Maroc: Mohammed VI annonce un remaniement gouvernemental à la rentrée

Le roi Mohammed VI a promis lundi une « étape nouvelle » pour réduire les « disparités criantes » du Maroc en annonçant notamment un remaniement gouvernemental « à l’horizon de la rentrée prochaine » pour apporter du « sang neuf ». 

Le Souverain, qui s’exprimait lors d’un discours à la nation à l’occasion de ses 20 ans de règne, a chargé le chef du gouvernement, l’islamiste Saad-Eddine El Othmani, de lui soumettre des propositions pour « renouveler et enrichir les postes de responsabilité, tant au sein du gouvernement que dans l’administration » à « l’horizon de la rentrée prochaine », théoriquement en octobre pour la rentrée parlementaire. 

Mohammed VI a également annoncé la mise en place d’une « commission spéciale » chargée de définir les contours d’un « nouveau modèle de développement » pour « réduire les inégalités sociales et les disparités sociales ». 

Il a réclamé un « état des lieux, aussi douloureux et pénible puisse-t-il être » en souhaitant de « l’audace » pour trouver des « solutions adaptées ». 

« Dieu sait à quel point je suis peiné de voir que des citoyens marocains, ne représenteraient-ils que 1% de la population, continuent à vivre dans la précarité et le dénuement matériel », a dit le Roi. 

Le Souverain a affirmé qu’il n’aura de répit que lorsque tous les obstacles auront été éliminés, que des solutions appropriées auront été apportées aux problèmes de développement et aux questions sociales, soulignant l’importance particulière qui a été attachée aux programmes de développement humain, à la promotion des politiques sociales pour parvenir in fine à la satisfaction des attentes pressantes des Marocains. 

Israël demande 250 milliards de dollars de dédommagement aux pays arabes dont Maroc, Tunisie, Libye et Egypte

Israël envisage de réclamer environ 250 milliards de dollars d’indemnisation à des pays arabes musulmans pour les biens abandonnés par les juifs forcés de fuir leur maison en 1948, au moment de la création d’Israël, estime un rapport établi par les autorités israéliennes.

Dans une allocution du mois dernier à Hadashot News, la ministre israélienne de l’Egalité sociale, Gila Gamliel, a déclaré: « Le temps est venu de corriger l’injustice historique » contre les Juifs de Libye, de Tunisie, du Maroc, d’Irak, de Syrie, d’Egypte, du Yémen et d’Iran – des pays dont les Juifs ont été expulsés. L’estimation a été publiée dans l’attente de l’annonce du plan de paix de l’administration Trump qui mettra encore quelques mois avant d’être finalisé. Israël devrait exiger une indemnisation pour les biens juifs abandonnés dans les pays arabes comme condition préalable à un accord de paix régional. Cette demande se fonde sur la loi israélienne de 2010, selon laquelle tout accord de paix avec les pays arabes ou l’Iran est subordonné à ce que les Juifs concernés reçoivent une compensation pour ce qu’ils ont perdu en 1948.

L’estimation officielle par Israël de la valeur des biens juifs perdus lorsque les communautés juives ont quitté ces pays serait de 250 milliards de dollars. Sur cette somme, un montant de 35 milliards de dollars viendrait de Tunisie et 15 milliards de dollars de Libye. Des évaluations de propriétés juives au Maroc, en Irak, en Syrie, en Égypte, en Iran et au Yémen seront publiées prochainement.

Il parait assez improbable que le gouvernement américain et Donald Trump puisse accéder à cette demande d’Israël, même si l’on n’est jamais à l’abri d’une surprise avec le président américain, et cette demande israélienne pourrait donc être une façon d’enterrer tout projet d’accord de paix avant même qu’une proposition américaine ne soit formulée.

De son côté, l’Autorité palestinienne a demandé plus de 100 milliards de dollars à Israël pour indemniser les biens volés ou abandonnés par les Palestiniens depuis l’occupation.

