« Prête-moi ton rêve », une exposition panafricaine itinérante

La Fondation pour le Développement de la Culture Contemporaine Africaine (FDCCA) organise à partir du 18 juin 2019 « Prête-moi ton rêve », une grande exposition itinérante dans 6 pays d’Afrique, réunissant une trentaine d’artistes africains de renommée internationale parmi lesquels El Anatsui, William Kentridge, Chéri Samba, Barthélémy Toguo, Ouattara Watts… 

L’exposition collective débutera à Casablanca et durera douze mois, durant lesquels elle fera étape à Dakar, Abidjan, Lagos, Addis-Abeda et Cape Town, telle une caravane culturelle ambassadrice de l’art africain contemporain. Elle se clôturera au Maroc en 2020. 

Ce premier projet ambitieux rassemblera plus de 100 créations inédites conçues par les artistes lors des résidences qui ont précédé l’événement, auxquelles s’ajouteront des œuvres iconiques. Reflet du foisonnement et de la vitalité de la scène artistique du continent africain, l’objectif de cette exposition itinérante est de donner une visibilité internationale aux artistes contemporains locaux, de générer un circuit panafricain de diffusion culturelle et de favoriser le dialogue et les échanges entre artistes confirmés et émergents. 

Communiqué

La nouvelle équipe Afrique de BearingPoint voit le jour

Le cabinet de conseil en management et technologie BearingPoint annonce la création d’une toute nouvelle équipe dédiée au continent africain.

Localisée à Paris et au Maroc, l’équipe Afrique centralise toutes les initiatives sur le continent. Son ambition est de servir 4 objectifs principaux :

-accompagner les entreprises européennes, dont les clients actuels de BearingPoint, dans leur développement en Afrique, tant au niveau stratégique que pour les filiales au niveau local ;

-contribuer au développement de l’Afrique en accompagnant la modernisation des administrations locales et des entreprises africaines ;

-aider les entreprises européennes dans leur développement international en bénéficiant de l’expérience accumulée via l’Observatoire du Développement International opéré depuis 2010 ;

-piloter la relation avec les bailleurs de fonds internationaux (AFD, Banque Mondiale, BAD, BIRD.

La nouvelle équipe Afrique favorisera la mobilisation de toutes les expertises de BearingPoint tant pour l’Afrique que pour les acteurs internationaux du financement et ce qu’elles soient sectorielles ou par fonction de l’entreprise (stratégie, digital, marketing, finance, RH, immobilier, supply chain, système d’information). L’équipe anime aussi chaque année l’Observatoire du Développement International qui, en interrogeant les responsables du développement des grandes entreprises françaises, recense les meilleures pratiques à l’œuvre.

Retrouvez les résultats de sa 7ème édition : https://www.bearingpoint.com/fr-fr/notre-expertise/publications/developpement-international-et-rse/)

 

Les enjeux de l’Afrique 

D’ici 25 ans, l’Afrique comptera 2 milliards d’habitants et 50% de la population active mondiale. Les opportunités économiques de l’Afrique s’illustrent notamment par le niveau élevé d’investissement direct étranger (57 milliards de dollars en 2017) ou encore la croissance économique moyenne de 4% depuis 10 ans !

Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de BearingPoint en Afrique représente 5% de son activité avec plus d’une quarantaine de consultants en mission. BearingPoint intervient en Afrique depuis sa création en 2002. Au Maroc, un bureau opère depuis 2011 avec une vingtaine de collaborateurs. Les missions récentes ont touché par exemple, des problématiques comme :

  • la stratégie de développement en Afrique d’un grand groupe énergétique français,
  • la mise en place d’une « business unit » pour un opérateur de service pour un développement international « agile » dans le monde entier,
  • la stratégie « smart city » d’un pays de la Côte Ouest africaine (financements internationaux),
  • la mise en place des outils de gestion du budget de l’Etat pour un grand pays francophone avec un financement Banque Mondiale,
  • la stratégie de distribution d’une grande banque nord-africaine avec l’aide du savoir-faire en big data,
  • la mise en place de la biométrie pour l’Etat Civil et le fichier électoral d’un pays d’Afrique centrale avec un grand industriel français,
  • la réorganisation d’un opérateur d’électricité en Amérique Latine sur un financement européen
  • la mise en place de SAP pour un acteur minier important,
  • la définition de la conformité pour plusieurs filiales d’un grand groupe français.

