Tunisie: 11 accords signés en marge de la visite du Premier ministre français Edouard Philippe

 

Le Premier Ministre français, Édouard Philippe, a mené sa visite officielle en Tunisie,  tambour battant. C’est à la tête d’une importante délégation d’hommes d’affaires et de députés qu’il a effectué son premier déplacement hors de l’Union européenne, placé sous le sceau de la coopération et de l’économie. Il a beaucoup échangé avec le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, et s’est entretenu avec le président Béji Caïd Essebsi.

« Soyez, soyons tous, utiles. Préférons les projets aux concepts, les réalisations concrètes aux idées générales. (…) Créons des emplois, créons de la richesse locale. Nous créerons un avenir, nous créerons de l’espoir », a lancé Édouard Philippe au moment de donner le coup d’envoi du volet tunisien des « Rencontres Africa » qui se déroulaient au même moment à Abidjan et Nairobi.  Un événement pour remettre au premier plan la France sur les marchés africains où la concurrence chinoise et turque la mettent à l’épreuve.

La visite du locataire de Matignon, reçu par le président tunisien Béji Caïd Essebsi, reste marquée par la première réunion du Haut Conseil de coopération tuniso-français, objet d’un accord entre la France et la Tunisie signé en avril 2015 à l’occasion du dernier voyage officiel de Béji Caïd Essebsi à Paris. Un Haut Conseil qui place haut la barre et qui permet à la France de consolider ses partenariats avec la Tunisie. Pas moins de 11 accords ont été signés à faveur de ce premier round d’échanges officiels. Le soutien de la France est axé sur l’éducation et l’appui aux institutions universitaires, au financement de projets agricoles, à la microfinance, au transfert technologique dans le domaine des TIC et des nouvelles technologies de l’énergie et à la création d’un réseau de hubs sur le continent africain.

Une enveloppe de 92,3 millions

Les déclarations d’Édouard Philippe sur la volonté de la France de soutenir la démocratie, les grandes réformes et le développement économique et social de la Tunisie se sont traduites par un soutien budgétaire aux réformes liées à la gouvernance de l’État et des entreprises publiques. Les accords signés portent sur une enveloppe globale de 92,3 millions d’euros monitorés notamment par l’Agence française de développement (AFD). Côté français, certains affirment que ces accords ne sont qu’une étape pour consolider un rapport gagnant-gagnant entre l’Hexagone et la Tunisie.

La délégation française suggère aussi que la visite d’Édouard Philippe a été l’occasion de revenir sur la conversion d’une partie de la dette tunisienne en investissements. Une annonce que pourrait faire le président Macron, qui se déplacera à Tunis en janvier 2018. Une décision similaire, portant sur 60 millions d’euros, avait été prise précédemment par François Hollande en 2014. Une manière de « préférer l’utile à l’éclat », comme l’a souligné Édouard Philippe, citant l’historien antique Tite-Live.

Tunisie: Un prêt de 10 millions de dollars de la BERD à l’UIB

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a accordé un financement de 10 millions d’euros à l’Union Internationale de Banque (UIB), filiale tunisienne du groupe français Société Générale, afin de financer ses opérations de commerce extérieur, rapporte le site ecofin.

Le soutien de l’institution basée à Londres couvrira les émissions de garantie par le prêteur tunisien, pour une durée maximale de trois ans, ainsi que ses opérations de financement avant exportation et après exportation.

À la ligne de crédit, s’ajoute une formation ayant trait aux opérations externes négociées au profit des entreprises clientes d’UIB qui bénéficieront de l’expertise de la banque en termes de solutions de financement d’investissement, de transactions commerciales internationales et de gestion de trésorerie.

Il convient de rappeler que, le 22 juin 2017, la BERD a accordé à UIB une autre ligne de crédit de 40 millions d’euros avec une échéance de 7 ans pour financer des PME et des entreprises de taille moyenne.

Au cours du premier semestre de 2017, la banque tunisienne a enregistré un produit bancaire net de 134 millions de dinars tunisiens et un résultat net de 37,4 millions de dinars, en hausse de 16% par rapport au premier semestre 2016.

Le FMI s’engage pour la croissance de la Tunisie

Le FMI débloque 314 M$ pour la Tunisie dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC).  Ce soutien accordé au pays est le bienvenu. Il permettra de donner la marge de manoeuvre suffisante aux autorités tunisiennes pour commencer à conduire les réformes qui contribueront à  améliorer les chiffres du chômage et le niveau de vie de la population.

