Ben Ali crédité de 17% des intentions de vote pour la présidentielle de 2019 !

Si une élection présidentielle avait lieu aujourd’hui et permettant à l’ancien président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, de se présenter, celui-ci récolterait 17% des suffrages. Certains disent plus… C’est en tout cas ce que révèle un “sondage tenu secret et qui vient d’être réalisé par un institut américain à Tunis sur les candidats favoris des Tunisiens pour la prochaine présidentielle de 2019“, rapporte le site mondafrique.com. A noter toutefois qu’aucune personnalité n’était proposée aux sondés.

Ben Ali, la nostalgie de la sécurité

Et le site web d’expliquer : «Sans doute le désir d’ordre et d’autorité qui est très fort aujourd’hui dans l’opinion tunisienne se manifeste dans cette nostalgie d’un passé largement fantasmé. Sur les réseaux sociaux, ces dernières semaines, apparaissent des sites Facebook appelant au retour en Tunisie de l’ancien président d’Arabie Saoudite, où il est exilé».

Cependant, Ben Ali est devancé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui est crédité de «19% des intentions de vote des sondés». «Un effet Macron? Sans doute son jeune âge lui donne une image de renouveau sur la scène politique tunisienne. Le fait qu’il soit soutenu par les islamistes du mouvement Ennahdha, arrivés en tête des partis aux dernières municipales (loin derrière les listes indépendantes), peut expliquer cette popularité».

Tunisie: 6 membres des forces de sécurité tués dans une attaque terroriste

Un groupe terroriste a frappé au niveau de la frontière algérienne, tuant 6 membres de la garde nationale et en blessant un autre très grièvement. D’intenses recherches sont en cours dans l’ouest du pays.

Dimanche matin, deux véhicules de la garde nationale ont été attaquées par un groupe armé dans la région de Jendouba (à 190 kilomètres de Tunis ) proche de la frontière avec l’Algérie. Une mine a explosé, tuant six agents de la garde nationale près de la frontière avec l’Algérie, dans le secteur de Ain Sultan, dans la province de Jendouba, a indiqué le ministère, qui précise que l’attaque a eu lieu à 11H45 (10H45 GMT).

Un bilan provisoire, de sources militaires, fait état de six morts parmi la garde nationale. Pareille action sanglante ne s’était pas déroulée depuis l’attentat mené en plein Tunis, le 24 novembre 2015, contre un bus de relève de la garde présidentielle. Un kamikaze avait alors fait exploser sa ceinture explosive, tuant douze membres de ce corps sécuritaire. L’attentat mené contre les forces armées ce matin démontre que la situation est toujours en ébullition. Depuis les trois attentats de 2015 (Bardo, Sousse et Tunis), une véritable reprise en main de la sécurité intérieure avait été opérée sous la houlette de l’ancien chef du gouvernement Habib Essid. L’homme avait dû quitter sa fonction à l’été 2016.

Un pays sans ministre de l’Intérieur à plein temps depuis un mois

Cette action terroriste intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, a été démis de ses fonctions le 6 juin dernier. Raison officielle : le naufrage d’un bateau de migrants à Kerkennah, plus de quatre-vingts morts. Raisons officieuses : mésentente avec Chahed, lutte de pouvoirs au sommet de l’État alors que la situation politique se dégrade depuis deux mois. Un très important remaniement au sein des forces sécuritaires a été constaté quelques jours après. L’homme, un commandant de la garde nationale, n’a pas été remplacé depuis lors. Le ministre de la Justice assure l’intérim. Ce non-remplacement depuis plus d’un mois pose question alors que la saison touristique bat son plein. Il y a fort à parier que le chef du gouvernement Youssef Chahed devra s’expliquer sur son choix de ne pas nommer un ministre à part entière au 7, avenue Bourguiba, siège de l’Intérieur. À moins que cette décision ne lui incombe entièrement. Pour l’heure, le bilan est de six gardes nationaux tués. Un septième est grièvement blessé.

Tunis: la première femme maire de la Ville est islamiste

Souad Abderrahim, tête de liste du parti islamiste Ennahdha lors des récentes municipales, a été élue maire de Tunis, une première pour une femme. “J’offre cette victoire à toutes les femmes de mon pays, à toute la jeunesse et à la Tunisie”, a lancé, visiblement émue, la nouvelle édile de 53 ans, jusque-là gérante d’une entreprise pharmaceutique.

