France-Maroc: Signature à Rabat de plusieurs accords de coopération bilatérale

Le Maroc et la France ont signé, à Rabat, plusieurs accords touchant à divers domaines de la coopération bilatérale, qui ne manqueront pas de donner davantage d’élan au partenariat qui lient les deux pays.
Signés lors d’une cérémonie présidée par le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Otmani et le Premier ministre français, Édouard Philippe, dans le cadre de la 13ème Rencontre de Haut Niveau Maroc-France, ces accords concernent plusieurs domaines, dont la réforme de l’administration, l’infrastructure portuaire, l’emploi, l’éducation, la jeunesse et l’art et la culture.

Il s’agit en effet d’une déclaration d’intention relative à la coopération dans le domaine du numérique, signée par Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique et Benjamin Griveaux, Secrétaire d’Etat français auprès du ministre de l’Economie et des Finances.

Deux autres déclarations d’intention, relatives au volet institutionnel de la coopération dans le domaine portuaire et maritime et au volet industriel de la coopération en matière des infrastructures portuaires et industrie navale, ont été signées par Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau et Elisabeth Borne, ministre française chargée des Transports.

Un chercheur marocain a trouvé une alternative naturelle aux antibiotiques

Professeur en biologie à l’université de Fès, Adnane Remmal a reçu le prix de l’inventeur 2017 de l’Office européen des brevets. Il est parvenu à “redynamiser” des antibiotiques rendus inopérants par la résistance bactérienne grâce… aux huiles essentielles. Il vise, à terme, à les remplacer par ces extraits de plantes.

Portrait par Nina Godard

Adnane Remmal est le premier ressortissant du continent africain à être nominé, et a fortiori primé, par l’Office européen des brevets. Le chercheur marocain vient de  recevoir le prix du public de l’Inventeur 2017. Son invention, un médicament à base d’huiles essentielles qui règle le problème de la résistance grandissante des bactéries aux antibiotiques, va sans doute révolutionner la façon dont on se soigne dans le monde entier.

Genèse d’une innovation majeure

“En 1987, j’étais un jeune chercheur en PhD au centre d’Orsay à Paris. À la fin de mes études, mon tuteur insistait lourdement pour que je reste travailler avec lui, raconte Adnane Remmal. Il me disait qu’il connaissait le ministre de l’Intérieur de l’époque, qu’obtenir un visa serait une formalité. Mais je m’étais engagé envers moi-même à revenir au Maroc faire bénéficier mon pays de mes nouvelles compétences. Donc je suis rentré”.

S’il était resté, il n’aurait jamais entamé son travail sur la bactériologie. En France, le jeune chercheur s’était en effet spécialisé dans l’hypertension artérielle, objet de sa thèse. Mais lorsqu’il rentre au Maroc, les laboratoires de recherche lui disent n’avoir pas besoin de chercheur sur cette thématique. Pour eux, les Marocains qui souffrent d’hypertension artérielle ont surtout besoin de prévention pour comprendre quels comportements génèrent ces symptômes. En revanche, ce dont le pays a vraiment besoin, lui explique-t-on, c’est de lutter contre les infections. Des chirurgiens dépités lui racontent qu’ils réalisent des prouesses chirurgicales au bloc, pour finalement perdre leur patient d’une infection nosocomiale contre laquelle les antibiotiques sont devenus inopérants.

Adnane Remmal repense à Pasteur, à Flemming, au phénomène de résistance des bactéries qui inquiète de plus en plus l’Organisation mondiale de la santé. Alors il se met à la biologie. Première question: comment combattre cette résistance bactérienne? En remplaçant les antibiotiques, se dit le chercheur. Par quoi? Les huiles essentielles bien sûr. Un raisonnement logique au Maroc où, “lorsqu’on est malade, avant de se rendre à la pharmacie ou chez le docteur, on essaie d’abord les huiles essentielles”, explique Fadoua Misk, journaliste marocaine.

Huiles essentielles

Adnane Remmal rencontre un autre chercheur, spécialiste des huiles essentielles, et un chimiste, que le sujet intéresse lui aussi. Ensemble, ils étudient de près ces essences pour en identifier les “principes actifs”, c’est-à-dire la molécule qui fait le travail. Ensuite, ils s’intéressent à comment agissent ces molécules. Ils se rendent compte qu'”un antibiotique fonctionne comme une clé qui ouvre une serrure. Si la bactérie mute, la serrure a changé, la clé ne sert plus à rien”, décrit le chercheur. D’un autre côté, les principes actifs des huiles essentielles, eux, sont “comme un gros marteau qui casse la porte”. En “dopant” l’antibiotique aux huiles essentielles, Remmal a inventé une clef qui ne se contente pas d’ouvrir la porte, mais qui la démolit. Une nouvelle molécule qui a “un maximum d’effet avec un minimum de dose, et aucun effet secondaire”, se félicite le chercheur.

