Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, marquant une rupture spectaculaire avec ses prédécesseurs et ignorant les vives mises en garde des dirigeants de la région, et au-delà, qui redoutent une flambée de violence au Proche-Orient. Avec cette décision historique qui marquera son mandat, le 45e président des Etats-Unis tient l’une de ses promesses emblématiques de campagne. Mais il s’isole encore un peu plus sur la scène internationale et prend le risque d’anéantir les timides espoirs de reprise des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens.
«Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël», a-t-il lancé lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche au cours de laquelle il a insisté sur sa volonté de simplement reconnaître «une réalité». «Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties», a-t-il ajouté. «J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord», a-t-il encore dit au pupitre, debout devant un portrait de George Washington.


Défendant une décision qui aurait du être prise «depuis longtemps», M. Trump a aussi égratigné ses prédécesseurs qui «n’ont pas fait ce qu’ils avaient dit», peut-être selon lui par manque de «courage». Toute reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.
Avant même son discours, des dirigeants du monde entier avaient appelé le locataire de la Maison Blanche à peser ses mots et mesurer les conséquences de ses actes, tant Jérusalem est un volcan diplomatique.

Statut de Jérusalem: Mohammed VI met en garde Donald Trump

Le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a transmis ce mardi 5 décembre, un message au président américain évoquant les préoccupations du Souverain suite aux informations faisant état de la volonté de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
Dans un message transmis au président américain Donald Trump, ce mardi 5 décembre, le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a exprimé sa profonde préoccupation, ainsi que la forte inquiétude des peuples arabes et musulmans suite aux informations faisant état d’une possible annonce par les Etats-Unis d’Amérique d’une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade américaine vers la Ville sainte.
«Vous n’êtes pas sans savoir l’importance cruciale qu’occupe la ville d’Al Qods, non seulement pour les différentes parties au conflit, mais aussi pour les fidèles des trois religions célestes. Avec sa spécificité religieuse, son identité et sa grande Histoire, ainsi que sa symbolique politique, cette ville doit rester une terre de coexistence et un étendard de tolérance», écrit le Roi dans son message.

Les journées du Maroc en Tunisie, du 5 au 19 décembre, sous le thème “culture, dialogue et bon voisinage”

“Culture, dialogue et bon voisinage” est le thème retenu pour les journées du Maroc en Tunisie, prévues du 5 au 19 décembre à l’initiative de l’ambassade marocaine à Tunis.

Ces journées proposeront au public tunisien et étranger divers événements alliant culture, musique, cinéma et gastronomie, outre des débats et conférences sur notamment les droits de l’homme et la condition de la femme.

L’ouverture sera marquée par un grand concert intitulé «Horizons Andalous», donné par l’Ensemble International Rencontre et Paix, sous la présidence de l’artiste marocain de renommée Ali Alaoui.

Parmi les rendez-vous les plus importants de ces journées figurent une table ronde qui sera initiée le 11 décembre en partenariat avec l’Institut arabe des droits de l’homme et le Conseil national des droits de l’homme, avec le soutien du ministère tunisien de l’Education sous le thème «Education aux droits de l’homme et à la citoyenneté, les questions de la liberté et de la responsabilité».

Un grand hommage à titre posthume sera rendu par l’ambassade du Royaume en partenariat avec le collectif «les Journées Féministes Maghrébines» et la Bibliothèque Nationale de Tunisie, à l’écrivaine et féministe marocaine décédée, Fatima Mernissi, sous le titre «Combats de femmes maghrébines, Fatima Mernissi, l’œuvre et l’exemple».

Pour toucher le public en dehors de Tunis, une journée dédiée au court-métrage sera organisée le 16 décembre à Monastir avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain.

La gastronomie figure aussi au menu de ces journées avec l’organisation d’un événement promotionnel de trois jours, dédié à la découverte des traditions et des innovations culinaires marocaines.

Pour renforcer les liens d’échange humain, culturel et économique entre les deux pays, l’ambassade du Maroc organise en clôture de ces journées un dîner thématique en l’honneur des membres de l’Association des Anciens Etudiants Tunisiens au Maroc.

Chantage/Maroc: des enregistrements validés

La justice française a reconnu la validité de deux enregistrements clandestins à l’origine de l’inculpation de deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc, qui remporte ainsi une victoire d’étape dans cette affaire.
La Cour de cassation, plus haute juridiction française, saisie par les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent (ci-dessus), a estimé que ces deux enregistrements avaient été réalisés par un émissaire de Rabat sans «véritable implication» des enquêteurs, permettant de conclure à la «loyauté de la preuve». Elle a donc débouté les journalistes, qui demandaient l’invalidation de ces enregistrements.

