E. Macron invite Saad Hariri à poursuivre sa « détention dorée » en France

A l’issue d’un entretien avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman et Saad Hariri, le président français Emmanuel Macron a invité le Premier ministre libanais « démissionnaire » et sa famille en France.
Saad Hariri devrait arriver en France « dans les prochains jours », annonce l’Elysée à l’AFP. Après s’être entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman et Saad Hariri lui-même, Emmanuel Macron a annoncé mercredi dans un communiqué qu’il invitait le Premier ministre libanais démissionnaire et sa famille en France.

Enfants en otages?

Enfin une partie de sa famille puisque deux enfants seraient encore à Ryad. En otages prétendent certains.Cette invitation fait suite à douze jours de crise provoquée par la démission surprise de Saad Hariri depuis l’Arabie saoudite. Nombre d’observateurs y ont vu un nouvel épisode dans la guerre froide qui oppose Riyad, soutien de l’ex-chef du gouvernement libanais, et Téhéran, allié du Hezbollah. Depuis, les spéculations sur sa liberté de mouvement vont bon train. Alors que l’ex-chef du gouvernement libanais a affirmé dans un entretien télévisé dimanche « être libre », puis promis dans un tweet mardi qu’il rentrerait dans les « deux jours » au Liban, le président Michel Aoun a déclaré ce mercredi qu’il le considérait « comme en captivité et détenu ». La France confirme ainsi être en première ligne pour tenter de dénouer cette crise. Le 9 novembre, Emmanuel Macron avait ainsi effectué une visite impromptue à Riyad. Depuis, que ce soit par la voix du chef de l’Etat ou par celle du chef du gouvernement Edouard Philippe, les appels de Paris au retour de Saad Hariri dans son pays se sont multipliés. Hier, c’est le chef de la diplomatie libanaise Gebran Bassil, missionné par Michel Aoun, qui a été reçu à l’Elysée.

Parallèlement à ces prises de position, Emmanuel Macron a multiplié ces deux derniers jours les entretiens téléphoniques avec Mohammed ben Salman et Saad Hariri, qui ont donc abouti à cette « invitation ».
Le Drian à Riyad
Faut-il y voir le renoncement de Saad Hariri à rentrer dans son pays ? Prié de dire s’il s’agissait d’un exil politique, le chef de l’Etat français a répondu par la négative. « Je souhaite que la situation au Liban soit pleinement pacifiée et que les choix politiques puissent être faits conformément aux institutions », a déclaré le président français à la presse. Par cette invitation, Emmanuel Macron dit souhaiter effectuer « un geste d’amitié » et permettre « un retour au calme et à la stabilité au Liban ». Sa position reste la même : que celui qui reste Premier ministre puisse rentrer au Liban pour remettre sa démission.
Cette annonce intervient en tout cas alors que le ministre français des Affaires étrangères se rend en Arabie saoudite. Jean-Yves Le Drian devait rencontrer Mohammed ben Salman dès ce mercredi soir lors d’un dîner consacré aux dossiers régionaux, mais qui devrait être dominé par la crise libanaise.
Ce jeudi, le ministre français des Affaires étrangères sera reçu en audience par le roi Salman. Il a également rendez-vous avec le chef de la diplomatie saoudienne. Et surtout avec Saad Hariri lui-même. Ce voyage qui était prévu de longue date, notamment pour transmettre une invitation au prince héritier Mohammed ben Salman, semble donc tomber à point nommé.

Tunisie : le ministre des Affaires religieuses limogé

Le ministre tunisien des Affaires religieuses a été limogé aujourd’hui après avoir osé établir un lien entre wahhabisme saoudien et terrorisme.

Le premier ministre, Youssef Chahed, dit un communiqué du gouvernement, « a relevé de ses fonctions le ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem » pour avoir tenu des propos qui « ont porté atteinte aux principes de la diplomatie tunisienne ». Lors d’une audition au Parlement hier, Abdeljalil Ben Salem avait confié avoir dit à l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Tunis « réformez votre école (…) car le terrorisme et l’extrémisme historiquement proviennent de chez vous ».

L’Arabie saoudite dément que le wahhabisme alimente le djihadisme et avance à l’appui de cela les milliers d’arrestations effectuées dans le Royaume de militants islamistes radicaux.