Maroc: trois Français arrêtés pour «financement du terrorisme»

  • Les autorités marocaines ont annoncé aujourd’hui l’arrestation à Salé, près de la capitale Rabat, de trois Français, dont un d’origine algérienne, pour leur « implication présumée dans le financement du terrorisme ».

Les arrestations ont été effectuées hier par la police judiciaire, a annoncé la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué. Les investigations ont montré que les suspects ont « réussi à tisser des liens étroits avec des combattants actifs au sein » de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, selon ce texte. Ils sont aussi soupçonnés « d’implication dans la collecte de fonds au profit de milieux extrémistes en vue de financer des opérations terroristes ».

Les investigations « se poursuivent pour l’arrestation de leurs complices et pour déterminer les connexions et ramifications éventuelles des personnes interpellées, tant au Maroc qu’à l’étranger », conclut le communiqué. Les autorités marocaines avaient annoncé, le 23 janvier, l’arrestation d’un ressortissant franco-algérien recherché par les autorités judiciaires françaises sur la base d’un mandat d’arrêt international pour « financement du terrorisme ». La police n’a pas précisé s’il existait un lien entre les deux affaires.

Macron au Maroc le 15/11 pour inaugurer une ligne TGV

  • Emmanuel Macron inaugurera jeudi prochain, à l’invitation du roi du Maroc Mohammed VI, une ligne à grande vitesse entre Tanger et Casablanca qui représente le premier tronçon à grande vitesse d’Afrique, a indiqué la présidence de la République. Qualifiée de « projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc » par l’Elysée, cette ligne longue de 200 kilomètres reliera « en 2h10 au lieu de 4h45 les deux régions les plus dynamiques de l’économie marocaine ».

Plusieurs entreprises françaises prennent part au projet, notamment la SNCF qui assure l’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de l’Office National des Chemins de Fer, mais aussi Egis et Systra, Alstom pour la fourniture des rames ou encore le consortium Colas Rail-Egis Rail pour les voies et caténaires.

D’autre part, le président Macron devrait effectuer une visite d’Etat au Maroc en 2019.

Maroc: Les jeunes seront de nouveau appelés sous les drapeaux

Le roi Mohammed VI a profité de la célébration du 65e anniversaire de la Révolution du roi et du peuple pour annoncer le rétablissement du service militaire obligatoire, supprimé il y a 12 ans.

Les jeunes Marocains risquent d’être surpris par la décision du gouvernement de Rabat d’enrôler ses «chebab» (jeunes) pour servir dans l’armée nationale. Adopté en 1966, amendé en 1999, puis supprimé en août 2006, le texte relatif au service militaire a été remis à l’ordre du jour par le conseil du gouvernement du Maroc. Il prévoit un «service citoyen» obligatoire d’une durée de 12 mois pour les hommes et les femmes entre 19 et 25 ans.

Le porte-parole du Palais royal, Abdelhak Lamrini, a souligné la volonté de «promouvoir le patriotisme» et de favoriser «l’intégration dans la vie professionnelle et sociale» au sein de la jeunesse marocaine, frappée par le chômage, dans un communiqué publié par l’Agence marocaine de presse (MAP).

Le roi Mohammed VI a déclaré s’inquiéter de la situation sociale et économique de ceux qui constituent la plus grosse partie de la population du Maroc, et qu’il appelle «(s)es enfants», dans son discours rapporté par le quotidien marocain Libération. D’après les chiffres du Conseil économique et social marocain (CESE), le décrochage scolaire concerne 2 jeunes sur 3. S’ils ont un emploi, 1 sur 2 touchera un salaire bas, pendant que 75% des jeunes travailleurs n’ont pas de couverture sociale. Le Haut-commissariat au plan (HCP) renchérit en remarquant que dans les villes, 4 jeunes sur 10 sont chômeurs. Paradoxalement, la croissance économique du pays ne fait qu’augmenter: 4% en 2017 contre 1,2% en 2016, selon cette même source.