Après plus de 10 ans de recherche, le laboratoire pharmaceutique marocain Sothema a accepté d’investir pour transformer le principe actif découvert par Remmal en médicament. Sa technologie est brevetée, les essais cliniques sont lancés. Ils touchent désormais à leur fin et devraient permettre la commercialisation du médicament au plus tard début 2018. Il deviendra le premier médicament 100% marocain.

Entre temps, le chercheur est devenu une sommité dans son pays, et a porté le Maroc à la pointe de la recherche biologique. “J’ai semé une graine qui est devenue un grand arbre qui fait des fruits. J’ai supervisé 26 thésards en tout, et 12 étudiants vont soutenir la leur cette année. Il y a beaucoup de volontaires, des jeunes de tout le pays qui me contactent pour venir travailler avec moi”, s’enthousiasme Adnane Remmal. Professeur de biologie à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, il bichonne ces jeunes: “Ce sont eux qui ont les idées. Je leur répète de ne surtout pas s’autocensurer: les meilleures idées sont à chercher dans les idées folles”.

Très surveillé

Des étudiants qui lui apportent bien plus que des idées. “Certains de mes thésards travaillent pour les big pharmas. Ils m’ont rapporté que j’étais sous microscope, très surveillé par les grands labos”. À plusieurs reprises, ils ont tenté de lui racheter son brevet, mais le chercheur a refusé. Ils ont même essayé de le faire par moyen détourné: en lui proposant un contrat de financement de ses recherches, dont une clause prévoyait l’hypothèque de son brevet. Là encore, le chercheur a décliné.

Ces laboratoires ont du souci à se faire. Aujourd’hui, le médicament d’Adnane Remmal combine huiles essentielles et antibiotiques. Mais demain, avec l’avancée de ses recherches, les principes actifs d’huiles essentielles pourraient tout simplement remplacer ces médicaments traditionnels, qui rapportent encore des sommes folles à l’industrie pharmaceutique.

La disparition des antibiotiques est d’autant plus probable qu’Adnane Remmal a déjà trouvé comment s’en passer dans l’élevage d’animaux. Il a développé des compléments alimentaires uniquement à base d’extraits de plantes, qui remplacent les antibiotiques auparavant déversés en masse dans les râteliers des vaches, poules et autres moutons pour prévenir les épizooties.

Tout le monde est content… sauf les grands labos

Ces additifs alimentaires naturels, commercialisés via sa société Advanced Scientific Developments, rencontrent un franc succès: “L’éleveur est ravi parce que ça marche beaucoup mieux que les antibiotiques, tout en coûtant beaucoup moins cher”, affirme le chercheur. Le consommateur final aussi est content. Il trouve que la viande a meilleur goût, a en croire Remmal. Et puisqu’elle n’est plus bourrée d’antibiotiques, elle est moins susceptible d’abaisser encore l’efficacité de ceux dont il aura besoin lorsqu’il sera malade. L’abus d’antibiotiques dans l’élevage intensif serait selon l’OMS une cause majeure de la résistance grandissante des bactéries.

Ces suppléments alimentaires pour bétail ont valu à Adnane Remmal de recevoir le prix de l’Innovation pour l’Afrique en 2015. S’y ajoute désormais le prix de l’OEB. Une reconnaissance internationale dont se félicite le chercheur parce que grâce à elle, son statut de scientifique n’est plus remis en cause nulle part: “Je ne suis plus l’herboriste du coin”. Prochaine étape: trouver des fonds pour créer un institut de recherche privé, “pour ceux qui veulent travailler en dehors des tracasseries administratives”.

Maroc, l’inauguration du plus grand parc solaire du monde ajournée sans explication

L’agence de communication qui organisait l’inauguration pour l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen) n’a donné aucune explication sur les causes de ce report. Mais, pour le site marocain Telquel.ma cette annulation de dernière minute s’explique par une réorganisations globale dans le domaine des énergies renouvelables, notamment en prévision de la 22e conférence mondiale sur le climat prévue à la fin de l’année 2016.

