Le couturier et styliste Azzedine Alaïa est mort

Le couturier franco-tunisien, idole des fashionistas parisiennes dans les années 80-90 et connu pour ses robes ultra-moulantes, est décédé à l’âge de 77 ans.
Jamais en quelque cinquante-cinq années de carrière, le couturier Azzedine Alaïa ne se sera plié au timing infernal imposé par le calendrier officiel de la mode. Fait rare, cet épicurien a su démontrer avec talent qu’on pouvait accéder à la lumière tout en se positionnant en marge du système. Artisan des corps plus que styliste vedette, toute sa vie, Azzedine Alaïa aura conservé ce goût du travail parfaitement exécuté et de l’indépendance face au nouveau marchandage publicitaire qui fait rage chez ses concurrents. Hommage à cet ovni de la mode qui vient de nous quitter. Victime d’une chute il y a une dizaine de jours, Azzedine Alaïa avait été transporté à l’hôpital Lariboisière à Paris. Plongé dans le coma il est décédé dans la nuit de vendredi à samedi à l’âge de 77 ans.
Le sculpteur d’Arletty
Débarqué à Paris dans les années 60 à l’issue de la guerre d’Algérie, le jeune couturier franco-tunisien intègre immédiatement la maison Dior sous l’égide d’Yves Saint Laurent, nouveau maître des lieux à la suite de la disparition de Christian Dior. Renvoyé cinq jours plus tard, faute de papiers en règle, Azzedine Alaïa poursuit sa formation chez Guy Laroche et Thierry Mugler, avant de se constituer une clientèle privée dans son petit atelier de la rue de Bellechasse. Robes sculpturales, lignes moulantes, matières près du corps, tailles soulignées par des coupes en biais, fourreaux…, l’architecte des corps est né. Vêtu de son invariable costume chinois noir, Azzedine Alaïa se fait l’artisan de la féminité exacerbée et cela ne surprend pas ses clientes d’apprendre que le jeune prodige a étudié la sculpture aux Beaux-Arts de Tunis. Entre autres, l’actrice Arletty raffole de ses créations, tout particulièrement de la célèbre petite robe noire zippée créée pour elle vers 1970. En quelques années, Azzedine Alaïa est devenu le virtuose de la couture et c’est encouragé par son ami Thierry Mugler qu’il consent à monter sa propre maison de couture.
L’anticonformiste
1980 marque l’année de la création de la maison Azzedine Alaïa. Âgé de quarante ans, le couturier continue à explorer la construction du vêtement et à travailler des matières toujours plus innovantes. Ses mannequins fétiches s’appellent Naomi Campbell, Linda Evangelista ou encore Stephanie Seymour et ses muses sont deux figures emblématiques des années 80 : l’actrice Grace Jones et la mannequin d’origine algérienne, amie de Carla Bruni, Farida Khelfa (ci-dessous).

Ses robes se vendent comme des petits pains et toutes les femmes du monde rêvent de porter du Alaïa, à l’instar de Tina Turner et de sa robe en perles et or. En 1985, deux oscars de la mode viennent récompenser son travail acharné. Mais Azzedine Alaïa, peu friand du cirque médiatique, se prête difficilement au jeu des interviews et préfère les défilés intimistes de dernière minute aux shows spectaculaires qui font rage dans le Tout-Paris des années 90. Le couturier communique peu, se fait rare et refuse d’entrer dans le moule étroit du système du calendrier officiel de la mode. Azzedine Alaïa ne présente ses collections qu’une fois que celles-ci sont parfaitement terminées, refusant de se plier au timing de l’intangible agenda. Certains journalistes commencent alors à lui tourner le dos, prétextant que ses créations sont trop élitistes et ne laissent pas droit à l’erreur.
Malgré cette période critique, Azzedine Alaïa reste une figure incontournable de la mode internationale et, sans jamais avoir investi une page de publicité dans un magazine, ses créations se retrouvent tout de même sur papier glacé. En 2011, la maison Dior lui proposa même de reprendre du service en prenant la succession de John Galliano. Esprit libre opposé aux diktats de la mode actuelle, il refuse.
À l’heure de la disparition du « petit » couturier, une question subsiste : que va devenir la maison Alaïa sans Azzedine, le trublion de la mode qui faisait l’âme de cette maison et le charme de la mode parisienne à contre-courant ?

