Dimotrans met le cap sur le Maghreb

Dans le cadre de son plan stratégique « Evolo », Dimotrans a réalisé le 8 novembre dernier, le rachat de la société Maxitrans. Le groupe de Salvatore Alaimo poursuit ainsi ses ambitions en Afrique du Nord. Créée en 2001, Maxitrans (8 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 40 personnes en France à Vitrolles et en Tunisie à Radès), est dirigé par Marc Valluche (en photo). Avec cette acquisition, Dimotrans (1000 collaborateurs, 250 millions d’euros de chiffre d’affaires) élargit son offre route en Afrique du Nord. Ce sont en effet 100 semi-remorques, assurant sur les pays du Maghreb 40 à 50 départs par semaine en camions complets et en groupage, qui rejoignent la flotte du groupe lyonnais. Les deux agences (Vitrolles et Radès) de Maxitrans proposent des prestations de manutention, de douane, de stockage en entrepôt sous douane et de pré et post-acheminement. « Avec cette nouvelle intégration, Dimotrans s’inscrit dans un objectif de développement sur des zones géographiques telles que le Moyen-Orient, l’Asie, ou l’Afrique dont les perspectives de croissance pour les 15 prochaines années restent très soutenues » explique Salvatore Alaimo, président du groupe. Par ailleurs, Dimotrans a ouvert, en octobre, une sixième filiale en Asie, au Vietnam.

Source classe-export.com

Maroc : future base industrielle stratégique de PSA

Le constructeur automobile français vient d’annoncer l’implantation prochaine de sa première usine au Maroc. Installé au nord-est de Rabat, le site assemblera 90 000 véhicules dès 2019, et atteindra une production de 200 000 unités à l’horizon 2023. L’usine servira les marchés marocain, d’Afrique du Nord (Tunisie, Egypte) et du Moyen-Orient. Cette zone constitue le troisième débouché du constructeur français derrière l’Europe et la Chine. Le groupe compte y vendre 200 000 voitures en 2015, et vise 1 million en 2025. Cette base industrielle sera très compétitive : outre les exonérations fiscales de la zone franche, l’usine s’appuiera sur une main-d’œuvre locale bon marché et bien formée. La production sur place des moteurs et le recours aux fournisseurs locaux doivent permettre de limiter au maximum les importations.


StreamWIDE ouvre un bureau en Tunisie

Le spécialiste des solutions de téléphonie à valeur ajoutée de nouvelle génération pour les opérateurs télécoms, StreamWIDE, annonce l’ouverture d’un nouveau bureau en Tunisie, renforçant ainsi sa stratégie d’expansion et d’engagement sur la zone Moyen-Orient, Golfe arabique, Afrique du Nord et Afrique Centrale.

Le bureau tunisien de StreamWIDE comprend des équipes commerciales, d’avant-vente, d’ingénierie et de support et dont la mission consiste à gérer les comptes existants tout en identifiant et développant de nouvelles opportunités dans la région.

Enquête ASDA’A Burson-Marsteller 
sur les aspirations de la jeunesse arabe

Un an après le Printemps arabe, les préoccupations économiques prennent le pas sur les aspirations politiques.

Paris, le 3 mai 2012 – Un salaire jugé « décent » et l’accession à la propriété sont les deux principales priorités des jeunes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, supplantant la démocratie en tête de leurs aspirations. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe 2012, la plus vaste de ce type menée dans la région.


La 4ème enquête annuelle d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe est basée sur 2 500 entretiens menés en tête-à-tête entre décembre 2011 et janvier 2012 par le cabinet international de sondage Penn Schoen Berland (PSB), un an après le début du Printemps arabe. Agées de 18 à 24 ans, les personnes interrogées sont issues de 12 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis, Égypte, Liban, Jordanie, Irak et pour la première fois Libye et Tunisie.

 

Les enseignements principaux de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller :

 

·         L’augmentation du coût de la vie est la préoccupation n°1 de la jeunesse arabe

o   63 % se disent « très préoccupés » par le coût de la vie, contre 57 % en 2011 ;

o   Bénéficier d’un salaire « décent » est « très important » pour 82 % d’entre eux.

