Startups : Programme « déflagrateur »

A la suite des programmes Microsoft innovation Center, Microsoft a lancé au Centre d’innovation de Microsoft au Pole Technologique d’El Ghazala, le «BizSpark Camp» un nouveau programme pour les startups.

Dans la perspective de soutenir davantage les nouveaux projets innovants réalisés en Tunisie et garantir le succès et la pérennité des jeunes entreprises tunisiennes opérant dans le domaine des TIC, «BizSpark Camp» comporte des formations managériales dédiées aux jeunes promoteurs, des ateliers techniques pour les chefs de projets IT et développeurs, outre des formations en ligne.

Un prix de la meilleure startup a été attribué à «IP Tech» pour les solutions innovantes qu’elle a développées en utilisant les dernières technologies de Microsoft !

Tunisie : Transparence et bonne gouvernance de proximité

C’est en nombre que les Tunisiens se sont à nouveau rendus aux urnes le 9 mai dernier pour élire leurs conseillers municipaux. Le RCD, très présent sur le terrain, est sorti grand vainqueur du scrutin face à une opposition qui n’a pas su saisir sa chance.

Les Tunisiens se sont rendus en masse (83,47% des inscrits) le 9 mai dernier pour élire leurs conseils municipaux pour un mandat de cinq ans. Il s’agissait des cinquièmes élections de ce type en Tunisie depuis 1987 et l’accession à la présidence de la République du président Ben Ali.

Pour la première fois, les Tunisiens âgés de 18 ans ont pu participer à ce genre de scrutin qui a vu le renouvellement d’environ 4 500 personnels communaux, répartis dans 264 circonscriptions à travers le pays. Avec 3 105 000 inscrits ce sont 227 000 Tunisiens qui se sont exprimés en plus que lors des précédents scrutins. Conformément aux souhaits du président Ben Ali, tout a été mis en oeuvre afin que ce rendez-vous électoral, le premier après la présidentielle et les législatives de 2009, soit un succès pour la consécration du pluralisme participatif et ceci dans la conformité dictée par les normes internationales. Ainsi l’Etat a pris en charge l’impression de tous les bulletins de vote de tous les partis qui devaient obtenir 3% des voix pour être remboursés de leurs frais de campagne.

Le scrutin s’est déroulé sous le double contrôle de l’Observatoire national des élections municipales qui a eu pour mission de remettre un rapport au président de la République à l’issue des opérations, et d’observateurs étrangers (voir ci-dessous) présents sur le terrain avec pour tâche de contrôler la bonne marche du vote conformément aux dispositions du Code électoral et aux normes internationales.

Sur les 492 listes déposées entre majorité, opposition et indépendants, ayant reçu un récépissé provisoire, 406 listes ont été retenues et obtenues un récépissé définitif. Par conséquent 86 listes n’ont pas été agréées pour non respect des formalités juridiques et administratives. 10 listes ont déposées un recours contentieux qui ont été rejetés. Les élections se sont déroulées dans le calme, selon le ministère de l’Intérieur, qui n’a enregistré aucune réclamation. Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD, au pouvoir) a obtenu 4 060 sièges et l’opposition et les indépendants 418 sièges soit 9,33%. Avec ses 90,33% le RCD démontre qu' »il se caractérise par une forte présence et par une légitimité historique  » a affirmé avec justesse le ministre de l’Intérieur et du Développement Local, M. Rafik Haj Kacem. Dommage pour une opposition a qui on avait pourtant offert un nouveau tremplin démocratique.

Par Hugues Wagner

Entretien exclusif avec Mme Zohra Bitat (photo), Vice-présidente du Conseil de la Nation algérien

« Conformité aux normes internationales »

Propos recueillis par Hugues Wagner

Hugues Wagner : En tant qu’observateur étranger, qu’avez-vous pensé du déroulement de ces élections municipales 2010 ?