« Notre capacité à articuler des savoir-faire éprouvés en Europe, une connaissance terrain des pays émergents notamment Africains, et une compréhension fine des financements internationaux font de BearingPoint un vrai catalyseur pour le développement » assure Jean-Michel Huet, associé BearingPoint en charge de l’équipe Afrique.

Eric Falque, président de BearingPoint France, Benelux, Afrique déclare : « L’Afrique est un continent en devenir où nous avons déjà beaucoup investi et souhaitons accélérer encore notre développement. »

 

 

A propos de BearingPoint

BearingPoint est un cabinet de conseil en management et technologie indépendant aux racines européennes avec une couverture mondiale. Le cabinet est structuré autour 3 activités principales : Consulting, Solutions et Ventures. Le Consulting couvre les activités traditionnelles de conseil en management. Les Solutions fournissent des logiciels dédiés à la transformation digitale, au reporting réglementaire et à l’analyse de données. L’activité Ventures est dédiée au financement et au développement des startups. BearingPoint compte parmi ses clients les plus grandes organisations mondiales publiques et privées ; fort d’un réseau international de plus de 10 000 collaborateurs, BearingPoint accompagne ses clients dans plus de 75 pays et les aide à obtenir des résultats mesurables et durables.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur :

Page d’accueil : www.bearingpoint.com/fr-fr

LinkedIn : www.linkedin.com/company/bearingpoint

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 Communiqué

Edouard Philippe à Tunis pour inaugurer les Rencontres Africa le 5 octobre

C’est Édouard Philippe, qui inaugurera Africa 2017 en Tunisie en compagnie de Youssef Chahed, le chef du gouvernement tunisien, et de nombreux autres ministres français et tunisiens.

C’est une façon de saluer une importante manifestation économique française organisée en Afrique mais aussi de porter le message du président de la République Emmanuel Macron sur le rôle des pays du Maghreb dans le développement des relations entre l’Europe et l’Afrique.

Le premier ministre français, accompagné de plusieurs secrétaires d’Etat va conduire une délégation d’une trentaine d’entreprises françaises, Pme et grands groupes. Après avoir inauguré les Rencontres Africa 2017 et participé à la conférence d’ouverture, il prendra part à l’événement significatif qu’est la première édition du Haut Conseil de Coopération entre la France et le Tunisie. Ce Haut Conseil avait été annoncé lors d’une précédente visite  de Jean-Yves Le Drian en juin dernier auprès du Président Béji Caïd Essebsi qui a tenu à affirmer son soutien à toutes les initiatives susceptibles de développer davantage les relations entre les deux pays. C’est un témoignage de l’intérêt de la France et un engagement pour soutenir la coopération dans tous les domaines. La France marque ainsi son intérêt pour la Tunisie dans un contexte compliqué et suite au remaniement ministériel récent et l’arrivée de nouveaux ministres tunisiens. Un remaniement réalisé après de nombreuses consultations avec les partis politiques, les centrales syndicales et patronales.

À la conférence inaugurale, on retiendra la participation des principaux acteurs tunisiens aux côtés de personnalités françaises. Youssef Chahed, le chef du gouvernement tunisien entouré du Premier ministre du Burkina Faso, Paul Kaba Thieba, et de Ouided Bouchamaoui, présidente de l’Utica (patronat) et prix Nobel de la Paix, ainsi que de grands chefs d’entreprises français et tunisiens.

Nombreux seront les sujets débattus, à commencer par les finances. Le numérique préoccupe les responsables qui ont l’intention d’en faire un grand secteur d’activité avec en tête, la création d’une French Tech à Tunis. Il y a aussi le secteur de l’aéronautique sur lequel se portent des espoirs, à juste titre. La Tunisie peut en effet être fière de son groupement des industries aéronautiques et spatiales Gitas, qui regroupe 4 000 personnes. Même si les chefs d’entreprises français souhaitent que les problèmes logistiques et douaniers soient évoqués, ils voient les opportunités qui se dessinent dans de nombreux secteurs, industrie, transport, formation, agriculture, transformation agro alimentaire et jusqu’à l’utilisation des ressources du désert. Citons seulement le projet TuNur, un complexe solaire qui sera établi dans le Sahara tunisien et qui offrira de l’électricité solaire suffisante pour alimenter plus de 7 millions de foyers européens ou encore 7 millions de véhicules électriques. Ce projet ferait de la Tunisie un producteur d’électricité à bas coût, même en prenant en compte les coûts de transport par des câbles sous marins actuellement à l’étude.

