L’Algérie commence à envisager l’après-Bouteflika

L’absence du chef de l’État algérien pour raison de santé commence à faire sortir du bois les futurs candidats à la présidentielle de 2014. Le plus sérieux, Ali Benflis, ne s’est pas encore déclaré mais son local de campagne est ouvert et une équipe planche sur son programme. Au FLN, sans secrétaire général depuis la destitution d’Abdelaziz Belkhadem le 31 janvier dernier, l’horizon n’est pas si clair. «Il est indécent de décider quoi que ce soit tant que le président d’honneur (Bouteflika) est absent. Enfin, ça, c’est la version officielle, ironise un cadre du parti. En réalité, notre sort est lié à celui du chef de l’État. Comme on ne sait pas dans quel sens le vent va tourner, personne ne veut s’engager…»

Pendant ce temps, une nouvelle polémique se dessine autour d’Abdelkader Bensalah, 70 ans, président du Sénat. Si l’article 88 devait être appliqué, c’est à lui que l’intérim du pouvoir serait confié le temps d’organiser des élections anticipées. Mais pour occuper ce poste, le candidat doit être de nationalité algérienne d’origine. Les médias affirment que ce n’est pas le cas d’Abdelkader Bensalah, Marocain naturalisé algérien en 1965.


Algérie: Bouteflika «va mieux», mais il reste invisible

Abdelaziz Bouteflika « va nettement mieux » et il a besoin d’une période « normale » de repos, a annoncé la présidence algérienne. Mais à Alger, en l’absence du Président, on ne sait pas très bien qui le remplace.

Le régime algérien est un régime présidentiel, où le chef de l’Etat concentre d’importants pouvoirs. Au quotidien, peu de lois sont débattues et votées au Parlement. Elles sont en revanche appliquées sur ordonnance du président de la République. Comme Abdelaziz Bouteflika est au centre de la plupart des décisions politiques, son absence paralyse l’Etat, selon le journal El Watan.

En théorie, lorsque le Président est en incapacité de gouverner, c’est le président du Sénat qui prend le relais pour une période maximum de 45 jours. Ensuite, des élections anticipées sont nécessaires.

Le Premier ministre assure un intérim de fait

Mais aujourd’hui, c’est le Premier ministre Abdelmalek Sellal qui est sur tous les fronts. C’est lui qui multiplie les déplacements. C’est lui qui rencontre les grévistes de l’éducation. Sauf qu’officiellement, on ne sait pas qui gouverne réellement.

Selon ses médecins, Abdelaziz Bouteflika a toujours besoin de repos. Mais rien n’a été dit sur un possible dirigeant par intérim. Rien, non plus, sur le retour du Président dans le pays.

Face aux rumeurs, c’est habituellement la visite d’un chef d’Etat étranger qui permet de confirmer la présence d’Abdelaziz Bouteflika en Algérie. Mais depuis dix jours, aucun responsable étranger n’est venu à Alger.

Algérie: cinq «experts» pour un nouveau mandat ?

En Algérie, une nouvelle commission a été chargée par le Président de la République d’étudier la révision de la Constitution. Une réforme promise en janvier 2011 pendant les grandes manifestations, mais qui pourrait tourner à l’avantage d’Abdelaziz Boutelfika. Parmi les grands enjeux de cette révision, figure en effet la limite du nombre de mandats présidentiels.

Ils sont cinq « experts » nommés par le Président lui-même. Leur objectif est technique : faire en sorte que les propositions du Parlement et du gouvernement soient cohérentes. Ils pourront aussi donner un avis global consultatif.

Parmi les membres de cette nouvelle commission, figurent le représentant de l’Algérie pour le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, un professeur d’université, un ancien ministre de la Justice et deux sénateurs proches du Président.

Une mission technique menée par des proches d’Abdelaziz Bouteflika, c’est ce qui faire dire au journal El Watan, que cette commission n’est qu’un alibi, même si le Premier ministre a affirmé hier qu’elle n’aurait aucune limite. Car la révision de la Constitution sera au final validée ou non par le Président.