Mme Zohra Bitat : D’abord je me situe : je suis Algérienne, membre du Sénat algérien et Vice-présidente de ce Sénat. Je suis de la génération qui a fait la guerre de libération nationale. De ce fait, j’ai suivi les nombreuses étapes, depuis 1962 à ce jour, aussi bien dans mon pays que dans les pays du Maghreb. Parce que, comme vous le savez, bien que les choses ne sont pas encore faites, nous avons, je le pense, une communauté de destin évidente. Nous avons en commun beaucoup de choses. Notamment une histoire ancienne, et une histoire plus récente concernant les mouvements de résistance contre l’occupation de l’Algérie et les protectorats en Tunisie et au Maroc. Par conséquent ce qui se passe aussi bien en Tunisie qu’au Maroc nous interpellent. J’ai donc accepté de faire partie de cette équipe d’observateurs étrangers qui était composée de personnes venant d’horizons différents. Il y avait des Français, des Italiens, des Egyptiens, des Suisses, des Mauritaniens, des Sénégalais, etc.

Nous sommes arrivés deux jours avant le scrutin et, pour ne pas être trop longue, je vais vous résumer les points qui m’ont parus essentiels au cours de cette mission. Nous avons assisté à une réunion entre les membres de l’Observatoire national des élections, qui est présidé par M. Abdelwaheb El Béhi, et les responsables de partis ou les têtes de listes présents pour cette compétition. Ce qui m’a paru très très positif et très important, dans l’expérience tunisienne comme pour nos pays, c’est le dialogue réel qu’il y a eu entre les membres de l’Observatoire et les représentants des partis qui ont fait part des problèmes qu’ils ont rencontrés au cours de l’organisation de cette campagne. Et tout ceci c’est déroulé dans une ambiance courtoise, « civilisée »! De vrais interrogations ont été soulevées et présentées aux membres de l’Observatoire qui ont pu répondre dans la plupart des cas. Et quand ce n’était pas possible, ils se sont engagés à regarder de plus près le problème qui s’était posé, à le résoudre, ou à le signaler dans leur rapport final. Ceci nous a permis de voir comment ces élections avaient été préparées, des problèmes rencontrés par les différents protagonistes, et la façon d’y répondre.

Pour moi Algérienne, vivant un multipartisme né dans des circonstances extrêmement difficiles, ceci représente une expérience intéressante, enrichissante, qui devrait me permettre de tirer – pourquoi pas – quelques enseignements.

Pour les opérations de vote elles-mêmes, j’ai visité toutes les municipalités de Tunis où nous nous sommes d’ailleurs croisés. Mon constat premier bien sûr est que l’organisation et le déroulement des opérations de vote répondent aux normes internationales, aux normes des « démocraties occidentales « . Ce que j’ai trouvé intéressant dans un pays parmi les nôtres c’est que les bulletins de vote de chaque liste avait une couleur différente ce qui fait que dans des quartiers très populaires les anciennes générations qui ne savent pas toujours bien lire avaient toute facilité pour accomplir leur devoir électoral. Enfin, je pense que vous avez constaté comme moi l’importante participation, notamment dans les quartiers les moins favorisés comme à Mellassine, où j’ai été agréablement surprise de croiser des groupes de jeunes allant voter et avec qui j’ai pu discuter. Sans connaître leur sensibilité politique, j’ai été frappée par la conscience aïgue qu’ils avaient de l’importance de cette élection municipale, de son impact sur la vie de tous les jours. Ils raisonnaient bien. J’ai trouvé qu’ils avaient une conscience politique plutôt bien développée ce qui est important pour l’avenir du pays. Ce que je veux dire enfin, c’est que je ne juge pas le déroulement des choses avec les mêmes paramètres que les Occidentaux. Vous savez, nos sociétés ont des organisations différentes. Nous avons des histoires qui n’ont rien à voir avec l’histoire européenne. Les paramètres que les Occidentaux exigent de nos pays ne me paraissent ne pas répondre à nos réalités. La démocratie nous la construisons en fonction de nos réalités historiques, sociologiques et culturelles.

