Maroc: Les jeunes seront de nouveau appelés sous les drapeaux

Le roi Mohammed VI a profité de la célébration du 65e anniversaire de la Révolution du roi et du peuple pour annoncer le rétablissement du service militaire obligatoire, supprimé il y a 12 ans.

Les jeunes Marocains risquent d’être surpris par la décision du gouvernement de Rabat d’enrôler ses «chebab» (jeunes) pour servir dans l’armée nationale. Adopté en 1966, amendé en 1999, puis supprimé en août 2006, le texte relatif au service militaire a été remis à l’ordre du jour par le conseil du gouvernement du Maroc. Il prévoit un «service citoyen» obligatoire d’une durée de 12 mois pour les hommes et les femmes entre 19 et 25 ans.

Le porte-parole du Palais royal, Abdelhak Lamrini, a souligné la volonté de «promouvoir le patriotisme» et de favoriser «l’intégration dans la vie professionnelle et sociale» au sein de la jeunesse marocaine, frappée par le chômage, dans un communiqué publié par l’Agence marocaine de presse (MAP).

Le roi Mohammed VI a déclaré s’inquiéter de la situation sociale et économique de ceux qui constituent la plus grosse partie de la population du Maroc, et qu’il appelle «(s)es enfants», dans son discours rapporté par le quotidien marocain Libération. D’après les chiffres du Conseil économique et social marocain (CESE), le décrochage scolaire concerne 2 jeunes sur 3. S’ils ont un emploi, 1 sur 2 touchera un salaire bas, pendant que 75% des jeunes travailleurs n’ont pas de couverture sociale. Le Haut-commissariat au plan (HCP) renchérit en remarquant que dans les villes, 4 jeunes sur 10 sont chômeurs. Paradoxalement, la croissance économique du pays ne fait qu’augmenter: 4% en 2017 contre 1,2% en 2016, selon cette même source.

Un geste pour favoriser la mixité sociale

Toute l’éducation est repensée par le pouvoir. Le rétablissement du service militaire obligatoire va de pair avec une réforme du modèle pédagogique qui veut rendre obligatoire l’enseignement jusqu’à 16 ans, au lieu de 15, et souhaite tout mettre en œuvre afin d’éradiquer l’analphabétisme.

L’hebdomadaire Jeune Afrique observe qu’en rétablissant la circonscription, le gouvernement souhaite mettre en lumière, au-delà de la cohésion nationale, l’argument de la mixité sociale. Le Royaume fait face depuis plusieurs mois à d’importantes manifestations contre la pauvreté auxquelles participent un grand nombre de jeunes Marocains, au nord et à l’est du pays.

L’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la circonscription n’aura lieu qu’après sa publication officielle, et une fois la mesure prise en compte dans les prévisions budgétaires nationales. Or le Parlement ne poursuivra le débat qu’en octobre. Certaines modalités, comme les exemptions, les droits et les responsabilités concernant le service militaire marocain, restent à définir.

Le sentiment d’appartenance à une même communauté à l’échelle nationale est malgré tout déjà très présent. D’après un sondage réalisé en 2014 par l’entreprise américaine Gallup et publié dans le blog français Les Crises, le Maroc est le pays le plus patriotique du monde, dans la mesure où 94% des Marocains seraient «prêts à se battre pour leur pays».

Maroc : Mohammed VI opéré à Paris pour un flutter auriculaire sur cœur sain

Le roi Mohammed VI a subi avec succès une opération ce lundi 26 février après la constation samedi d’un trouble du rythme cardiaque, selon le communiqué de l’équipe médicale composée de Dr Abdelaziz Maouni, Dr Olivier Thomas, Dr Sébastien Bloc, Dr Olivier Dubourg, Dr Ali Chaib, Dr Lahcen Belyamani.

Les médecins du Roi ont indiqué que des explorations médicales menées à cet effet ont conclu à un flutter auriculaire sur cœur sain.

L’ablation par radiofréquence de cette arythmie, réalisée à la clinique Ambroise Paré à Paris, a permis de normaliser le rythme cardiaque.

A l’issue d’une période de repos, le roi Mohammed VI reprendra ses activités normales sans restriction aucune, indique l’équipe médicale.

Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, marquant une rupture spectaculaire avec ses prédécesseurs et ignorant les vives mises en garde des dirigeants de la région, et au-delà, qui redoutent une flambée de violence au Proche-Orient. Avec cette décision historique qui marquera son mandat, le 45e président des Etats-Unis tient l’une de ses promesses emblématiques de campagne. Mais il s’isole encore un peu plus sur la scène internationale et prend le risque d’anéantir les timides espoirs de reprise des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens.
«Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël», a-t-il lancé lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche au cours de laquelle il a insisté sur sa volonté de simplement reconnaître «une réalité». «Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties», a-t-il ajouté. «J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord», a-t-il encore dit au pupitre, debout devant un portrait de George Washington.


Défendant une décision qui aurait du être prise «depuis longtemps», M. Trump a aussi égratigné ses prédécesseurs qui «n’ont pas fait ce qu’ils avaient dit», peut-être selon lui par manque de «courage». Toute reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.
Avant même son discours, des dirigeants du monde entier avaient appelé le locataire de la Maison Blanche à peser ses mots et mesurer les conséquences de ses actes, tant Jérusalem est un volcan diplomatique.

Statut de Jérusalem: Mohammed VI met en garde Donald Trump

Le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a transmis ce mardi 5 décembre, un message au président américain évoquant les préoccupations du Souverain suite aux informations faisant état de la volonté de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
Dans un message transmis au président américain Donald Trump, ce mardi 5 décembre, le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a exprimé sa profonde préoccupation, ainsi que la forte inquiétude des peuples arabes et musulmans suite aux informations faisant état d’une possible annonce par les Etats-Unis d’Amérique d’une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade américaine vers la Ville sainte.
«Vous n’êtes pas sans savoir l’importance cruciale qu’occupe la ville d’Al Qods, non seulement pour les différentes parties au conflit, mais aussi pour les fidèles des trois religions célestes. Avec sa spécificité religieuse, son identité et sa grande Histoire, ainsi que sa symbolique politique, cette ville doit rester une terre de coexistence et un étendard de tolérance», écrit le Roi dans son message.

Les journées du Maroc en Tunisie, du 5 au 19 décembre, sous le thème “culture, dialogue et bon voisinage”

“Culture, dialogue et bon voisinage” est le thème retenu pour les journées du Maroc en Tunisie, prévues du 5 au 19 décembre à l’initiative de l’ambassade marocaine à Tunis.

Ces journées proposeront au public tunisien et étranger divers événements alliant culture, musique, cinéma et gastronomie, outre des débats et conférences sur notamment les droits de l’homme et la condition de la femme.

L’ouverture sera marquée par un grand concert intitulé «Horizons Andalous», donné par l’Ensemble International Rencontre et Paix, sous la présidence de l’artiste marocain de renommée Ali Alaoui.

Parmi les rendez-vous les plus importants de ces journées figurent une table ronde qui sera initiée le 11 décembre en partenariat avec l’Institut arabe des droits de l’homme et le Conseil national des droits de l’homme, avec le soutien du ministère tunisien de l’Education sous le thème «Education aux droits de l’homme et à la citoyenneté, les questions de la liberté et de la responsabilité».

Un grand hommage à titre posthume sera rendu par l’ambassade du Royaume en partenariat avec le collectif «les Journées Féministes Maghrébines» et la Bibliothèque Nationale de Tunisie, à l’écrivaine et féministe marocaine décédée, Fatima Mernissi, sous le titre «Combats de femmes maghrébines, Fatima Mernissi, l’œuvre et l’exemple».

Pour toucher le public en dehors de Tunis, une journée dédiée au court-métrage sera organisée le 16 décembre à Monastir avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain.

La gastronomie figure aussi au menu de ces journées avec l’organisation d’un événement promotionnel de trois jours, dédié à la découverte des traditions et des innovations culinaires marocaines.

Pour renforcer les liens d’échange humain, culturel et économique entre les deux pays, l’ambassade du Maroc organise en clôture de ces journées un dîner thématique en l’honneur des membres de l’Association des Anciens Etudiants Tunisiens au Maroc.

Chantage/Maroc: des enregistrements validés

La justice française a reconnu la validité de deux enregistrements clandestins à l’origine de l’inculpation de deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc, qui remporte ainsi une victoire d’étape dans cette affaire.
La Cour de cassation, plus haute juridiction française, saisie par les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent (ci-dessus), a estimé que ces deux enregistrements avaient été réalisés par un émissaire de Rabat sans «véritable implication» des enquêteurs, permettant de conclure à la «loyauté de la preuve». Elle a donc débouté les journalistes, qui demandaient l’invalidation de ces enregistrements.