Hors cette réforme, promise il y a 2 ans, doit notamment étudier la question du nombre de mandats présidentiels. Aujourd’hui, le texte fixe la limite à 3 mandats. Ce qui ne permettrait pas à Abdelaziz Boutelfika de se représenter en 2014. En 2008, le Président avait déjà fait modifier la Constitution pour pourvoir être réélu l’année suivante.

Avec RFI


L’Algérie et l’Italie ont décidé de donner un « nouvel élan » à leurs relations (Monti)

 L’Algérie et l’Italie ont décidé de donner un « nouvel élan » à leurs relations, notamment dans le domaine économique, a indiqué mercredi à Alger le président du Conseil des ministres italien, M. Mario Monti.

« Nous avons décidé aujourd’hui de donner un nouvel élan à nos relations » a déclaré M. Monti à la presse à l’issue d’un entretien avec le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.

« Le souhait particulièrement exprimé par le Président (Bouteflika) est que, dans le domaine de nos relations économiques, l’Italie intensifie sa présence, sa coopération et son appui à l’économie algérienne », a ajouté M. Monti.

Il a relevé, dans ce contexte, que les relations algéro-italiennes « ont été au fil des années intenses, fructueuses et fondées sur l’amitié entre les deux peuples ».

Le président du Conseil des ministres italien a qualifié les entretiens tenus à l’occasion du 2ème sommet algéro-italien d’ »intenses » et « hautement productifs » pour le développement des relations bilatérales.

Il a indiqué que le président Bouteflika a exprimé le souhait de voir l’économie italienne devenir un « sponsor » de l’économie algérienne « dans l’actuelle phase stratégique de sa diversification ».

M. Monti a rappelé que l’économie de son pays était « largement fondée » sur un tissu de PME et PMI, lequel, a-t-il estimé, « peut déclencher toute une série de coopérations importantes avec l’économie algérienne ».

Le président du Conseil des ministres italien est en visite officielle en Algérie dans le cadre du 2ème sommet algéro-italien, en vertu du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération entre les deux pays signé le 27 janvier 2003.

Le premier sommet s’était tenu en 2007, à Alghero en Sardaigne (Italie).

Source APS

Algérie: Abdelmalek Sellal nommé PM

L’actuel ministre des Ressources en eau Abdelmalek Sellal, 64 ans, a été nommé ce soir premier ministre par le chef d’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, quatre mois après les élections législatives, a annoncé la présidence.

Le président Bouteflika « a mis fin ce jour aux fonctions du premier ministre Ahmed Ouyahia, qui lui a présenté la démission du gouvernement », selon un communiqué officiel qui ajoute que « le président de la République nomme M. Abdelmalek Sellal, premier ministre ».

Enarque spécialisé dans la diplomatie, Abdelmalek Sellal avait dirigé les deux dernières campagnes présidentielles de Abdelaziz Bouteflika, en 2004 et en 2009.

Doté d’une grande expérience politique, il a exercé de hautes fonctions locales et occupé plusieurs postes ministériels.

Le nouveau gouvernement devrait intégrer d’anciens ministres et de jeunes hauts fonctionnaires, selon plusieurs sites d’informations locales.

L’actuelle équipe avait assuré la conduite des affaires courantes, amputée de six ministres élus députés qui ne pouvaient cumuler les deux fonctions en vertu d’une loi votée fin 2011 dans le cadre des réformes politiques présidentielles.

Aucun gouvernement n’avait été nommé à l’issue des élections législatives du 10 mai, largement remportées par le Front de libération national (FLN) dont est issu Abdelaziz Bouteflika, amenant l’opposition à évoquer « une hibernation ».

Ce retard « a plongé le pays dans une période d’hibernation et bloqué sa vie politique », avait estimé lundi le Premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS, opposition) Ali Laskri.

Fabius en Algérie dimanche et lundi

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se rendra dimanche et lundi en Algérie, pour sa première visite dans un pays arabe dans ses fonctions actuelles, a annoncé aujourd’hui son ministère.

Laurent Fabius aura des entretiens avec son homologue Mourad Medelci et avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika. Il s’agira de préparer une visite que le président François Hollande compte effectuer en Algérie avant la fin de l’année, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, lors d’un point de presse.
L’Algérie, qui vient de célébrer le cinquantième anniversaire de son indépendance, et la France, ancienne puissance coloniale, entretiennent des relations proches mais difficiles et complexes.