Maroc : Le chantage envers le Roi de retour devant la justice

La justice française se penche à nouveau demain sur la validité d’enregistrements clandestins à l’origine de l’inculpation de deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc.

La Cour de cassation avait remis en cause la validité de ces enregistrements en septembre 2016. Elle va devoir se prononcer à nouveau après que les journalistes ont formé un nouveau pourvoi, en réaction à une décision de la cour d’appel de Reims, qui a jugé ces enregistrements recevables en février 2017. La Cour de cassation se réunira cette fois, fait rare, en assemblée plénière. Sa décision ne pourra plus être contestée.

 

 

 

Interpellés avec 80.000 euros en liquide

 

Catherine Graciet, 42 ans, et Eric Laurent, 69 ans, ont été inculpés en France pour chantage et extorsion de fonds. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu extorquer trois millions d’euros au roi Mohammed VI en 2015, en échange de l’abandon d’un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat. Ils avaient été interpellés le 27 août 2015, en possession de 80.000 euros en liquide, au sortir d’une réunion avec un émissaire du Maroc enregistrée à leur insu par ce dernier. Eric Laurent avait déjà été enregistré lors de deux rencontres précédentes avec l’émissaire, l’avocat Hicham Naciri.

Les avocats des deux journalistes, qui réfutent tout chantage, demandaient l’annulation des enregistrements des deuxième et troisième rencontres au motif qu’ils sont “illégaux” car réalisés par l’émissaire marocain alors même qu’une enquête était déjà ouverte.

Saisie une première fois, la Cour de cassation avait estimé que ces enregistrements avaient été menés avec la “participation indirecte” des enquêteurs français “sans le consentement des intéressés”, ce qui portait “atteinte aux principes du procès équitable et de la loyauté des preuves”.

Rien en droit français n’interdit à une victime de chantage d’accumuler elle-même des preuves, y compris par des enregistrements, mais la procédure pénale encadre plus strictement ces pratiques dès lors que des policiers y sont mêlés.

 

Maroc : aux obsèques de la mère du leader du PPS Nabil Benabdallah, majorité et opposition se retrouvent

Au Maroc, les obsèques peuvent être l’occasion de réunir majorité et opposition dans une rare proximité, notamment les pro El Othmani et les aficionados de Benkirane.

C’est ce qui a été donné à voir ce mardi 12 septembre, à Rabat, au cimetière Ach Chouhada. Sous un soleil de plomb, le gotha politique, associatif et médiatique, a accompagné jusqu’à sa dernière demeure la mère de Nabil Benabdallah, le secrétaire général du PPS et ministre de l’habitat et de l’urbanisme.

En tête du cortège funèbre qui s’est ébranlé depuis la mosquée après la prière d’Ad Dohr, le chef de gouvernement vêtu d’une djellaba blanche est aux côtés de Nabil Benabdallah. Dans la foule, le conseiller royal André Azoulay, des ministres du Rassemblement national des indépendants, de l’Union socialiste des forces populaires et du PJD. Boussaid, Lahcen Daoudi, Mostafa Khalfi, Benabdelkader. Des ex du gouvernement Benkirane ont également fait le déplacement : Anis Birrou, Mohmaed Louafa, Amine Sbihi, Taoufiq Hjira, Saad Alami, Abdelouahad Souhail.

Du côté de l’opposition, Hamid Chabat, le leader de l’Istiqlal est à proximité de N. Benabdallah et Saadeddine El Othmani. Un représentant du Parti Authenticité et Modernité est également présent : le syndicaliste et membre du bureau politique Ali Lotfi. Tard dans la nuit de lundi, le PAM avait adressé un message de condoléances au leader du PPS.

Si le premier secrétaire de l’USFP s’est fait porter pâle, Abderrahmane Youssoufi s’est rendu en fin de matinée au domicile de la défunte alors que l’ancien leader du parti de la rose Mohamed Yazghi s’est fondu dans la foule du cimetière Ach Chouhada.

La présence d’Abdelilah Benkirane, le tonitruant secrétaire général du PJD portant contre toute attente un costume sombre, n’est pas passée inaperçue. Arrivé en retard au cimetière -au moment de la mise en terre de la dépouille-ce sera lui qui rendra le dernier hommage sous forme de prière à Hajja Amina Ramzi, la mère de Nabil Benabdallah. Une sorte de partage des rôles et une étrange cohabitation où le chef de gouvernement Saadeddine el Othmani était en tête de cortège pour conduire la défunte jusqu’à sa dernière demeure alors que le patron des islamistes et premier ministre déchu a déclamé l’ultime prière.

