Tunisie: Un important attentat évité à la Grande synagogue de Tunis

Les services de sécurité tunisiens ont déjoué la semaine dernière une attaque contre la communauté juive à Tunis, a rapporté dimanche la radio militaire.
Selon le rapport, la police tunisienne a arrêté l’un des terroristes qui prévoyaient d’attaquer la Grande synagogue de la capitale.
Suite à son interrogatoire, un autre citoyen tunisien a été arrêté parce qu’il était soupçonné de collaborer avec le premier suspect.
Il est vrai que le 1er décembre une bonne partie de l’avenue de la Liberté avait été bouclée, empêchant toute circulation dans le périmètre de la synagogue.
La Grande synagogue de Tunis a été construite entre 1933-1938, et a servi de synagogue en dehors du vieux quartier juif.

La mosquée de Genève licencie 4 Français fichés S, dont deux imams

La mosquée de Genève a licencié 4 de ses employés fichés S (sûreté de l’Etat) en France, dont deux imams et un agent de sécurité, a rapporté vendredi un média suisse.
Le directeur général de la Fondation culturelle islamique de Genève (FCIG) le Saoudien Ahmed Beyari, qui gère la mosquée, “a adressé des lettres de licenciement aux quatre salariés, tous de nationalité française”, écrit en une La Tribune de Genève.

“Nous avons licencié quatre employés. Les deux imams fichés S en France, selon les médias, et ayant une autorisation de travail en Suisse. L’employé de la sécurité aussi fiché S en France, selon les médias, et ayant une autorisation de travail en Suisse. Et un quatrième pour une “autre raison”, a déclaré Ahmed Beyari dans les colonnes du quotidien. M. Beyari n’a pas expliqué les raisons de ce licenciement, mais La Tribune affirme que cet employé est également fiché S.

Des enquêtes des médias suisses avaient révélé en 2015 et 2016 que deux des trois imams de la Grande Mosquée étaient fichés S, ainsi qu’un des agents de sécurité.

Contactée par l’AFP, la direction de la mosquée n’était pas en mesure de répondre immédiatement aux questions.

Cette annonce fait suite à la venue à Genève, début novembre, du secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohammed Al-Issa, qui supervise la mosquée de Genève.

A cette occasion, il avait accordé un entretien à La Tribune Genève, pour annoncer qu’il allait constituer un “nouveau conseil de fondation de la FCIG, qui doit mettre en oeuvre ma nouvelle stratégie”.

“Mon positionnement diffère totalement de celui qui prévalait auparavant. Je me focalise sur l’intégration et le dialogue. Je veux lutter contre toutes les idées extrémistes, cesser toute collaboration avec des personnes qui portent ces idées et même les dénoncer. Ce ne sont pas que des paroles. Et vous le verrez”, avait-il dit.

La mosquée de Genève, la plus grande de Suisse, a été inaugurée en 1978 par l’ancien roi d’Arabie Saoudite Khaled Ben Abdulaziz. Elle est située à proximité du quartier où se trouvent l’ONU et les grandes organisations internationales qui siègent à Genève.

 

Forte menace d’attentat en France

Le patron de l’antiterrorisme français Bernard Squarcini assure que la menace d’un attentat sur le sol français “n’a jamais été aussi grande”, citant comme principale source d’inquiétude Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans une interview publiée aujourd’hui par le JDD.

“Nous sommes aujourd’hui au même niveau de menaces qu’en 1995”, année marquée par une vague d’attentats en France, estime le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). “Tous les clignotants sont dans le rouge”, ajoute-t-il. “Aujourd’hui, compte tenu des signalements qui nous sont transmis par nos partenaires étrangers et de nos propres observations, il y a des raisons objectives d’être inquiets. La menace n’a jamais été aussi grande”.

Selon M. Squarcini “la menace en France est triple : le Français converti qui se radicalise et monte son opération seul ; Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui dépêche un commando pour commettre des attentats en France; et les djihadistes, ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français”.

Interrogé plus précisément sur le niveau de menace que représente Aqmi, le patron de l’antiterrorisme répond : “On s’attend à avoir des attentats sur notre territoire”. Aqmi “est une franchise d’Al-Qaïda : ils essaient de suivre les mêmes objectifs que la maison mère”, explique-t-il. “Il y a 15 ans, quand nous avons subi la série d’attentats de 1995, la menace nous arrivait uniquement de l’est d’Alger. Elle s’est considérablement étendue.”

Il a répété que ses services déjouaient “en moyenne deux attentats par an, citant le cas d’un Belgo-Tunisien de 25 ans, intercepté par l’Egype au sortir d’un tunnel de la bande de Gaza, expulsé en mars dernier vers la Belgique et arrivé en France pour être interrogé au cours de l’été. Selon la même source, il est “soupçonné d’avoir projeté un attentat kamikaze contre une salle de spectacle parisienne à l’occasion d’un gala de bien faisance au profit de l’armée israélienne”.

Mais le chef de la DCRI dément toute radicalisation significative des musulmans de France. “Sur 6 millions de musulmans en France, il y a peut-être 300 individus qui posent problème” et une “trentaine” de lieux de culte sur quelque 1 800, révèle-t–il.

Source AFP