Ouverture de la Conférence internationale d’appui au développement à Tunis

Des milliers d’investisseurs sont attendus à partir de ce mardi 29 novembre à Tunis pour la Conférence internationale d’appui au développement. Six ans après le départ forcé de Ben Ali, la Tunisie a plus que jamais besoin d’un soutien financier pour faire repartir son économie.

Tous les principaux bailleurs sont présents : Banque mondiale, Banque européenne d’investissement, Banque africaine de développement. Les pays amis aussi sont là : les dirigeants de la France bien sûr (le premier pays investisseur), mais aussi de l’Algérie et du Qatar, qui devaient intervenir ce matin à l’ouverture de la conférence.

Il y a aussi beaucoup d’investisseurs privés qui ont fait le déplacement d’Europe, mais également d’une quarantaine de pays d’Asie. Et c’est un peu la nouveauté dans la région.

Une économie exsangue depuis le renversement de Ben Ali

La Tunisie avec une dette qui explose, un chômage record, un tourisme exsangue à cause des attentats de 2015, a besoin certes de l’appui des Etats, mais elle aimerait aussi séduire le secteur privé pour faire redémarrer son économie.

Pendant ces deux jours, elle va donc présenter ses meilleurs atouts, du numérique à l’agriculture en passant par la santé. 140 projets sont proposés et pour les réaliser, la Tunisie a besoin de 30 milliards d’euros.

Renforcement de la coopération tuniso-grecque

Un Memorandum d’entente a été signé, à la Maison de l’exportateur (Tunis), entre le Centre tunisien de promotion des exportations (CEPEX) et « Entreprise Greece », son homologue hellénique, dans l’objectif de renforcer la coopération tuniso-grecque et de développer les échanges commerciaux entre les deux pays, des échanges qui se limitent aujourd’hui à quelques produits chimiques, manufacturés (papier, appareils et instruments…) et dans une moindre mesure l’agroalimentaire (dattes et produits de la mer).

Source : webmanager

 

Le Maroc et la Chine renforcent leur coopération

Le 12 mai dernier, le Maroc et la Chine ont signé 15 conventions scellant des partenariats public-privé. Ces conventions ont été signées dans le cadre de la visite officielle du roi Mohammed VI à Pékin. La première prévoit la création d’un parc industriel et résidentiel entre le Maroc et le groupe chinois Haite qui opère dans plusieurs secteurs comme l’aviation civile et militaire, les pièces aéronautiques, l’énergie, les mines ou encore l’assurance et l’immobilier. Ce parc industriel sera situé dans la région de Tanger. Le groupe Haite a également signé un mémorandum d’entente avec Morocco-China International et BMCE Bank of Africa. Celui-ci marque la création d’un autre parc industriel sino-marocain et d’un fonds d’investissement d’un milliard de dollars. Ce fonds cible les secteurs aéronautique, financier, les infrastructures et parcs industriels. Il permettra la création d’une société de gestion de fonds et le renforcement du partenariat dans les domaines de l’assurance vie en Chine, du leasing d’avions, ainsi que d’un partenariat technique pour le lancement d’une banque dédiée au secteur des nouvelles technologies en Chine. L’ensemble de ces contrats représentent plusieurs milliards de dirhams d’investissement.


Lancement d’un Fonds de Colocalisation Franco-Tunisien

Le 5 février 2016 à Tunis, Bpifrance et la Caisse des Dépôts et Consignations de Tunisie ont lancé le Fonds de Colocalisation Franco-Tunisien (FCFT) afin de favoriser l’intégration régionale à travers des partenariats industriels, technologiques, et commerciaux équilibrés et pérennes entre les deux pays. Abondé à hauteur de 20 millions d’euros par Bpifrance et la CDC Tunisie et d’une durée de vie de 10 ans, le fonds sera géré par SIPAREX, du côté français, et AFRICINVEST, du côté tunisien.

Ciblant en priorité les PME performantes ou à fort potentiel, ce Fonds a plusieurs objectifs :

  • Développer l’activité des PME en France et en Tunisie ;
  • Promouvoir l’innovation ;
  • Développer les ventes à l’export ;
  • Promouvoir les emplois stables et à valeur ajoutée dans les deux pays.

Les secteurs privilégiés pour les investissements seront fixés à titre indicatif et non limitatif :

  • Les technologies de l’information et de la communication,
  • La santé,
  • La pharmacie et l’éducation,
  • Les industries agroalimentaires,
  • Les industries manufacturières, mécaniques et électroniques,
  • Le transport et la logistique,
  • Le tourisme,
  • Les loisirs,
  • Les énergies renouvelables et les cleantech.