Le français Delsol (ornements de coiffure) s’implante à Mateur

La société Delsol, spécialisée dans les ornements de coiffure, de réputation internationale, vient de créer une filiale (Société Mateur Injection et Service) à Mateur opérant dans la transformation du plastique.

Finances : La Banque de Tunisie obtient la certification financière MSI 20000

C’est sous la présidence de Mme Alia Abdallah, P-dg de la Banque de Tunisie, que s’est déroulée dernièrement une cérémonie au siège de cet établissement, pour célébrer l’obtention par la Banque de la certification au standard financier MSI 20000 attribuée par Maghreb Corporate, organisme de certification et agence de notation financière et extra-financière. En plus des membres du conseil d’administration de l’établissement, plusieurs décideurs issus des milieux économique et financier tunisiens étaient également présents à cette cérémonie, indique un communiqué.

Le document rappelle que « la certification MSI 20000 constitue un témoignage supplémentaire d’une gouvernance d’entreprise moderne et responsable, ajoutée à une proximité client, un capital confiance indéniable et une gestion des plus minutieuses et rigoureuse ». Sans oublier la reconnaissance manifestée à l’égard de la Banque de Tunisie par la revue américaine «Global Finance» en 2009, ou bien le prix de «Banque de l’année en Tunisie» attribué la même année par le magazine financier «The Banker Magazine» (du groupe de presse anglais Financial Times).

La direction de l’établissement estime que cette certification classe le titre BT comme l’un des plus beaux titres de la place. Ce qui n’est pas rien.

De son côté, Souheil Skander, directeur général de Maghreb Corporate, souligne que « ce qui caractérise la BT sur un plan financier au cours des dernières années, ce sont des résultats maintenus en perpétuelle croissance et un niveau élevé de rentabilité » et ajoute : « face à un environnement bancaire local marqué par une forte concurrence ainsi que par la baisse continue de la marge d’intermédiation, la BT réussit à construire et consolider ses parts de marché. Et face à un système bancaire international fragilisé et marqué par une conjoncture économique et financière morose, la BT apparaît inébranlable ».

Éléments déterminants dans la certification de la BT :
– des fonds propres importants et en excédent ;
– une assise financière solide ;
– les meilleurs coefficients de performance de la place ;
– les meilleurs indicateurs de rentabilité économique et de rentabilité financière du secteur ;
– une couverture totale du risque sur les créances classées ;
Principaux éléments de la politique BT, à l’origine des premières performances du secteur :
– une maîtrise du risque et sa diversification ;
– un contrôle optimal de l’activité et de ses produits ;
– la pertinence de sa stratégie de développement ;
– des financements sûrs et de grandes envergures.

A propos de Maghreb Corporate

Le standard MSI 20000, gage de solidité, de performance et de rentabilité financière, se présente comme un repère pour les agents et acteurs économiques et financiers, locaux ou étrangers.

La mission de Maghreb Corporate est de communiquer un portefeuille éclectique de 40 sociétés issues pour la plupart des Bourses de Tunis et de Casablanca à l’Institut de la Bourse de Paris et à ses partenaires (plates-formes boursières internationales – banques d’affaires – fonds d’investissement –bailleurs de fonds). Ce référentiel sert de base à l’élaboration du futur portefeuille TM– CAP 40 qui réunira les valeurs les plus représentatives du standard MSI 20000.