Maroc : Le chantage envers le Roi de retour devant la justice

La justice française se penche à nouveau demain sur la validité d’enregistrements clandestins à l’origine de l’inculpation de deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc.

La Cour de cassation avait remis en cause la validité de ces enregistrements en septembre 2016. Elle va devoir se prononcer à nouveau après que les journalistes ont formé un nouveau pourvoi, en réaction à une décision de la cour d’appel de Reims, qui a jugé ces enregistrements recevables en février 2017. La Cour de cassation se réunira cette fois, fait rare, en assemblée plénière. Sa décision ne pourra plus être contestée.

 

 

 

Interpellés avec 80.000 euros en liquide

 

Catherine Graciet, 42 ans, et Eric Laurent, 69 ans, ont été inculpés en France pour chantage et extorsion de fonds. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu extorquer trois millions d’euros au roi Mohammed VI en 2015, en échange de l’abandon d’un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat. Ils avaient été interpellés le 27 août 2015, en possession de 80.000 euros en liquide, au sortir d’une réunion avec un émissaire du Maroc enregistrée à leur insu par ce dernier. Eric Laurent avait déjà été enregistré lors de deux rencontres précédentes avec l’émissaire, l’avocat Hicham Naciri.

Les avocats des deux journalistes, qui réfutent tout chantage, demandaient l’annulation des enregistrements des deuxième et troisième rencontres au motif qu’ils sont “illégaux” car réalisés par l’émissaire marocain alors même qu’une enquête était déjà ouverte.

Saisie une première fois, la Cour de cassation avait estimé que ces enregistrements avaient été menés avec la “participation indirecte” des enquêteurs français “sans le consentement des intéressés”, ce qui portait “atteinte aux principes du procès équitable et de la loyauté des preuves”.

Rien en droit français n’interdit à une victime de chantage d’accumuler elle-même des preuves, y compris par des enregistrements, mais la procédure pénale encadre plus strictement ces pratiques dès lors que des policiers y sont mêlés.

 

Maroc : aux obsèques de la mère du leader du PPS Nabil Benabdallah, majorité et opposition se retrouvent

Au Maroc, les obsèques peuvent être l’occasion de réunir majorité et opposition dans une rare proximité, notamment les pro El Othmani et les aficionados de Benkirane.

C’est ce qui a été donné à voir ce mardi 12 septembre, à Rabat, au cimetière Ach Chouhada. Sous un soleil de plomb, le gotha politique, associatif et médiatique, a accompagné jusqu’à sa dernière demeure la mère de Nabil Benabdallah, le secrétaire général du PPS et ministre de l’habitat et de l’urbanisme.

En tête du cortège funèbre qui s’est ébranlé depuis la mosquée après la prière d’Ad Dohr, le chef de gouvernement vêtu d’une djellaba blanche est aux côtés de Nabil Benabdallah. Dans la foule, le conseiller royal André Azoulay, des ministres du Rassemblement national des indépendants, de l’Union socialiste des forces populaires et du PJD. Boussaid, Lahcen Daoudi, Mostafa Khalfi, Benabdelkader. Des ex du gouvernement Benkirane ont également fait le déplacement : Anis Birrou, Mohmaed Louafa, Amine Sbihi, Taoufiq Hjira, Saad Alami, Abdelouahad Souhail.

Du côté de l’opposition, Hamid Chabat, le leader de l’Istiqlal est à proximité de N. Benabdallah et Saadeddine El Othmani. Un représentant du Parti Authenticité et Modernité est également présent : le syndicaliste et membre du bureau politique Ali Lotfi. Tard dans la nuit de lundi, le PAM avait adressé un message de condoléances au leader du PPS.

Si le premier secrétaire de l’USFP s’est fait porter pâle, Abderrahmane Youssoufi s’est rendu en fin de matinée au domicile de la défunte alors que l’ancien leader du parti de la rose Mohamed Yazghi s’est fondu dans la foule du cimetière Ach Chouhada.