Un chercheur marocain a trouvé une alternative naturelle aux antibiotiques

Professeur en biologie à l’université de Fès, Adnane Remmal a reçu le prix de l’inventeur 2017 de l’Office européen des brevets. Il est parvenu à “redynamiser” des antibiotiques rendus inopérants par la résistance bactérienne grâce… aux huiles essentielles. Il vise, à terme, à les remplacer par ces extraits de plantes.

Portrait par Nina Godard

Adnane Remmal est le premier ressortissant du continent africain à être nominé, et a fortiori primé, par l’Office européen des brevets. Le chercheur marocain vient de  recevoir le prix du public de l’Inventeur 2017. Son invention, un médicament à base d’huiles essentielles qui règle le problème de la résistance grandissante des bactéries aux antibiotiques, va sans doute révolutionner la façon dont on se soigne dans le monde entier.

Genèse d’une innovation majeure

“En 1987, j’étais un jeune chercheur en PhD au centre d’Orsay à Paris. À la fin de mes études, mon tuteur insistait lourdement pour que je reste travailler avec lui, raconte Adnane Remmal. Il me disait qu’il connaissait le ministre de l’Intérieur de l’époque, qu’obtenir un visa serait une formalité. Mais je m’étais engagé envers moi-même à revenir au Maroc faire bénéficier mon pays de mes nouvelles compétences. Donc je suis rentré”.

S’il était resté, il n’aurait jamais entamé son travail sur la bactériologie. En France, le jeune chercheur s’était en effet spécialisé dans l’hypertension artérielle, objet de sa thèse. Mais lorsqu’il rentre au Maroc, les laboratoires de recherche lui disent n’avoir pas besoin de chercheur sur cette thématique. Pour eux, les Marocains qui souffrent d’hypertension artérielle ont surtout besoin de prévention pour comprendre quels comportements génèrent ces symptômes. En revanche, ce dont le pays a vraiment besoin, lui explique-t-on, c’est de lutter contre les infections. Des chirurgiens dépités lui racontent qu’ils réalisent des prouesses chirurgicales au bloc, pour finalement perdre leur patient d’une infection nosocomiale contre laquelle les antibiotiques sont devenus inopérants.

Adnane Remmal repense à Pasteur, à Flemming, au phénomène de résistance des bactéries qui inquiète de plus en plus l’Organisation mondiale de la santé. Alors il se met à la biologie. Première question: comment combattre cette résistance bactérienne? En remplaçant les antibiotiques, se dit le chercheur. Par quoi? Les huiles essentielles bien sûr. Un raisonnement logique au Maroc où, “lorsqu’on est malade, avant de se rendre à la pharmacie ou chez le docteur, on essaie d’abord les huiles essentielles”, explique Fadoua Misk, journaliste marocaine.

Huiles essentielles

Adnane Remmal rencontre un autre chercheur, spécialiste des huiles essentielles, et un chimiste, que le sujet intéresse lui aussi. Ensemble, ils étudient de près ces essences pour en identifier les “principes actifs”, c’est-à-dire la molécule qui fait le travail. Ensuite, ils s’intéressent à comment agissent ces molécules. Ils se rendent compte qu'”un antibiotique fonctionne comme une clé qui ouvre une serrure. Si la bactérie mute, la serrure a changé, la clé ne sert plus à rien”, décrit le chercheur. D’un autre côté, les principes actifs des huiles essentielles, eux, sont “comme un gros marteau qui casse la porte”. En “dopant” l’antibiotique aux huiles essentielles, Remmal a inventé une clef qui ne se contente pas d’ouvrir la porte, mais qui la démolit. Une nouvelle molécule qui a “un maximum d’effet avec un minimum de dose, et aucun effet secondaire”, se félicite le chercheur.

Après plus de 10 ans de recherche, le laboratoire pharmaceutique marocain Sothema a accepté d’investir pour transformer le principe actif découvert par Remmal en médicament. Sa technologie est brevetée, les essais cliniques sont lancés. Ils touchent désormais à leur fin et devraient permettre la commercialisation du médicament au plus tard début 2018. Il deviendra le premier médicament 100% marocain.