Santé – Accompagner la création d’une clinique privée de cancérologie en Tunisie

Les besoins de santé en Tunisie évoluent fortement (transition épidémiologique et vieillissement de la population), l’étude disponible ce jour a placé le cancer parmi les 3 premières causes de décès en Tunisie. Tous les paramètres convergent vers une tendance à la hausse de l’incidence des cancers au cours des prochaines années. Le système de soins publics, s’il est relativement performant pour couvrir les besoins de santé « traditionnels », l’est moins pour la prise en charge des pathologies chroniques et émergentes correspondant à un problème majeur de santé publique aujourd’hui en Tunisie. La création de la Clinique Hannibal s’inscrit dans une politique d’incitation menée par les pouvoirs publics visant le développement du secteur privé de soins. La mise en œuvre de la réforme de l’assurance maladie a donné une perspective d’extension de la population solvable.

Objectifs

Participer au financement de la première clinique privée de cancérologie en Tunisie, dont le tour de table comprend notamment une équipe de gestionnaires avisés et un groupe de médecins comptant parmi les plus grands praticiens des spécialités couvertes par la clinique.

Descriptif du projet

Le projet consiste en la construction et l’exploitation d’une clinique privée médico-chirurgicale sous la dénomination de la « Clinique Internationale Hannibal ». Située dans un emplacement stratégique aux Berges du Lac à Tunis, elle sera dotée de 153 lits, ce qui en fera l’une des plus importantes cliniques en Tunisie en termes de capacité. Faisant une large place à la cancérologie, ce projet comprendra également un pôle cardiovasculaire et un pôle de traumatologie orthopédique. Le plateau technique envisagé comprend l’ensemble des équipements depuis le dépistage jusqu’au traitement et aux soins palliatifs, correspondant aux meilleurs standards internationaux, et conduit par une équipe de praticiens tunisiens de grand renom.

Impacts

Ce projet permet de pallier les limites de l’offre de soins publique pour une meilleure couverture de la demande et un désengorgement de certains services des CHU dans la prise en charge des pathologies chroniques et émergentes telles que cancérologie, problème majeur de santé publique, et de favoriser le développement et la diffusion de nouvelles technologies ; Il propose un environnement professionnel attractif pour de nouveaux médecins, ce qui constitue un frein à la fuite à l’étranger des professionnels de santé qui auront plus de possibilités de trouver, en Tunisie, des conditions favorables à leur installation.

Date et montants

Démarrage : 2009
Financement : Prêt senior d’un montant de 7,5 millions de Dinars

Santé : Les 140 médecins étrangers seront bientôt remplacés par des Tunisiens

Les 140 médecins spécialistes étrangers opérant actuellement en Tunisie seront probablement les derniers auxquels la Tunisie aura fait appel. En effet, les pouvoirs publics, comme l’a indiqué Mondher Zenaidi, ministre de la Santé publique, le 29 avril 2010, à la Chambre des députés, veulent remplacer à termes ces praticiens – qui ont rendu de grands services, lorsque leurs collègues tunisiens disposés à exercer en dehors des villes étaient trop peu nombreux- par des spécialistes tunisiens.

Ceci se ferait grâce aux facilités accordées au cours des deux dernières années (augmentation du montant des primes servies aux spécialistes opérant dans les régions – allant de 700 à 1 000 dinars) et qui ont permis de faire passer le nombre de ces médecins opérant à l’intérieur du pays de 280 en 2008 à 360 aujourd’hui.

En plus, le dispositif du service national devrait permettre d’envoyer tous les ans 450 médecins spécialistes dans les régions.

Enfin, le chiffre des recrutements va passer de 100 par an actuellement à 150 à partir de 2011.

Rendez-vous : 3ème salon de l’immobilier tunisien à Paris du 4 au 6 juin 2010

SITAP 2010 : rendez-vous pour la troisième édition du salon de l’immobilier tunisien du 4 au 6 juin 2010, à l’Espace Champerret 75017 Paris (Métro Porte de Champerret, ligne 3).

Bientôt un « Statut Avancé » pour la Tunisie dans l’Union européenne !