Mme Abderrahim, membre du bureau politique d’Ennahdha mais qui se définit comme indépendante, a été élue par les nouveaux conseillers municipaux, avec 26 voix contre 22 pour son principal adversaire, Kamel Idir. M. Idir. Souad Abderrahim a été élue lors d’un deuxième tour boycotté par certains élus de gauche et du centre, se refusant de voter pour l’un ou l’autre des deux partis hégémoniques, Ennahdha et Nidaa.

Parti d’inspiration islamiste et actuel allié de Nidaa Tounès au niveau national, Ennahdha était arrivé en tête dans nombre de localités lors des municipales du 6 mai, les premières depuis la révolution de 2011. A Sfax, deuxième ville du pays et grand centre économique, un proche d’Ennahdha a également été élu maire fin juin. Dans la capitale, Ennahdha était arrivé en tête mais sans majorité absolue, avec 21 sièges sur 60, lors d’un scrutin marqué par une forte abstention alimentée par les difficultés économiques persistantes et la défiance vis-à-vis des élites. A l’échelle du pays, ce sont les listes indépendantes qui ont remporté le plus grand nombre de sièges, avec 2.367 élus dans les 350 municipalités, soit 32,9%.

“Cheikha de la Médina”

Appréciée de la base d’Ennahdha, Mme Abderrahim avait siégé au sein du bloc Ennahdha à l’Assemblée Constituante de 2011 à 2014, où elle s’était taillée une réputation de moralisatrice, avant de disparaître du paysage politique, jusqu’aux municipales. La nouvelle maire de Tunis rejette l’étiquette “d’islamiste”, à l’image du parti lui-même. “Le premier dossier, ça sera l’amélioration de l’esthétique de Tunis”, a déclaré Mme Abderrahim à l’AFP.

La capitale tunisienne est notamment confrontée à un problème de gestion des déchets, qui s’est développé après la révolution de 2011. Ces élections marquent en outre le début de la décentralisation, un projet crucial dans un pays où les municipalités étaient jusque-là peu autonomes, dépendantes d’une administration centrale souvent clientéliste.

Mme Abderrahim, qui devra quitter son entreprise en vertu de la loi, devient la première “cheikh de la Médina”, le titre masculin traditionnel donné au maire de la capitale car il occupe une fonction particulière lors de certaines fêtes religieuses. Comme elle, de nombreuses femmes viennent d’accéder au pouvoir local à la faveur d’une loi très stricte sur la parité. Selon l’Instance indépendante électorale (Isie), 47% des élus sont des femmes, dont 573 sont têtes de listes (29,5% du total).

Grande Mosquée d’Alger, contrat pour Franklin France

Depuis 35 ans Franklin-France (77) a bâti sa réputation sur l’approche globale du phénomène foudre dans de nombreux secteurs d’activité  en France mais aussi et surtout à l’international. Parmi ses plus importantes réalisations, la protection du Sénat ou de l’hippodrome de Longchamp, mais aussi celles de l‘aéroport international de Tabarka, en Tunisie, du pont à haubans baptisé Pont Mohammed VI, au Maroc, ou de la tour Burj Khalifa à Dubaï, la plus grande tour du monde.

Franklin France est maintenant retenu par le gouvernement algérien et le groupe de BTP chinois en charge du chantier pour équiper la future Grande Mosquée d’Alger, qui sera la plus grande d’Afrique une fois finalisée, de paratonnerres. Pour répondre aux vœux des architectes, certains des dispositifs seront plaqués or.

Source : Actu.fr

Tunisie: Obligation de fournir le document de la déclaration douanière du pays d’exportation

Dans le cadre du renforcement du contrôle des procédures de déclarations douanières conformément aux règles de change, le Ministère du Commerce et le Ministère des Finances portent à la connaissance des importateurs des produits annexés au présent communiqué qu’ils sont appelés à fournir le document de la déclaration douanière du pays d’exportation (ou tout document équivalent délivré par les autorités officielles du pays exportateur à l’exclusion de la déclaration de transit), et ce lors du dédouanement des marchandises importées sous le régime de la mise à la consommation.

Les autorités n’acceptent que les documents rédigés ou traduits en arabe, français ou anglais.