Entre temps, le chercheur est devenu une sommité dans son pays, et a porté le Maroc à la pointe de la recherche biologique. “J’ai semé une graine qui est devenue un grand arbre qui fait des fruits. J’ai supervisé 26 thésards en tout, et 12 étudiants vont soutenir la leur cette année. Il y a beaucoup de volontaires, des jeunes de tout le pays qui me contactent pour venir travailler avec moi”, s’enthousiasme Adnane Remmal. Professeur de biologie à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, il bichonne ces jeunes: “Ce sont eux qui ont les idées. Je leur répète de ne surtout pas s’autocensurer: les meilleures idées sont à chercher dans les idées folles”.

Très surveillé

Des étudiants qui lui apportent bien plus que des idées. “Certains de mes thésards travaillent pour les big pharmas. Ils m’ont rapporté que j’étais sous microscope, très surveillé par les grands labos”. À plusieurs reprises, ils ont tenté de lui racheter son brevet, mais le chercheur a refusé. Ils ont même essayé de le faire par moyen détourné: en lui proposant un contrat de financement de ses recherches, dont une clause prévoyait l’hypothèque de son brevet. Là encore, le chercheur a décliné.

Ces laboratoires ont du souci à se faire. Aujourd’hui, le médicament d’Adnane Remmal combine huiles essentielles et antibiotiques. Mais demain, avec l’avancée de ses recherches, les principes actifs d’huiles essentielles pourraient tout simplement remplacer ces médicaments traditionnels, qui rapportent encore des sommes folles à l’industrie pharmaceutique.

La disparition des antibiotiques est d’autant plus probable qu’Adnane Remmal a déjà trouvé comment s’en passer dans l’élevage d’animaux. Il a développé des compléments alimentaires uniquement à base d’extraits de plantes, qui remplacent les antibiotiques auparavant déversés en masse dans les râteliers des vaches, poules et autres moutons pour prévenir les épizooties.

Tout le monde est content… sauf les grands labos

Ces additifs alimentaires naturels, commercialisés via sa société Advanced Scientific Developments, rencontrent un franc succès: “L’éleveur est ravi parce que ça marche beaucoup mieux que les antibiotiques, tout en coûtant beaucoup moins cher”, affirme le chercheur. Le consommateur final aussi est content. Il trouve que la viande a meilleur goût, a en croire Remmal. Et puisqu’elle n’est plus bourrée d’antibiotiques, elle est moins susceptible d’abaisser encore l’efficacité de ceux dont il aura besoin lorsqu’il sera malade. L’abus d’antibiotiques dans l’élevage intensif serait selon l’OMS une cause majeure de la résistance grandissante des bactéries.

Ces suppléments alimentaires pour bétail ont valu à Adnane Remmal de recevoir le prix de l’Innovation pour l’Afrique en 2015. S’y ajoute désormais le prix de l’OEB. Une reconnaissance internationale dont se félicite le chercheur parce que grâce à elle, son statut de scientifique n’est plus remis en cause nulle part: “Je ne suis plus l’herboriste du coin”. Prochaine étape: trouver des fonds pour créer un institut de recherche privé, “pour ceux qui veulent travailler en dehors des tracasseries administratives”.

Un des “héros” du Thalys va participer à “Danse avec les stars”

Il peut empêcher une fusillade dans un train, mais sait-il danser? Alek Skarlatos, l’un des trois “héros” américains ayant maîtrisé un homme armé dans un Thalys il y a deux semaines, va participer à la version américaine de “Danse avec les stars”.

 

Le jeune homme, qui avec ses deux amis a récemment reçu la Légion d’honneur pour son intervention dans le Thalys Amsterdam-Bruxelles-Paris, est le dernier concurrent a avoir été révélé mercredi dans un tweet par l’émission de télé-réalité de la chaîne ABC.

Monde politico-médiatique

Le télé-crochet, qui met en compétition plusieurs célébrités dans un concours de danse, doit débuter le 14 septembre et accueillera notamment l’actrice australienne Bindi Irwin ou encore l’acteur et producteur américain Gary Busey.