Stefan Füle (ci-contre), Commissaire européen à élargissement et à la Politique européenne de Voisinage a déclaré, le 30 mars 2010 à Tunis, que Tunisiens et Européens vont se rencontrer, plus longuement en 2010, afin d’identifier les préalables que la Tunisie doit réunir pour accéder à un « Statut Avancé » dans ses relations avec Bruxelles.

L’objectif est d’établir une relation structurelle profonde et durable qui aille bien au-delà des sujets économiques et commerciaux.

M. Füle, qui tenait une conférence de presse au terme d’une visite de travail en Tunisie (29-30 mars 2010), a annoncé que la Tunisie dont on attendait, depuis deux ans, l’engagement dans ce processus, a présenté, ses propositions concernant ce statut.

En sa qualité de Commissaire européen en charge du tout récent portefeuille dédié spécifiquement à l’élargissement et à la politique européenne de voisinage, M. Füle s’est dit « déterminé à travailler sans relâche à la concrétisation de ce statut et son corollaire l’approfondissement des relations par ailleurs déjà solides entre la Tunisie et l’Union Européenne ». Indiquons au passage qu’à l’occasion de cette visite, l’Union européenne a accordé un budget de 240 millions d’euros pour la coopération technique et financière avec la Tunisie pour la période 2011-2013.

Historique d’un processus

Rappelons que, lors de la 7ème session du Conseil d’association (11 novembre 2008), la Tunisie avait plaidé pour un partenariat renforcé dans le même esprit que le « Statut Avancé » auquel ont accédé des pays comparables comme le Maroc, l’Ukraine et Israël. L’UE avait répondu positivement au souhait de la Tunisie et fait part de sa disposition à étudier avec bienveillance cette question.

Les discussions ont été entamées, en juin 2009, à Tunis, par le Comité d’Association Tunisie-Union européenne (UE), instance d’experts chargée de gérer l’accord de partenariat entre les deux parties. Sans engagement de pris.

Depuis tous les dossiers délicats ont été examinés : le politique (droits de l’homme, libertés publiques et démocratie) ; l’économique (libéralisation des échanges des services et produits agricoles) ; le social (émigration et libre circulation des personnes), et le sécuritaire (lutte contre le terrorisme, sécurité aéronautique et maritime).

Tunis et Bruxelles vont poursuivre les négociations, en 2010, et engager un débat sur une plus grande harmonisation des législations. Le but est de faciliter les échanges économiques et humains dans une perspective d’intégration économique et sociale accrue.

Dans le domaine de la gouvernance, les discussions porteront sur les moyens d’institutionnaliser le partenariat politique, de consolider l’Etat de droit et de moderniser les rouages de la justice.

Bénéfices du Statut Avancé

Le Statut Avancé, statut se situant entre celui d’Associé et de Membre de l’UE, va se traduire par une accentuation de la coopération, et ceci à tous les niveaux, notamment en matière de politique étrangère.

Quant aux avantages que les deux parties pourraient en tirer, ils sont multiples.

Sur le plan politique, ce Statut Avancé prévoit l’organisation de sommets réguliers UE-pays associés et la participation des pays associés aux opérations européennes de gestion de crise.

Sur le plan diplomatique, il s’agit pour les deux parties de coordonner leurs positions dans le cadre de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de nombre d’institutions multilatérales.

Sur le plan économique, ce statut inclurait la «mise en place d’un espace économique commun calqué sur le modèle des règles régissant l’Espace économique européen (l’UE plus la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein).

De plus, la Tunisie, forte d’un Statut Avancé, pourrait participer à quelques agences européennes : Eurojust, Europol, l’Agence européenne de la sécurité aérienne ou l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanes.

S’agissant de la dimension humaine, le Statut Avancé vise à promouvoir la coopération en matière de formation et de recherche, l’encouragement de partenariats entre les institutions de recherche et la mise en place de plates-formes technologiques impliquant les entreprises.