En suscitant et en accompagnant la croissance de ces entreprises, le Fonds contribuera également à promouvoir l’innovation, la bonne gouvernance et la transparence, à développer les ventes à l’export et à promouvoir les emplois stables et à valeur ajoutée dans les deux pays.

Dans le cadre de ce fonds, deux études de projets ont été finalisées pour le démarrage des opérations, prochainement, avec une enveloppe d’un montant total de 2 millions d’euros pour chaque projet :

  • Le premier projet est un tour-opérateur majeur en France, ayant une grande part d’activité réalisée sur la Tunisie et le Maghreb, qu’AfricInvest va accompagner dans le cadre du rachat de l’une des plus importantes enseignes dans le secteur du tourisme «Havas Voyages».
  • Le deuxième projet est la société Menuiserie Aluminium du Sud, basée à Sfax, qui va bénéficier de l’accompagnement d’AfricInvest dans le cadre de son projet de redéploiement industriel et sa stratégie d’internationalisation en Afrique subsaharienne.

Mis à part le Fonds de colocalisation franco-tunisien, qu’AfricInvest souhaite en  élargir la taille, ce groupe est en train de travailler avec Bpifrance sur la création d’un autre fonds franco-africain de 100 millions d’euros, ayant la même politique d’investissement.


La France offre un plan de soutien à la Tunisie en pleine révolte sociale

L’Elysée a publié un communiqué ce vendredi 22 janvier 2016 pour annoncer que le président français, François Hollande a reçu à déjeuner, en présence de Manuel Valls, le chef du gouvernement tunisien Habib Essid, à l’occasion de sa première visite officielle en France depuis sa nomination.

A cette occasion, François Hollande, soulignant que la France était prête à renforcer sa coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et dans celui de la sécurité, a annoncé que son pays mettrait en œuvre un plan de soutien à la Tunisie d’un milliard d’euros sur les cinq prochaines années. Un des axes majeurs de ce plan vise à aider les régions défavorisées et la jeunesse, en mettant l’accent sur l’emploi, indique-t-il.

Dans ce document, la France affirme que la Tunisie «peut compter sur son appui», alors que «cinq ans après la révolution, le pays qui a réussi sa transition démocratique reste confrontée à d’importants défis économiques, sociaux et sécuritaires».

Le document rappelle que «la Tunisie, comme la France, est menacée et a été gravement atteinte par le terrorisme, parce qu’elle a fait le choix de la démocratie». Et d’ajouter «Nos deux pays sont confrontés à la même menace et c’est ensemble que nous devons remporter la lutte contre ce fléau dans le respect de l’Etat de droit».

Mouvement de révolte générale

Notons qu’une convention de conversion de 60 millions d’euros de dette a été signée, vendredi, afin de permettre la construction d’un hôpital dans la région de Gafsa en est une première illustration concrète. C’est de ce Sud et du Centre (Kasserine) qu’est parti le soulèvement contre l’ex-président Ben Ali il y a cinq ans, et où commence à s’étendre à nouveau un mouvement de révolte générale obligeant le Premier ministre à écourter sa visite en France.

Pour l’Elysée, cette visite du chef du gouvernement tunisien inaugure une année de renforcement des relations bilatérales.

Le communiqué annonce aussi la visite du Premier ministre Manuel Valls en Tunisie vers la fin de l’année pour co-présider avec son homologue le premier Conseil de haut niveau franco-tunisien.

Accord algéro-tunisien sur la libre circulation : suppression de l’autorisation de travail

Les travailleurs algériens et tunisiens auront bientôt la liberté de circuler et de travailler dans les deux pays, sans demander l’autorisation de travail.

L’accord sera signé aujourd’hui entre le ministre du travail tunisien et son homologue algérien à l’occasion de la visite du premier ministre tunisien.

Les Tunisien et algériens n’auront plus désormais besoin d’autorisation pour travailler en Algérie, «ils auront juste un document qui sera délivré par les directeur d’emploi des wilayas», a précisé le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale sur les ondes de la radio Chaine 3.

Pour les deux pays, la visite du chef du gouvernement tunisien, Habib Essid, constitue une occasion pour réaffirmer la «convergence de vues totale sur les questions d’intérêt commun», mais aussi une opportunité pour se projeter sur l’avenir.

Les dix accords qui concernent la coopération bilatérale dans plusieurs domaines et les questions d’intérêt commun « permettront aux peuples algérien et tunisien de s’unir davantage notamment dans le contexte régional actuel ».

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal et son homologue tunisien Habib Essid co-présideront les travaux de la 20ème session de la Grande commission mixte algéro-tunisienne.

