Tunisie: Un important attentat évité à la Grande synagogue de Tunis

Les services de sécurité tunisiens ont déjoué la semaine dernière une attaque contre la communauté juive à Tunis, a rapporté dimanche la radio militaire.
Selon le rapport, la police tunisienne a arrêté l’un des terroristes qui prévoyaient d’attaquer la Grande synagogue de la capitale.
Suite à son interrogatoire, un autre citoyen tunisien a été arrêté parce qu’il était soupçonné de collaborer avec le premier suspect.
Il est vrai que le 1er décembre une bonne partie de l’avenue de la Liberté avait été bouclée, empêchant toute circulation dans le périmètre de la synagogue.
La Grande synagogue de Tunis a été construite entre 1933-1938, et a servi de synagogue en dehors du vieux quartier juif.

Dix-sept paradis fiscaux, dont la Tunisie, figurent sur la «liste noire» de l’UE

C’est une première. Les 28 ministres des Finances de l’Union européenne se sont entendus sur une liste de pays «blacklistés», tous extérieurs à l’Union européenne, parmi lesquels la Corée du Sud, la Tunisie ou encore les Emirats Arabes Unis.
C’est un tournant majeur dans la lutte contre les paradis fiscaux. Les 28 ministres des Finances de l’UE ont adopté mardi, lors d’une réunion à Bruxelles, une «liste noire» de 17 paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. «Nous avons adopté aujourd’hui au niveau de l’UE une liste d’Etats qui ne font pas le nécessaire pour lutter contre l’évasion fiscale. Cette liste, qui est une liste noire, comprend 17 États», a annoncé le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, devant des journalistes, à l’issue de cette rencontre.
C’est une première pour l’Union après les scandales récents qui ont révélé différents systèmes d’évasion fiscale: «LuxLeaks» fin 2014, «Panama Papers» en avril 2016 et «Paradise Papers» en novembre 2017. Jusqu’au tout dernier moment, cette liste a fait l’objet de tractations entre les États membres. Car, conformément aux règles européennes sur les questions fiscales, les 28 devaient s’entendre à l’unanimité sur le nom des pays «blacklistés».
Deux listes publiées dès aujourd’hui
Une première liste «noire» comporte 17 pays. Selon une source diplomatique, les Etats qui figurent sur cette liste sont les suivants: Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad-et-Tobago et Tunisie. Cette liste noire doit être régulièrement actualisée, selon plusieurs sources européennes.
Les ministres des Finances se sont également mis d’accord sur une seconde liste de pays qui se sont engagées à améliorer leurs pratiques. «Il y a 47 pays sur une liste grise» a précisé Bruno Le Maire. Selon une source diplomatique, le Maroc et le Cap Vert, qui avaient envoyé des engagements très récemment, y figurent. Parmi ceux qui ont décidé de se plier aux demandes de l’UE, les pays développés ont jusqu’à fin 2018 pour le faire et les pays en voie de développement jusqu’à fin 2019.
Quant aux éventuels paradis fiscaux des Caraïbes dévastés par des ouragans en septembre dernier, ils bénéficient d’un délai supplémentaire, jusqu’au printemps 2018, pour fournir des informations. Il s’agit entre autres d’Anguilla, Antigua et Barbuda, les Bahamas, la Dominique, les Iles Vierges britanniques, les Iles Vierges américaines et les Iles Turks-et-Caïcos.

Tunisie: l’état d’urgence prolongé de 3 mois

L’état d’urgence instauré en Tunisie il y a deux ans après une série d’attentats islamistes sanglants a de nouveau été prolongé, cette fois de trois mois, a annoncé la présidence tunisienne.
«Après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement, le président de la République a décidé de prolonger l’état d’urgence sur tout le territoire pour trois mois à compter du 12 novembre», a indiqué la présidence dans un communiqué.
En vigueur depuis un attentat contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis (12 agents tués), l’état d’urgence a déjà été prolongé plus d’une dizaine de fois depuis février 2016.
Cette mesure octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre. Elle permet notamment l’interdiction des grèves et des réunions «de nature à provoquer (…) le désordre» ou encore l’adoption de mesures «pour assurer le contrôle de la presse».
La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, lorsque des dizaines de djihadistes avaient attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane, dans le sud du pays, mais des démantèlements de cellules djihadistes sont régulièrement annoncés.
Le 1er novembre, deux policiers ont été poignardés devant le Parlement par un extrémiste. L’un d’entre eux a succombé à ses blessures et cette attaque a relancé le débat sur un projet de loi dit de protection des forces armées (policiers, gendarmes et militaires), très critiqué par certaines ONG…

Tunisie: Inauguration d’une Ecole de renseignements et sécurité militaire

Le président tunisien, Beji Caid Essebsi, commandant suprême des forces armées a, à l’occasion du 61ème anniversaire de la création de l’armée nationale, inauguré vendredi,  à l’Aouina dans la banlieue de Tunis, l’Ecole des renseignements et de la sécurité militaire dont il avait annoncé la création le 24 juin 2016.

