Afrique-Asie, c’est fini !

Le numéro de septembre 2017 d’Afrique–Asie est le dernier. Le mensuel vient de déposer le bilan et ne paraîtra plus. Quelle tristesse de voir ainsi ce titre historique disparaître ! Dans la presse française, Afrique-Asie était une institution. Lancé en 1969 par Simon Malley, Africasia est devenu Afrique-Asie en 1972. Suite à des difficultés financières, la diffusion s’interrompt de juillet 1987 à octobre 1989. A l’époque, Le Monde place Afrique-Asie « au premier rang de la presse tiers-mondiste de langue française ». Effectivement, le titre s’inscrit dans la filiation de la conférence de Bandung (1955), à la convergence du non-alignement, de la Tricontinentale et des mouvements de décolonisation africains et asiatiques.

 

Militant à la plume acérée, Simon Malley n’a pas que des amis. Il est momentanément expulsé de France en 1980, accusé de nuire, par ses propos, « aux intérêts de la France dans des Etats ayant avec elle des relations diplomatiques normales », selon les propos du ministre de l’Intérieur de l’époque Christian Bonnet, en réponse à une question à l’Assemblée nationale de Laurent Fabius. En 1981, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, Simon Malley peut revenir et poursuivre l’aventure éditoriale d’Afrique-Asie.

 

En décembre 2005, le journal dépose le bilan, ciblé depuis des années par un contrôle fiscal politique. Simon Malley portera plainte contre l’administration fiscale, contestant auprès du Tribunal administratif les conclusions de cette enquête à charge qui aboutira à la liquidation de la société Afriasial qui exploitait le titre. Le tribunal lui donnera raison, mais à titre posthume puisque le fondateur historique du titre est décédé le 7 septembre 2006, un an après avoir été contraint de déposer le bilan.

 

Majed Nehmé – rédacteur en chef d’Afrique–Asie depuis dix-sept ans – prend, avec quelques anciens du journal, l’initiative de relancer le titre qui sera exploité par une nouvelle société, la SARL-Afriam. Progressiste franco-syrien, ce grand connaisseur du monde arabe – intellectuel tous terrains -, améliore la qualité éditoriale, l’expertise, le réseau des correspondants et des collaborateurs. Afrique-Asie est régulièrement diffusé dans une cinquantaine de pays. Parallèlement à la version papier, il est possible de consulter le magazine en ligne, augmenté par des papiers et reportages qu’on ne lit nul par ailleurs http://www.afrique-asie.fr

En effet – sous la direction de Majed Nehmé – la qualité et la spécificité du titre ne cessent de s’améliorer, tranchant singulièrement avec la descente aux enfers de la presse parisienne mainstream. Pour les habituels « chiens de garde », une telle liberté est insupportable : Afrique-Asie, qui est régulièrement cité et repris par la presse internationale, mais systématiquement exclu et censuré par la plupart des revues de presse dans l’Hexagone, notamment par celle de Radio France Internationale (RFI), radio publique censée être spécialisée en affaires africaines… Sans parler de madame Ockrent-Kouchner et de ses étranges Affaires étrangères sur France-Culture…

 

Dans tous les cas de figures, les rédactions parisiennes ont toujours préféré Jeune Afrique et ses publi-reportages politiquement corrects à la liberté de ton et la profondeur des informations et enquêtes d’Afrique–Asie. A cela s’ajoutent, bien-sûr, les difficultés structurelles actuelles de la presse écrite – baisse des annonceurs, coût de la distribution et diffusion, etc. – et la multiplication de sous-produits numériques dédiés à l’Afrique, sans que l’on puisse voir toujours clairement les financements comme les intentions de ces « experts » du moment.

