Ben Ali l’a demandé, Ban Ki Moon l’a fait!

Par Hugues Wagner.

A l’occasion de « 2010, Année internationale de la jeunesse », il est bon de se souvenir des grandes lignes des travaux de la conférence internationale sur “Les questions de la jeunesse dans le monde islamique : enjeux du présent et défis du futur” organisée par l’ISESCO, à Tunis, en novembre 2008.

C’est à cette occasion, en effet, que le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, a détaillé son programme pour les jeunes (notamment la création du Parlement des jeunes et la mise en place d’une stratégie nationale de la jeunesse) et appelé la communauté internationale à proclamer l’année 2010, Année internationale de la jeunesse. Aujourd’hui c’est chose faite et, sur toute la planète, démarrent de multiples manifestations.

Ainsi cet été, la jeunesse à travers le monde aura en elle quelque chose de Tunisie… Probablement cet enthousiasme joyeux et cette volonté d’aller de l’avant, de se dépasser.

Mais pour en arriver là, ce pays a bataillé dur comme il en a l’habitude. Il s’est employé à mobiliser des soutiens auprès des ensembles régionaux et internationaux, en particulier lors des conférences au sommet et des réunions ministérielles dont il est l’un des plus efficaces organisateurs en Méditerranée.

Cette unanimité onusienne témoigne de la reconnaissance internationale, venant s’ajouter au palmarès de la Tunisie où foisonnent les initiatives en faveur de la paix, du dialogue et de la solidarité entre les peuples, initiatives que le Président Ben Ali avait lancées et qui, elles aussi, ont reçu l’aval de l’ONU et le soutien international, comme ce fut le cas de l’appel du Président tunisien en faveur de la création d’un Fonds mondial de solidarité et de lutte contre la pauvreté. Il en a été de même pour la proposition présidentielle relative à la proclamation du 20 décembre de chaque année “Journée internationale de solidarité” ou celle relative à la proclamation de l’année 2005, Année mondiale du sport et de l’éducation physique.

Comme quoi l’âge d’un pays ne se mesure pas au nombre de ses siècles (ici multiples) mais à la vigueur de son peuple et de ses dirigeants.

Ban Ki Moon rend hommage à Ben Ali initiateur de l’Année internationale de la jeunesse

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon, s’est montré admiratif pour le développement que connaît la Tunisie dans tous les domaines sous la conduite du Président Zine El Abidine Ben Ali, saluant l’initiative du chef de l’Etat tunisien de proclamer l’année 2010, Année internationale de la jeunesse, initiative adoptée à l’unanimité par l’organisation onusienne. Il a souhaité que la Tunisie continue de jouer un rôle de précurseur dans le soutien des jeunes aux niveaux régional et international.

M. Ban Ki Moon qui recevait, jeudi, au siège des Nations Unies, à New York, M. Samir Laabidi, ministre de la Jeunesse, des sports et de l’éducation physique, représentant de la Tunisie, unique pays invité d’honneur, à l’ouverture de l’Année internationale de la jeunesse, a fait part de sa fierté de célébrer, le démarrage de cette année cruciale qui témoigne de l’intérêt porté à la jeunesse du monde entier et qui vient consolider les valeurs d’entraide et illustrer l’importance qu’attachent les Nations Unies à cette population dans l’édification du présent gage de l’avenir des peuples.

Il a rendu hommage à la Tunisie pour les réalisations accomplies au profit de la jeunesse, s’agissant, notamment de la création du Parlement des jeunes, venu renforcer la participation de cette catégorie à la vie publique et de la mise en place d’une stratégie nationale de la jeunesse.

M. Ban Ki Moon a chargé M. Laabidi de transmettre au Président Ben Ali ses sentiments de haute considération pour le rôle que joue la Tunisie sur la scène internationale et pour la bonne réputation dont elle bénéficie en raison de la justesse de ses choix et de la pertinence de ses orientations.

Pour sa part, le ministre a transmis au Secrétaire général des Nations Unies les salutations du Président Zine El Abidine Ben Ali et sa fierté de la concrétisation de l’initiative de la Tunisie au profit de la jeunesse du monde, en proclamant l’année 2010, Année internationale de la jeunesse, soulignant que la Tunisie est déterminée à continuer d’apporter son appui aux dossiers importants et décisifs dont en premier lieu les questions de la jeunesse.