 

·         La démocratie reste perçue comme un facteur majeur de progrès

o   72 % estiment que le Printemps arabe a été bénéfique pour la région ;

o   41 % considèrent le déficit de démocratie comme le principal obstacle au développement de la région ;

o   Dans le même temps, on observe une baisse de 10 points du nombre de jeunes jugeant « très important » de vivre en démocratie (58 % en 2012 contre 68 % en 2011).

 

·         Les valeurs traditionnelles en perte de vitesse mais toujours centrales

o   La plupart des jeunes des 12 pays de l’étude estiment que les valeurs traditionnelles sont essentielles ; le pourcentage de jeunes considérant que ces valeurs sont démodées continue cependant de croître.

 

·         Les Émirats Arabes Unis et la France érigés en modèles

o   Les jeunes Arabes citent les Émirats Arabes Unis comme le pays où ils préféreraient vivre et dont leur propre pays devrait s’inspirer.

o   Parmi les pays étrangers, c’est la France qui obtient leur faveur, 46 % indiquant avoir des sentiments « très favorables » à son endroit.

 

·         L’intérêt de la jeunesse arabe pour l’actualité et les médias explose, et place Internet en réel challenger des médias traditionnels

o   52 % des personnes interrogées disent se tenir au courant de l’actualité et de la situation politique chaque jour, contre 18 % en 2011.

o   Aujourd’hui, la lecture ou la rédaction de blogs est la première activité online des jeunes de la région, 61 % affirmant s’intéresser aux blogs contre 29 % en 2011.

o   Malgré une baisse, la télévision reste la source d’information de prédilection des jeunes arabes (62 %).

 

« Les formidables promesses de la jeunesse arabe transparaissent dans toute l’enquête : le niveau croissant d’engagement en politique, le recours de plus en plus poussé à la technologie et les espoirs raisonnables placés dans l’ère post-Printemps arabe », déclare Jeremy Galbraith, Directeur Général de Burson-Marsteller EMEA. « En recueillant les opinions de jeunes issus tant des villes modernes des pays riches du Golfe que des zones rurales du Levant et d’Afrique du Nord, poursuit Galbraith, l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller auprès de la jeunesse arabe offre des données vérifiables de grande valeur à ceux qui s’intéressent au futur de cette région jeune en rapide mutation. »

 

« Dix-huit mois après le début du Printemps arabe, nous savons tous que les jeunes du Moyen-Orient sont décidés à se forger un futur plus prometteur encore », déclare pour sa part Joseph Ghossoub, P-dg du groupe MENACOM, le groupe régional auquel appartient ASDA’A Burson-Marsteller. « Si ces jeunes gens font part de leur profonde inquiétude en matière de coût de la vie et de prix de l’immobilier notamment, ils restent résolument optimistes. Il est très encourageant de constater que la jeunesse arabe envisage l’avenir avec sérénité. »

 

« Depuis 2008, nous menons l’étude la plus vaste et rigoureuse sur l’attitude des jeunes Arabes au bénéfice des parties-prenantes de la région : gouvernements, entreprises privées et groupes de la société civile » explique Sunil John, Directeur Général d’ASDA’A Burson-Marsteller. « Cela représente pour nous un investissement considérable mais il est essentiel de pouvoir nous appuyer sur des données fiables ici, au Moyen-Orient, où les informations sur l’opinion publique ne sont disponibles qu’au compte-gouttes. L’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller fournit un large éventail de données clés qui aideront les gouvernements et nos clients dans leur prise de décision dans la région. »

 

Pour consulter l’intégralité des résultats de l’enquête :

http://www.arabyouthsurvey.com


Le réseau Entreprise Europe renforcé en Asie et étendu à l’Afrique du Nord

La Commission européenne étend le champ d’action du réseau Entreprise Europe – le réseau de soutien aux affaires et à l’innovation destiné aux PME – en ouvrant de nouveaux points de contact au Japon et en doublant sa présence sur le marché chinois. L’objectif est de voir davantage de petites et moyennes entreprises (PME) européennes profiter des marchés à croissance rapide en Asie, en Amérique latine et en Europe de l’Est.

La Commission étend également le réseau dans les pays du Sud de la Méditerranée, avec huit points de contact existants en Tunisie, un partenaire de longue date en Égypte et des agences qui devraient bientôt voir le jour au Maroc. Le réseau aide les entreprises à trouver des partenaires potentiels sur les marchés européens et mondiaux et à transformer la recherche et l’innovation en bénéfices.