 

Mais le coup de grâce est venu de celui-là même qui interpellait Christian Bonnet sur la liberté de la presse française dans les années 1980 ! De bonne source, on sait que la lecture d’Afrique–Asie donnait des boutons au distingué normalien qui fut le chef de notre diplomatie de 2012 à 2016 avant d’aller pantoufler à la présidence du Conseil constitutionnel. Depuis le début de la crise syrienne (mars 2011), les papiers d’Afrique–Asie ont eu le don de faire grimper Laurent Fabius aux rideaux du Quai d’Orsay. En 2014, un contrôle fiscal zélé (on n’ose dire politique !) s’abat à bras raccourcis sur Afrique-Asie. Voilà donc un titre résolument internationaliste, déconstruisant avec intelligence les crises internationales, prônant les valeurs de laïcité, de lutte contre le communautarisme et les confessionnalismes religieux, déchiqueté par les petites mains de Bercy.

 

L’auteur de ces lignes croise un jour Pierre Moscovici, qui venait de quitter Bercy pour rejoindre la Commission européenne, et l’alerte sur ce contrôle fiscal. Le baron socialiste prend son air le plus concerné avant de demander la communication du dossier sur son email personnel. Trois mois plus tard, la réponse mérite citation : « Bercy est souverain de ces choix en matière de contrôle fiscal. » Rien de plus normal, mais on peut toujours se demander pourquoi Médiapart, Libération ou L’Express n’ont pas goûté les délices d’une telle souveraineté.

 

Voilà donc une douzaine de chômeurs de plus dans le secteur déjà sinistré de la presse et un titre prestigieux qui va – probablement – renaître dans un pays voisin… C’est d’une grande tristesse, surtout lorsque l’on connaît Majed Nehmé, l’un des hommes les plus délicieux, courtois et profonds de la corporation journalistique française, laquelle, pendant ce temps, continue dans sa majorité de s’abîmer dans l’opportunisme, l’ignorance et le carriérisme.

 

Et à la tristesse s’ajoute la colère, parce que la disparition d’Afrique–Asie pourrait bien être le symptôme du retour de la censure au soi-disant pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression. Evidemment, lorsqu’on explique ça dans les dîners en ville, on vous regarde avec des yeux ronds d’incrédulité, sinon d’indignation, parce que les « chiens de garde » de la grande presse veillent au grain tous les jours que Dieu fait et que les Français sont très mal informés de l’évolution de leurs médias.

 

Donc Afrique-Asie n’est plus ! Vive Afrique-Asie, qui renaîtra un jour, d’une manière ou d’une autre, parce qu’on ne peut décidément pas laisser le champ libre aux désinformateurs. Bonne lecture, donc ! Et à la semaine prochaine, parce que nous écrivons et publions depuis la ville de Jean-Jacques Rousseau.

 Richard Labévière
23 octobre 2017
Comme Richard Labévière, le Comité Valmy est convaincu qu’Afrique-Asie, ce journal anti impérialiste ami, ne saurait disparaître définitivement. Nous espérons vivement que les conditions permettant sa reparution seront rapidement réunies. Ce journal est plus indispensable que jamais.CB.

 

MED Culture/Tunis – L’entrepreneuriat culture : Créer son propre modèle commercial

Lieu : Tunisie

Date : du 17/12/2016 au 19/12/2016

Type d’événement : Atelier / Conférence

Description :

Le programme européen Med Culture a lancé le 6 octobre 2016 un appel à participation pour de futurs ateliers de travail articulés autour de la thématique : “L’entrepreneuriat culture : Créer son propre modèle commercial”.

L’objectif est de rassembler en priorité une vingtaine de jeunes, âgés de 25 à 45 ans, et originaires des pays de la Méditerranée, oeuvrant dans ce domaine d’activité. Le premier atelier sera organisé sur trois jours du 17 au 19 décembre 2016 à Tunis. Le second aura lieu d’ici février 2017, le pays hôte est à déterminer.

 

 

Pour en savoir plus : Enpi Neighbourhood Info Center (accessible en anglais).

Abdellatif Kechiche : « Entre Sarkozy et Marine Le Pen, je préfère Le Pen »

Le cinéaste franco-tunisien, lauréat de la Palme d’Or pour son film La Vie d’Adèle, a livré son point de vue sur la politique nationale en France, n’hésitant pas confié préférer l’extrême-droite à la droite.