Le ministre a donné un aperçu global des réalisations enregistrées en Tunisie dans le domaine de la jeunesse. Il a évoqué les multiples initiatives de la Tunisie dont, notamment, celle appelant à la création d’un Fonds mondial de solidarité, qui a trouvé appui et soutien de la part des Nations Unies.

Il a donné une idée du programme élaboré par la Tunisie pour marquer la célébration de cet important événement, appelant l’organisation onusienne et ses différentes instances et structures à soutenir les efforts de la Tunisie dans ce domaine et à contribuer à la réussite de l’Année internationale de la jeunesse.


Tunisie : Appel au président Ben Ali à se représenter en 2014

Soixante-cinq personnalités tunisiennes de premier plan dans différents domaines ont adjuré le Président Ben Ali de se représenter pour un nouveau mandat présidentiel 2014-2019. Dans un appel publié dimanche par le quotidien Ech-Chourouk, ils écrivent : « Nous nous permettons en tant que patriotes, au-delà des classifications politiques et idéologiques, d’appeler le dépositaire de la confiance en toute sincérité, à parachever ce qu’il a accompli, la marche, en dépit de l’immensité de ses acquis, demande encore la vision et le leadership de celui qui a fait montre de ses compétences à réaliser et changer. »

«La Tunisie, poursuivent-ils, a encore besoin de vous, de vos visions perspicaces pour la gestion de ses affaires et la conduite de son avenir. C’est pourquoi, nous vous adjurons de vous porter candidat à un nouveau mandat présidentiel à l’horizon 2014. Par cet appel, nous disons oui à la stabilité et à la continuité qui sont à la  base de toute action politique réussie. Nous disons oui aussi à davantage de développement, oui à la paix sociale, à l’équilibre de la société, oui à la dignité et à la souveraineté nationale.»

Les signataires concluent leur appel en écrivant: «Toutes les profondes mutations autour de nous et celles à venir soulignent l’indispensable recours pour la Tunisie à un commandement de la taille de celle du Président Zine el Abidine Ben Ali, avec tout son poids et toute sa sagesse. Nous sommes conscients que l’ultime décision demeure la vôtre, mais ce à quoi nous aspirons à travers notre initiative, c’est de nous accorder l’exercice de notre droit à la poursuite de l’espoir et de la confiance dans l’avenir de la Tunisie et celui de son peuple ce qui ne saurait s’accomplir sans la poursuite de votre leadership et de votre action afin de consolider davantage la stabilité, le progrès et la prospérité.»

Liste des signataires :

  • Oussama Mellouli, champion olympique
  • Habib Boujnah, médecin
  • Habib Hamza, médecin
  • Chedli Klibi,
  • Taher Belkhoja
  • Taher Kammoun, avocet
  • Mouldi Amamou, médecin
  • Amel Ouertani, médecin
  • Emna Attallah Soula, journaliste
  • Amina Fakhet, cantatrice
  • Boubaker Zakhama, médecin
  • Jalel Daghfous, médecin
  • Habiba Chaabouni, médecin
  • Hassen Gharbi, médecin
  • Hosni Jammali, homme d’affaires établi à l’étranger
  • Hakim Hmila, homme d’affaires
  • Hammadi Bousbii, homme d’affaires
  • Hammadi Bouabid, cinéaste
  • Hammadi Bouabid, universitaire
  • Hamdy Meddeb, homme d’affaires
  • Hammouda Ben Ammar, homme d’affaires
  • Khedija Mbazaia
  • Khemaies Khayati, journaliste
  • Mohamed Lawcet Ayari, chercheur et universitaire
  • Rachid Sfar
  • Rachid Mechmech, médecin
  • Ridha Merzougui, homme d’affaires
  • Sami Fehri, producteur TV
  • Sonia Mbarek, cantatrice
  • Sihem Belkoja, artiste
  • Sabeur Rebai, artiste
  • Tarek Ben Ammar, cinéaste
  • Tarek Mami, journaliste en France
  • Abdelhamid Riahi, journaliste
  • Abderrahmane Kraiem, juriste
  • Abdelkader Hamrouni, homme d’affaires
  • Abdallah Ahmadi, professeur d’Université
  • Abdellatif Ben Ammar, cinéaste
  • Abdelmejid Dabboussi, journaliste en France
  • Abdelwaheb El Behi, juriste
  • Abdelwaheb Ben Ayed, homme d’affaires
  • Azzeddine Al madani, écrivain
  • Aziz Milad, homme d’affaires
  • Ali Belhani, médecin
  • Fethi Mouldi, avocat
  • Férid Allani, homme d’affaires établi à l’étranger
  • Kamel Ben Younes, journaliste
  • Lazhar Sta, homme d’affaires
  • Lotfi Bouchnak, artiste
  • Lotfi Abdennadher, homme d’affaires
  • Latifa Arfaoui, cantatrice
  • Mohamed Driss, homme de théâtre
  • Mohamed Gammoudi, champion olympique
  • Mohamed Chebil, médecin
  • Mohamed Moncef Barouni, avocat
  • Mohamed Moada
  • Mustapha Besbes, professeur, chercheur, membre de l’académie des Sciences
  • Moufida Tlatli, cinéaste
  • Moncef Ben Abid, médecin
  • Moncef Mezabi, homme d’affaires
  • Nabiha Karaouli, cantatrice
  • Noureddine Boutar, journaliste
  • Hachemi Louzir, médecin
  • Hichem Rostem, artiste
  • Hend Sabri, actrice.