À l’occasion de la quatrième conférence annuelle du réseau qui s’est tenue à Varsovie le 26 septembre, cinq PME se sont vu décerner les prix spéciaux «Étoiles du réseau». Ces prix récompensent les entreprises et les chercheurs qui ont utilisé le réseau pour trouver des opportunités à l’étranger ou pour développer leurs affaires et leurs activités de recherche.

Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat, a déclaré: «Pour rivaliser avec leurs concurrentes, les entreprises européennes doivent se concentrer sur l’innovation et l’internationalisation. Le réseau Entreprise Europe est un instrument clé pour parvenir à ces objectifs et les nouveaux centres ouverts au Japon, en Chine et en Afrique du Nord créeront davantage d’opportunités pour les sociétés. Il est plus important que jamais pour les acteurs du réseau d’examiner comment établir des partenariats d’affaires encore plus étroits.»

 

Pour de plus amples informations

http://www.enterprise-europe-network.ec.europa.eu/news-media/news/ac-11


Afrique du Nord-Moyen Orient. 2011-2012

Révolutions civiques, bouleversements politiques, ruptures stratégiques

Après des décennies, qui semblaient marquées par l’immobilisme, le monde arabe a connu, depuis le début 2011, un enchaînement d’événements sans doute majeurs.

Cette édition 2011-2012 de la collection Mondes émergents esquisse plusieurs pistes de réflexion sur ces évolutions en s’intéressant particulièrement aux révolutions survenues en Egypte et en Tunisie.

 

Avec la chute des régimes autoritaires tunisien puis égyptien, les révolutions arabes n’en sont qu’à leur début. Un même élan d’espoir parcourt les peuples de la région qui luttent pour instaurer la démocratie.

 

En complément des analyses rédigées par des spécialistes des pays concernés, sont étudiées, outre les activités d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, la place de l’islam dans les sociétés arabes ainsi que les évolutions récentes de la Turquie et dans les territoires palestiniens.

En fin d’ouvrage, une chronologie détaille les événements survenus dans la région entre mars 2010 et février 2011.

 

Au sommaire

– 2010-2011 – Révolutions civiques, bouleversements politiques, ruptures stratégiques (Frédéric Charillon)

– Égypte 2010 : fin de régime ou fin de règne ? (Vincent Romani)

– La révolution tunisienne ou comment sortir de l’impasse autoritaire (Flavien Bourrat)

– Territoires palestiniens : impasses sur tous les fronts (Aude Signoles)

– La Turquie, un nouveau modèle pour le Moyen-Orient ? (Élise Massicard)

– Al-Qaïda au Maghreb islamique : une logique de guerre (Jean-Pierre Filiu)

– L’islam dans les sociétés arabes, hier et aujourd’hui (Mark Tessler)

 

Frédéric Charillon est professeur des universités en science politique à l’Université d’Auvergne Clermont 1, directeur de l’Irsem

Alain Dieckhoff est directeur de recherche au CNRS, Centre d’études et de recherches internationales (CERI), Sciences Po, Paris

 

Afrique du Nord-Moyen Orient  2011-2012. Révolutions civiques, bouleversements politiques, ruptures stratégiques

Frédéric Charillon et Alain Dieckhoff (sous la dir. de)

Collection Mondes émergents / La Documentation française

146 pages, 14,50 euros

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A propos de la Direction de l’information légale et administrative – www.dila.premier-ministre.gouv.fr

La mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques dans les services du Premier ministre a conduit à la création, le 13 janvier 2010, de la Direction de l’Information Légale et Administrative (DILA), par la fusion de la direction des Journaux officiels et de la direction de la Documentation française. La DILA est une direction d’administration centrale des services du Premier ministre. Elle est placée sous l’autorité du Secrétariat général du Gouvernement.

La DILA assure quatre missions principales :

inconnu.gif       la diffusion des données dont la publication est obligatoire, par la publication au Journal officiel de la République française et dans les bulletins d’annonces légales ;

inconnu.gif      la conception et le fonctionnement de services d’information qui permettent aux citoyens de connaître leurs droits et obligations et facilitent leurs démarches ;

inconnu.gif      la facilitation de l’accès des citoyens à la vie publique et au débat public, par l’édition et la diffusion de publications sous la marque éditoriale de la Documentation française et par la mise à disposition de documents et d’espaces de diffusion sur internet ;

inconnu.gif     la préparation de la politique interministérielle dans le domaine de la diffusion légale, de l’information administrative et de l’édition publique.