Situé aux portes du désert du Sahara, Noor-1 doit permettre au royaume marocain de réduire de manière conséquente ses émissions de gaz à effet de serre. Avec une capacité de production de 160 mégawatts, le ministère de l’Énergie estime que ce complexe devrait permettre d’éviter l’émission de 240.000 tonnes de CO2 par an.

Noor-1 constitue la première phase d’un projet gigantesque qui devrait naître à Ouarzazate. Le Maroc le présente comme le plus grand parc solaire du monde doté d’une capacité de 580 megawatts.

Le Royaume, qui ne possède pas de réserves en hydrocarbures mais un fort taux d’ensoleillement, a développé un ambitieux plan de développement des énergies renouvelables qui doit lui permettre de subvenir à 42% de ses besoins énergétiques à l’horizon 2020.

Dans ce cadre, le roi Mohammed VI avait lancé en mai 2013 les travaux de la première phase de Noor, d’un coût de 600 millions d’euros. Suivront les parcs Noor 2 et 3 en 2016 et 2017 tandis que l’appel d’offres a été ouvert pour Noor 4.


Maroc : acteur de référence en énergie solaire

Avec 5 à 7 kilowatts d’énergie solaire au mètre carré, l’Afrique possède une ressource inépuisable pour éclairer ses villes et ses villages. Plusieurs pays misent désormais sur le solaire pour développer leurs économies. C’est le cas du Maroc qui a mis en chantier les plus grandes centrales solaires du continent. Août 2015 : c’est la date annoncée par Rabat pour la mise en service de la première phase du complexe solaire Noor. Un vaste projet de développement du solaire comprenant cinq parcs pour un coût de sept milliards d’euros. La première centrale de Ouarzazate Noor 1 qui sera bientôt opérationnelle a été construite aux portes du Sahara dans le sud du pays. Elle produira 160 mégawatts pour un investissement de 600 millions d’euros. La deuxième phase du projet sera lancée avec la mise en chantier des centrales Noor 2 et Noor 3, d’une capacité de 500 MW. La fin des travaux est prévue en 2017. Les cinq grandes centrales solaires marocaines auront une capacité cumulée de 2000 MW. L’objectif du Maroc est d’arriver à couvrir 42% de ses besoins à l’aide de l’énergie renouvelable à l’horizon 2020.

Source :  geopolis.francetvinfo.fr

Maroc : lancement d’un programme de formation TIC pour la jeunesse

Le Digital Jobs for Moroccan Youth, initié avec Education for Employment (EFE) Maroc, constitue un premier pas pour la Fondation Rockefeller dans le Royaume et vers le projet ‘Digital Jobs Africa’.

Maroc: l’énergie éolienne en plein développement

L’énergie éolienne est en pleine expansion au Maroc, en particulier dans la région de Tarfaya (sud-ouest), où le plus grand parc d’Afrique, d’une puissance de 300 mégawatts, doit entrer en service en 2014.

Dépourvu à ce jour d’importantes réserves en hydrocarbures, le royaume s’est fixé pour objectif de couvrir 42% de ses besoins grâce aux énergies renouvelables en 2020, et a mis sur pied un programme visant à produire 4.000 mégawatts (MW).

La moitié de cette production doit être fournie par l’énergie solaire: début mai, le premier des cinq projets de parc, près de Ouarzazate (sud), a été officiellement lancé. Son entrée en fonction est prévu à partir de 2015.

Un vaste chantier

L’éolien doit fournir les 2.000 mégawatts restants, et semble en cela avoir pris une longueur d’avance: si plusieurs régions sont concernées, le sud-ouest du Maroc et son bord de mer désertique battu par les vents constitue d’ores et déjà un vaste chantier.

A Tarfaya, où doit voir le jour le plus grand parc du continent, le projet dirigé par le groupe français GDF Suez en partenariat avec la société locale Nareva Holding ne fait certes, lui aussi, que débuter.

“La construction a démarré fin décembre 2012. Mais la première tranche, de 50 MW, sera en service dès janvier”, assure à l’AFP Francis Schang, responsable chez Siemens, un des groupements chargés de réaliser les travaux.

“C’est un projet TGV”, poursuit-il. D’ici la fin 2014, les 131 éoliennes géantes de 80 mètres devraient avoir garni le paysage désertique, afin de parvenir à une production de 300 MW, de quoi subvenir aux besoins de plusieurs centaines de milliers d’habitants, note-t-il.

