée près de la localité d’Oued Ouakser”, affirme le ministère. L’opération a permis notamment de saisir deux kalachnikov.

Les violences impliquant des islamistes armés, qui ont ensanglanté l’Algérie durant la guerre civile des années 1990, ont considérablement baissé mais des groupes restent actifs notamment dans le centre-est du pays, où ils s’en prennent généralement aux forces de sécurité. Plus de 100 islamistes armés ont été tués durant l’année 2014, selon l’armée.


Algérie: 12 terroristes armés tués

Douze hommes armés, dont “trois criminels recherchés”, ont été tués vendredi et samedi au cours d’opérations de l’armée dans les provinces de Chlef (nord-ouest) et Boumerdes (nord), a annoncé aujourd’hui le ministère algérien de la Défense.

“Dans le cadre de nouvelles opérations qualitatives, les unités de l’Armée nationale populaire (…) ont réussi à mettre hors d’état de nuire, vendredi 22 et samedi 23 février, douze terroristes dans les ‘wilayas’ (préfectures) de Chlef et de Boumerdes”, a indiqué la même source citée par l’agence APS.

Treize armes et “d’importantes quantités de munitions” ont été récupérées dans ces opérations, notamment des fusils automatiques et semi-automatiques, selon le communiqué qui fait état en outre de bombes artisanales, grenades, neuf téléphones mobiles et un appareil de transmission.