A l’occasion de cet anniversaire, François Hollande, élu le 6 mai, avait adressé une lettre à son homologue dans laquelle il estimait qu’il y « a place désormais pour un regard lucide et responsable » de la France sur son passé colonial en Algérie. Lors de sa visite, selon le Quai d’Orsay, Laurent Fabius devrait aborder la question du Sahel et de la crise au Mali, dont le nord est désormais contrôlé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et des mouvements alliés. L’Algérie est la principale puissance dans cette région et devrait donner, à ce titre, son avis sur une éventuelle intervention militaire dans la région.

Hollande en Algérie « si possible » fin 2012

François Hollande se rendra si possible avant la fin de l’année en Algérie, qui célèbre aujourd’hi les 50 ans de son indépendance, indique l’entourage du chef de l’Etat. Dans une lettre adressée au Président algérien Abdelaziz Bouteflika, François Hollande se déclare favorable à l’approfondissement du partenariat entre les deux pays et à une lecture apaisée de l’histoire entre l’ancienne puissance coloniale et le pays d’Afrique du Nord.

« La France considère qu’il y a place désormais pour un regard lucide et responsable son passé colonial si douloureux et en même temps un élan confiant vers l’avenir », écrit François Hollande dans cette lettre que Reuters a pu consulter. « Notre longue histoire commune a tissé entre la France et l’Algérie des liens d’une densité exceptionnelle. Nous devons aller ensemble au-delà pour construire ce partenariat que vous appelez de vos voeux », indique encore le président français.

Tourner la page de l’histoire coloniale

Ce dernier dit souhaiter une coopération accrue dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et un renforcement des échanges économiques. « Nous aurons bientôt l’occasion de traiter ces sujets de vive voix », promet François Hollande.

Le traumatisme de la guerre d’Algérie (1954-1962), au cours de laquelle des centaines de milliers de personnes ont été tuées ou déplacées, est encore bien vivant des deux côtés de la Méditerranée.  L’arrivée à l’Elysée de François Hollande, qui a fait un stage de huit mois à l’ambassade de France en Algérie en 1978, a fait renaître des espoirs d’une réconciliation. Avant son élection, François Hollande avait laissé entendre qu’il était temps pour la France de tourner la page de son histoire coloniale avec l’Algérie tout en se gardant toutefois de promettre des excuses officielles réclamées par une grande majorité des Algériens.

La guerre d’indépendance a coûté la vie à 1,5 million d’Algériens, selon Alger qui exhorte Paris d’admettre sa part de responsabilité dans le massacre de 45.000 Algériens descendus dans les rues pour réclamer l’indépendance au moment où l’Europe fêtait la victoire contre l’Allemagne en 1945.

Début des élections législatives en Algérie

Les électeurs algériens ont commencé à se rendre aujourd’hui aux urnes pour élire leurs députés lors d’un premier scrutin test organisé après le Printemps arabe. Les bureaux de vote ont ouvert à 8h pour permettre à plus de 21,5 millions d’électeurs de voter jusqu’à 19h00 locales pour désigner 462 députés au cours de ce scrutin à la proportionnelle à un tour, selon les autorités.

Rachid Zeroual, ancien militant du Front de Libération Nationale et ancien adjoint au maire d’Alger, faisait partie des premiers électeurs à glisser le bulletin dans l’urne dans un bureau installé dans le quartier historique d’Alger. « Il faut donner plus de chance à cette jeunesse après 50 ans au pouvoir. L’ancienne génération doit maintenant passer le flambeau. Moi j’ai voté pour un profond changement comme l’a déclaré le président Bouteflika », a déclaré M. Zeroual.

Hier, le président Abdelaziz Bouteflika a incité les Algériens, surtout les jeunes, à voter alors que la plupart d’entre eux se déclarent indifférents à la vie politique. M. Bouteflika, 75 ans, leur a assuré que « sa génération avait fait son temps » en Algérie, qui fête cette année ses 50 ans d’indépendance.