A ces premiers signataires classés par ordre alphabétique en langue arabe, se joint Taoufik Habaieb qui adhère à cet appel.

Source : leaders.com.tn


Mme Leila Ben Ali signe l’éditorial de la revue «La voix de la Femme arabe, depuis la Tunisie»

Mme Leila Ben Ali, épouse du Président de la République tunisienne, et présidente de l’Organisation de la Femme Arabe (OFA) a souligné que la consécration de l’égalité des chances entre l’homme et la femme en matière d’accès à l’enseignement est un droit que les pays arabes ont le devoir de garantir sans discrimination.

Signant l’éditorial du 5ème numéro de la revue « la voix de la femme arabe, depuis la Tunisie » (voice of arab women from Tunisia) Mme Leila Ben Ali ajoute que l’éducation et l’enseignement sont la pierre angulaire de tout processus de développement humain durable et que la réussite de ce processus est tributaire de la garantie de chances égales pour la femme et l’homme en matière d’accès au savoir et aux connaissances.

Dans cet éditorial, intitulé « l’enseignement de la femme, pierre angulaire de tout développement humain durable, la présidente de l’OFA souligne que l’analphabétisme de la femme arabe l’empêche de participer activement à l’oeuvre de développement économique et social de sa société, insistant sur la nécessité d’accorder toute l’attention requise à l’enseignement de la femme dans le monde arabe, afin de lui permettre d’exercer ses droits, d’assumer pleinement ses responsabilités, de stimuler en elle l’esprit de créativité et de favoriser son intégration dans le circuit économique et social.

Mme Leila Ben Ali ajoute que tous les pays qui aspirent au progrès, à la prospérité et à l’invulnérabilité ont misé sur l’éducation et l’enseignement pour atteindre leurs objectifs, soulignant que les pays arabes, à l’instar de tous les pays en développement, n’ont d’autre choix qu’emprunter la même voie pour combler le fossé qui les sépare des pays avancés.

Ben Ali renouvelle son attachement au régime républicain

par Hugues Wagner

La Tunisie a célébré, dimanche, le cinquante-troisième anniversaire de la proclamation de la République. Pareil rendez-vous annuel est tout à la fois un instant de mémoire, de fierté, de promesses et de résolutions. Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a renouvelé son attachement au régime républicain en Tunisie. « La sauvegarde du régime républicain, la consécration de la volonté du peuple et l’action au service de la Tunisie (…) constituent un devoir sacré que je continuerai d’accomplir avec dévouement et fierté », a-t-il assuré dans un discours transmis dimanche 25 juillet par la télévision.

Pluralisme enraciné

Zine El Abidine Ben Ali lançait la première phase d’un Parlement des jeunes à l’occasion du 53e anniversaire de la proclamation de la République. Il a rendu hommage à son prédécesseur disparu Habib Bourguiba, fondateur et premier président de la République, et à « tous ceux qui ont contribué à l’instauration du régime républicain ».