« Entre la droite et l’extrême-droite, je choisis la seconde. Entre Sarkozy et Marine Le Pen, je préfère Le Pen, elle n’irait pas faire la guerre en Syrie ou en Libye. Elle est plus intelligente que Sarkozy, elle dirait ‘en tant que femme, en tant que mère, je n’irais pas tuer des Arabes en Syrie en me mettant à la botte des Américains’. »

Abdellatif Kechiche ne fait pas dans la mesure. Ce cinéaste franco-tunisien entier et habité, qui aborde dans ses films tous les sujets de société (immigration, banlieue, homosexualité, etc.) vient de donner une interview aux Inrocks qui risque de ne pas passer inaperçue. Le réalisateur de La Vie d’Adèle et La Graine et le Mulet s’est notamment penché sur la situation politique de la France. Et ses propos sont aussi courageux qu’inattendus dans un milieu où l’anticonformisme n’est bien souvent que de façade.

Au sujet du Front national et de son score élevé aux dernières élections régionales, Abdellatif Kechiche explique:

« Le FN est devenu pour beaucoup le représentant du peuple, des classes populaires. Le peuple français est respectable et en ce moment, on ne le respecte pas. On le méprise, on le réduit, on lui demande de se taire au profit de ceux qui sont pires qu’eux, qui parlent de « race blanche »!.

La Tunisie vous donne rendez-vous sur M6 du 28 septembre au 30 octobre 2015

A compter du 28 septembre prochain, l’ONTT (Office National du Tourisme Tunisien) sera parrain exclusif de Talents d’ailleurs, programme court de 1 minute diffusé sur M6 (tous les jours jusqu’au 30 octobre 2015 vers 13h30 et vers 19h35).

Dans ce rendez-vous quotidien intitulé Talents d’Ailleurs, M6 diffusera une série deportraits de Tunisien(ne)s. Des témoignages vivants de cette Tunisie d’aujourd’hui qui aborde, depuis 4 ans maintenant, une nouvelle page de son histoire.Un teaser de 20 secondes accompagnera la diffusion de ce programme court sur l’ensemble des sites Internet du réseau M6 afin de renforcer son impact.

L’occasion de découvrir 16 personnalités différentes qui parviennent, grâce à leur énergie, leur enthousiasme, leur créativité et leur savoir-faire, à présenter la Tunisie d’aujourd’hui. Talents d’Ailleurs permettra ainsi de partir à la rencontre de Mohamed Lidarssa (maître dinandier) ; Rabii Ben Brahim (photographe et aventurier) ; Hela Ammar (artiste) ;  Essma Ben Hamida (ONG ENDA) ; Lassaad Hassouna (producteur d’huile d’olive) ; Wassim Ghozlani (photographe) ou bien encore de Leila  Ben Gacem (propriétaire d’une maison d’hôte “sociale”) ; Lotfi Hamadi (entrepreneur) ; Ons Jabeur (championne de tennis) ; Bachir et Mohamed El-Gharbi (musiciens) ; Malek Labidi Debbabi (chef cuisinier) ; Nidhal Saadi (comédien humoriste) ; Alia Menchari (commandante de bord) ; Saleh Mejri (basketteur professionnel) ; Mohamed Ben Cheick (viticulteur) et Habiba Chaabouni (chercheur en génétique médicale).

 

En parrainant Talents d’ailleurs, l’ONTT (Office National du Tourisme Tunisien) souhaite, à sa manière, rendre hommage à celles et ceux qui, chacun dans leur domaine et selon leurs moyens, contribuent grâce à leur dynamisme à construire l’avenir de leur pays. Un avenir qui, grâce à tous, peut s’annoncer radieux !

Communiqué


“Révélations Tunisiennes” aux Ateliers d’Art de France

Suite à la 1ère édition qui a rassemblé plus de 33 000 visiteurs, “Révélations 2015” se développe et devient une importante manifestation internationale!