Ipsos lance AFRICAP, son bureau dédié à l’Afrique sub-saharienne et au Maghreb

Pour mieux accompagner ses clients dans leur croissance sur des marchés africains en transformation rapide, Ipsos lance Africap. Ce bureau parisien dédié à l’Afrique sub-saharienne et au Maghreb travaillera en collaboration avec le réseau Ipsos déployé sur le continent africain. Pour s’engager et réussir sur ces marchés fragmentés, de plus en plus concurrentiels et qui évoluent rapidement, les entreprises ont besoin de données robustes et d’éclairages pertinents pour agir et se démarquer.

Africap, une nouvelle initiative pour mieux accompagner les entreprises désireuses de se développer sur le continent africain

Présent depuis plus de 20 ans en Afrique avec près d’un millier de collaborateurs, Ipsos annonce l’ouverture d’Africap, son bureau dédié à l’Afrique sub-saharienne et au Maghreb. Avec une équipe d’experts des marchés et des consommateurs africains, Africap accompagnera les entreprises désireuses de se développer sur le continent en leur apportant les informations pertinentes, fiables et actionnables dont ils ont besoin.

Basée à Paris au siège du groupe, l’équipe d’Africap travaille en étroite collaboration avec le réseau Ipsos présent dans une vingtaine de pays africains (*) pour apporter à ses clients les meilleures ressources opérationnelles et expertes, tant en Afrique qu’en France.

 

L’Afrique : des marchés fragmentés qui se transforment rapidement

Urbanisation accélérée, population jeune et en forte croissance, diffusion rapide des technologies numériques, émergence d’une classe moyenne… l’Afrique semble un terrain propice et un marché prometteur pour les entreprises.

Mais, comme le rappelle Florence de Bigault, Directrice d’Ipsos Africap, « investir sur le continent africain signifie faire face à des circuits commerciaux multiples, à des consommateurs aux revenus moyens encore faibles et à une grande diversité d’habitudes et de comportements ». Parmi ces freins qui compliquent le décryptage des marchés, Florence de-Bigault en identifie particulièrement quatre : la rapide transformation des modes de vies des consommateurs, la fragmentation des marchés, le manque de données fiables sur lesquelles s’appuyer, et enfin les spécificités locales demandant une adaptation importante.

« Pour nos clients, la création d’Ipsos Africap doit faciliter les études en Afrique par un meilleur accompagnement ainsi que la garantie des standards Ipsos. L’une des missions du bureau sera d’apporter aux décideurs davantage de clés pour comprendre les consommateurs et les citoyens africains » déclare Florence de Bigault.

Des études sur-mesure et adaptées

Pour mieux décrypter les habitudes de consommation des habitants sur les différents marchés, leurs spécificités et leurs demandes, Ipsos Africap lance le premier African Trend Observer, un outil de décryptage des valeurs, tendances et signaux faibles des nouvelles classes moyennes africaines ainsi qu’Africap table sur une étude d’envergure pour mesurer et comprendre les changements de comportements alimentaires des ménages urbains en Afrique.

 

(*) Ipsos est présent dans les principaux pays africains: Afrique du Sud, Algérie, Angola, Cameroun, Cote d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Kenya, Maroc, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Tunisie, Zambie. Ouverture prochaine en Ethiopie.


Un futur Salon du tourisme africain au Maroc?

En marge de la participation du Royaume à la 5ème édition du Salon International du Tourisme d’Abidjan (SITA 2015), le directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) a annoncé l’ouverture prochaine d’une antenne de l’ONMT à Abidjan, qui servira de plateforme à l’ensemble des pays de la région. Par ailleurs, la mise en place de nouvelles dessertes aériennes reliant Abidjan à Marrakech et Fès serait à l’étude. L’objectif est de saisir les opportunités de coopérations dans le domaine du tourisme.

La faiblesse des données disponibles affecte la perception de l’Afrique

« Le manque de données fiables sur l’essor économique de l’Afrique ces dernières années affecte la perception du continent par le monde extérieur », a déclaré le directeur de la recherche en Afrique de la Standard Chartered Bank, Razia Khan. Tout en reconnaissant la tendance positive de l’économie africaine, le responsable explique que la faible disponibilité des données avait pour conséquence que le taux de croissance de nombreuses économies africaines n’était pas mesuré. « Le manque de statistiques complique la prise de décision aussi bien pour le secteur privé que pour les gouvernements. Cela augmente l’incertitude perçue et le coût des affaires, tout en générant des retards dans la formulation de politiques nécessaires ».