Sont exclus du champ d’application du présent communiqué :

  • Les importations de l’État, des entreprises et établissements publics et des collectivités publiques locales ;
  • L’importation des matières premières, des produits semi-finis, des équipements et des pièces de rechange pour le secteur agricole, le secteur du tourisme et le secteur de l’artisanat ;
  • Les matières premières, les produits semi-finis, les équipements et pièces de rechange importés par les industriels et qui sont nécessaires à leurs activités ;
  • Les importations sans paiement ou sans transfert de devises ;
  • Les importations bénéficiant des avantages fiscaux telles que les importations des ambassades et instances assimilées, les importations des entreprises totalement exportatrices et les importations effectuées par des tunisiens résidants à l’étranger dans le cadre de création ou de participation à des projets ;
  • Les importations exonérées des procédures du commerce extérieur conformément aux dispositions du décret n° 94-1743 du 29 août 1994 ;
  • Les colis postaux pour lesquels les propriétaires justifient qu’ils sont dans la limite des valeurs exemptées de la présentation des déclarations douanières au pays d’exportation.

 

Une liste de produits concernés a été établie. Elle est consultable sur le lien suivant : http://www.douane.gov.tn/fileadmin/images_nouvelles/Publications_PDF/2018-03-13_Com_conjoint_MinCom_Fin.pdf

 

Source : Site de la douane tunisienne

Risque pays : rien ne va plus pour Alger et Tunis

  • La situation économique en Algérie et en Tunisie reste loin de rassurer les marchés, Euler Hermès a respectivement abaissé sa notation de C2 à C3 et de B3 à C3 pour les deux pays. Là où le cabinet s’inquiète de la dépendance aux hydrocarbures et l’absence de diversification pour Alger, alors que pour Tunis c’est la difficile application des réformes imposées par le FMI qui inquiètent.
  • Faible résilience en Algérie
  • La situation économique en Algérie est loin de rassurer les agences et cabinets de notation, en témoigne la publication des notes de risques pays et secteurs du cabinet Euler Hermès (EH), pour le premier trimestre 2018 où Alger a vu sa note passer de C2 à C3, en clair le niveau de risque a été abaissé de moyen à significatif.
  • L’assureur avait pour rappel déjà alerté Alger en 2017, sur la détérioration de ses finances publiques, la faible diversification de son économie profondément dépendante des hydrocarbures qui représentait 99% des rentrées liés à l’export en 2017. La contribution du secteur au PIB était de 40% et selon les estimations d’EH, la hausse des cours ne suffirait pas à elle seule à remettre l’économie sur les rails.
  • Pour le cabinet le modèle économique algérien a vu sa résilience particulièrement éprouvée par l’effort budgétaire consenti par les autorités depuis le printemps arabe en 2011 pour éviter toute contagion ou apparition de mouvement d’opposition. Le mystère entourant la succession du président Abdelaziz Bouteflika fait également partie des freins identifiés par EH pour la mise en place d’un nouveau cadre économique, les décisions d’investissement ou encore pourrait avoir des effets négatifs sur les échanges commerciaux du pays.
  • La Tunisie dégringole
  • Les autorités devront par ailleurs faire face à l’expansion du niveau d’endettement qui devrait atteindre 24% du PIB en 2018 et qui pourrait impacter les entreprises d’Etat. L’Algérie n’est pas l’unique pays à avoir vu sa notation baisser, la Tunisie est également dans ce cas de figure et a vu sa note chuter littéralement de B3 à C3. La décision d’EH pourrait se justifier par les dernières critiques adressées par le FMI à Tunis et le gel du programme de soutien, allant jusqu’à lui recommander de baisser la valeur de sa monnaie.
  • Le cabinet avait dès 2017 averti Tunis, sur sa trop grande dépendance à la situation dans l’euro-zone, l’explosion du déficit public ou encore une forte exposition de son secteur bancaire. La difficile application de l’austérité recommandé par le FMI par Tunis et la possible reprise des contestations populaires pourrait également avoir un effet épouvantail pour les investisseurs internationaux. Parallèlement, les réformes radicales appliquées par l’Egypte a vu son classement s’améliorer passant de C3 à C2, la Côte d’Ivoire a également enregistré la même progression, alors que le Ghana est passé de B2 à B1.
  • Source : La Tribune Afrique

Alertgasoil s’étend sur le marché africain

Alertgasoil (Marseille, France), qui propose une solution de réduction des coûts de carburant, a signé un partenariat avec Hafa France (Yvetot/76), spécialiste des huiles et lubrifiants industriels. Suite à cet accord, le système de gestion du poste carburant Alertgasoil est maintenant commercialisé dans quatre nouveaux pays africains : Maroc, Cameroun, Côte d’Ivoire et Sénégal.
Levier de compétitivité destiné aux poids-lourds, le dispositif Alertgasoil accompagne les acteurs du transport de marchandises dans l’optimisation du poste carburant. La technologie profite des outils du Big Data pour évaluer de manière très précise (et non pas théorique et souvent optimisée, comme cela est le cas lors de la sortie d’usine des véhicules) la consommation de carburant des camions, et savoir ainsi en quoi elle peut être diminuée. Les réductions observées vont jusqu’à 30 % (et autant de baisse d’émissions de CO2), pour un poste qui représente généralement de 50 à 60 % du budget des transporteurs.
Source : La Provence