Adrien Gardère, scénographe, Henri Jobbé-Duval, le commissaire général du salon, Serge Nicole, Président d’Ateliers d’Art de France et du salon seront présents aux côtés de plus de 340 créateurs (artisans d’art, designers, galeries d’art, fondations, manufactures d’art, maisons d’excellence…) français et étrangers qui présenteront au public leurs dernières créations réalisées spécialement pour l’occasion.

Véritable rendez-vous d’affaires, “Révélations” permet la rencontre entre professionnels du secteur, prescripteurs français et étrangers. Le salon développe également cette année son offre aux collectionneurs, architectes d’intérieur et décorateur en proposant des parcours sur-mesure.

“Révélations”, c’est aussi un rendez-vous culturel qui fait la part belle aux savoir-faire, à la créativité et sensibilise ainsi le public avec de nombreux événements, tous plus passionnants les uns que les autres.

Créativité tunisienne

Six artistes et designers tunisiens participeront à « Révélations 2015 » organisée par  « Ateliers d’Art de France » au Grand Palais, à Paris, du 9 au 13 septembre 2015, dans le cadre du Salon des Métiers d’Art et de la Création.

Madame Selma Rekik Elloumi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat de Tunisie, a répondu à l’invitation de Serge Nicolle, Président d’Ateliers d’Art de France à participer au programme de la première Biennale Internationale des métiers d’Art et de la Créativité, vu  l’importance de ce secteur sur les plans culturel et socio-économique pour la Tunisie.

Madame Asma Madhioub, Directrice Générale de l’ONA (Office National de l’Artisanat Tunisien), participera au Symposium qui aura lieu dans l’enceinte du Grand Palais la matinée du 11 septembre dont le thème concerne les répercussions culturelles, sociales et économiques des Métiers d’Art.

Il est opportun de reconnaître le rôle des Métiers d’Art dans les pays participants et de rassembler toutes les initiatives afin de créer une synergie et une reconnaissance à l’échelle internationale. L’expérience de chaque pays dans le domaine des Métiers d’Art enrichira d’autres expériences et contribuera à enrichir le patrimoine mondial. En Tunisie, le secteur de l’Artisanat et des Métiers d’Art représente un patrimoine immatériel très important à préserver, à développer et à promouvoir avec toute l’importance culturelle et socio-économique et leur implication” aime à préciser Leïla Turki, Commissaire de l’exposition tunisienne.

 

Quinze pays dont la Tunisie participent à cette manifestation internationale dédiée aux Métiers d’Art et à la Création : Chili, Corée du Sud, pays invité d’honneur, Danemark, Finlande, France, Italie, Islande, Japon, Norvège, Pays-Bas, République Tchèque, Suède, Sénégal, Taïwan et Tunisie.

 

Une sélection d’œuvres sera présentée à l’exposition « Le Banquet » composé d’archipels consacrés à chacun des pays participant.

 

Les artistes et designers tunisiens dont les œuvres sont présentées à l’exposition « Le Banquet » utilisent le savoir-faire ancestral tunisien tout en l’adaptant à une créativité très contemporaine en interaction avec la réalité tunisienne et avec le monde.

Dans leurs différentes expressions, les artistes et designers tunisiens restent très attachés au patrimoine, à la culture et à la réalité sociale et politique de la Tunisie.

Feryal Lakhdar

Dans ses peintures comme dans ses sculptures textiles, son sujet de prédilection est la femme tunisienne représentée dans toute sa féminité, sa générosité, dégageant beaucoup d’humour.

Khaled Ben Sliman

Céramiste de réputation internationale, utilise d’autres techniques d’expression, sculpture du métal et la peinture, fait référence dans son expression à l’architecture et la calligraphie arabe.

Mourad Habli

Il maîtrise un savoir-faire ancestral du travail du métal, il s’exprime dans une sculpture inspirée de la mythologie grecque, dédale qui réussit à échapper à l’oppression et retrouver sa liberté, ce à quoi aspirent les Tunisiens.