Découverte d’une inscription arabe du Ve siècle

  • Une inscription en arabe, datée du Ve siècle de l’ère chrétienne et qui pourrait être considérée comme la plus ancienne découverte en alphabet arabe, a été mise au jour par une mission archéologique franco-saoudienne dans l’extrême sud-ouest de l’Arabie saoudite, a annoncé le Quai d’Orsay qui parle d’une « découverte scientifique majeure ». « A une centaine de kilomètres au nord de Najran, en Arabie saoudite, à proximité du Yémen, l’épigraphiste Frédéric Imbert (photo), professeur à l’Université Aix-Marseille, a mis au jour dans la zone des puits de Hima ce qui pourrait être considérée comme la plus ancienne inscription en alphabet arabe », a indiqué Vincent Floréani, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, lors d’un point-presse.

 

Selon le ministère qui finance la mission, le texte est écrit dans une graphie intermédiaire entre le nabatéen et l’arabe, le « nabatéo-arabe » étant le premier stade de l’écriture arabe. Cette écriture n’était attestée jusqu’alors que dans le nord du Hedjaz, dans le Sinaï et au Levant. « Le second intérêt de ces inscriptions est qu’elles sont datées. La période indiquée correspondant aux années 469-470 de l’ère chrétienne », a ajouté Vincent Floréani. « Il s’agit de la plus ancienne forme d’écriture arabe connue à ce jour, le chaînon manquant entre les écritures nabatéenne et arabe », a précisé le porte-parole.

 

« La mission archéologique franco-saoudienne de Najran vient de faire une découverte scientifique majeure », a-t-il souligné. Elle est « importante pour l’histoire de la péninsule arabique et de la langue arabe » et constitue « un excellent exemple de coopération entre l’Arabie saoudite et la France ». Agrégé d’arabe, le professeur Imbert consacre ses recherches aux inscriptions arabes et particulièrement aux graffiti des deux premiers siècles de l’islam au Proche-Orient (VIIe – IXe siècles), indique l’universitaire, sur le site internet de l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman. Le Quai d’Orsay finance, en 2014, 148 projets de missions archéologiques dans le monde, répartis sur plus de 60 pays.


L’Arabie Saoudite bannit 50 prénoms

L’Arabie Saoudite vient de publier une liste de 50 prénoms qui seront désormais interdits dans le royaume car jugés « blasphématoires » ou « inappropriés ».

Cette liste diffusée par le ministère de l’Intérieur répertorie des prénoms assez répandus dans le pays, aussi bien d’origine étrangère comme Alice ou Lauren ou plus locale mais jugés inadéquats.

Ainsi, Amir (prince), Malika (reine), Benyamin (en référence au Premier ministre israélien Netanyahou) ou encore Jibril (Gabriel, l’archange) ne sont plus en odeur de sainteté dans le royaume wahhabite.

 

La liste des 50 prénoms bannis: 

 

Malaak, Abdoul Aati, Abdoul Naser, Abdoul Musleh, Nabi, Nabiyya, Amir, Sumuw, Al Mamlaka, Malika, Mamlaka, Tabarak, Nardin, Maya, Linda, Randa, Basmala, Taline, Aram, Narij, Rital, Alice, Sandy, Rama, Maline, Elaine, Inar, Maliktina, Lareen, Kibrial, Lauren, Benyamin, Naris, Yara, Sitav, Loland, Tilaj, Barrah, Abdoul Nabi, Abdoul Rasoul, Jibril, Abdul Mu’in, Abrar, Iman, Bayan, Basil, Wirilam.


Tati ouvrira des magasins en Arabie saoudite

  • L’enseigne à bas prix Tati va se déployer à l’international grâce à des partenariats noués dans les Emirats arabes unis et en Arabie Saoudite, avec l’ouverture de premiers magasins dès cet été, dix ans après avoir déposé le bilan, a annoncé mercredi son P-dg. « Nous avons signé deux partenariats extrêmement importants », a expliqué Emmanuel Deroude, P-dg de Tati, sur Radio Classique.