Les deux hommes se sont soigneusement évités. La politique finit toujours par reprendre ses droits…

source atlasinfo

Maroc/Al Hoceima : Akhannouch appelle à accélérer les travaux de réalisation d’une unité d’usinage de lait à Imzouren

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, a appelé les responsables en charge du projet de construction d’une unité d’usinage de lait à Imzouren, province d’Al-Hoceima à accélérer les travaux de réalisation et de finalisation de cette unité pour qu’elle soit opérationnelle dans les délais impartis.

 

Le ministre s’est informé, jeudi, de l’état d’avancement des travaux de construction de cette unité d’usinage de lait mise en place dans le cadre de la composante Pilier II du Plan Maroc Vert pour le développement de la filière laitière au niveau de la province d’Al Hoceima.

 

Ledit projet, lancé en 2016 et dont la réalisation s’étale sur 4 ans, nécessitera un investissement global de 37,5 millions de dirhams.

 

Le projet vise la construction et l’équipement d’une unité d’usinage de lait au niveau de la zone industrielle d’Imzouren d’une capacité de 20 tonnes par jour, dans le cadre d’un partenariat engageant l’Union des coopératives agricoles d’Ajdir (UCCA), la commune urbaine d’Imzouren et l’Etat.

 

La nouvelle structure bénéficiera à 6 coopératives dans les communes de Beni Bouayach, Ait Youssef Ouali, Nekkor, Ajdir, Tifrouine et Arbiaa Taourirte.

 

Elle permettra ainsi de traiter 6,5 millions de litres de lait par an et d’augmenter les revenus des éleveurs.

Maroc: le mouvement de contestation perdure dans le Rif mais ne s’étend pas

Après deux jours d’affrontements et d’arrestations musclées à Al Hoceima, relayées par les réseaux sociaux,— les analystes sont unanimes à s’inquiéter de la situation dans le Rif marocain. La région connaît des manifestations quasi quotidiennes depuis un mois et l’arrestation de la figure charismatique du mouvement de contestation baptisé Hirak, un mouvement qui réclame depuis plusieurs mois l’accès aux soins, à l’emploi et à l’éducation dans cette zone enclavée. Si le sujet enflamme le débat public, le mouvement ne s’est pas étendu au reste du pays.

Un tournant sécuritaire et un souverain qui s’en prend au gouvernement en les privant de vacances : la gestion de la crise dans le Rif suscite interrogations et critiques. Si le mouvement reste toujours circonscrit à cette zone déshéritée du nord-est du pays, le durcissement du face à face entre pro et anti-Hirak, lui, est de plus en plus palpable à Rabat et Casablanca.

Les troubles dans la région d’Al Hoceima, qui perdurent depuis un mois, cristallisent en effet les débats. Une frange de l’opinion – progressistes, droit de l’hommistes et même certains leaders politiques proches du mouvement islamiste – dénonce la dérive répressive des pouvoirs publics, par les arrestations et les dispersions de cortèges manu militari. D’autres au contraire décrient des manifestants séparatistes, violents et fauteurs de troubles, traîtres à leur pays. A l’appui, des photos de visages encagoulés et des bus de police incendiés.

Sur le terrain, les manifestants sont encore nombreux et le quadrillage policier a été resserré. Toutefois, dans la presse et les réseaux sociaux, une certaine déception transparaît vis-à-vis des autorités, accusées d’avoir cédé aux vieux démons de la répression des mouvements contestataires, le plus important depuis celui du 20 février 2011, qui avait poussé le roi Mohammed VI à adopter une nouvelle Constitution réformée garantissant le respect des droits de l’homme.

L’entrée en vigueur de la Constitution en 2011, dans la foulée contestataire du « printemps arabe », garantissait pourtant plus de respect des droits humains, avec la nomination d’un Conseil national des droits de l’homme, qui dans cette affaire s’est fait particulièrement discret.

Source RFI

Maroc : démantèlement d’une cellule terroriste liée au groupe “Etat islamique” à Essaouira

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de surveillance du territoire national (DGST) a procédé, jeudi, au démantèlement d’une cellule terroriste affiliée à l’organisation dite “Etat islamique”, composée de quatre extrémistes basés dans la ville d’Essaouira.

Cette opération a permis la saisie d’armes blanches et d’appareils électroniques, ainsi que d’un manuscrit dans lequel les membres de cette cellule prêtent allégeance au chef de “Daech” et déclarent le jihad au Maroc sous l’appellation “La wilaya de l’Etat islamique au Maghreb al-Aqsa”, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Les investigations ont révélé que les suspects, qui ont prêté allégeance au prétendu calif “Abu Bakr Al Baghdadi”, ont planifié l’exécution d’attaques terroristes d’envergure visant des installations sensibles et des sites touristiques d’Essaouira. Les membres de cette cellule terroriste ont projeté, en réponse aux appels incitatifs de cette organisation terroriste, d’élargir le champ de leurs opérations terroristes à d’autres villes du Royaume.