 

Avec Spencer Stone, 23 ans, Anthony Sadler, 23 ans également, ainsi qu’un autre passager britannique de 62 ans, Alek Skarlatos a maîtrisé un jeune Marocain qui avait ouvert le feu dans un train qui se dirigeait vers Paris, le 22 août, empêchant un potentiel carnage.

 

L’armée de terre américaine avait indiqué la semaine dernière qu’elle allait décerner à M. Skarlatos, membre de la Garde nationale de l’Oregon, la Médaille du Soldat (Soldier’s Medal), sa plus haute distinction hors conflit, “pour héroïsme extraordinaire au-delà de l’appel au devoir”.

Une Américaine interdit l’entrée de son stand de tir aux musulmans

Jan Morgan affirme avoir reçu le soutien de plusieurs responsables politiques, dont Herman Cain, ancien candidat à la Maison Blanche.

«Chaque jour… Partout dans le monde… Des musulmans tuent des innocents au nom d’Allah et de leur prophète pédophile et meurtrier Mahomet.» Jan Morgan a donc décidé d’interdire l’entrée de son stand de tir à tous les musulmans pour des raisons de «sécurité publique». «Etant donné que je n’ai aucun moyen de faire la différence entre un musulman qui tue au nom de sa religion et du Coran, et un qui ne le fera pas, j’ai fait le choix de la sécurité pour mes clients, comme je le ferais face à n’importe quelle personne qui décide de prendre part à une organisation qui lui ordonne de commettre des crimes contre des innocents», peut-on lire sur sa page Facebook qui compte plus de 125 000 abonnés.

Cette Texane dirige The Gun Cave, l’un «des rares stands de tir en interieur de tout l’Etat de l’Arkansas», et est la fondatrice du Firearms Training Program for Women («programme d’entraînement au tir pour les femmes»). Elle est aussi politiquement très engagée et a récemment été élue première «Rock Star conservatrice» par Red White and Blue News pour son site internet.

L’autoproclamée «défenseuse du second amendement» qui garantit pour tout citoyen américain le droit de porter une arme, revendique dans une interview donnée à Fox News une augmentation de 400% de sa clientèle depuis la mise en place de l’interdiction. «Les gens sont en contact avec des armes à feu mortelles, explique-t-elle. Je ne vais pas laisser un nazi ou un membre du Ku Klux Klan tirer ici.»

DISCRIMINATION RACIALE ET RELIGIEUSE

Sur cette même page, elle s’enorgueillit du fait que le chef de la police envoie sa femme prendre des cours dans son stand. Dans un autre post, elle affirme avoir reçu le soutien de nombreux républicains «haut placés» comme Herman Cain. L’ancien candidat à la Maison Blanche a confié dans un enregistrement radio «ne pas la blâmer» :

Le Conseil des relations américano-musulmanes (Cair) a décidé de saisir le ministre de la Justice, Eric Holder, accusant Jan Morgan d’enfreindre la loi constitutionnelle sur la discrimination raciale et religieuse.

«PAS MUSULMAN, JUSTE BASANÉ»

Jan Morgan estime que son interdiction n’est pas anticonstitutionnelle étant donné qu’elle comprend tout à fait que «tous les musulmans ne sont pas des terroristes». Cependant, la semaine dernière, un père et son fils expliquent s’être fait mettre à la porte du stand de tir en question malgré le fait qu’ils soient tous deux Hindous. «Mon père et moi venons juste de nous faire sortir du stand de tir qui interdit les musulmans. Je ne suis pas musulman, je suis juste basané», tweet le fils.

Le département de la justice se refuse à tout commentaire sur l’affaire, mais l’Union américaine de libertés civiles de l’Arkansas a déclaré qu’elle serait «plus qu’heureuse» d’aider n’importe quel client rejeté à intenter une action en justice contre Jan Morgan.


HALAL TEST. Le « Halal Test » ou comment savoir s’il y a du porc dans votre plat favori

Pour faciliter la vie des musulmans, le « Halal Test » détecte la présence dans les aliments des produits interdits par la religion.