Le taux de participation devrait être connu après la fermeture des bureaux de vote et les premiers résultats annoncés demain dans la matinée. Le scrutin sur l’ensemble du territoire a été placé sous l’observation de quelque 500 étrangers, dont près de 150 observateurs de l’Union européenne, d’autres de la Ligue arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) de l’ONU et d’ONG militantes américaines.

Les premiers scrutins itinérants ont également commencé dans le sud désertique du pays où vivent des populations nomades, tandis qu’à l’étranger les Algériens ont commencé à voter depuis le 5 mai pour élire 8 députés.


Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante, tire sa révérence

Par : APS et Nadia Kerraz

Source www.afrique-asie.fr

 

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Le premier président de l’Algérie indépendante (1962-1965), Ahmed Ben Bella, est décédé mercredi à Alger à son domicile familial à Alger à l’âge de 96 ans, à quelques mois du début des célébrations du 50e anniversaire de l’indépendance. Ahmed Ben Bella, était un militant nationaliste infatigable, un grand dirigeant de la Révolution algérienne et l’un des leaders du mouvement tiers-mondiste et anti-impérialiste.

Membre fondateur de l’Organisation de l’union africaine (OUA), Ben Bella présidait, depuis 2007, le Groupe des sages de l’Union africaine (UA), un organe pour prévenir et intervenir dans les crises qui secouent le continent. Il fut un militant nationaliste infatigable qui a gravi tous les échelons de responsabilité dans le mouvement national et a joué un rôle de premier rang dans le combat libérateur du peuple algérien. Il a soutenu la politique de réconciliation nationale mise en œuvre par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Ses funérailles auront lieu ce 13 avril au Carré des martyrs au cimetière d’El Alia à Alger après la prière du Dohr, a-t-on appris auprès de la présidence de la République. Par ailleurs, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a décrété un deuil national de huit jours à compter d’hier sur l’ensemble du territoire national, a-t-on précisé de même source. Afin de permettre aux membres des corps constitués et à la population de se recueillir à la mémoire du regretté défunt, sa dépouille sera exposée au Palais du Peuple (Alger) aujourd’hui, à partir de midi.
Malade depuis plusieurs mois, celui qui avait présidé aux destinées de l’Algérie durant les trois premières années de son indépendance (1962-1965), avait été admis, à deux reprises, il y a plus d’un mois, à l’hôpital militaire d’Aïn Naadja, suite à un malaise. Ses proches avaient néanmoins affirmé que son état s’était amélioré après sa sortie de l’hôpital. Profondément affecté, selon son biographe, Mohammed Benelhadj, par la mort de son épouse Zohra en avril 2008, il a cependant poursuivi ses activités. Ses apparitions publiques, devenues de plus en plus rares, étaient guettées par les journalistes dans l’espoir de lui arracher une confidence ou une déclaration tant ils savaient que cet homme était à lui seul une bibliothèque.
« Toutes les fois qu’un moudjahid disparaît, indépendamment de sa position dans la pyramide de la Révolution, nous enterrons avec lui une partie de l’histoire, et une information précieuse s’en va si elle ne venait pas à être enregistrée et répertoriée », avait affirmé le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, dans son message adressé au SG de l’ONM à la veille de la tenue du 11e congrès de l’organisation. Des mots qui prennent toute leur signification après la disparition du premier président de l’Algérie post-indépendance. Et pour cause ! C’est une page de son histoire qui s’en trouve tournée.
Triste ironie du sort, c’est à la veille de la célébration du cinquantenaire de son indépendance que l’Algérie voit disparaître son premier président. Mais l’histoire retiendra à jamais le nom de Ahmed Ben Bella, un moudjahid et un homme politique né le 25 décembre 1916 à Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen où il fit ses études secondaires. Comme tous ses concitoyens, il a été profondément marqué par les massacres du 8 mai 1945. Son parcours militant est digne des plus grands hommes ayant contribué au recouvrement de la souveraineté nationale.
Membre du PPA – MTLD de Messali Hadj, il est ensuite élu conseiller municipal de sa ville en 1947. Responsable de l’Organisation Spéciale (OS) en compagnie de Hocine Aït Ahmed et de Rabah Bitat, il participe au casse de la poste d’Oran de 1949. En mai 1950, il est arrêté à Alger, jugé coupable et condamné, deux ans plus tard, à sept ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État. Il s’évade en 1952 en compagnie d’Ali Mahsas. En 1953, il rejoint Aït Ahmed et Mohamed Khider au Caire pour se voir chargé de la mission d’acheminer des armes et munitions en Algérie, suite au déclenchement de la guerre de libération nationale, le 1er novembre 1954. Il est l’un des 9 chefs historiques du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA).
Membre de la délégation extérieure du Front de libération nationale (FLN), Ben Bella fut arrêté en 1956 par les services de sécurité français, suite à l’interception de l’avion « Air Atlas », de retour du Maroc, en compagnie de Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf. Il fut interné à l’Ile d’Aix, au château de Truquant et à Aulnoy jusqu’au 18 mars 1962, date de la signature des Accords d’Evian.
Membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) de 1956 à 1962, Ahmed Ben Bella a occupé successivement le poste de vice-président du conseil (en détention) le 19 septembre 1958, le 18 janvier 1960 et enfin le 27 août 1961 (toujours en détention). Libéré en 1962, il participa au congrès de Tripoli où un différend l’opposa au Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).
Le 27 septembre 1962, il devint président du conseil, chef du gouvernement. Il fut élu, le 15 septembre 1963, président de la République, président du conseil. Destitué le 19 juin 1965, Ahmed Ben Bella resta en résidence surveillée jusqu’en juillet 1979. Il fut assigné, par la suite, à résidence à M’Sila (Est d’Alger) avant d’être libéré en octobre 1980. Il fonda ensuite, en France, le Mouvement pour la démocratie en Algérie (MDA). Après son exil en Europe, il revint en Algérie le 29 septembre 1990 à la faveur du multipartisme instauré dans le sillage de la Constitution de 1989.
Homme d’une grande expérience politique, il présidait depuis 2007, le Groupe des sages de l’Union africaine (UA) chargé de la prévention et de la gestion des conflits en Afrique. À la tête de ce groupe, l’ancien président n’a eu de cesse à appeler pour faire de la restauration de la paix et la réconciliation un objectif sur le continent africain. « La restauration de la paix, la stabilité et la réconciliation sur tout le continent demeurent un objectif et un impératif que nous devons favoriser en aidant à la création de conditions favorables grâce au dialogue, à la concertation et à l’expression de l’intelligence politique de nos dirigeants et à la maturité de nos peuples », avait-il déclaré lors d’une réunion tenue à Alger en 2010. Gageons que sa philosophie et sa conception serviront de ligne conductrice à ceux qui ont la lourde responsabilité de poursuivre sa mission et de contribuer à apaiser un continent en ébullition.