Les suspects seront déférés à la justice une fois achevée l’enquête menée sous la supervision du parquet général, relevant que cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour contrer les menaces terroristes qui visent la sécurité et la stabilité du Royaume.

Maroc : Saâdeddine El Othmani, le nouveau Premier ministre

Le magazine Jeune Afrique vient de présenter le portrait du nouveau chef du gouvernement marocain Saâdeddine El Othmani, choisi par la Roi Mohammed VI pour succéder à Abdelilah Benkirane.

Hommes de sciences et de lettres

Dans le Souss, une région située au sud du Maroc, on a coutume de dire que chez les Othmani, illustre famille amazighe, la science est un savoir qui se transmet depuis plus de mille ans. Saâdeddine, né en 1956 à Inezgane, ne fait pas exception à la règle. En 1986, il obtient un doctorat en médecine générale à l’université Hassan II de Casablanca, puis, en 1994, un diplôme de spécialité en psychiatrie. Homme de sciences mais aussi de lettres, il décroche également une licence en droit musulman ainsi qu’un magistère en loi islamique. Depuis, El Othmani est un psychiatre reconnu et un auteur prolifique. Son credo ? La psychiatrie, bien sur, mâtinée de références islamiques.

Membre du « clan des frères »

El Othmani, au même titre que Abdelilah Benkirane, Mustapha Ramid et feu Abdellah Baha, fait partie du noyau dur du PJD. En 2004, le fondateur du parti, Abdelkrim El Khatib décide d’ailleurs de passer le témoin à El Othmani, qui devient secrétaire général du parti jusqu’en 2008. Il usera, selon ses propres termes « de douceur et de sagesse » pour se débarrasser des trublions trop moralistes et peaufiner la nouvelle image du parti : intègre, pragmatique et moderniste. Son exemple ? L’AKP turc ou la CDU, le parti chrétien-démocrate allemand. Son tact a permis à sa formation politique de négocier la délicate période politique qui a suivi les attentats de Casablanca en 2003, au cours de laquelle « la responsabilité morale du parti » a été pointée du doigt et où l’idée de dissoudre le parti islamiste flottait dans l’air…

Homme de consensus

Chez les « conservateurs » comme chez les « progressistes », El Othmani fait consensus. Contrairement à Abdelilah Benkirane, à la fois rival et véritable camarade, Saâdeddine El Othmani tourne sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, il est plus diplomate et tout en rondeur. Mais surtout, un peu plus ouvert. Il a été l’un des rares « islamistes » à s’exprimer en faveur d’une évolution sur la législation autour de l’avortement et du cannabis, et se montre assez réceptif quant à la reconnaissance de l’identité amazighe (qui est aussi la sienne). El Othmani n’est certes pas une star comme Benkirane, mais il est respecté.

Un fan de Dieudonné

Son passage éclair au ministère des Affaires Etrangères (de 2012 à 2013) l’a démontré, El Othmani est réfléchi mais pas lisse. On pourrait même dire qu’il s’est montré audacieux, voire imprévisible. Un mois après sa nomination, il se rend en Algérie pour rencontrer Abdelaziz Bouteflika, ce qui n’était plus arrivé depuis longtemps. Lors d’une visite au Koweït en 2013, il n’a pas hésité non plus à rencontrer l’opposition. Ce qui a hérissé le poil des pétromonarchies et, sans doute, de la monarchie marocaine. Il a finalement été remercié au profit d’un technocrate (lors de la formation du gouvernement Benkirane II après le départ de l’Istiqlal), et l’a vécu comme une humiliation. Depuis sa nomination, certains de ses tweets sont remontés à la surface : on sait dorénavant qu’il est fan de l’humoriste Dieudonné. Bon

Libéral assumé

En 2007, année électorale au Maroc, El Othmani (alors SG du parti) a suscité l’intérêt de nombreuses chancelleries, notamment occidentales. Le PJD avait déjà le vent en poupe. Rassurant, El Othmani s’est montré plutôt libéral économiquement et légaliste. Certains parient déjà qu’il adoptera exactement la même ligne politique que son prédécesseur, Benkirane. En tout cas, il fera face aux mêmes défis, notamment celui de former une majorité gouvernementale, mais lui aussi est opposé à une entente avec le PAM et l’USFP. En revanche, contrairement à Benkirane, le nouveau chef du gouvernement n’est pas vraiment soutenu par le Mouvement unicité et réforme (MUR), la matrice du PJD.