 

Le premier porte sur les Émirats « et les pays environnants » comme Barhein, avec l’objectif d’y installer une vingtaine de magasins dans les trois à cinq prochaines années dont trois dès cette année. Le premier, implanté à Dubai, devrait ouvrir ses portes « dès l’été prochain », a précisé Emmanuel Deroude. En Arabie Saoudite, Tati souhaite voir 20 à 30 magasins à son effigie également dans les trois à cinq ans qui viennent, avec une première ouverture « en juin prochain » à Djeddah.

 

Il s’agira, selon M. Deroude, de magasins d’un « format moyen », de 3 000 à 3 500 m2. Six devraient ouvrir dès cette année.

Ce développement international est co-financé avec des « partenaires qui sont puissants dans ces zones ». « Nous amenons notre savoir-faire de la distribution mais on a besoin d’un acteur local qui connaît bien ces marchés », a fait valoir M. Deroude, sans donner de précision sur les montants engagés ni sur l’identité de ces investisseurs.

 

Il a noté la « fausse image » de l’ultra-luxe attachée à ces régions, arguant de l’émergence d’une classe moyenne « qui cherche à consommer moderne (…) mais qui cherche à faire des économies. Tati (…) répond parfaitement à leurs attentes ». L’enseigne française, reprise à 100% en 2007 par le groupe Eram, envisage de s’implanter « dans toutes ces zones où une classe moyenne est émergente » comme dans une partie de l’Europe de l’Est « où nous sommes beaucoup sollicités ». M. Deroude a également cité l’Asie, « mais plutôt dans un second temps ».

L’Arabie saoudite, alliée de l’Occident, va expulser plus d’un million d’immigrés illégaux

Plus d’un million de travailleurs étrangers vont être expulsés d’Arabie saoudite, le lundi 4 novembre. C’est à cette date qu’expire une amnistie royale (décrétée initialement en avril pour trois mois puis différée à quatre, pour permettre à quelque quatre millions d’immigrés illégaux de régulariser leur situation). Malgré des rumeurs persistantes dans la presse locale, les autorités saoudiennes ont décidé de ne pas la proroger malgré des requêtes émanant de pays asiatiques comme les Philippines ou le Pakistan.

Sur huit millions de travailleurs immigrés dans le royaume, seuls quatre millions d’entre eux ont pu régulariser leur situation durant les six derniers mois. Il reste encore un million dans l’attente d’obtenir un titre de séjour à défaut, un billet d’avion pour quitter définitivement le pays. Seulement les ambassades de ces travailleurs immigrés sont submergées. Elles n’ont pas pu traiter toutes les situations dans les délais impartis.

En clair, c’est une véritable « chasse à l’homme » qui va être lancée ce lundi en Arabie saoudite. Les ministères du Travail et de l’Intérieur ont diligenté sur le terrain des équipes d’inspecteurs et des patrouilles de police pour perquisitionner dans les entreprises. Appréhendés, ces immigrés en situation irrégulière risquent une peine de deux ans de prison et une amende de 20 000 euros.

Le véritable problème est ce système de parrainage auquel les immigrés sont inféodés. Un système qui s’apparente souvent à de l’esclavage. Des Saoudiens peu scrupuleux ont fait rêver des millions d’immigrés, en leur attribuant des permis de travail ou visa en toute illégalité. Ces étrangers abusés ont parfois payé des fortunes jusqu’à 5 000 euros pour avoir le droit de travailler en Arabie saoudite.

Aujourd’hui, ils sont répertoriés sur une liste noire, pieds et mains liés. Non seulement le roi Abdallah considère qu’il est temps de faire le ménage dans ce système de corruption, mais il espère avec optimisme favoriser l’emploi des locaux.

La réalité est que le taux de chômage atteint actuellement 30% et que les Saoudiens refusent d’effectuer des tâches subalternes pour un maigre salaire. Comme chauffeur par exemple ou travailleur dans les chantiers de construction ou de voirie. Sans cette main d’œuvre étrangère bon marché, l’Arabie saoudite va devoir revoir certains salaires.

Algérie/ »Sonatrach 1″ : l’instruction a révélé un véritable réseau international de corruption

L’instruction en cours dans l’affaire « Sonatrach 1 » a révélé la présence d’un « véritable réseau international de corruption dont les ramifications s’étendent à tous les continents », a déclaré mardi le ministre de la Justice garde des Sceaux, Mohamed Charfi.