“Maintenance accrue”

D’un coût de près de 500 millions d’euros, le parc de Tarfaya, qui s’étendra sur près de 20 km, devrait permettre “d’éviter des émissions de CO2 à hauteur de la quantité absorbée par 150 millions d’arbres”, ajoute Boutaïna Sefiani, la chef de projet.

Sa principale contrainte, toutefois, “c’est le sable, ou plus précisément la poussière”, relève M. Schang. “Cela va demander une maintenance accrue, avec un traitement d’étanchéité particulier.”

A une centaine de kilomètres plus à l’est, le parc éolien d’Akhfennir, plus modeste, est déjà bien avancé.

Dressées sur un plateau de pierres et de sable, où seuls errent quelques troupeaux de chameaux et leurs gardiens, une cinquantaine de turbines tournent déjà à plein régime.

Une dizaine d’autres éoliennes doivent entrer en fonction en juin, permettant d’atteindre une capacité de production de 100 MW, souligne Mohamed Ben Osmane, chef de projet pour Energie éolienne du Maroc (EEM), tout en précisant que la capacité du site devrait doubler à terme.

Sur l’ensemble du Maroc, “entre ce qui est déjà opérationnel et ce qui est en cours de construction, nous atteignons pour l’éolien les 1.000 MW”, résume pour l’AFP le ministre de l’Energie, Fouad Douiri.

Pour doubler ce potentiel d’ici 2020, un appel d’offres pour un lot de 850 MW a été lancé et six groupements y ont répondu, ajoute M. Douiri. D’après lui, le lauréat sera connu “à la fin de cette année ou au début de la suivante”.

“Le programme éolien avance très bien. Nous pensons que d’ici 2020 nous aurons même peut-être un peu plus que les 2.000 MW. Et après 2020, on continuera. Il y a le potentiel pour aller beaucoup plus loin”, affirme-t-il.

Touch Media lance les Pages Viadeo Entreprises au Maroc

Touch Media, spécialiste de la communication en ligne au Maroc, a récemment lancé, en exclusivité, au Maroc des Pages Viadeo Entreprises à même de permettre aux sociétés d’avoir une visibilité améliorée sur le premier réseau social professionnel au Maroc.

 

Pour le directeur général de Touch Media, Mohammed Mezian, «les Pages Entreprise Viadeo sont de véritables vitrines ouvertes sur le plus large réseau social professionnel au Maroc», puis d’explique que : «Au delà du gain en visibilité et notoriété sur le réseau social, les Pages Entreprise de Viadeo apportent un réel plus en termes d’attractivité de l’entreprise vis-à-vis des recrues potentielles, et lui permet de fédérer sa communauté à travers une vraie interaction sociale avec ses adhérents».

Lancement de Windows 8 au Maroc

Microsoft Maroc a organisé un workshop à Casablanca pour le lancement de son nouveau système d’exploitation, Windows 8. L’événement s’est déroulé en présence de M. Samir Benmakhlouf, Directeur Général de Microsoft Maroc avec la collaboration des Sponsors Platinium : Nokia, HP et Samsung.

Maroc : Plus de 4h par jour sur Internet !

L’institut d’enquêtes et de sondages d’opinion Averty Market Research & Intelligence a réalisé, en partenariat avec Maroc Numeric Cluster, a mené une enquête en ligne auprès de 1021 répondants sur l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux au Maroc.

 

L’enquête a révélé que 57,4% des répondants passent une durée moyenne supérieure à 4h par jour sur Internet, et l’ordinateur portable reste le support de connexion le plus utilisé avec un taux de 88%. Le téléphone mobile vient juste après avec 55%, dépassant l’ordinateur de bureau utilisé par 41%. 75% des répondants utilisent l’ADSL suivi de la connexion 3G.

 

Pour ce qui est du comportement d’utilisateur, Internet est exploité d’abord pour envoyer et recevoir des emails chez 66% des participants, 62% l’utilisent pour s’informer, 45% pour un usage professionnel et 40% pour rester en contact avec ses proches. Seulement 7 % utilisent Internet pour l’achat en ligne.

 

Les participants sont principalement des étudiants (42%), des cadres (21%) et des employés (13%), répartis sur 38 villes, dont 41% de Casablanca, 13% de Rabat, et 7% de Marrakech.