Maroc: Alstom construira 30 locomotives électriques “nouvelle génération” pour l’ONCF

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a annoncé en fin de semaine avoir attribué à la société française Alstom un contrat pour la fabrication et la fourniture de 30 locomotives électriques “nouvelle génération” pour renforcer le parc du matériel Voyageurs.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement du transport ferroviaire national, l’ONCF a lancé un appel d’offres international pour l’acquisition de 30 nouvelles locomotives électriques.

A l’issue de cet appel d’offres, un contrat a été attribué à la société Alstom, pour la fabrication et la fourniture des 30 locomotives électriques précitées et ce, pour un montant global d’environ 1,4 milliard de dirhams, couvrant le matériel, les pièces de rechange et les pièces parc et financé en totalité par l’Etat Français, grâce à un prêt d’une maturité de 40 ans, avec une période de grâce de 10 ans et un taux d’intérêt de 0,0016%, précise l’ONCF.

Ces locomotives de dernière génération, conformes aux normes et standards de l’Union internationale des chemins de fer (UIC) seront conçues selon des caractéristiques et spécificités ultramodernes : informatique embarquée, assistance à la conduite, redondance du système de contrôle et de sécurité. Elles seront aptes à une vitesse maximale de 180 km/h pour une exploitation à 160 km/h.

Cette opération est la première d’une série d’acquisition progressive programmée de matériel roulant, comportant notamment des trains automoteurs pour le transport des voyageurs, des wagons pour l’acheminement de marchandises ainsi que des locomotives.

Selon l’Office, ces acquisitions constituent une suite logique des grands projets d’infrastructure en cours d’achèvement à travers le réseau ferré national faisant de celui-ci un vaste chantier de Tanger à Marrakech (doublement complet entre Casablanca et Marrakech, renforcement de la capacité de l’axe porteur Kénitra-Casablanca remaniement du carrefour de Casablanca) en plus de la ligne à grande vitesse Tanger – Casablanca.

 

Hollande au Maroc pour tenter de relancer l’amitié franco-marocaine

François Hollande effectue ce week-end à Tanger une délicate visite de “travail et d’amitié” sur fond de polémique autour du patron du contre-espionnage marocain, visé par des plaintes en France pour torture, à l’origine notamment d’une grave crise diplomatique entre les deux pays.

Mais, malgré ce contexte, le chef de l’Etat français entend renforcer les liens économiques entre les deux pays, alors que la France s’est fait ravir par l’Espagne la place de premier partenaire commercial du Maroc. Mais Paris reste le premier partenaire économique de Rabat grâce à l’importance de ses investissements, “une douzaine de milliards d’euros en stock”, souligne Paris.

M. Hollande, qui rencontrera également le Premier ministre Abdel-Ilah Benkiran, sera accompagné de cinq ministres et d’une délégation étoffée de chefs d’entreprises parmi lesquelles Thales, SNCF, Alstom, Egis, Cistra, intéressées dans le chantier LGV mais aussi Bouygues, CMA-CGM, Renault impliqués dans les nouveaux aménagements du port de Tanger.

EDF-énergies nouvelles, Suez, Veolia, Lafarge, ENGIE seront aussi présentes pour les enjeux climatiques.

Des associations de défense des droits de l’homme se sont inquiétées jeudi de ce que le déplacement du chef de l’Etat ne soit l’occasion de décorer de la Légion d’honneur M. Hammouchi en guise d’excuses.

L’entourage du Président a formellement démenti la remise de cette décoration lors de cette visite présidentielle, jugeant cette information “sans fondement”, mais pas son principe.

En février, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait lui-même annoncé que Paris décorerait prochainement des insignes d’officier de la Légion d’honneur M. Hammouchi, pour son rôle dans la lutte contre le terrorisme.

A Paris, on considère que “la page est tournée” sur cette affaire qui a empoisonné les relations franco-marocaines durant près d’un an.

“Depuis plusieurs mois, on n’est plus dans la réconciliation, on est plutôt dans la reprise d’une relation très dense”, assure ainsi un diplomate français.

Rabat avait suspendu tous les accords de coopération judiciaire avec Paris de février 2014 à janvier 2015, après la convocation de M. Hammouchi par un juge d’instruction à Paris enquêtant sur plusieurs plaintes d’associations.

Une série d’impairs diplomatiques avaient également envenimé la crise, avant que François Hollande ne mette fin à la brouille en recevant Mohammed VI à l’Elysée le 9 février, après la signature d’un nouvel accord judiciaire avec le Maroc.

A la veille de la visite de M. Hollande, l’association Reporters sans frontières (RSF) a pour sa part dénoncé “la situation actuelle de la liberté d’information” au Maroc, “où la critique de sujets tabous tels que la monarchie ou l’intégrité territoriale peut amener à de lourdes condamnations”. Comme si ceci n’existait pas en France…

M. Hollande, qui aura plusieurs entretiens avec le souverain marocain, visitera avec lui un site de maintenance des rames de la future Ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca dont l’entrée en service est prévue en 2017-2018. La première rame du TGV marocain a été livrée par Alstom en juin.

Il doit aussi se rendre sur le port de Tanger, deuxième port du Maroc et important hub entre l’Europe et l’Afrique.

Le climat sera aussi au menu des discussions et M. Hollande signera avec le roi Mohammed VI “un appel de Tanger” en vue de la Conférence (COP 21) de Paris en décembre. Le Maroc, qui organisera la COP 22, est le premier pays du Maghreb à avoir remis sa contribution, avec pour objectif de passer à 42% d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Les deux dirigeants poseront également la première pierre d’un Institut de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.