La coopération énergétique a atteint un niveau d’ »excellence »

Le niveau des relations de coopération entre l’Algérie et la Tunisie dans le domaine de l’énergie a atteint un niveau d’ »excellence », ont affirmé dimanche à Alger le ministre de l’Energie Salah Khebri, et le ministre tunisien de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Zakaria Hamad.

« Le travail entre nos deux pays continue dans de très bonnes conditions et nos relations sont excellentes », a déclaré M. Khebri au terme de cet entretien. Les deux parties ont convenu d’établir des évaluations continues de la coopération bilatérale dans le domaine énergétique et qui va permettre, selon lui, aux deux parties de faire avancer mieux leur coopération bilatérale.

Pour sa part, le ministre tunisien a indiqué que son pays était toujours intéressé de développer la coopération énergétique avec l’Algérie. « Nous avons fait (lors de cet entretien) un suivi des décisions que nous avons prises lors de la dernière rencontre.

Il a ajouté que les deux parties se penchent sur le développement de cette coopération dans différents volets: approvisionnement en gaz, renforcement des achats du gaz algérien et augmentation des capacités de stockage tunisiennes.


Le président tunisien vient demander l’aide de la France

La France est aux côtés de la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme. Trois mois après les attentats de Paris, trois semaines après l’attaque du musée du Bardo, le président Beji Caïd Essebsi était reçu, ce mardi matin, par son homologue François Hollande.

Pour sa première visite à l’étranger en dehors du monde arabe, le président tunisien a choisi la France. Une visite de deux jours en grande pompe avec notamment les honneurs militaires, ce mardi matin, aux Invalides en présence du président français. Un geste diplomatique important.

Cet après-midi, le président tunisien s’est exprimé devant le Sénat. Avant, à l’Elysée, François Hollande et Beji Caïd Essebsi se sont entretenu en privé. Les deux présidents s’étaient déjà vus, il y a une dizaine de jours, lors de la venue à Tunis du chef de l’Etat français pour la grande marche contre le terrorisme, au lendemain de l’attentat du musée du Bardo dans lequel 22 personnes ont été tuées, dont quatre touristes français. Au coeur de cet entretien, la question de la coopération sécuritaire a tenu une place importante, la Tunisie étant le plus grand pourvoyeurs de volontaires djihadistes.

Soutenir l’économie, facteur de développement en Tunisie

Il faut aussi soutenir l’économie tunisienne. L’attentat du Bardo a porté un coup au secteur touristique qui enregistre déjà une baisse de 60% de ses réservations. A Paris, la dette tunisienne, d’environ 60 millions d’euros, devrait être convertie en investissements. C’était l’une des promesses évoquées par François Hollande lors d’une précédente visite à Tunis en 2013. La France est toujours le premier partenaire économique de la Tunisie.

Et ce soir lors d’un dîner d’Etat à l’Elysée, le président Beji Caïd Essebsi doit d’ailleurs s’entretenir avec des chefs d’entreprises français. L’Elysée souhaite aussi que les institutions internationales soutiennent la jeune et fragile démocratie tunisienne : l’Union européenne, le G7 ou encore la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Francois Hollande l’a promis, ce matin, en conférence de presse, la France sera l’ambassadeur de la Tunisie en Europe.

Au même moment, on apprenait que quatre soldats tunisiens ont été tués aujourd’hui et six autres blessés dans une embuscade dans la région de Kasserine, une zone d’activité de djihadistes armés dans le centre-ouest du pays.


Paris et Tunis tentent de s’unir face aux djihadistes

  • La lutte contre le terrorisme était au centre du déplacement qu’a fait lundi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve en Tunisie. A plusieurs titres, Paris et Tunis sont en première ligne face à la menace djihadiste et au phénomène des départs de leurs ressortissants pour la guerre sainte en Syrie dont Paris soutient une partie de la rébellion. Quelques chiffres l’illustrent. Les Français sont les plus nombreux parmi les Européens à rejoindre les rangs de l’Etat islamique ou d’Al Nosra. Au total, un millier d’entre eux ont réalisé ce projet ou tenté de le faire. Les Tunisiens forment, eux, le plus gros contingent parmi les combattants étrangers en Syrie. Selon les évaluations officielles, entre 2 000 et 3 000 Tunisiens sont concernés, parmi lesquels environ 500 ont trouvé la mort au Moyen-Orient et 500 sont revenus.

Les deux pays sont donc confrontés à la même dérive. Des deux côtés de la Méditerranée, des jeunes se radicalisent via internet et sont ensuite prêts à s’enrôler. En Tunisie comme en France, l’endoctrinement radical touche des jeunes de tous milieux sociaux, des femmes, des mineurs… La question du retour des combattants fanatisés, pour certains prêts à commettre des attentats, est tout aussi cruciale. Parmi les djihadistes repérés ces derniers mois par les services de police français figurent plusieurs bi-nationaux franco-tunisiens.