Communiqué

Urgence humanitaire en Afrique du Nord – La Croix-Rouge française mobilisée

Face aux événements qui touchent actuellement la Libye et provoquent un exode massif de personnes à la frontière tunisienne, la Croix-Rouge française mobilise ses équipes et appuie le Croissant-Rouge tunisien, aux côtés de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

La situation en Libye jette sur les routes des dizaines de milliers de personnes désormais entassées aux frontières de la Tunisie. Après avoir participé au rapatriement des Français de Libye, la Croix-Rouge française se mobilise pour venir en aide aux migrants quittant la Libye pour rentrer dans leur pays d’origine, et demain aux victimes en Libye d’une crise qui se durcirait.

Ainsi, 150 secouristes de la Croix-Rouge française ont été mobilisés pour accompagner le retour en France de 500 ressortissants français en leur assurant soutien et accompagnement, à bord des avions et à leur arrivée à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Actuellement, 9 équipiers Croix-Rouge française (1 cadre, 2 infirmiers, 1 psychologue, 5 volontaires formés aux situations d’urgence) participent à l’opération d’évacuation de quelque 5 000 Egyptiens actuellement bloqués à la frontière entre la Tunisie et la Libye, par rotations aériennes de Djerba vers le Caire à bord d’avions gros porteurs affrétés par le gouvernement français.

Enfin, 3 logisticiens de la Croix-Rouge française sont en Tunisie pour appuyer les activités du Croissant-Rouge tunisien qui participe activement à l’accueil et à l’assistance des migrants en transit à la frontière tuniso-libyenne, en attente de leur rapatriement dans leur pays d’origine.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge coordonne cette assistance et a lancé un appel financier pour porter une assistance médicale et en premiers secours à 100 000 personnes, un programme de soutien psychologique pour 10 000 personnes, des kits hygiènes, l’installation d’abris d’urgence et de latrines pour 15 000 personnes, la distribution de repas chauds pour 30 000 personnes, etc.

La Croix-Rouge française sollicite la générosité de ses donateurs pour s’inscrire aujourd’hui et demain dans l’effort de solidarité envers les victimes de cette crise.

Les dons peuvent être effectués

sur le web : www.croix-rouge.fr

ou par chèque à l’attention de

Croix-Rouge française «Crise Afrique du Nord 2011» – 75 678, Paris cedex 14

Communiqué

 

AQMI, une menace croissante pour les intérêts US en Afrique du Nord et en Euro-Méditerranée

Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) représente « une menace croissante » pour les intérêts américains en Afrique du Nord et dans les pays euro-méditerranéens, souligne le quotidien « The Washington Times ».

AQMI « est désormais une menace régionale dans le Sahel en Afrique et   représente une menace croissante pour les intérêts américains en Afrique du   Nord, ainsi qu’en Euro-Méditerranée », souligne l’auteur de l’article, Steven L. Katz.

Le réseau terroriste, déplore la même source, « kidnappe et exécute des  Occidentaux, facilitent le trafic d’armes et de drogues de l’Afrique  occidentale en Europe du Sud, en s’infiltrant à travers les mariages forcés et  les tactiques d’intimidation, dans les populations marginalisées locales, tels  que les Touaregs et les Maures Hassaniya du nord du Mali ».

« En outre, AQMI étend ses tentacules au Nigeria, à travers l’entrainement conjoint avec les talibans nigérians », poursuit Steven Katz.

Pour cet expert US, « des régions d’Afrique, particulièrement le Sahel et  la Corne de l’Afrique, présentent sans doute un plus grand potentiel pour la prolifération des activités de deux franchises d’Al Qaeda qui sont en plein  essor : Al-Qaïda au Maghreb islamique et le groupe Al-Shabab en Somalie ».

L’instabilité politique, la pauvreté, la rareté des ressources et « la  faiblesse des forces de sécurité dans le Sahel » sont, parmi d’autres facteurs, ceux qui peuvent faire du réseau terroriste « une menace transnationale plus grave »,  explique-t-il.