Le président Bouteflika : l’Algérie passe par une période « sensible » tant sur le plan interne qu’externe

  • Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé, jeudi à Arzew (Oran), que l’Algérie passait par une période « sensible » tant sur le plan interne qu’externe qui impose de composer avec ses exigences avec « sagesse et sérénité ».
  • Cette période « sensible tant sur le plan interne qu’externe impose de composer avec ses exigences avec sagesse et sérénité, confiance et optimisme, à la lumière des orientations et des priorités de la stratégie nationale », a souligné le président Bouteflika, dans un discours prononcé à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA, syndicat).
  • « Notre pays passe par une période d’édification et de renouveau, dans une conjoncture internationale marquée par des mutations politiques, des tensions sécuritaires, des crises économiques et des interventions étrangères », a ajouté le chef de l’Etat, soulignant que le peuple algérien « a atteint un niveau d’éveil, de conscience et de maturité qui lui permet d’appréhender les dimensions et les défis du contexte actuel ».
  • Le peuple algérien, a ajouté le président Bouteflika, « saisit l’importance des échéances et des engagements qui l’attendent et exprime ses revendications et ses préoccupations avec responsabilité sans succomber aux sinistres tromperies et aux comparaisons fallacieuses qui nous ramènent à une période funeste que le peuple algérien a définitivement dépassée ».
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