Source : http://french.cri.cn

Un « New Deal » pour l’Afrique

C’est à Tunis, à l’occasion de son Conseil d’administration, que la Banque Africaine de Développement vient d’acter une nouvelle stratégie destinée à rendre moins fragile et plus résilient le développement en Afrique.

Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a connu une forte croissance et une profonde transformation, qui ont multiplié les opportunités et amélioré les conditions de vie de millions de personnes. Avec environ un tiers de ses pays affichant une croissance de plus de 6 %, l’Afrique est devenue le continent à la plus forte croissance du monde. Ce nouveau dynamisme économique n’est pas dû simplement à un essor des ressources, c’est le résultat  des réformes entreprises par les pays et des améliorations dans leur gestion économique. Plus  des deux tiers des pays africains ont amélioré la qualité de leur gouvernance, permettant ainsi un meilleur environnement des affaires, l’amélioration des services de base et de plus larges  opportunités économiques.Toutefois, comme l’indique le rapport du « Panel de haut niveau sur les États fragiles » de la BAD, les risques que d’importantes pressions freinent cet élan sont grands – y compris les schémas persistants d’exclusion et de pauvreté, le chômage, le changement climatique et une mauvaise gestion des ressources naturelles.
Fondée sur la Stratégie décennale de la Banque et sur les principes du New Deal, l’approche proposée est pilotée par le pays et repose sur des partenariats forts. Par exemple : le renforcement des capacités de l’État et création d’institutions efficaces ou la promotion de sociétés résilientes, grâce à un accès équitable à l’emploi, aux services de base et des bénéfices des revenus des ressources naturelles.
La BAD renforcera précisément son engagement dans quatre régions qui sont particulièrement à risque : la Corne de l’Afrique, le Sahel, l’Union du fleuve Mano et la région des Grands lacs et d’Afrique centrale.

Julien Thibert  Classe Export

Journée mondiale des réfugiés: ils sont trois millions en Afrique

Pour la quatrième année consécutive, le nombre de réfugiés augmente sur le continent africain. L’Afrique comptait près de trois millions de réfugiés en 2013 et parmi ces derniers, seulement 170 000 d’entre eux ont pu regagner leur foyer l’an passé. Les conflits au Mali, en République centrafricaine et au Soudan du Sud ont accru les mouvements de population.

  • Le Kenya, l’un des cinq pays accueillant le plus de réfugiés dans le monde

Le Kenya accueille plus d’un demi-million de réfugiés sur son territoire et fait partie des cinq pays qui accueillent le plus de réfugiés dans le monde. On en dénombre plus de 500 000 à travers le pays. La majeure partie de ces réfugiés sont des Somaliens qui ont fui la guerre civile depuis le début des années 90. Dans un contexte de menace terroriste, la pression sur les réfugiés devient de plus en plus forte.

En mars 2014, le gouvernement kenyan ordonnait à tous les réfugiés urbains de se relocaliser dans les camps de Dadaab ou Kakuma. Dans le cadre de l’opération Usalama Watch – lancée début avril – des milliers de personnes ont ainsi été arrêtées dans le quartier somali d’Eastleigh, détenues dans le stade de Kasarani et envoyées ensuite, par bus, dans ces camps.

  • Une partie des réfugiés maliens au Burkina Faso

A l’occasion de cette journée mondiale des réfugiés, RFI a pris la direction du camp de Mentao, au Burkina Faso. Ce camp accueille une partie des réfugiés maliens qui ont d’abord fui l’occupation islamiste, puis les combats du nord du Mali. Ils sont toujours 137 000 dans des camps du Burkina, du Niger ou de la Mauritanie. Malgré l’intervention militaire de janvier 2013, la situation sécuritaire reste précaire dans le nord du Mali et le processus politique de paix tarde à aboutir. Les réfugiés ne croient pas qu’ils pourront bientôt rentrer chez eux, comme en témoignent les personnes interrogées par RFI dans le camp de Mentao, au Burkina Faso.

Selon les Nations unies, seuls 12 000 des plus de 150 000 réfugiés maliens ont jusqu’ici osé rentrer chez eux.

  • Manifestation des réfugiés centrafricains au Congo

Les Centrafricains qui ont trouvé refuge au Congo depuis que leur pays est en guerre prient, chaque jour, pour que la paix revienne en République centrafricaine (RCA) et pour qu’ils y retournent. Ils l’ont exprimé, jeudi 19 juin, au cours d’une marche « pour le retour de la paix et la réconciliation en Centrafrique », organisée à travers les artères de Brazzaville, à la veille de la journée internationale du réfugié.