Le Statut Avancé a, également, pour but une grande implication des entités territoriales, des acteurs économiques et des partenaires sociaux des deux parties, en créant des commissions mixtes de parlementaires, en intensifiant les échanges de visites entre partis politiques et en œuvrant à donner à la Tunisie un statut d’observateur au sein du Conseil de l’Europe.

Les Européens montrent ainsi leur confiance quant aux chances réelles de la Tunisie d’accéder, dans les meilleurs délais, à « un Statut Avancé » dans ses relations avec l’Union européenne (UE). Pour, Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur, Chef de la délégation de la Commission européenne, « la Tunisie est suffisamment avancée dans son rapprochement avec l’Union européenne pour accéder à ce statut ».

« Mama Africa », la Tunisienne Saïda Agrebi, décorée à l’Unesco

Mme Anh Dao Traxel (à gauche), fille adoptive de l’ancien président Jacques Chirac, et présidente de l’association l’Etoile européenne pour le développement civil et militaire (EEDCM), a décoré, le 25 mars 2010, Mme Saïda Agrebi (en clair), présidente de l’Association Tunisienne des Mères, de la Médaille de l’EEDCM. A l’occasion d’une sympathique cérémonie organisée, notamment par Mme Désirée Haddad Bellaiche (au centre), dans les salons de l’Unesco, à Paris, madame Traxel a tenu à récompenser celle que le monde entier surnomme aujourd’hui affectueusement « Mama Africa », pour son action infatigable en faveur de la femme et de la famille.

Le dévouement de madame Saïda Agrebi est reconnu bien au delà des frontières où elle est active dans de nombreux organismes. Ainsi elle est Vice-présidente du African Women’s Development and Communication Network et de l’Organisation internationale de la famille, coordinatrice des ONG de l’ONU (Organisation des Nations Unies) pour l’Afrique et membre de Femmes Afrique Solidarité. Dernièrement, Mme Saida Agrebi, a été nommée à la tête du département Communication du Centre Mondial d’Excellence en OMD, dépendant de l’ONU.

A l’occasion de la réception de sa décoration (photo ci-dessus) de l’Etoile Européenne du Dévouement Civil et Militaire, la Présidente de l’OTM s’est déclarée fière de l’honneur qui lui a été fait de recevoir cette distinction qui, a-t-elle dit, constitue un témoignage de considération au président Zine El Abidine Ben Ali pour sa politique visant à promouvoir le statut de la femme aussi bien au sein de la famille que dans la société. Il s’agit, également, a-t-elle affirmé, d’un témoignage de reconnaissance à Mme Leila Ben Ali (ci-contre), Première dame de Tunisie et présidente en exercice de l’Organisation de la Femme Arabe (OFA) pour ses efforts en faveur du renforcement de la participation de la femme au processus de développement durable.

La Médaille de l’Etoile européenne pour le développement civil et militaire de Mme Anh Dao Traxel a pour objectif « d’honorer les personnes physiques ou morales qui font preuve d’exemplarité dans leur vie quotidienne et professionnelle et qui viennent en aide à leurs semblables ».

Rappelons par la même occasion que le Prix de l’Alliance Internationale des femmes (TIAW) «World of Difference 100» pour l’année 2009 avait été attribué à la Tunisie en la personne de la présidente de l’OTM. Mme Saida Agrebi avait été choisie parmi 100 femmes dans le monde comme seule personnalité féminine en Afrique du Nord a s’être distinguée par son militantisme en matière des droits de la femme et de la famille, d’empowerment économique de la femme et de son intégration dans le processus de développement intégral.

Par Hugues Wagner

Santé : Bientôt 5 nouveaux IRM en service dans les hôpitaux publics

Cinq nouveaux appareils d’Imagerie par résonance magnétique (IRM) devraient être bientôt installés dans les hôpitaux publics, a annoncé Mondher Zenaidi, ministre de la Santé, lors d’un débat sur son secteur organisé le 29 avril 2010 à la Chambre des députés. Actuellement, un seul IRM est en service dans le secteur public.