Intervenant devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’issue de l’adoption du projet de loi organisant la profession d’avocat, le ministre a indiqué que l’instruction a révélé la présence d’un réseau international qui couvre tous les continents et dont le but « est d’absorber la substance de la Sonatrach à travers des mécanismes financiers complexes visant à couvrir les crimes commis ».


Islamisme pro-occidental: nouvelle ségrégation en Arabie Saoudite

Les magasins saoudiens employant des hommes et des femmes devront désormais ériger une séparation d’au moins 160 centimètres de haut pour empêcher les deux sexes de se côtoyer, a annoncé aujourd’hui la presse du royaume ultraconservateur.
Selon la presse, cette décision est stipulée par un mémorandum signé par le chef de la puissante police religieuse, chargée de veiller au respect de la morale islamique, Abdel Latif Al-Cheikh, et le ministre du Travail Adel Faqih.

En juin 2011, les autorités du Royaume, où la ségrégation des sexes est strictement imposée, avaient ordonné aux magasins de lingerie féminine de remplacer leurs vendeurs, généralement asiatiques, par des vendeuses saoudiennes. Cette décision avait ensuite été étendue aux parfumeries. En décembre, le chef de la police religieuse avait violemment critiqué le ministère du travail, estimant que les nouvelles vendeuses ne bénéficiaient pas « d’une atmosphère adéquate pour travailler » et affirmant que certaines avaient fait « l’objet de harcèlement ».

La décision des autorités d’employer des femmes avait fait suite à une campagne menée sur internet par des femmes exprimant leur gêne face à la présence de vendeurs masculins dans les magasins de lingerie, même si les cabines d’essayage pour femmes restent prohibées dans le royaume. La décision était entrée en vigueur malgré l’opposition du mufti d’Arabie saoudite, cheikh Abel Aziz Al-Cheikh, qui avait estimé que cela mettrait les vendeuses « en contact direct » avec les hommes gérant ces magasins.

Le ministre du Travail avait indiqué que cette décision devait créer à terme jusqu’à 44.000 emplois pour les Saoudiennes, parmi lesquelles le taux de chômage dépasse les 30% selon une étude officielle, alors que le royaume fait appel à quelque huit millions de travailleurs étrangers.

Enquête ASDA’A Burson-Marsteller 
sur les aspirations de la jeunesse arabe

Un an après le Printemps arabe, les préoccupations économiques prennent le pas sur les aspirations politiques.

Paris, le 3 mai 2012 – Un salaire jugé « décent » et l’accession à la propriété sont les deux principales priorités des jeunes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, supplantant la démocratie en tête de leurs aspirations. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe 2012, la plus vaste de ce type menée dans la région.


La 4ème enquête annuelle d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe est basée sur 2 500 entretiens menés en tête-à-tête entre décembre 2011 et janvier 2012 par le cabinet international de sondage Penn Schoen Berland (PSB), un an après le début du Printemps arabe. Agées de 18 à 24 ans, les personnes interrogées sont issues de 12 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis, Égypte, Liban, Jordanie, Irak et pour la première fois Libye et Tunisie.

 

Les enseignements principaux de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller :

 

·         L’augmentation du coût de la vie est la préoccupation n°1 de la jeunesse arabe

o   63 % se disent « très préoccupés » par le coût de la vie, contre 57 % en 2011 ;

o   Bénéficier d’un salaire « décent » est « très important » pour 82 % d’entre eux.

 

·         La démocratie reste perçue comme un facteur majeur de progrès

o   72 % estiment que le Printemps arabe a été bénéfique pour la région ;

o   41 % considèrent le déficit de démocratie comme le principal obstacle au développement de la région ;

o   Dans le même temps, on observe une baisse de 10 points du nombre de jeunes jugeant « très important » de vivre en démocratie (58 % en 2012 contre 68 % en 2011).

 

·         Les valeurs traditionnelles en perte de vitesse mais toujours centrales

o   La plupart des jeunes des 12 pays de l’étude estiment que les valeurs traditionnelles sont essentielles ; le pourcentage de jeunes considérant que ces valeurs sont démodées continue cependant de croître.

 

·         Les Émirats Arabes Unis et la France érigés en modèles

o   Les jeunes Arabes citent les Émirats Arabes Unis comme le pays où ils préféreraient vivre et dont leur propre pays devrait s’inspirer.

o   Parmi les pays étrangers, c’est la France qui obtient leur faveur, 46 % indiquant avoir des sentiments « très favorables » à son endroit.

