Algérie: l’ex-général Ali Ghediri annonce sa candidature à la présidentielle

  • Le général à la retraite Ali Ghediri a annoncé aujourd’hui, sur une chaîne de télévision privée, sa candidature à la présidentielle en Algérie, qui doit se tenir le 4 juillet pour trouver un successeur à Abdelaziz Bouteflika.

«Il est évident que je serai candidat, d’autant plus que mon dossier est déjà au Conseil constitutionnel», a-t-il déclaré sur Dzaïr News. L’organisation d’une nouvelle présidentielle a été rejetée par des protestataires, qui dénoncent une élection organisée par des responsables mis en place par Bouteflika.

Ali Ghediri était déjà candidat à la présidentielle prévue initialement le 18 avril, avant que celle-ci ne soit annulée dans une tentative d’Abdelaziz Bouteflika de se maintenir au pouvoir. Il a finalement été poussé à la démission le 2 avril. «Le temps joue contre nous et plus la révolution dure dans le temps, plus les risques augmentent, notamment les risques sécuritaires», a poursuivi Ghediri, estimant que le chef de la puissante armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah, a eu raison «en prévenant les Algériens».

Hier, le général Gaïd Salah a mis en garde contre la poursuite des manifestations antirégime et s’est engagé à ce que l’armée veille à la «transparence» du processus de transition. Aujourd’hui, le Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la majorité, s’est réjoui de la mise en place du processus de transition et de l’appui de l’armée.

Algérie: la présidentielle se tiendra le 4 juillet

  • Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l’élection présidentielle dans le pays où le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime.

L’Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations monstres qui réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika (au pouvoir depuis 20 ans) qui a fini par démissionner le 2 avril. Les contestataires réclament désormais la fin du « système » dans son ensemble.

« Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat, a procédé le mardi 9 avril 2019, jour de sa prise de fonction, à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », a indiqué la présidence dans un communiqué, cité par l’agence officielle APS.


Algérie: Abdelkader Bensalah nommé Président par intérim

Une semaine jour pour jour après la démission d’Abdelaziz Bouteflika, le Parlement algérien officialise la vacance définitive du pouvoir. À ce titre, conformément à la Constitution, le président du Conseil de la nation, la chambre haute algérienne, a été nommé président par intérim du pays ce mardi 9 avril.

La cérémonie de nomination d’Abdelkader Bensalah aura été rapide : une demi-heure à peine. Récitation de quelques versets du Coran, hymne national, lecture d’un communiqué et voilà le président du Conseil de la nation nommé président par intérim, en l’absence de l’opposition, qui a boycotté la réunion du Parlement.

Un président aux prérogatives limitées. Il n’a pas le droit de modifier la Constitution ni d’opérer un remaniement gouvernemental et encore moins de décider par décret.

Un Président, aussi, qui n’a que 90 jours pour organiser une élection présidentielle. Mais, qui reste optimiste : « Nous ferons le nécessaire afin que cette courte période, qui s’ouvre devant nous, permette à la nation d’entrer dans une nouvelle ère. Une ère durant laquelle le peuple algérien sera maître de son destin. Il choisira ses futurs dirigeants en toute liberté et démocratie », a-t-il affirmé.

Un pilier du régime

Comme prévu, la rue rejette cette décision. Elle ne veut pas que l’un des trois « B » – avec le Premier ministre, Nourredine Bedoui et le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz -reste au pouvoir. En effet, avec ses cheveux gris, ses fines lunettes et son visage souvent fermé, Abdelkader Bensalah est un fidèle d’Abdelaziz Bouteflika, qui a servi le système durant quarante ans. Journaliste dans la presse d’État, cet homme discret, réservé, a été successivement député, haut fonctionnaire, puis président de l’Assemblée, avant d’être désigné président du Conseil de la nation, poste qu’il occupe depuis dix-sept ans.

Ces dernières années, quand Abdelaziz Bouteflika ne pouvait plus se déplacer ni apparaître en public, c’est lui qui le représentait, notamment lors des grands rendez-vous diplomatiques à l’étranger. Un intérim qui ne disait pas son nom et qui pèse lourd aujourd’hui sur son CV. D’autant que le nouveau président par intérim est aussi un des co-fondateurs du RND, deuxième parti du Parlement et allié indéfectible de la majorité.