Tunisie: 57.000 candidats aux municipales, dont une moitié de femmes

Plus de 57.000 Tunisiens, dont environ une moitié de femmes, se sont portés candidats pour les premières élections municipales de l’après-révolution, un scrutin attendu de longue date et prévu le 6 mai après plusieurs reports.

Pour les 350 municipalités, 2.173 listes ont été présentées, dont “177 listes de coalitions, 1.099 listes de partis et 897 listes indépendantes”, a indiqué l’Instance supérieur indépendante des élections (Isie) lors d’une conférence de presse, au lendemain de la date de clôture des candidatures.

Seuls le parti présidentiel, Nidaa Tounès, et le parti islamiste Ennahdha ont réussi à présenter des listes pour l’ensemble des municipalités, les autres partis n’étant présents que sur un tiers des municipalités ou moins.

Ennahdha a pour cela ouvert largement ses listes aux personnalités indépendantes, qui représentent environ la moitié des candidats. Le parti islamiste a ainsi indiqué avoir investi un Tunisien de confession juive, Simon Slama, sur la liste qu’il présente à Monastir, ville côtière du centre-est très disputée.

La loi prévoit notamment que les listes doivent être paritaires, avec une alternance de femmes et d’hommes sur chaque liste mais aussi sur les têtes de listes de chaque parti ou coalition.

La quasi totalité des listes respectent ces conditions, a indiqué l’Isie, soulignant néanmoins que des sanctions allant jusqu’à la disqualification seraient prises envers les listes électorales ne respectant pas cette double parité, horizontale et verticale.

“Si la tête de liste est un homme qui ne veut pas se retirer, (pour obtenir cette parité horizontale, NDLR) il y a un gros risque que cette liste tombe”, a averti Nabil Baffoun, membre de l’Isie.

Les partis et coalitions ont jusqu’au 1er mars pour amender leurs listes afin de se mettre en conformité avec la loi.

La majorité des candidats (29.660, soit 52%) a moins de 36 ans — la loi prévoit également des quotas par âge.

Espérées depuis des années, les municipales devraient ancrer le processus démocratique à l’échelon local, avec leurs milliers d’élus.

Dans la foulée du renversement du président Ben Ali en 2011, les municipalités avaient été dissoutes et remplacées par des équipes provisoires, des “délégations spéciales”, dont la gestion est parfois défaillante.

La campagne pour les municipales se déroulera du 14 avril au 4 mai, alors que le code des collectivités locales, qui doit définir les prérogatives des municipalités, est encore en discussion au Parlement.

Ce scrutin, qui verra les deux principaux partis de la coalition gouvernementale, Ennhadha et Nidaa Tounès, redevenir des adversaires dans les urnes, doit être suivi en 2019 d’élections législatives et présidentielle.

Tunisie: L’état d’urgence prolongé

L’état d’urgence, en vigueur en Tunisie depuis une série d’attentats jihadistes en 2015, a été prolongé d’un mois, a annoncé la présidence tunisienne.
Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger cette mesure d’exception jusqu’au 11 mars “après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement concernant les questions liées à la sécurité nationale et à la situation aux frontières et dans la région”, selon un communiqué de la présidence.
L’état d’urgence octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre. Il permet notamment l’interdiction des grèves et des réunions “de nature à provoquer (…) le désordre” ou encore l’adoption de mesures “pour assurer le contrôle de la presse”.
En 2015, trois attentats majeurs revendiqués par le groupe extrémiste Etat islamique (EI) ont frappé la Tunisie. L’état d’urgence est sans cesse renouvelé depuis le troisième de ces attentats, perpétré contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis (12 agents tués).
La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, lorsque des dizaines de djihadistes ont attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane (sud), à la frontière avec la Libye, pays en proie au chaos.
Les autorités tunisiennes disent avoir fait “des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme” et soulignent que la situation sécuritaire s’est largement améliorée depuis 2015, tout en continuant à appeler à la vigilance. La situation en Libye voisine reste l’une de leurs principales préoccupations, selon des responsables gouvernementaux.