MIDEST MAROC 2014 : UNE EDITION RÉUSSIE ET UN VISITORAT EN TRES NETTE PROGRESSION 

MIDEST MAROC 2014, l’événement professionnel marocain dédié à la sous-traitance industrielle, aux machines, aux équipements, à la maintenance et aux services pour l’industrie qui s’est déroulé du 10 au 13 décembre 2014  à l’Office des Foires et Expositions de Casablanca (OFEC), a enregistré de très bons résultats qualitatifs et quantitatifs, accueillant une offre internationale représentative avec 200 exposants et un visitorat professionnel très qualifié en progression de 84% par rapport à l’édition précédente.

Organisé par Reed Exhibitions Morocco, sous l’égide du Ministère de l’Enseignement   Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres,  le salon MIDEST MAROC a comme ambition de prendre toujours plus d’importance à l’avenir et de constituer un outil précieux au déploiement du Plan d’Accélération Industriel dans le pays. Ce succès l’ancre comme le rendez-vous industriel majeur du Maroc.

Un visitorat professionnel qualifié et porteur de projets en progression importante

 

MIDEST MAROC a reçu, durant ses quatre jours, 5 558 visiteurs issus de 42 pays, dont 12 % venaient d’autres nations que le Maroc, ce qui correspond à une progression de  84% en sus  par rapport à 2013. Les nations les plus représentées étaient la France, l’Espagne et l’Italie. Une délégation d’industriels Africains a par ailleurs été conviée à venir rencontrer les exposants et nouer ainsi des relations constructives pour l’avenir.

Cette progression quantitative et qualitative majeure s’explique essentiellement par un important travail de fond sur la partie promotion visitorat à travers une grande campagne de communication média et de marketing direct qui a permis d’attirer des visiteurs qualifiés et décisionnaires.

De grands noms ont ainsi visité le salon : ONCF, OCP, AKWA Group, ALSTOM, ASSISTANCE ACIER, ASTRON, RENAULT, LYDEC, SPIE, COSUMAR, ONEE, SNECMA Morocco, LAFARGE, MAGHREB STEEL, MAFODER, RESSORT GAGNEBIN, SHELL, SOURIAU MAROC, SRM, STCM, STOKVIS NORD AFRIQUE, STROC INDUSTRIE, SAFRAN, TAQA MOROCCO, VALTRONIC MAROC, VIVO ENERGY MAROC, YNNA HOLDING…

 

Des animations diversifiées

 

Exposants et visiteurs ont profité d’un large programme de conférences élaboré grâce et en collaboration avec les différents partenaires publics et privés du salon sous forme de retours d’expériences, tables rondes et colloques thématiques (Industrie automobile au Maroc, Ferroviaire, Efficacité énergétique dans l’industrie, Clusters en tant que leviers des Ecosystèmes industriels…).

Certains exposants ont pu également profiter de rendez-vous d’affaires organisés sur mesure avec d’autres exposants/visiteurs/donneurs d’ordres.

Des rencontres sur mesure ont aussi été organisées entre certains exposants et l’équipe d’Invest In Morocco (AMDI : Agence Marocaine de Développement des Investissements), dans l’objectif de bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans le cadre de leurs démarches d’investissement.

 

Des exposants internationaux prestigieux

 

Ces professionnels ont pu rencontrer, sur 5 000 m² d’exposition, 200 exposants issus de onze pays, parmi lesquels figuraient de nombreux leaders mondiaux. La présence étrangère était en effet particulièrement importante, 60 % étant originaires de nations autres que le Maroc : la France, l’Espagne, l’Italie, la Chine, la Suisse, les Pays-Bas, la Thaïlande, le Portugal, la Belgique, l’Allemagne et la Turquie. Ils présentaient une offre industrielle globale en six secteurs majeurs pour permettre aux visiteurs de trouver toutes les réponses à leurs besoins : machines-outils, tôlerie, électronique, services, plastiques et sous-traitance.

Le salon constituait pour ces exposants l’occasion idéale de se diversifier, de se positionner stratégiquement sur des marchés émergents, et de mieux résister ainsi à la crise européenne.

Les exposants de cette édition, présents sur un pavillon ou en individuel, ont dressé un constat globalement très positif, notamment dans le secteur des équipements et parmi ceux qui exposaient pour la première fois : des contacts noués de qualité, grand nombre de commandes enregistrées… Beaucoup d’exposants internationaux ont également profité de l’occasion pour rechercher des partenaires locaux ainsi que des agents et des distributeurs.

Des acteurs majeurs de l’économie marocaine étaient présents à leurs côtés en tant que sponsors ou partenaires institutionnels : l’OFPPT (office de la formation professionnelle et de la promotion du travail), ATTIJARIWAFA BANK, HP CDG IT SERVICES, l’AMDI (Agence Marocaine de Développement des Investissements), CE3M (Cluster électronique mécatronique mécanique du Maroc), R&D Maroc, l’AMICA (Association Marocaine pour l’Industrie et le Commerce de l’Automobile), l’ANPME (Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise) et les Centres Régionaux d’Investissement de Kenitra, de Meknès, de Fes-Boulemane, de Tanger, de l’Oriental et de Doukkala Abda.

 

Rendez-vous en 2015 pour la prochaine édition de MIDEST MAROC du 9 au 12 décembre à l’OFEC Casablanca.

Communiqué