Algérie: Le président Abdelaziz Bouteflika a remis sa démission

Cette annonce fait suite au coup de semonce de l’armée, mardi soir, demandant que le chef de l’État algérien soit déclaré inapte à diriger le pays.

Au pouvoir depuis vingt ans en Algérie, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, cible d’une contestation populaire inédite depuis plus d’un mois et défié par l’armée, a démissionné ce mardi soir. «Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République, a-t-on appris auprès de la présidence de la République», écrit l’agence de presse officielle APS.

Cette décision «est destinée à contribuer à l’apaisement des cœurs et des esprits de mes compatriotes, pour leur permettre de projeter ensemble l’Algérie vers l’avenir meilleur auquel ils aspirent légitimement», explique le chef de l’État dans sa lettre de démission, publiée par APS. Selon la Constitution, c’est le président du Conseil de la Nation (chambre haute), Abdelkader Bensalah, 77 ans, pilier du régime, qui assurera l’intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle doit être organisée.

L’armée du côté du peuple

Un peu plus tôt dans la soirée, le chef d’état-major des forces armées, le général Ahmed Gaïd Salah, avait demandé que le président Bouteflika soit sans attendre déclaré inapte à diriger le pays. Le général Salah a déclaré qu’il était du côté du peuple et qu’il ne fallait plus perdre de temps, après des semaines de manifestations massives en faveur de la démission du chef de l’État.

Dans un communiqué du ministère de la Défense, le général Salah a rejeté le communiqué de la présidence rendu public le 1er avril, par lequel le président Bouteflika s’engageait à partir avant la fin de son mandat, le 28 avril, le jugeant «non authentique». «Dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue», poursuit le chef d’état-major, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

Algérie: Abdelaziz Bouteflika va démissionner avant le 28 avril

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant l’expiration de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence de la République aujourd’hui dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle APS. Le chef de l’Etat prendra auparavant des « mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition », poursuit le communiqué, précisant que sa « démission (…) interviendra avant le 28 avril 2019 », sans autre détail.

Ni la date de cette démission ni les « décisions importantes » qui seront prises avant n’ont été précisées. Au pouvoir depuis 20 ans, le président Bouteflika est confronté depuis le 22 février à une contestation massive et inédite, réclamant son départ et celui de son entourage et plus largement celui du « système » au pouvoir.

La veille, le président algérien avait annoncé dans un communiqué l’identité des 27 membres qui composeront le nouveau gouvernement du Premier ministre Noureddine Bedoui. Quelques heures plus tard, de nombreux médias algériens avaient annoncé que la constitution de l’équipe gouvernementale serait suivie de la démission d’Abdelaziz Bouteflika.

Après avoir renoncé à briguer un 5e mandat, une perspective qui a fait descendre des millions d’Algériens dans la rue, Abdelaziz Bouteflika avait reporté la présidentielle prévue le 18 avril et proposé de remettre ses pouvoir à un successeur élu à l’issue d’une Conférence nationale censée réformer le pays et élaborer une nouvelle Constitution.

Une option qui impliquait qu’il reste au pouvoir au-delà de l’expiration de son mandat et jusqu’à une date indéterminée, catégoriquement rejetée par les manifestants dont la mobilisation n’a pas faibli ces dernières semaines.

Algérie: le RND, allié de Bouteflika, réclame son départ

Le Rassemblement national démocratique (RND), partenaire de la coalition au pouvoir en Algérie, a appelé aujourd’hui à la démission du président Abdelaziz Bouteflika.

«La Rassemblement national démocratique recommande la démission du président Abdelaziz Bouteflika en vertu du quatrième paragraphe de l’article 102 de la Constitution», a dit dans un communiqué le parti dirigé par l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia. L’article 102 dispose que le Président peut être déclaré en «état d’empêchement» en cas de maladie grave et durable qui le place dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions.