Evoquant son action pour la consolidation de la bonne gouvernance, il a mentionné le pluralisme devenu « une réalité politique bien enracinée dans les textes comme dans la pratique » et la consolidation des « fondements de l’Etat de droit, des institutions et des libertés ».

« Statut avancé »

La Tunisie de Ben Ali continue à obtenir des résultats étonnants malgré la crise internationale, ce qui devrait lui valoir, prochainement, d’accéder à un «Statut Avancé» dans ses relations avec Bruxelles. L’objectif est d’établir une relation structurelle profonde et durable qui ne soit plus limitée aux sujets économiques et commerciaux. Le but est de faciliter les échanges économiques et humains dans une perspective d’intégration économique et sociale accrue.


Pierre Ménat, ambassadeur de France : « La Tunisie gagnerait à être connue dans sa diversité »

Par Amel Belhadj Ali
La France reste le premier partenaire européen de la Tunisie «considérée comme l’une des économies les plus solides d’Afrique». Les échanges entre les deux pays sont de l’ordre de 6 milliards d’euros, et les 1 200 entreprises françaises implantées en Tunisie emploient près de 150 000 personnes.

De bons indicateurs, serions-nous tentés de dire, d’autant plus que le Forum de l’emploi, organisé les 21 et 22 avril 2010 à l’UTICA,  serait considéré comme une réussite pour une première. Les chiffres sont parlents : 3 000 visiteurs, 1 280 emplois proposés, 519 formations et 360 recrutements. La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI), le ministère tunisien de la Formation professionnelle et de l’Emploi, patronat, syndicats, tous ont mis du leur pour assurer le succès de cette initiative.Il faut reconnaître que la thématique de l’emploi est une priorité nationale en Tunisie, étant un point noir dans une économie stable.  Pierre Ménat, ambassadeur de France, depuis bientôt 8 mois, estime que la Tunisie et la France peuvent travailler ensemble sur cette problématique importante et précise lors d’un point presse organisé mardi 8 juin 2010 «qu’un forum pour l’emploi permanent est en train d’être mis en place via un site Internet dédié».

La France soutiendra également et sans conditions préalables la requête de la Tunisie pour accéder au Statut avancé au sein de l’Union européenne : «Tout le monde est d’accord sur le principe», indique le diplomate français. Il y aura bien entendu des négociations touchant aux volets politique, économique, à la participation de la Tunisie au programme sur le rapprochement des peuples et la facilitation de la libre circulation des personnes, ainsi que son adoption du principe de la coopération centralisée. Le Statut avancé permettra à la Tunisie de bénéficier de lignes de financements européennes pour la recherche scientifique et du Fonds de développement solidaire.

La coopération économique entre les deux pays n’a pas été altérée, même en temps de crise, d’ailleurs deux importantes missions sont prochainement attendues à Tunis, l’une de la région Paca et l’autre en provenance de l’Hérault.
Tout récemment, on a assisté au lancement d’Orange Tunisie et à la pose de la première pierre de l’unité de production d’Aerolia.

Rappelons à ce propos que le positionnement de la Tunisie sur l’aéronautique s’est rapidement développé. En 2009, on a comptabilisé 46 unités de production employant 3.900 personnes. La production est passée, pour sa part, de 17 MDT en 2003 à 116 MDT en 2008. L’avionnaire Zodiac est, pour sa part, en train de renforcer sa place en Tunisie. La France veut également accompagner la Tunisie dans sa quête vers un positionnement en tant que plateforme technologique en Méditerranée. Les entreprises françaises sont très présentes dans les techno-parcs, et en matière de partenariat entre entreprises françaises et tunisiennes, l’exemple Telnet/Altran Technologies est plus qu’édifiant, aujourd’hui, grâce à cette fusion, le nom d’Altran Telnet Corporation est plus que connu sur les deux places.

La profondeur des relations économiques privilégiées entre les deux pays est due, entre autres, à la francophonie, la langue des affaires est le français, assure Pierre Ménat, d’où l’importance de renforcer la présence de la langue française en Tunisie. «7.000 élèves sont inscrits dans les écoles françaises, sans oublier que désormais l’Ecole internationale de Carthage sera homologuée jusqu’au baccalauréat».