Rym Karoui 

Peintre et  sculpteur, expose un ensemble qui représente une réalité  tunisienne « Le virus de la Révolution » (ci-dessous) qui nous atteint et nous contamine, le besoin de chacun de vaincre l’oppression et l’injustice indique l’artiste.

 

Les virus de la Révolution de Rym Karoui 

Œuvre  prêtée par la Fondation Datris

 

 

 

 

 

Sadika Keskes

Elle a réhabilité la technique du verre abandonnée durant des siècles.

Elle accompli un travail social avec une association ayant pour objectif d’aider les femmes artisanes des régions défavorisées dans le cadre du commerce équitable et de la protection de l’environnement.

Elle utilise le verre recyclé et des matériaux de récupération comme le bois de palmier, elle présente sa collection « récup » et expose un mur en briques de verre soufflé.

Tinja 

Représente le lien qui existe entre générations et entre la tradition et la modernité, Salah et Zeineb Sfar avec leur fille Yasmine Sfar, ont adopté la même démarche, ils se sont ancrés dans le patrimoine tunisien pour l’enrichir et le moderniser.

Tinja utilise différentes techniques ancestrales avec plusieurs matériaux, comme la terre cuite, la céramique, le textile, la vannerie et la boiserie.

Ils exposent un banc en bois flotté et deux plats de « Sejnan » nom du village où la terre est modelée par des artisanes selon une technique qui reste primitive alliée à un design très authentique.

 

Roger Hanin, inhumé ce jeudi à Alger

  • Roger Lévy, dit Roger Hanin, décédé  mercredi à Paris à l’âge de 89 ans, sera inhumé jeudi à Alger (Algérie), au cimetière israélite Saint-Eugène où repose déjà son père, a annoncé le cinéaste Alexandre Arcady.

Confirmant une information du site du quotidien Le Parisien, Alexandre Arcady a précisé que la dépouille de Roger Hanin quitterait Paris demain matin à bord de l’avion du président algérien Abdelaziz Bouteflika.

 

Roger Hanin avait préparé ses obsèques et demandé aux autorités algériennes d’être inhumé à Alger, sa ville natale. En fin d’après midi, une cérémonie intime a été organisée à l’hôpital Georges Pompidou de Paris en présence des proches de l’acteur dont le journaliste Jean-Pierre Elkabbach et le grand rabbin de France. Jeudi à 17h, une cérémonie religieuse à la mémoire de Roger Hanin sera organisée à la synagogue de la rue Buffault, à Paris.


Abdelwahab Meddeb est mort

Le romancier et universitaire tunisien Abdelwahab Meddeb est décédé, ce jeudi 6 novembre 2014 à l’âge de 68 ans, dès suite d’une terrible maladie.

Qui est Abdelwahab Meddeb ?

Passionné de littérature française Abdelwahab Meddeb entame des études de Lettres et d’Histoire de l’ Art à l’université de la Sorbonne (Paris IV) en 1967.

Depuis 1970, il est romancier, essayiste, scénariste, traducteur et poète. Abdelwahab Meddeb a été directeur éditorial des Editions Sindbad pendant plus de 13 ans (1974 – 1987). En tant que tel, il a aidé à faire connaître les grands classiques du soufisme (Ibn’Arabi, Hallâj, Rûmî etc.) et les plus saillants des auteurs arabes contemporains (Tayeb Salih, Naguib Mahfouz, Sonallah Ibrahim, Adonis, etc.).
A travers près d’ une trentaine d’ouvrages, cet auteur à la “double généalogie” (Islam-Europe), favorise le désenclavement de la référence islamique selon une double visée : afin de lever, d’une part, la méconnaissance des occidentaux qui souvent assimilent l’islam à l’islamisme ; afin de réparer, d’autre part, l’oubli des musulmans de la densité et de la complexité de leur legs culturel ; oubli qui les prédisposent à accueillir le message islamiste qui propose une vision réductrice de l’islam, devenu une idéologie des pulsions où le principe de mort terrasse le principe de vie ; où s’éclipse Eros au profit de Thanatos.