L’école supervise principalement la formation des membres des forces armées dans le domaine du renseignement et de la sécurité par l’organisation de sessions de formation et de séances particulières ainsi que la formation sur le terrain dans le cadre de la formation continue au profit de l’Agence de renseignement et de sécurité de la défense, l’équivalent de la DGSE française.

Le renforcement des capacités des membres des forces armées affectées à des tâches à l’étranger, avec l’ouverture aux reste des organismes nationaux impliqués dans le domaine du renseignement afin de mener à bien un rôle commun dans le domaine de formation au niveau national ainsi que l’ouverture régionale et internationale dans la formation et la coopération avec des pays amis ou alliés, ont figuré parmi la mission de cette école.

Le président de la République, qui était accompagné du ministre de la Défense, a visité les sections au sein de l’école et inspecté les différents éléments du bâtiment et de l’équipement des salles de classes modernes dont une bibliothèque, une salle de conférence numérique, dont la réalisation a été supervisée par la Direction générale du génie militaire du ministère de la Défense.

Depuis deux ans, la Tunisie s’efforce de renforcer ses moyens militaires de défense y compris dans le domaine du renseignement.

Tunisie : la guerre contre la corruption continue

La guerre contre la corruption lancée en Tunisie par le chef du gouvernement Youssef Chahed a connu une nouvelle étape avec l’annonce ce mercredi de la décision de la justice tunisienne de geler les avoirs du richissime homme d’affaires Slim Riahi, président de l’équipe de football tunisienne Club Africain, rapportent les médias tunisiens.

Président du parti politique l’Union Patriotique Libre et candidat à l’élection présidentielle en 2014, Slim Riahi est aujourd’hui soupçonné de corruption et blanchiment d’argent et s’est vu geler toutes ses actions en bourse, ses comptes bancaires et ses biens immobiliers. Il est le dernier entrant dans une liste d’hommes d’affaires sulfureux ayant déjà été ciblés par les autorités tunisiennes, aux côtés d’hommes tels que Chafik Jarraya et Nejib Ben Ismaïl ou encore Yassine Chennoufi.

Selon le média tunisien Business News, Slim Riahi avait comparu en avril 2017 devant le juge d’instruction du pôle judiciaire financier dans le cadre de l’affaire de blanchiment d’argent en provenance de la Libye. Il ne serait pas parvenu à prouver la provenance de son argent ou qu’il avait des affaires en cours.

Slim Riahi a contre-attaqué en affirmant être victime d’un « chantage politique », et en jugeant que la lutte anti-corruption du gouvernement était « une opération sélective ». Son parti était arrivé en troisième position aux élections législatives tunisiennes de 2014. L’homme d’affaires a en outre annoncé le dépôt d’une plainte à Londres, son lieu de résidence habituelle, contre le chef du gouvernement tunisien en « tant que représentant de l’État tunisien ». Selon le site tunisien Webdo, Slim Riahi a été classé en 2014 en tête des hommes d’affaires les plus riches en Tunisie par le rapport annuel de la Société singapourienne Wealth-X.

 Source TSA – par Yacine Babouche

Tunisie: 1/3 des jeunes sympathisent avec la prédication salafiste

Si les jeunes Tunisiens refusent l’idée que le courant salafiste puisse participer à la vie politique, il n’en demeure pas moins que le tiers d’entre eux éprouvent une certaine sympathie avec la prédication salafiste (“”) , révèle une étude menée par la sociologue, Boutheina Adib en collaboration avec l’Observatoire national des jeunes.

Présentée lors d’un point de presse organisé mardi par le Centre de la Femme arabe pour la Formation et la Recherche (CAWTAR) à Tunis, cette étude qui a été menée en 2014 auprès d’un échantillon de 1700 jeunes âgés de 18 à 30 ans et issus de la région du Grand Tunis, a révélé que les femmes sont plus opposées à cette idée que les hommes.