Le nombre d’inscrits tunisiens dans les universités françaises est en hausse avec une évolution vers la spécialisation après la licence soit le quart de ceux qui poursuivent leurs études dans l’Hexagone. Trois accords de formation dans le secteur des télécommunications ont été signés entre les deux pays et des diplômes reconnus mutuellement seront décernés aux étudiants, sans oublier une coopération de plus en plus développée dans le domaine de la recherche.
La Francophonie ne doit cependant pas être considérée comme un acquis, d’où l’importance d’avoir un centre culturel intégré qui regroupera tous les services et supervisera toutes les activités culturelles. L’édification du centre démarre incessamment. En attendant, des journées audiovisuelles  seront organisées à Tunis les 26 et 27 octobre 2010 prochain, parallèlement aux Journées cinématographiques de Carthage. Les médias français y seront présents, à commencer par France télévision. Il est aujourd’hui important de récupérer le terrain perdu par les médias français  en Tunisie. Pour cela, des professionnels des deux pays seront amenés à proposer des projets concrets de partenariat. «Nous voulons mieux faire connaître la Tunisie en France, indique Pierre Ménat, le pays gagnerait à être connue dans sa diversité».

Tunisie : Discours du Président Ben Ali à l’occasion de la Journée du Savoir

Ben Ali à l’occasion de la Journée du Savoir: « Nos générations successives de filles et de garçons sont notre richesse au moyen de laquelle nous bâtissons l’avenir de notre pays »

A l’occasion de la célébration de la Journée du Savoir, le Président Zine El Abidine Ben Ali s’est adressé, le 15 juillet, par un discours dont lecture a été donnée, en son nom, par M. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre.Dans ce discours, le chef de l’Etat tunisien a annoncé une série de mesures.

(Source Tap)

Quand la LDH censure… à la hache!

Incroyable! A l’occasion d’une conférence de presse donnée le vendredi 2 juillet au siège parisien de la Ligue des Droits de l’Homme sur « L’impasse de la démocratie en Tunisie » par les habituelles organisations droitsdelhommistes telles le CRLDHT, l’ACAT, Human Rights Watch, RSF, et autres, plusieurs journalistes invités ont été refoulés avec interdiction d’assister à la conférence de presse. Et pourtant le sujet ne manquait pas d’intérêt puisqu’il s’agissait d’étudier un article de loi en préparation qui « sanctionnerait tout Tunisien qui entretiendrait, sciemment, des relations avec des parties étrangères en vue de les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la Tunisie ». C’est en un mot la répression du sabotage économique, en vigueur pourtant dans certains pays occidentaux.

Mais ce qui est le plus incroyable dans cette affaire c’est que le censeur en chef, notamment de Majed Nehmé, directeur du mensuel Afrique-Asie, est le « Pape » de la liberté de la presse en personne, Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme! En réponse à une question sur ce comportement discriminatoire, car en plus tous les journalistes refoulés étaient de type auvergnat comme dirait M. Hortefeux, un collaborateur de M. Tubiana s’est exclamé : « Tous ces journalistes tunisiens passent leurs temps à nous insulter. Ils n’ont rien à faire ici! ». Drôle de conception de la liberté d’expression. Comme quoi le grand H de Droits de l’Homme peut cacher la petite hache de la censure. C’est ce qui a dû faire fuir les représentants de la « grande presse », absents pour la plupart, las de ces comportements sectaires à répétition. A la sortie, une journaliste du Net s’est exclamée, outrée de voir ses confrères bloqués :  » L’impasse de la démocratie c’est ici! ».

HW

Mme Leïla Ben Ali plaide pour le statut de la femme dans le monde

La réunion de l’Organisation mondiale de la famille qui s’est tenue le 29 juin à New York, en marge de la réunion de haut niveau du Conseil économique et social de l’Onu pour l’année 2010 a été marquée par l’allocution de Mme Leïla Ben Ali, Première dame de Tunisie et présidente de l’Organisation de la femme arabe, lue en son nom par Mme Bébia Bouchnak Chihi, ministre des Affaires de la femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées.