Après plus d’un mois de vastes manifestations pour demander le départ du chef de l’Etat, au pouvoir depuis 1999 mais très affaibli depuis un AVC en 2013, le chef de l’armée algérienne a demandé mardi qu’Abdelaziz Bouteflika soit déclaré inapte. La décision est désormais entre les mains du Conseil constitutionnel.

Si Abdelaziz Bouteflika est reconnu inapte à exercer ses fonctions, ce qui doit être ratifié par une majorité des deux tiers dans les deux chambres du Parlement, il sera remplacé pendant une période d’au moins 45 jours par le président du Conseil de la nation, la chambre haute du parlement algérien, Abdelkader Bensalah.

Algérie: Abdelaziz Bouteflika renonce à un 5e mandat et reporte l’élection présidentielle

Le président algérien a annoncé ce lundi 11 mars via une lettre publiée par l’agence officielle de presse APS qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat et que l’élection présidentielle du 18 avril était repoussée et qu’elle aurait lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Abdelaziz Bouteflika reste au pouvoir

Il était rentré dimanche 10 mars de Genève après deux semaines d’hospitalisation pendant lesquelles sa candidature à l’élection présidentielle, la cinquième de suite, avait été fortement contestée dans le pays. Abdelaziz Bouteflika reste au pouvoir mais renonce donc à se présenter et l’élection, initialement prévue le 18 avril, va être reportée.

Le Président a annoncé sa décision dans une lettre publiée par l’agence officielle APS où il détaille les raisons de son choix en plusieurs phases. En premier lieu, le président Bouteflika annonce qu’il ne se représentera pas à un cinquième mandat en précisant « qu’il n’en a jamais été question ».

Il poursuit en annonçant le report de l’élection du 18 avril. « Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé » précise-t-il.

Une nouvelle Constitution soumise à référendum

Abdelaziz Bouteflika affirme ensuite que des changements importants et imminent vont avoir lieu au sein du gouvernement. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a par ailleurs déjà remis sa démission affirme la chaîne de télévision Ennahar. Il est remplacé par l’actuel ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui.

La présidence évoque également la mise en place d’une instance présidentielle plurielle avec à sa tête un président qui sera une personnalité nationale indépendante. C’est cette instance qui dirigera une Conférence nationale inclusive qui devra permettre l’émergence d’une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum populaire avant la tenue d’une nouvelle élection présidentielle. En attendant, pour assumer les missions d’administration et des services de sécurité, la présidence a annoncé qu’un gouvernement de compétence nationale sera mis en place.

Reste aujourd’hui une grande question : comment va-t-on inclure cette opposition et la population au cours des prochains mois dans cette grande Conférence nationale puisque ce que la population a demandé dans ses manifestations ces dernières semaines, c’est aussi un changement de système politique. Reste à savoir si cette demande sera entendue.

Présidentielle/Algérie: la coalition au pouvoir présente la candidature de Bouteflika

  • Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel aujourd’hui à une candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat à l’occasion du scrutin d’avril, une démarche qui pourrait précéder une candidature personnelle du chef de l’Etat.

« Les partis de l’alliance présidentielle présentent Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la prochaine élection présidentielle », affirme un communiqué publié à l’issue d’une réunion des dirigeants des quatre formations politiques.

Ont participé à la réunion le président de l’Assemblée, Mouad Bouchareb du parti présidentiel – Front de libération nationale (FLN) -, le premier ministre Ahmed Ouyahia, chef du Rassemblement national démocratique (RND), le président du Rassemblement de l’espoir de l’Algérie (TAJ) Amar Ghoul et le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounes.

Abdelaziz Bouteflika n’a toujours pas fait part de ses intentions, à un mois de la clôture des candidatures. Les candidats ont jusqu’au 3 mars minuit pour déposer leur dossier de candidature. Mais le Premier ministre a affirmé aujourd’hui en conférence de presse qu' »il n’y avait aucun doute » sur une candidature du président au scrutin du 18 avril.

Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, est au pouvoir depuis 1999. Diminué par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, il se déplace en chaise roulante et ses apparitions publiques sont rares.