Inquiétude face au chaos libyen

Par ailleurs, la Tunisie se révèle être un lieu de transit pour des candidats au départ. Si la plupart des Français rejoignent la Syrie via la Turquie, certains cherchent à brouiller les pistes en débutant leur itinéraire par la Tunisie. Une tentative de déjouer la surveillance dans les aéroports français et aux frontières.

Un sujet supplémentaire préoccupe vivement les Tunisiens: le chaos libyen, installé par Paris et Washington, qui s’installe à leur frontière et déstabilise la région. La situation en Libye a ainsi été au centre de tous les entretiens qu’a eus lundi Bernard Cazeneuve avec le chef du gouvernement tunisien Medhi Jomaa et le ministre de l’Intérieur tunisien, Lofti Ben Jeddou. «La préoccupation des Tunisiens est triple. Ils s’inquiètent de la décomposition de l’autorité étatique en Libye, de la circulation d’armes et des foyers locaux de recrutement de terroristes, la ville de Derna, à l’est de la Libye en étant un exemple. Leur crainte majeure est que les combattants quittent la Syrie et l’Irak pour venir exporter le djihad et que l’on assiste à un reflux du théâtre de guerre vers la Libye», résume-t-on dans l’entourage de Bernard Cazeneuve.

Lundi, le ministre français a donc insisté sur «la lutte contre le terrorisme qui concerne conjointement nos deux pays», affirmant sa «volonté d’agir ensemble sur la déradicalisation, la prévention des départs (vers le djihad) et de renforcer la coopération entre les services de renseignement et de police».

Fin septembre, après un cafouillage retardant l’arrestation de trois djihadistes présumés de retour de Syrie via la Turquie, Bernard Cazeneuve s’était rendu à Ankara pour améliorer la coopération franco-turque dans la lutte contre les filières terroristes. Son déplacement en Tunisie, dont «la réussite du processus démocratique» marquée par les récentes élections législatives a été plusieurs fois saluée lundi par le ministre français, est une nouvelle étape. Fin décembre, Bernard Cazeneuve effectuera un déplacement en Algérie dans la même optique.


1ère newsletter du projet Diamed

Le projet DiaMed, doté d’un budget de 2,3 M€ sur trois ans est nancé à hauteur de 80% par la Commission Européenne à travers sa Direction Générale Développement et Coopération. Il est porté par l’ADER Méditerranée en partenariat avec ACIM (France), ANIMA Investment Network (France), Medafco (Algérie), Conect (Tunisie) et la FCE (Maroc). Son objectif est de soutenir la création d’emploi et d’activité dans les pays du Maghreb.

 

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Tunisie: premier voyage officiel de Manuel Valls hors de l’UE

Le Premier ministre français Manuel Valls a effectué, ce lundi 8 septembre, un déplacement en Tunisie. Il a notamment participé à l’ouverture de la conférence internationale sur l’investissement à Tunis avec Laurent Fabius. Tous ont réaffirmé l’engagement de la France auprès de ce pays.

« Soutien et confiance », c’est par ces mots que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ouvert la conférence sur l’investissement organisée à Tunis. La France est le premier partenaire économique et commercial de la Tunisie et entend bien conserver cette place. Elle entend aussi aider le pays à réussir à la fois sa transition politique et sa transition économique. Laurent Fabius a rappelé que les deux étaient bien évidemment intimement liés.

« La Tunisie veut être une start-up de la démocratie », ont dit les intervenants hier matin. Une expression qui montre la volonté de voir l’avenir de ce pays avec espoir alors que les élections législatives et présidentielle sont prévues dans les prochaines semaines. Des élections qui vont marquer une étape importante pour l’évolution du pays. « Investir en Tunisie, c’est investir dans la démocratie », a d’ailleurs dit le Premier ministre tunisien, Mehdi Jomaa.

La France aux côtés de la Tunisie

La présence de Manuel Valls pour cette conférence est très appréciée à Tunis. C’est un signe de plus de l’engagement de la France après les deux déplacements du président François Hollande en Tunisie. Le Premier ministre a choisi cet événement et ce pays pour son premier déplacement à l’étranger hors de la communauté européenne et il l’a rappelé à son arrivée.

La France veut être au côté de la Tunisie dans ce moment que Manuel Valls a qualifié d’« historique », l’aider et baliser la route pour que le prochain gouvernement tunisien démarre sa tâche dans les meilleures conditions.