Dans cette allocution, Mme Leïla Ben Ali a lancé un appel en direction de la communauté internationale pour qu’elle soutienne davantage la cause des femmes, soulignant que « la promotion du statut de la femme est une cause sociale universelle » requérant l’implication de tous, et commandant aussi « d’asseoir les fondements d’une culture humaniste qui renforce les principes de pleine égalité entre les genres et d’éduquer les générations montantes dans le culte de ces valeurs ». Réitérant son appel à assurer une participation équitable des deux genres aux travaux du Congrès mondial de la Jeunesse prévu en 2011, Mme Leïla Ben Ali a souligné, une fois encore, la nécessité de veiller à ce que, en cette occasion, « une importance plus grande soit accordée à l’initiation des enfants et des jeunes dans tous les pays du monde aux valeurs d’égalité entre les genres, car nous sommes persuadés que les problèmes du genre social sont, avant tout, des problèmes d’éducation et de culture ».

Cette approche est déjà celle de la Tunisie, a indiqué Mme Ben Ali qui a, dans son message, énuméré quelques-uns des nombreux acquis réalisés par la Tunisie en matière d’émancipation féminine, d’égalité entre les sexes et de pleine intégration de la femme dans les sphères politique, économique et sociale, grâce aux réformes opérées depuis deux décennies par le Président Ben Ali. En matière de santé par exemple, a indiqué Mme Leïla Ben Ali, l’espérance de vie de la femme atteint 74 ans contre 67 en 1987. Le taux de scolarisation des filles de six ans a été porté à 99%, matérialisant ainsi la volonté politique de faciliter l’adhésion de la femme tunisienne à la société du savoir et de l’information. La proportion des jeunes filles passée à 58% dans l’enseignement secondaire et à 60% dans les universités, le nombre élevé de femmes enseignant à l’université (44%) ou exerçant dans le secteur de la recherche scientifique (47%), ainsi que la présence accrue des femmes dans la vie politique et publique (27,5% de femmes députés ; 33% de femmes siégeant dans les conseils municipaux, plus du tiers des magistrats  et 60% des journalistes et communicateurs) ont également été évoquées par la Première dame de Tunisie.

Ces acquis sont appelés à se renforcer davantage, a indiqué Mme Ben Ali, qui a rappelé que «  le Programme présidentiel 2009-2014 offre de nouvelles opportunités et de larges perspectives à la femme d’accroître sa présence aux postes de direction et de responsabilité pour atteindre 35% au moins au cours de ce quinquennat, contre 30% actuellement ». Mme Leïla Ben Ali a également fait observer que la Tunisie a ratifié toutes les conventions et tous les pactes internationaux se rapportant directement ou indirectement aux droits de la femme, et s’est dotée de multiples mécanismes pour dynamiser le rôle économique des femmes et éliminer toutes les formes de violences à l’égard des femmes.

« La volonté de la Tunisie s’est confortée dans ce domaine, dans le cadre de notre présent mandat à la tête de l’Organisation de la femme arabe, mandat au cours duquel nous avons œuvré à briser le mur du silence concernant la discrimination et la violence que subit la femme et qui handicapent son émancipation », a ajouté Mme Leïla Ben Ali.

Ben Ali souhaite des débats télévisés entre le gouvernement et les citoyens

L’objectif étant d’assurer une meilleure communication entre l’administration et le citoyen, une écoute attentive des attentes et des préoccupations des acteurs dans les différents domaines d’activité, un accompagnement médiatique actif pour tout ce qui s’entreprend et se réalise en Tunisie, dans un esprit de franchise et d’ouverture, constituent les contours de la feuille de route que propose le président Ben Ali pour la prochaine étape, en vue d’impulser une plus grande efficacité et une plus large visibilité à l’action gouvernementale, dans le cadre de la concorde et de la confiance.

«Parce que la Tunisie est un pays démocratique, pluraliste où l’information est libre et le citoyen est responsable», savoir informer équivaut à donner un sens à une interrogation fondée, à une action bien menée ou à un processus enclenché.

A l’évidence, renforcer les tribunes de communication entre les ministères et les citoyens témoigne d’une préoccupation première et légitime de fournir, à tous, des informations complètes et pertinentes aux intervenants dans tous les secteurs, et de répondre à leurs requêtes.

La décision présidentielle annoncée récemment par le Premier ministre tunisien « hisse l’action gouvernementale à un palier supérieur en faisant de l’information un puissant levier qui permet à la Tunisie de renforcer son processus de développement dans un esprit d’ouverture et de solidarité, tout en continuant à offrir une vision claire et des perspectives encourageantes ».