Abdelwahab Meddeb anime tous les vendredi sur France Culture l’émission “Culture d’Islam”. Entre tradition et modernité, il décortique et interroge les enjeux de civilisation de notre temps en mettant en regard l’Orient et l’Occident, l’Islam et l’Europe.

Abdelwahab Meddeb donne la parole à des penseurs, théologiens et à des spécialistes du monde arabo-musulman. Il suscite des rencontres destinées à dénouer les conventions et démentir les préjugés.

Abdelwahab Meddeb anime également depuis plus d’une dizaine d’années une émission hebdomadaire sur la radio Medi1, la radio du Grand Maghreb.

Après avoir enseigné la littérature francophone à Yale et le soufisme à l’université de Genève, Abdelwahab Meddeb a enseigné pendant 20 ans la littérature comparée à l’université de Nanterre (Paris X).

Par ailleurs, Abdelwahab Meddeb est le directeur de la Revue Dédale qu’il a créée en 1995. Il a également participé à l’élaboration de l’édition 1972-1973 du Robert des Noms Propres où il était responsable des entrées concernant la civilisation islamique ainsi que le traitement d’une centaine de tableaux, articles monographiques qui parcourent l’histoire des peintures européennes.

Source directinfo.webmanagercenter.com

Maroc: Coup d’envoi de la rentrée scolaire 2014-2015

Le coup d’envoi de la rentrée scolaire au Maroc a été donné, mercredi par le Roi Mohammed VI qui a par la même occasion lancé l’Initiative royale « Un million de cartables » qui bénéficiera cette année à près de 4 millions d’élèves.

Reconduite chaque année depuis son lancement, cette opération vise à donner une forte impulsion à la généralisation de l’enseignement fondamental et à l’affirmation de son caractère obligatoire, à garantir l’égalité des chances en matière d’enseignement et à lutter contre le phénomène de décrochage scolaire.

 

Cette initiative, qui mobilise cette année des investissements de l’ordre de 360 millions DH, concerne l’ensemble des provinces et préfectures du Royaume et profite aux élèves de l’enseignement primaire et collégial, avec une priorité accordée au monde rural (63 %).

 

Elle s’inscrit dans une démarche solidaire, axée sur la consolidation de la dimension sociale des réformes profondes en cours dans plusieurs secteurs clés qui touchent directement le quotidien des citoyens.

 

L’initiative « Un million de cartables » entre dans le cadre de la stratégie ationale de soutien social aux enfants scolarisés et à leurs familles, dotée cette année d’une enveloppe budgétaire de plus de 2,113 milliards DH. Cette stratégie comprend également un programme de soutien financier “Tayssir” (778 millions DH), ainsi que des programmes d’amélioration des services des cantines et des internats (941 millions DH) et du transport scolaire (34 millions DH).

 

Quelques 6.791.000 écoliers ont regagné les classes, secteurs public et privé confondus, au titre de la rentrée scolaire 2014-2015 répartis comme suit : 4.081.116 pour l’enseignement primaire, 1.703.270 pour l’enseignement secondaire collégial et 1.006.726 pour l’enseignement secondaire qualifiant.

 

Dans un souci d’assurer une bonne gestion et une meilleure répartition de l’offre pédagogique, le nombre global des établissements scolaires s’est élevé à 10.667.

La formation et l’encadrement pédagogiques des élèves inscrits seront assurés par un staff pédagogique de 230.822 cadres, répartis en 126.666 enseignants pour le primaire, 57.300 pour le secondaire collégial et 46.856 pour le secondaire qualifiant.

 

Pour le volet de l’enseignement post-baccalauréat, le nombre d’inscrits dans les classes préparatoires aux grandes écoles s’est élevé à 8.486 étudiants pour l’enseignement public (27 centres) et 3.400 pour le privé (45 centres).