Cela servira surtout comme effet de levier pour lever d’autres emprunts qui attendaient la position du FMI qui est l’organisme de référence .

Les autorités tunisiennes redoublent d’efforts pour relever les défis d’un ralentissement de la croissance. Désormais les réformes engagées par le gouvernement pour stabiliser la dette publique en dessous de 70% du PIB à l’horizon 2020 et les efforts déployés pour créer des  débouchés économiques, devraient améliorer le climat des affaires et promouvoir une croissance génératrice d’emplois tirée par le secteur privé.

Grâce à l’appui du FMI et de la Banque mondiale, et à la bonne tenue  depuis le début de l’année de la croissance tunisienne  la tendance est à l’optimisme. Les organismes prévoient une croissance de  de 3,3% pour 2017, puis de 4,9% en 2018.

Les entreprises françaises reviennent s’installer dans le pays avec d’autres modèles de partenariat et de coopération. Les Tunisiens sont leaders sur certains marchés avec un savoir-faire reconnu, tel ce spécialiste de production de plants greffés de piment, tomate, melon qui est, avec ses serres, leader sur son marché et sert des sociétés hollandaises, espagnoles, italiennes et… tunisiennes. Il s’occupe déjà de transfert de technologie pour une société algérienne et lance un appel à des partenaires français et allemands. Le secteur des nouvelles technologies est aussi en plein boom. La digitalisation des service publics tunisiens est une priorité et on parle de la création d’un cloud tunisien avant 2020. Un grand plan numérique est en route avec la création de  Smart Tunisia, la France ne restant pas inactive puisque l’Alliance pour le Numérique franco tunisienne a déjà eu quelques succès et se cherche maintenant un second souffle.

L’objectif à atteindre est la création de 50 000 emplois dans le secteur avec l’ouverture des licences IOT, dans les domaines de l’offshoring, du nearshoring… Un challenge qui permettrait de réduire le taux de chômage, principale préoccupation des autorités tunisiennes, et notamment pour les jeunes diplômés qui sont bien formés et compétents mais souffrent d’un manque de débouchés.

Côté industries électronique et automobile, l’optimisme est de mise, Airbus Aerospace a ouvert des unités en Tunisie et l’AFD a financé plusieurs accords pilotes dans le domaine de la mécatronique notamment à Sousse.

Forte de ces bonnes nouvelles, la Tunisie organisera l’une des étapes des Rencontres Africa le 5 et 6 octobre prochain qui sera la pus grosse opération de matching business jamais organisée dans le pays avec la rencontre entre 250 chefs d’entreprises français, 500 chefs d’entreprises tunisiens et 300 africains de 25 pays. Elle se déroulera à Gamarth dans la banlieue de Tunis et les gouvernements Tunisien et Français attendent beaucoup de cette manifestation qu’ils ont voulu très différente d’une grande messe politique mais au contraire très orientée vers les affaires et vers les chefs d’entreprises.

 

Tunisie : La fédération des TIC rejette le décret N°2017-419 sur l’augmentation des droits de douane

La Fédération Nationale des TIC de l’UTICA informe les entreprises du secteur concernées par l’importation d’équipements Telecoms et IT que, suite à la mise en application subite et surprenante de 20% de droits de douanes sur ces équipements survenue depuis vendredi 12 Mai dernier, un courrier télégramme a été dépêché à la Direction générale des Douanes et au Ministre des Finances et une rencontre a eu lieu hier sur le sujet avec le Ministre des TIC et d’Economie Numérique.  Vu son impact imprévu, direct et négatif sur les entreprises et sur le développement d’un secteur TIC considéré par tous comme stratégique, La Fédération a demandé de surseoir immédiatement à la mise en application de cette mesure.  La Fédération prévient que la mesure survenue bloquera en effet directement ou indirectement des centaines d’entreprises et d’institutions et le secteur s’en trouvera très négativement impacté.

Des échanges sont en cours avec le Ministère des Finances, en coordination avec le Ministère des TIC & Economie Numérique, pour revoir l’interprétation du décret en question N°2017-419 du 10 Avril 2017 et/ou corriger au plus tôt pendant la semaine courante ledit décret, en évitant de faire subir aux équipements Telecom et IT des droits de douanes dont elles ont été exemptées depuis toujours. Avec ceci, le secteur pourra alors continuer à mettre en place, voire maintenir, des infrastructures TIC et continuer à assurer une digitalisation des entreprises et des institutions.