Index de la Liberté Economique 2018: La Tunisie reste un pays “essentiellement non-libre” selon les néo-conservateurs américains

Bien qu’elle soit passée de la 132ème à la 99ème place, la Tunisie continue à faire partie du groupe des pays considérés comme «essentiellement non-libres».
Enfin, une -relative- bonne nouvelle : la Tunisie améliore son classement à l’Index of Economic Freedom (Index de la liberté économique) 2018, -élaboré par la Heritage Foundation-, par rapport à 2017. La Heritage Foundation est un laboratoire d’idées et lobby américain basé à Washington. Il se donne pour mission de « formuler et promouvoir des politiques publiques conservatrices sur les principes de la libre entreprise, du gouvernement limité, de la liberté individuelle, des valeurs traditionnelles américaines et d’une défense nationale forte ».
La Fondation a eu une influence prépondérante auprès de la présidence Ronald Reagan entre 1980 et 1988, et continue d’exercer un grand rôle dans la conception des politiques publiques américaines, au point d’être considérée comme l’un des plus puissants think tanks des États-Unis dits conservateurs (bien que libéral sur plusieurs points, notamment sur le plan économique), mais plutôt couramment appelé néo-conservatisme.

Dans la dernière édition de cet index, rendu public le 2 février 2018, la Tunisie fait un appréciable bond en avant de 32 places, passant de la 132ème à la 99ème, sur 180 pays. Malgré cela, elle continue à faire partie d’un des deux plus mauvais groupes de ce classement, celui des pays dits «Mostly unfree» (essentiellement non-libres), qui en compte 60. La Tunisie devra faire un autre saut en avant de deux places au moins pour passer dans la catégorie supérieure, celle des -62- pays «Moderately free» (Modérément libres).
A l’échelle du monde arabe, la Tunisie arrive loin derrière:
• les Emirats arabes unis (EAU) -10ème au plan mondial et le seul pays arabe, avec le Qatar, à figurer dans le deuxième meilleur groupe (10ème sur 28) considéré comme «Mostly Free» (essentiellement libre),
• Bahreïn (50ème),
• la Jordanie (62ème),
• le Koweït (81ème),
• le Maroc (86ème),
• Oman (93ème) et
• l’Arabie saoudite (98ème).
Elle devance neuf pays arabes:
◦ la Mauritanie (134ème),
◦ l’Egypte (139ème), et
◦ le Liban (140ème) -qui figurent avec elle dans le groupe des pays «essentiellement non libres»-,
◦ le Soudan (161ème), et
◦ l’Algérie (172ème) dans celui des pays qualifiés de «Repressed» (Refoulés),
◦ l’Irak, la Libye, la Somalie, la Syrie et le Yémen qui, eux, ne sont pas classés.
En Afrique, la Tunisie est surclassé et de loin par:
• l’Ile Maurice, 21ème à l’échelle mondiale, et le seul pays africain à figurer dans le deuxième meilleur groupe (Essentiellement libre), et
• par les dix pays listés dans celui dit «Modérément libre»:
• Botswana (35ème),
• Rwanda (39ème),
• Afrique du Sud (77ème),
• Ouganda (83ème),
• Côte d’Ivoire (85ème),
• Maroc (86ème),
• Seychelles (88ème),
• Burkina Faso (95ème), et
• Cap Vert (96ème).
Le n°1 à l’Index of Economic Freedom est
• Hong Kong (4ème en 2017). Les deux autres pays du Top 3 améliorent eux aussi leur classement par rapport à l’année écoulée :
• Singapore (2ème, 5ème l’année précédente) et
• la Nouvelle Zélande (3ème, 6ème). Ils sont suivis par
• la Suisse (4ème),
• l’Australie (5ème) et
• l’Irlande (6ème)
D’après les éditeurs de l’Index of Economic Freedom, l’économie mondiale est aujourd’hui, avec une 6ème hausse globale d’affilée de cet indice, «modérément libre». Le score moyen mondial de 61,1 enregistré cette année est le plus élevé depuis la création de l’Index il y a 24 ans.
Sur les 180 pays classés, 102 ont amélioré leurs scores, 75 ont vu les leurs baisser et 3 seulement n’ont pas changé.
La région du Moyen-Orient/Afrique du Nord n’a aucune économie totalement libre. Trois pays (Emirats Arabes Unis, Qatar et Israël) sont «essentiellement libres»). Mais la plupart des 11 autres économies classées de la région sont ou «modérément libres» ou «essentiellement non libres».