 

Quant aux classes préparatoires au Brevet de Technicien Supérieur (BTS), le nombre d’inscrits a atteint 4.890 pour le secteur public (33 centres) et 419 étudiants pour le secteur privé (8 centres).

 

Le nombre d’établissements de la formation professionnelle s’élève, quant à lui, à 1.934 instituts dont 10 gérés par les professionnels dans le cadre de la gestion déléguée.


Le Roi Mohammed VI s’entretient avec Mehdi Jomaâ

Le Roi Mohammed VI du Maroc a réaffirmé sa volonté de conforter les relations tuniso- marocaines et de raffermir la coopération bilatérale dans les domaines économique, politique et sécuritaire.

 

Recevant, samedi, en sa résidence à Tunis, le chef du gouvernement provisoire Mehdi Jomaâ, le Souverain ca souligné que la visite de ce dernier au Maroc, peu après son investiture, « était un signal fort de la volonté de consolider les relations de fraternité entre les deux pays ».

 

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, Mehdi Jomaâ a, de son côté, mis l’accent sur l’importance majeure que revêt la visite en Tunisie du Roi du Maroc qui, a-t-il dit, constitue une véritable opportunité pour raffermir la coopération bilatérale au service des intérêts des deux peuples tunisien et marocain.

 

 

Les accords conclus à l’occasion de cette visite, a-t-il ajouté, ne manqueront pas de contribuer à identifier de nouveaux créneaux de coopération et à consacrer le principe de la coopération solidaire entre les deux pays.

 

Vingt-trois accords de coopération avaient été signés, vendredi, entre la Tunisie et le Maroc dans les domaines de la sécurité, de l’économie, du tourisme, de la santé, de l’éducation, de l’environnement, de l’énergie et des mines, lors d’une cérémonie organisée, au palais de Carthage, sous la présidence du Roi Mohammed VI et du président de la République provisoire Moncef Marzouki.

 

Source Atlasinfo


La 9ème Festival « Jazz à Carthage » :

Le programme

La 9ème édition du Festival « Jazz à Carthage » se tiendra du 3 au 13 avril, avec un programme qui se veut novateur et diversifié, la part belle étant dédiée aux nouvelles voix de la scène internationale, sans oublier de grandes pointures telles que Lucky Peterson.

La programmation de cette édition demeure aussi « enracinée dans le jazz et le blues » selon le site officiel du festival.

L’ouverture (3 avril), exclusivement féminine, sera animée par « la magicienne de la guitare » Ana Vidovic (Croatie) et par la chanteuse américano-nigériane Iyeoka, adepte de la soul-pop, et connue depuis son tube planétaire « Simply Falling ».

De la pop suédoise avec Peter Von Poehl (Suède) et du rock-folk suisse avec Bastian Baker (Suisse) assureront la soirée de clôture (13 avril).

Le vendredi 4 avril, sera consacré à la musique arabe impressionniste et improvisée du Aderraouf Ouertani Quartet (Tunisie) et à la soul music avec l’artiste anglais Alex Hepburn.

Seront de la fête, Nina Attal (France) et Sandra Nkaké (Cameroun), le 5 avril.

Le Nour Harkati Band, pop tunisienne et le grand Lucky Peterson Blues (USA) seront présents pour un show qui se veut mémorable le 6 avril.

Freddy Cole Jazz, petit frère du grand Nat King Cole(USA) et Gaby Moreno (Guatemala) seront sur scène, le 8 avril 2014.

Les artistes Fredrika Stahl (Suède) et Orquestra do Fubà (Brésil) se produiront face au public, le 9 avril, alors que Joe Stilgoe (Royaume-Uni) et Y’Akoto (Ghana- Allemagne) seront de la partie, le 10 février.

Le spectacle du 11 avril sera animé par le trio autrichien Puschnig, Sass et Diabaté « Mutua » (Autriche) et Ana Moura (Portugal), tandis que l’avant-dernière soirée, (12 avril), sera présentée par Behe (Tunisie) et Joss Stone (Royaume-Uni).