Cette opposition est d’autant plus importante chez les jeunes ayant un niveau d’instruction élevé, souligne la même étude, précisant que 55% des personnes interrogées disent “ne pas être gênées par la tenue vestimentaire salafiste”.

Parmi les sondés, 36, 47% estiment que le comportement vestimentaire est “une forme d’engagement religieux” alors que 61% pensent que ça relève plutôt d’une “liberté individuelle”.

Selon la même source, 63% des jeunes interrogées se sont dits opposés au port du voile intégrale et du “Kamis” dans les établissements éducatifs.

L’étude nous apprend également que 63% des jeunes ne sont pas satisfaits du rôle joué par le mouvement salafiste au cours de la période de transition en Tunisie.

S’agissant de la montée du salafisme en Tunisie, 55,6% des jeunes ont estimé que le discours dans les mosquées figure parmi les principaux facteurs ayant contribué à la prolifération de ce phénomène alors que 27,2 % ont estimé que le chômage était la cause majeure.

Selon l’experte, cette étude quantitative menée dans le cadre d’un projet sur la participation civile des jeunes, “n’est pas exhaustive vu qu’elle ne comporte pas des analyses qualitatives du phénomène salafiste”.

De son côté, le chercheur et expert en sécurité globale, Nouredine Neyfer a indiqué que l’endoctrinement des femmes est “une question politique complexe”, estimant que 20% des volontaires engagés dans les rangs de Daech sont des femmes.

Il a fait savoir que la polarisation s’effectue à travers les réseaux sociaux, notamment, Facebook et Twitter pour les filles âgées de 16 à 30 ans, précisant qu’une fille sur quatre est recrutée de cette façon et que les plus ciblées sont les ingénieures en informatique et multimédias.

Il a ajouté que les organisations terroristes ont pu attirer les femmes tunisiennes par un discours religieux narratif et spirituel.

Pour lutter contre ce phénomène, Naifer a appelé à assécher les sources de financement des associations douteuses et ce en collaboration avec toutes les structures de l’Etat et à renforcer les projets de l’économie sociale et solidaire.

Il a, également, appelé à élaborer des stratégies éducatives dans les lycées et les facultés pour protéger les femmes et lutter contre leur polarisation, mettant l’accent sur la nécessité de changer le discours religieux adressé aux femmes.

Pour sa part, la présidente du centre d’échange de données et coordinatrice du programme de lutte contre la violence basée sur le genre au sein du CAWTAR, Hédia Belhaj Youssef a présenté les résultats d’une étude menée par le centre sur les travaux et recherches traitant du thème “Femmes et extrémisme” en Tunisie.

Le rapport de l’étude souligne qu’il n’existe que très peu d’articles à ce sujet portant, notamment, sur Jihad Al Nikah ou sur des histoires de personnes victimes de terrorisme, citant un seul article de l’intellectuelle Amel Grami sur le salafisme au féminin.

Concernant les livres disponibles sur ce thème dans les librairies tunisiennes, Belhaj Youssef a indiqué que l’étude a recensé 70 ouvrages dont 41 sur le terrorisme alors que les autres traitent de l’islam politique, des révolutions arabes et des mouvements islamiques.

Source webmanagercenter.com

Tunisie: la présence de drones US confirmée officiellement

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a déclaré que des drones américains de surveillance survolaient la frontière tuniso-libyenne afin de déjouer des attaques de djihadistes de l’Etat islamique sur le sol tunisien.

La question d’une éventuelle présence militaire américaine sur le territoire tunisien est un sujet délicat dans ce pays jaloux de son indépendance, ses adversaires disant l’interpréter comme une atteinte à la souveraineté nationale. Le mois dernier, des sources gouvernementales américaines avaient enfin indiqué que des drones américains Reaper Air Force avaient entrepris de survoler la Libye à partir d’une base aérienne tunisienne. Ils auraient notamment servi à des opérations de renseignement à Syrte où les Etats-Unis ont mené plus de 300 attaques aériennes depuis août. Cette base serait située à Remada dans le sud tunisien. Selon une source au ministère de la Défense américaine, ils seraient 70 militaires US à chapeauter cette opération.

Pressé de fournir des éclaircissements, le président Essebsi a déclaré dans une interview diffusée hier soir que cette mesure était nécessaire pour éviter des infiltrations de djihadistes et des attaques comme celle qui avait visé la localité tunisienne de Ben Gardane en mars dernier.