La présence d’Abdelilah Benkirane, le tonitruant secrétaire général du PJD portant contre toute attente un costume sombre, n’est pas passée inaperçue. Arrivé en retard au cimetière -au moment de la mise en terre de la dépouille-ce sera lui qui rendra le dernier hommage sous forme de prière à Hajja Amina Ramzi, la mère de Nabil Benabdallah. Une sorte de partage des rôles et une étrange cohabitation où le chef de gouvernement Saadeddine el Othmani était en tête de cortège pour conduire la défunte jusqu’à sa dernière demeure alors que le patron des islamistes et premier ministre déchu a déclamé l’ultime prière.

Les deux hommes se sont soigneusement évités. La politique finit toujours par reprendre ses droits…

source atlasinfo

Maroc/Al Hoceima : Akhannouch appelle à accélérer les travaux de réalisation d’une unité d’usinage de lait à Imzouren

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, a appelé les responsables en charge du projet de construction d’une unité d’usinage de lait à Imzouren, province d’Al-Hoceima à accélérer les travaux de réalisation et de finalisation de cette unité pour qu’elle soit opérationnelle dans les délais impartis.

 

Le ministre s’est informé, jeudi, de l’état d’avancement des travaux de construction de cette unité d’usinage de lait mise en place dans le cadre de la composante Pilier II du Plan Maroc Vert pour le développement de la filière laitière au niveau de la province d’Al Hoceima.

 

Ledit projet, lancé en 2016 et dont la réalisation s’étale sur 4 ans, nécessitera un investissement global de 37,5 millions de dirhams.

 

Le projet vise la construction et l’équipement d’une unité d’usinage de lait au niveau de la zone industrielle d’Imzouren d’une capacité de 20 tonnes par jour, dans le cadre d’un partenariat engageant l’Union des coopératives agricoles d’Ajdir (UCCA), la commune urbaine d’Imzouren et l’Etat.

 

La nouvelle structure bénéficiera à 6 coopératives dans les communes de Beni Bouayach, Ait Youssef Ouali, Nekkor, Ajdir, Tifrouine et Arbiaa Taourirte.

 

Elle permettra ainsi de traiter 6,5 millions de litres de lait par an et d’augmenter les revenus des éleveurs.

Maroc: le mouvement de contestation perdure dans le Rif mais ne s’étend pas

Après deux jours d’affrontements et d’arrestations musclées à Al Hoceima, relayées par les réseaux sociaux,— les analystes sont unanimes à s’inquiéter de la situation dans le Rif marocain. La région connaît des manifestations quasi quotidiennes depuis un mois et l’arrestation de la figure charismatique du mouvement de contestation baptisé Hirak, un mouvement qui réclame depuis plusieurs mois l’accès aux soins, à l’emploi et à l’éducation dans cette zone enclavée. Si le sujet enflamme le débat public, le mouvement ne s’est pas étendu au reste du pays.

Un tournant sécuritaire et un souverain qui s’en prend au gouvernement en les privant de vacances : la gestion de la crise dans le Rif suscite interrogations et critiques. Si le mouvement reste toujours circonscrit à cette zone déshéritée du nord-est du pays, le durcissement du face à face entre pro et anti-Hirak, lui, est de plus en plus palpable à Rabat et Casablanca.

Les troubles dans la région d’Al Hoceima, qui perdurent depuis un mois, cristallisent en effet les débats. Une frange de l’opinion – progressistes, droit de l’hommistes et même certains leaders politiques proches du mouvement islamiste – dénonce la dérive répressive des pouvoirs publics, par les arrestations et les dispersions de cortèges manu militari. D’autres au contraire décrient des manifestants séparatistes, violents et fauteurs de troubles, traîtres à leur pays. A l’appui, des photos de visages encagoulés et des bus de police incendiés.

Sur le terrain, les manifestants sont encore nombreux et le quadrillage policier a été resserré. Toutefois, dans la presse et les réseaux sociaux, une certaine déception transparaît vis-à-vis des autorités, accusées d’avoir cédé aux vieux démons de la répression des mouvements contestataires, le plus important depuis celui du 20 février 2011, qui avait poussé le roi Mohammed VI à adopter une nouvelle Constitution réformée garantissant le respect des droits de l’homme.

L’entrée en vigueur de la Constitution en 2011, dans la foulée contestataire du « printemps arabe », garantissait pourtant plus de respect des droits humains, avec la nomination d’un Conseil national des droits de l’homme, qui dans cette affaire s’est fait particulièrement discret.

Source RFI