La Fédération Nationale des TIC tiendra régulièrement informés les entreprises du secteur sur l’évolution du sujet pendant les jours qui suivent.

Source : Entreprise Magazine

Tunisie : Mission de mentorat « Bonne gouvernance dans les organisations de soutien aux entreprises au Maghreb »

Lieu : Tunis,  Tunisie

Date : Du 5/07/2017 au 6/07/2017

 

Description : La mission de mentorat « Bonne gouvernance dans les organisations de soutien aux entreprises au Maghreb » est une activité de formation organisée par EUROCHAMBRES à Tunis, Tunisie.

 

La mission de mentorat « Bonne gouvernance dans les organisations de soutien aux entreprises au Maghreb » aura lieu du 5 au 6 Juillet 2017. Plus d’informations sur les thématiques principales à traiter et le programme détaillé à venir prochainement.

 

Contact :

Ines Briard, EUROCHAMBRES

Tunisie : Le second-œuvre, le numérique et la santé : 3 secteurs à potentiel pour les entreprises françaises

7 CCI de France et 3 CCI FI ont participé au séminaire de formation organisé par la CCIF Tunisie, du 2 au 5 mai 2017. L’occasion pour les conseillers en développement international de prêter une oreille attentive aux présentations de trois secteurs dynamiques de l’économie tunisienne : le second-œuvre du bâtiment, le numérique et la santé.

Le second-œuvre du bâtiment
Il représente 7% du PIB tunisien, rassemble 2 800 entreprises et concentre en moyenne 25% des investissements du pays. En termes d’opportunités pour les PME françaises, il s’agit de se positionner sur le segment des matériaux utilisés pour la construction, importés dans leur grande majorité. Une quinzaine de grands projets de construction soutenus par le gouvernement et par des fonds privés pourraient s’avérer opportuns pour les PME françaises. Parmi ces projets, on trouve notamment celui de la ville nouvelle de Taparura – Sfax, présenté par M. Gasmi, Président et directeur général du projet. L’appel à manifestation d’intérêt va être relancé prochainement.

Le numérique
Important gisement de croissance pour l’économie tunisienne, ce secteur contribue à hauteur de 7,5% du PIB et affiche une croissance à deux chiffres (+14%). Il représente 31% des exportations industrielles, compte 1 200 entreprises et emploie 9% de la population active. Lors de la visite du technopole d’Elgazala au Nord de Tunis, les conseillers en développement ont pu mesurer l’envergure de cet acteur majeur des TIC en Tunisie et en Afrique et assister à des pitchs de startups innovantes de la pépinière du pôle. Deux approches sont possibles pour les sociétés françaises s’intéressant au secteur : le sourcing et le partenariat. Les entreprises tunisiennes de sourcing IT (ingénierie, conseil, infogérance, gestion des réseaux) se structurent pour promouvoir leur savoir-faire auprès de grands comptes européens, notamment via le GIE nommé Get’IT. Concernant l’approche partenariale, elle est promue par plusieurs structures dont l’Alliance Franco-Tunisienne du Numérique (portée par Business France), dont l’objectif est de mettre en relation des entreprises françaises et tunisiennes pour exploiter les complémentarités entre les deux pays, conquérir de nouveaux marchés francophones et arabophones, créer des emplois à forte valeur ajoutée dans les deux pays.

La santé
Pour relever le défi d’une population vieillissante et harmoniser l’accès aux soins sur le territoire, le ministère de la santé tunisien lance un plan de rajeunissement du système de santé qui comprend la rénovation d’équipements existants, ainsi que la création de nouveaux centres de soins. Il s’appuie également sur la complémentarité entre secteur public et secteur privé. Sur ce marché, les produits et le savoir-faire français (machines et équipements, cabinet d’études, etc.) sont très présents. Les biens physiques sont généralement importés via des réseaux de distribution tunisiens. Le tourisme de santé et la silver economy forment un marché de niche offrant de nombreuses opportunités aux entreprises françaises. La société Carthagea a pu échanger avec les conseiller sur sa maison de retraite connectée installée à Hammamet.

 

A noter : les CCIF du Maroc et d’Algérie ont également détecté et présenté des secteurs porteurs sur leurs marchés respectifs à la délégation de conseillers en développement international. Parmi les grandes tendances :  la mécanisation agricole, la sous-traitance automobile et de grands projets ferroviaires au Maroc ; l’investissement dans l’outil de production, la transition énergétique et le développement des secteurs agricoles et pharmaceutiques pour l’Algérie.