Pour le Premier ministre, l’état de santé de M. Bouteflika « n’empêche pas sa candidature (…), il a eu un AVC en avril 2013 et il a remporté la présidentielle en avril 2014 dans ce même état de santé ». « Il est évident que M. Bouteflika n’animera pas sa campagne électorale » car sa santé ne le lui permet pas et il n’en a pas besoin « car le peuple le connaît désormais », selon M. Ouyahia.

Prochaine visite d’Emmanuel Macron en Algérie

Dix mois après un déplacement très remarqué en tant que candidat, le chef de l’État Emmanuel Macron effectue, mercredi 6 décembre, sa première visite en Algérie depuis son élection.
Au lendemain de sa victoire à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, chantre du renouveau politique, et salué en Algérie mais pas en Israël pour ses propos sur la colonisation, avait suscité beaucoup d’espoir à Alger. Qualifié d’ « ami de l’Algérie » par le président Bouteflika, son élection devait être synonyme d’une nouvelle étape dans la relation franco-algérienne, en particulier sur la question mémorielle.
Une visite de travail et d’amitié 
Sept mois après son investiture, Emmanuel Macron est donc attendu mercredi pour une « visite de travail et d’amitié ». Ce déplacement, qui n’est pas une visite d’État, s’inscrit dans le cadre d’une « séquence franco-algérienne ».
En effet, la réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), co-présidée par les Premiers ministres français et algérien, se tiendra jeudi 7 décembre à Paris, soit le lendemain du déplacement d’Emmanuel Macron à Alger. À l’Élysée, on insiste sur l’importance d’avoir « organisé cette visite rapidement car les deux pays sont des partenaires », et sur la volonté du président français de « souligner la profondeur et la densité des liens entre nos deux pays ». Si une visite d’État, en bonne et due forme, devrait avoir lieu ultérieurement, aucune date n’a été communiquée.
En outre, Paris assure que le Président bénéficie d’une « image très bonne en Algérie » et que la relation entre les deux pays est  « très bonne, étroite et constante ».
Une audience avec le président Bouteflika
Au cours de cette visite express (le chef de l’État arrivera en fin de matinée pour repartir en début de soirée pour le Qatar), le président français sera accompagné du chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian, et de son ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérard Darmanin.
Des entretiens sont prévus avec le premier ministre Ahmed Ouyahia et avec le président du conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. Une audience est également programmée avec le président Abdelaziz Bouteflika dans sa résidence de Zéralda.
Une délégation -« assez réduite » selon l’Élysée- composée d’élus (dont la députée LREM Fadila Khattabi, ci-dessous,

présidente du groupe d’amitié France Algérie à l’Assemblée nationale), de jeunes startupeurs et d’artistes fera également partie du voyage.

Algérie: Bouteflika nomme un nouveau gouvernement

  • Après avoir remercié son Premier ministre mercredi, le président algérien a décidé de largement remanier son gouvernement, selon un décret présidentiel publié ce jeudi.

L’Algérie a un nouveau gouvernement. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a nommé jeudi de nouveaux ministres. Ce remaniement intervient au lendemain du remplacement surprise de son Premier ministre à la suite des élections législatives.

Plusieurs poids lourds du gouvernement sortant n’ont pas été reconduits comme le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, remplacé par l’ex-ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel.

11 ministres restent en place

Parmi les partants figurent également le ministre de l’Energie, Nourredine Bouterfa, qui se trouve actuellement à Vienne pour participer à une réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Il est remplacé par l’actuel P-dg du groupe public de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) Mustapha Guitouni.

 

Dans ce gouvernement de 27 membres, onze ministres ont conservé leurs portefeuilles, notamment le ministre de l’Intérieur Nourredine Bedoui, le ministre de la Justice Tayeb Louh et la ministre de l’Éducation nationale Nouria Benghebrit.

 

Mercredi, le président algérien avait remplacé contre toute attente son Premier ministre et homme de confiance Abdelamalek Sellal, en poste depuis 2012, par le ministre de l’Habitat du gouvernement sortant, Abdelmadjid Tebboune.