 

·         L’intérêt de la jeunesse arabe pour l’actualité et les médias explose, et place Internet en réel challenger des médias traditionnels

o   52 % des personnes interrogées disent se tenir au courant de l’actualité et de la situation politique chaque jour, contre 18 % en 2011.

o   Aujourd’hui, la lecture ou la rédaction de blogs est la première activité online des jeunes de la région, 61 % affirmant s’intéresser aux blogs contre 29 % en 2011.

o   Malgré une baisse, la télévision reste la source d’information de prédilection des jeunes arabes (62 %).

 

« Les formidables promesses de la jeunesse arabe transparaissent dans toute l’enquête : le niveau croissant d’engagement en politique, le recours de plus en plus poussé à la technologie et les espoirs raisonnables placés dans l’ère post-Printemps arabe », déclare Jeremy Galbraith, Directeur Général de Burson-Marsteller EMEA. « En recueillant les opinions de jeunes issus tant des villes modernes des pays riches du Golfe que des zones rurales du Levant et d’Afrique du Nord, poursuit Galbraith, l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller auprès de la jeunesse arabe offre des données vérifiables de grande valeur à ceux qui s’intéressent au futur de cette région jeune en rapide mutation. »

 

« Dix-huit mois après le début du Printemps arabe, nous savons tous que les jeunes du Moyen-Orient sont décidés à se forger un futur plus prometteur encore », déclare pour sa part Joseph Ghossoub, P-dg du groupe MENACOM, le groupe régional auquel appartient ASDA’A Burson-Marsteller. « Si ces jeunes gens font part de leur profonde inquiétude en matière de coût de la vie et de prix de l’immobilier notamment, ils restent résolument optimistes. Il est très encourageant de constater que la jeunesse arabe envisage l’avenir avec sérénité. »

 

« Depuis 2008, nous menons l’étude la plus vaste et rigoureuse sur l’attitude des jeunes Arabes au bénéfice des parties-prenantes de la région : gouvernements, entreprises privées et groupes de la société civile » explique Sunil John, Directeur Général d’ASDA’A Burson-Marsteller. « Cela représente pour nous un investissement considérable mais il est essentiel de pouvoir nous appuyer sur des données fiables ici, au Moyen-Orient, où les informations sur l’opinion publique ne sont disponibles qu’au compte-gouttes. L’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller fournit un large éventail de données clés qui aideront les gouvernements et nos clients dans leur prise de décision dans la région. »

 

Pour consulter l’intégralité des résultats de l’enquête :

http://www.arabyouthsurvey.com


Arabie Saoudite/droits de l’homme: 25 femmes condamnées à mort

Vingt-cinq employées de maison indonésiennes attendent actuellement leur exécution en Arabie saoudite et 22 autres ont été graciées et expulsées, selon les médias saoudiens, qui précisent qu’une délégation indonésienne va arriver en Arabie pour discuter de cette question.

Jakarta va envoyer 14 membres d’une commission présidentielle demain pour des discussions avec les responsables saoudiens et « intensifier les efforts de coopération avec l’ambassade pour sauver ces employées de maison », affirme le journal, citant le porte-parole de l’ambassade d’Indonésie à Ryad, Hendrar Pramutyo. L’Indonésie a en outre demandé au gouvernement l’autorisation de visiter les prisons du royaume où 1700 Indonésiens sont incarcérés.

Alliée de l’Occident

Les relations se sont tendues entre les deux pays après une série de violences et de meurtres visant des travailleurs indonésiens en Arabie.

En juin, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono avait accusé Ryad d’avoir violé les « règles internationales », pour avoir décapité une domestique sans avoir averti au préalable Jakarta. Ruyati binti Sapubi, 54 ans, avait été décapitée au sabre le 18 juin, après avoir été reconnue coupable d’avoir tué sa patronne qui, selon elle, l’insultait et refusait qu’elle quitte le pays. Son exécution avait suscité une profonde émotion en Indonésie.

Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, des millions d’employés de maison, asiatiques pour la plupart, sont régulièrement victimes de violence physique et d’exploitation dans les monarchies du Golfe en raison de l’absence ou de l’insuffisance de législation du travail.