  • Au Burundi,un retour au pays très éprouvant

Au plus fort de la guerre civile qui a ensanglanté le Burundi, quelque 800 000 Burundais avaient trouvé refuge dans les pays limitrophes, essentiellement dans la Tanzanie voisine, certains étant restés en exil pendant plus de 40 ans.

Mais le plus grand défi pour ces centaines de milliers d’anciens réfugiés reste celui de l’extrême pauvreté qui les frappe. Ils sont totalement démunis dans ce pays classé parmi les trois plus pauvres du monde.


Finance: Casablanca, le nouveau souffle des Bourses africaines?

    •  –  –  WMC  – –  Par Mohamed Farouk
    • Réunis à Marrakech (Maroc), les représentants des Bourses africaines ont discuté des moyens de saisir les opportunités qu’offrent les économies africaines pour assurer une place de choix aux produits financiers. La Bourse de Casablanca est venue, dans les débats, avec sa proposition: s’ouvrir sur les petites et moyennes entreprises d’Afrique de l’Ouest. La Bourse de Tunis était représentée à cette réunion par le président de son Conseil d’administration, Fadhel Abdelkefi..
    • L’événement économique au Maroc, et sans doute au niveau du Maghreb, aura été, au courant du mois décembre 2011, la tenue, à Marrakech, de la 15ème réunion annuelle de l’ASEA (African securities exchanges association).
      La ville ocre a accueilli, en effet, du 11 au 13 décembre 2011, cette manifestation à laquelle ont participé quelque 400 professionnels du monde de la finance venus évidemment d’Afrique, mais aussi du Moyen-Orient, des Etats-Unis d’Amérique et voire de Chine pour discuter des opportunités offertes par le continent africain.
      Alternant séances plénières et ateliers, les participants, parmi lesquels des mastodontes de la finance comme la banque HSBC, la Nasdaq OMX ou encore la China-Africa Development Fund, ont mis l’accent sur le fait que le continent noir constitue un grand réservoir en matière de développement et que les produits financiers ont, à ce titre, de beaux jours devant eux.
      Une hausse de 210%
      A ce propos, la réunion a mis en exergue le fait que les économies africaines sont, malgré l’impact de la crise, dans une meilleure situation que celles de l’Europe: la croissance serait autour de 5% sur l’ensemble du continent.
      De plus, l’Afrique, a besoin de ressources financières pour se développer, et, à ce titre, sollicite plus que jamais le concours des produits du marché financier: actions, obligations, Fonds communs de placement, Stock options… Le constat est, dans ce domaine, que la Bourse n’a pas encore pleinement sa place dans les économies africaines.
      Le continent noir ne compte que 22 Bourses dont seulement 4 du reste sont membres de la Fédération mondiale des Bourses (WFE): Johannesburg (Afrique du Sud), Le Caire (Egypte), Port-Louis (Ile Maurice) et Casablanca (Maroc). La Bourse reste réservée généralement à «une caste d’initiés».
      De l’avis de nombreux experts, le marché boursier en Afrique a, certes, «maintenu un élan robuste alors que la morosité s’emparait des marchés boursiers occidentaux et asiatiques sous l’effet de la crise des prêts hypothécaires aux Etats-Unis. Le continent africain a accueilli l’un des meilleurs marchés boursiers du monde durant ces quinze dernières années, avec une hausse de 210% pour la seule période 2002-2007, soit une progression plus importante que les marchés européens et asiatiques». Mais, «la réhabilitation des Bourses africaines» doit être inscrite au programmes de tous les pays africains qui cherchent à attirer des IDE (Investissements Directs Etrangers), sans lesquels l’Afrique ne peut relever les défis d’une mondialisation galopante où le capital se déplace d’une région à une autre «à la vitesse du son», dira un analyste dans les débats. L’Afrique ne représente pour l’instant que 2% à 3% des fonds investis dans les pays émergents.
      C’est du reste l’avis de Sunil Benimadhu, président de l’Association des Bourses africaines et président de la Bourse de Saint-Louis, qui a souligné que «l’élargissement de l’environnement boursier pourrait permettre l’arrivée de capitaux et de nouvelles entreprises aptes à utiliser les Bourses africaines comme marchés de cotation».
      Les Bourses africaines se doivent, par ailleurs, de réussir un autre exercice: mettre fin à la disparité qui caractérise leurs réglementations et leurs fiscalités. Elles doivent à ce propos -la remarque a été plus d’une fois présentée dans les débats- adopter les standards internationaux et la pratique internationale.
      Une disparité qui se conjugue également en termes de capitalisation boursière: quatre Bourses (Afrique du Sud, Égypte, Nigeria et Maroc) se partageaient, en 2008, plus de 90% de la capitalisation boursière du continent, dont 60% pour la seule Bourse de Johannesburg. La capitalisation boursière était à cette période de 1.200 milliards de dollars pour l’ensemble du continent noir. Ce qu’était bien la moitié du chiffre de la capitalisation boursière de la place de Paris à la même date (2.444 milliards de dollars).
      Mais comment relancer les Bourses africaines et assurer leur «internationalisation»? Karim Hajji, président de la Bourse de Casablanca, est venu à la 15ème réunion annuelle de l’ASEA (African securities exchanges association) avec son projet: l’ouverture de l’établissement qu’il dirige à la cotation des Petites et moyennes entreprises d’Afrique de l’Ouest.
      Avec un argument de taille: Les PME et PMI représentent 90% des emplois en Afrique et contribuent majoritairement à la création des richesses.
      Ce projet, le président de la Bourse de Casablanca l’a exposé, courant novembre 2011, lors d’une visite à Dakar (Sénégal), où il a assisté aux travaux du 1er Forum international sur le financement des petites et moyennes entreprises.
      Créée en 1929, la Bourse de Casablanca compte quelque 76 sociétés cotées.