Les drones utilisés par les Américains ne sont pas armés, cela à la demande des autorités tunisiennes, a dit le chef de l’Etat dans l’interview à la chaîne régionale El Hiwar Ettounsi. “L’accord que nous avons passé avec les Américains porte sur le partage de renseignements”, a-t-il dit, sans préciser si les drones survolent le territoire libyen proprement dit, au-delà de la zone frontalière.

Tunisie: 4 djihadistes présumés arrêtés

La police tunisienne a arrêté quatre djihadistes présumés qui planifiaient des attentats à Tunis et des assassinats de personnalités de la politique et des médias notamment, a déclaré le ministère de l’Intérieur.

Le groupe, composé de trois hommes et une jeune fille, “planifiait des attentats contre un centre commercial et un poste de la Garde nationale (gendarmerie) à Tunis”, a précisé le chargé de communication du ministère, Yasser Mesbah. Ils ont été arrêtés par la police judiciaire de Ben Arous, dans la banlieue sud de Tunis, et communiquaient entre eux via le réseau social Facebook, selon lui.

Le groupe envisageait également d’assassiner des personnalités de la politique, des médias et des services de sécurité, a ajouté M. Mesbah sans plus de précisions. Depuis la révolution/coup d’Etat de 2011, la Tunisie fait face à l’essor d’une nébuleuse djihadiste armée responsable de la mort de plus d’une centaine de soldats et de policiers, mais aussi d’une vingtaine de civils et de 59 touristes étrangers selon des chiffres des ministères de l’Intérieur et de la Défense. Ces derniers jours, cinq caches d’armes ont été découvertes dans une région frontalière de la Libye et des dizaines de fusils ainsi que d’importantes quantités de munitions ont été saisies.

Frappé par une série d’attentats sanglants en 2015, le pays est en outre sous état d’urgence depuis bientôt un an.

Tunisie : le ministre des Affaires religieuses limogé

Le ministre tunisien des Affaires religieuses a été limogé aujourd’hui après avoir osé établir un lien entre wahhabisme saoudien et terrorisme.

Le premier ministre, Youssef Chahed, dit un communiqué du gouvernement, “a relevé de ses fonctions le ministre des Affaires religieuses Abdeljalil Ben Salem” pour avoir tenu des propos qui “ont porté atteinte aux principes de la diplomatie tunisienne”. Lors d’une audition au Parlement hier, Abdeljalil Ben Salem avait confié avoir dit à l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Tunis “réformez votre école (…) car le terrorisme et l’extrémisme historiquement proviennent de chez vous”.

L’Arabie saoudite dément que le wahhabisme alimente le djihadisme et avance à l’appui de cela les milliers d’arrestations effectuées dans le Royaume de militants islamistes radicaux.

Tunisie: stratégie régionale urgente contre l’EI

  • Le ministre tunisien de la Défense a appelé aujourd’hui à la mise en place d’une stratégie régionale face à la menace de fuite vers les pays voisins des djihadistes de l’Etat islamique (EI) une fois chassés de leurs bastions en Libye

La question de l’éparpillement des djihadistes vers l’Egypte et la Tunisie avait été évoquée hier par son homologue français Jean-Yves Le Drian lors de l’université d’été de la Défense à Paris.

 

Si pour l’heure aucune “arrivée massive” n’a été constatée, “le danger est réel”, a dit Farhat Horchani, à des journalistes en marge de l’université de la Défense. “Ceux qui viennent de Syrte partent vers le Sud pour éventuellement rejoindre Boko Haram mais certains vont vers l’Ouest”, a-t-il ajouté.

 

Or pour l’heure, “il n’y a pas de stratégie régionale sur la stratégie à adopter, les pays de la région gèrent la question au jour le jour”, a-t-il souligné. “Et il n’y a pas de victoire possible sans coopération régionale”.

 

Pour Tunis, la coopération régionale comme internationale à l’heure actuelle n’est “pas au niveau du danger réel”.

“Il faut intensifier ce qui existe”, estime Farhat Horchani. “Il est grand temps de voir qu’on est ensemble sur le même bateau. Il faut quitter le modèle classique.”

“Nous sommes à un moment décisif, les dangers menacent toute la région sans distinction, il faut coopérer avant que le bateau coule”, a-t-il conclu.