Tunisie/Youssef Chahed : Des décisions seront annoncées en faveur de Sfax

En déplacement ce jeudi dans le gouvernorat de Sfax, le chef du gouvernement Youssef Chahed a indiqué qu’une batterie de décisions en faveur de la région sera annoncée.

A son arrivée ce matin à l’aéroport Sfax-Thyna, Youssef Chahed a déclaré que ces décisions concernent les secteurs de la santé, de l’infrastructure, du développement, des sports et de l’environnement. Le but est, a-t-il ajouté, de restaurer la confiance envers la région qui a joué un rôle dans le mouvement de libération nationale et au cours de la Révolution du 14 janvier.

“Sfax a souffert de marginalisation durant les dernières années contrairement à ce que certains pensent”, a concédé Youssef Chahed. “Nous devons par conséquent rattraper le temps perdu et se rapprocher des citoyens et des jeunes, en particulier les chômeurs, à travers de nouvelles opportunités de travail”, a-t-il promis.

Accompagné d’une délégation de ministres et du gouverneur de Sfax, Chahed inspectera, au cours de cette visite de deux jours, plusieurs projets et se rendra dans certaines localités et quartiers populaires de Sfax. Il rencontrera également des hommes d’affaires de la région afin d’étudier la possibilité de lancer de nouveaux projets dans le secteur privé. Plus de 1300 emplois pourraient être créés.

Source webmanagercenter.com

Tunis/Mission de mentorat « Bonne gouvernance dans les organisations de soutien aux entreprises au Maghreb »

Lieu : Tunis,  Tunisie

Date : Du 1/04/2017 au 30/04/2017

La mission de mentorat « Bonne gouvernance dans les organisations de soutien aux entreprises au Maghreb » est une activité de formation organisée par EUROCHAMBRES à Tunis, Tunisie.

La mission de mentorat « Bonne gouvernance dans les organisations de soutien aux entreprises au Maghreb » aura lieu en avril 2017, date à définir. Plus d’informations sur les thématiques principales à traiter et le programme détaillé à venir prochainement.

 

Tunisie: Mission de mentorat « Smart In Factory mentoring Intellitech »

Lieu : Tunis,  Tunisie

Date : Du 1/02/2017 au 28/02/2017

Type d’événement :

Formation, Assistance Technique, Mission / Echange

 

Description :

La mission de mentorat «Smart In Factory mentoring Intellitech » est une activité de formation organisée par ANIMA Investment Network à Tunis, Tunisie.

La mission de mentorat «Smart In Factory mentoring Intellitech » aura lieu en février 2017, date à définir. Plus d’informations sur les thématiques principales à traiter et le programme détaillé à venir prochainement.

 

Contact :

olivier@personnic.eu 

L’IPEMED inaugure IPEMED Tunisie, antenne de l’Observatoire de la coproduction en Tunisie 

L’IPEMED inaugure une antenne indépendante en Tunisie en présence de son président, Jean-Louis Guigou. Cette antenne de l’Observatoire de la coproduction sera présidée par Noureddine Hajji, Manager d’EY.

L’antenne tunisienne de l’Observatoire de la coproduction en Méditerranée aura pour objectifs de proposer de l’analyse approfondie sur le comportement des investisseurs étrangers et les secteurs porteurs pour la coproduction et de favoriser le développement de partenariats de coproduction entre les deux rives de la Méditerranée.

Depuis sa création en 2006, l’IPEMED (Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen) œuvre à promouvoir une intégration régionale en profondeur des deux rives de la Méditerranée. Au vu de différentes analyses et études des tendances de l’économie mondiale et des stratégies industrielles des pays riverains de la Méditerranée, l’IPEMED fonde cette intégration régionale en profondeur sur la Coproduction.

C’est dans ce sens qu’il est apparu nécessaire d’analyser qualitativement les investissements réalisés et les stratégies industrielles des pouvoirs publics ; c’est pourquoi l’Observatoire de la coproduction a été créé et annoncé à Sousse il y a deux ans.

 

IPEMED Tunisie est constitué par le noyau dur de membres fondateurs suivants :

 

  • Noureddine Hajji, Associé Directeur Général de EY Tunisie
  • Amine Ben Ayed, Directeur Général de Misfat Tunisie
  • Ahmed Bouzguenda, P-d-g du Groupe SBF
  • Mohamed Rouis, Directeur Général de Leoni Tunisie
  • Mr Tarak Chérif, Président du groupe Alliance

 

Pour plus d’informations nous vous invitons à consulter :

 

Communiqué