L’Afrique partagée après la mort de Mouammar Kadhafi

    • Dans les pays où s’est déroulé le « Printemps arabe », c’est le bonheur qui domine après l’annonce de la mort de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi le jeudi 20 octobre 2011. Mais dans d’autres pays du continent, les réactions sont plus mitigées. Certains habitants rendent même hommage à l’ancien dirigeant libyen.
    • Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Afrique, la mort du l’ex-guide libyen est loin de faire l’unanimité. Bien sûr, dans les pays touchés par le « Printemps arabe », cette annonce est vécue comme une nouvelle victoire.
    • Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, espère que la mort de Kadhafi « tourne la page de la tyrannie » et que les Libyens regardent  « l’avenir sans sentiments de rancune ni revanche ».
    • Sur la page Facebook de RFI.fr, les réactions sont très contrastées. Beaucoup honorent la mémoire d’un dirigeant africain très médiatique, certains conspuent le dictateur et nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’avenir de la Libye et des pays africains en général.
    • En Tunisie, dans le quartier de la capitale où se sont réfugiés ceux qui ont fui la révolution libyenne, les habitants sont en liesse. Les « Allah akbar » (« Dieu est grand ») s’élèvent dans les rues.
    • L’Egypte voisine, qui s’est elle-même libérée du régime Moubarak, mais pas de son armée, en début d’année, souhaite « que le peuple libyen ouvrira une nouvelle page et reconstruira son pays après la mort du colonel Mouammar Kadhafi ». Le Caire s’est dit « prêt à aider à la reconstruction de ce pays ».
    • Au Maroc, à Casablanca c’est un sentiment de soulagement qui domine. Les Marocains se souviennent du soutien de l’ex-guide libyen au mouvement indépendantiste du Front Polisario, qu’il a armé et financé, alors que le Maroc n’a eu de cesse de le combattre.
    • L’Union africaine, humiliée par la Coalition, a pour sa part constaté qu’un chapitre d’histoire était fini. « Nous espérons que la Libye devienne un pays plus stable, qui s’occupe de réconciliation et de reconstruction », a déclaré une source proche de l’organisation.
    • Mais dans le reste de l’Afrique, les réactions sont plus tièdes, voire plus désolées. Pas de réaction officielle en Algérie pour le moment. Même si, sous la pression internationale, le gouvernement a reconnu les nouvelles autorités libyennes, le sujet reste délicat. Le pays a d’ailleurs accordé un asile humanitaire à une partie de la famille de l’ex-dirigeant libyen.
    • Au Tchad, si on semblait s’attendre à cette issue, la tristesse est là et le pays se sent comme orphelin. Tout le monde salue l’homme. Certains se demandent même qui va le remplacer ?
    • Le Niger est sous le choc après la mort de Mouammar Kadhafi, une « catastrophe » pour le pays. Chacun rappelle tout ce que l’ancien leader libyen a fait pour l’Afrique.
    • De son côté, le gouvernement sud-africain, qui a longtemps refusé, au nom de la souveraineté africaine, toute intervention extérieure, a souhaité que cette mort amène une cessation des hostilités et un retour de la paix, exhortant le CNT à la « réconciliation ».