Halal ou non? Pas toujours facile pour les musulmans de s’y retrouver. Deux jeunes français (Abderrahmane Chaoui, 25 ans, et Vital Julien, 27 ans) ont donc eu l’idée de commercialiser un produit permettant de détecter la présence de porc ou d’alcool dans les aliments. Il est vendu, à l’unité, au prix de 6,90 euros, un tarif relativement élevé.

Le principe est plutôt simple: on plonge une bandelette dans les aliments, préalablement versés dans un tube avec quelques gouttes d’eau chaude. « Une première barre se dessine alors sur la bandelette… Et, si une deuxième apparaît, c’est que le mélange contient du porc », explique Abderrahmane Chaoui, cofondateur de la marque, à l’Obs.

Le scandale de la viande de cheval

C’est après plusieurs scandales alimentaires, dont celui de la viande de cheval, que les deux jeunes hommes ont décidé de lancer leur projet. Les saucisses de volaille Knacki Herta, pourtant certifiées halal, avaient par exemple été retirées du marché début 2011. Ce fut l’élément déclencheur. « On a pris conscience qu’un doute existe en permanence pour les consommateurs, que ce soit chez eux ou au restaurant. »

Aujourd’hui, les deux jeunes hommes espèrent pouvoir se développer dans des pays comme l’Algérie. Ils lanceront aussi d’ici quelques semaines un produit permettant de détecter les traces d’allergènes dans la nourriture.

Source  allainjules.com


L’Algérie, deuxième pays consommateur d’alcool au Maghreb après la Tunisie

Bien que sa consommation reste peu importante, l’Algérie est le deuxième pays consommateur d’alcool au Maghreb, selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’OMS rapporte qu’en 2010, 75% des hommes et 87.6% des femmes de la population totale ne boivent pas d’alcool. 11.5% des hommes et 7.4% des femmes avaient arrêté depuis 12 mois.

Cependant cette consommation dépasse celle du Maroc, dans un classement surplombé par la Tunisie.

En 2010, les Algériens ont enregistré un taux de consommation d’un litre par habitant, tandis que les Marocains ont atteint la moyenne de 0.9 litre. L’étude souligne une baisse sensible de 0.6 litre chez ceux-ci, constatant la stagnation de la consommation algérienne entre 2003 et 2010.

Chez les personnes consommatrices, cette dernière s’était établie à 10.9 litres d’alcool durant la même période. Les hommes avaient atteint 11.8 litres, et les femmes 8.5 litres.

Concernant la prévalence de la consommation excessive d’alcool, elle s’est chiffrée à 0.7% chez l’ensemble des hommes de la population, et à 5.5% chez les hommes consommateurs.

En revanche, elle n’a atteint qu’un pourcentage minime de 0.1% chez les femmes de la population totale, et de 2.2% chez les femmes buveuses.

La bière, boisson alcoolisée préférée des Algériens

D’après le même document, la bière est la boisson alcoolisée la plus consommée en Algérie. Elle représente 63% de la consommation signalée per capita. Le vin représente 35%, alors que les autres types d’alcool n’atteignent que 2%.

Pourtant, les eaux-de-vie et le vin constituaient les boissons alcoolisées les plus consommées après l’Indépendance. L’économie vinicole a entamé une forte dégringolade en 1970, avec l’absence d’un marché intérieur et la crise diplomatique algéro-française, suivant la nationalisation des hydrocarbures.

 

 

Des chiffres surprenants

En 2012, le nombre de décès lié à la consommation d’alcool s’est chiffré à 11.8 hommes et à 9.7 femmes, sur un échantillon de 100 000 personnes. Les maladies attribuables à la consommation d’alcool, notamment la cirrhose, ont touché 6.5% des buveurs et 21.8% des buveuses algériennes.

Au cours de la même période, les accidents routiers liés à la consommation d’alcool ont provoqué la mort de 35 hommes buveurs et de 12.6 femmes consommatrices, sur le même échantillon.

Des politiques contradictoires

L’importation, la vente et la consommation sont soumis à la régulation étatique. Selon l’OMS, le gouvernement impose des taxes sur les boissons alcoolisées et des restrictions contre toute activité illégale pour les dépositaires et les bars.

Les autorités algériennes réglementent notamment la publicité en faveur de l’alcool, et procéderait à la sensibilisation contre les risques liés à la consommation alcoolique.

Toutefois, l’Algérie ne disposerait pas de systèmes de contrôle, ni d’établissements de soutien aux personnes dépendantes.

L’alcoolémie maximale autorisée en Algérie est à 0.02% selon le même rapport. L’âge minimal pour la vente ou l’achat de boissons alcoolisées est, quand à lui, fixé à 19 ans.

 

Une “quenelle” trouble un direct de BFMTV avant le match France-Allemagne

Un homme s’est glissé en plein direct sur BFMTV pour faire le geste de la “‘quenelle”, signe distinctif des sympathisants de l’humoriste le plus regardé de France, Dieudonné.

Le direct d’avant-match de BFMTV ne s’est pas déroulé comme prévu. Lors d’une interview de Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, juste avant la rencontre France-Allemagne,  un homme est intervenu en plein direct. En arrière-plan, on distingue l’homme, ananas à la main, faire des “quenelles”, ce geste distinctif des fans de Dieudonné. Une seule personne est intervenue au bout de plusieurs longues minutes.


Une septuagénaire algérienne tue son mari et cuit ses organes

  • Une septuagénaire interpellée le 22 mai pour le meurtre de son mari de 80 ans à Longwy (Meurthe-et-Moselle), avait été jusqu’à cuisiner dans une casserole le coeur, le nez et les organes génitaux de la victime, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

 

Les faits s’étaient produits dans la nuit du 21 au 22 mai dans une maison ouvrière. La femme, âgée de 71 ans, avait été interpellée dans la matinée, les vêtements souillés de sang et de restes biologiques de son mari.

 

Les enquêteurs avaient constaté que la victime avait été tuée à coups de pilon de mortier à épices, avant d’être dépecée et éviscérée.

 

L’enquête a depuis permis d’établir que la meurtrière présumée avait fait “cuire le coeur, le nez et les organes génitaux dans une casserole, mais on ne sait pas si elle les a mangés”, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. “C’est Hannibal Lecter au féminin”, a commenté cette source.

 

“Manifestement, on est face à une crise de folie, non pas douce, mais furieuse”, a commenté l’avocate de la suspecte, Me Caroline Depretz, qui a indiqué que sa cliente souffrait “de troubles délirants”.

 

C’est une voisine, chez qui la meurtrière présumée s’était rendue peu après le drame, qui avait alerté les forces de l’ordre.

Maroc: forte hausse du mariage des mineures

Le mariage de mineures a connu une hausse significative au Maroc depuis l’instauration du nouveau code de la famille en 2004, plus de 35.000 cas ayant été recensés en 2013, a indiqué le ministre de la Justice, Mustapha Ramid.

 

Si ce code (“Moudawana”) interdit le mariage pour toute personne de moins de 18 ans, il offre la possibilité à un juge de déroger à la règle, sans limite d’âge.

 

De 18.341 en 2004, le nombre de mariage de mineures a ainsi atteint 35.152 l’an dernier, a relevé mercredi M. Ramid, issu du parti islamiste Justice et développement (PJD) lors d’un séminaire intitulé “Dix ans après l’application du Code de la famille: bilan et perspectives”.

 

Citée par l’agence MAP, la ministre de la Famille, Bassima Hakkaoui, également issue du PJD, a noté que ces cas représentaient quelque 10% du total des actes de mariage.

 

Ce chiffre de quelque 35.000 mariages de mineures est stable sur les dernières années, mais la Haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, Navi Pillay, qui achevait jeudi une visite au Maroc, s’est elle-même inquiétée du phénomène.

 

“Nous avons reçu des rapports selon lesquels des exceptions sont souvent accordées par des juges (…). Cela est contraire aux dispositions de la Convention sur les droits de l’enfant”, a-t-elle noté lors d’une conférence de presse à Rabat.

 

Le Parlement marocain s’est penché l’an dernier sur cette question du mariage des mineures, sans parvenir à un accord sur un amendement.