Un geste pour favoriser la mixité sociale

Toute l’éducation est repensée par le pouvoir. Le rétablissement du service militaire obligatoire va de pair avec une réforme du modèle pédagogique qui veut rendre obligatoire l’enseignement jusqu’à 16 ans, au lieu de 15, et souhaite tout mettre en œuvre afin d’éradiquer l’analphabétisme.

L’hebdomadaire Jeune Afrique observe qu’en rétablissant la circonscription, le gouvernement souhaite mettre en lumière, au-delà de la cohésion nationale, l’argument de la mixité sociale. Le Royaume fait face depuis plusieurs mois à d’importantes manifestations contre la pauvreté auxquelles participent un grand nombre de jeunes Marocains, au nord et à l’est du pays.

L’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la circonscription n’aura lieu qu’après sa publication officielle, et une fois la mesure prise en compte dans les prévisions budgétaires nationales. Or le Parlement ne poursuivra le débat qu’en octobre. Certaines modalités, comme les exemptions, les droits et les responsabilités concernant le service militaire marocain, restent à définir.

Le sentiment d’appartenance à une même communauté à l’échelle nationale est malgré tout déjà très présent. D’après un sondage réalisé en 2014 par l’entreprise américaine Gallup et publié dans le blog français Les Crises, le Maroc est le pays le plus patriotique du monde, dans la mesure où 94% des Marocains seraient «prêts à se battre pour leur pays».

Maroc : Mohammed VI opéré à Paris pour un flutter auriculaire sur cœur sain

Le roi Mohammed VI a subi avec succès une opération ce lundi 26 février après la constation samedi d’un trouble du rythme cardiaque, selon le communiqué de l’équipe médicale composée de Dr Abdelaziz Maouni, Dr Olivier Thomas, Dr Sébastien Bloc, Dr Olivier Dubourg, Dr Ali Chaib, Dr Lahcen Belyamani.

Les médecins du Roi ont indiqué que des explorations médicales menées à cet effet ont conclu à un flutter auriculaire sur cœur sain.

L’ablation par radiofréquence de cette arythmie, réalisée à la clinique Ambroise Paré à Paris, a permis de normaliser le rythme cardiaque.

A l’issue d’une période de repos, le roi Mohammed VI reprendra ses activités normales sans restriction aucune, indique l’équipe médicale.

Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, marquant une rupture spectaculaire avec ses prédécesseurs et ignorant les vives mises en garde des dirigeants de la région, et au-delà, qui redoutent une flambée de violence au Proche-Orient. Avec cette décision historique qui marquera son mandat, le 45e président des Etats-Unis tient l’une de ses promesses emblématiques de campagne. Mais il s’isole encore un peu plus sur la scène internationale et prend le risque d’anéantir les timides espoirs de reprise des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens.
«Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël», a-t-il lancé lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche au cours de laquelle il a insisté sur sa volonté de simplement reconnaître «une réalité». «Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties», a-t-il ajouté. «J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord», a-t-il encore dit au pupitre, debout devant un portrait de George Washington.


Défendant une décision qui aurait du être prise «depuis longtemps», M. Trump a aussi égratigné ses prédécesseurs qui «n’ont pas fait ce qu’ils avaient dit», peut-être selon lui par manque de «courage». Toute reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.
Avant même son discours, des dirigeants du monde entier avaient appelé le locataire de la Maison Blanche à peser ses mots et mesurer les conséquences de ses actes, tant Jérusalem est un volcan diplomatique.

Statut de Jérusalem: Mohammed VI met en garde Donald Trump

Le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a transmis ce mardi 5 décembre, un message au président américain évoquant les préoccupations du Souverain suite aux informations faisant état de la volonté de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
Dans un message transmis au président américain Donald Trump, ce mardi 5 décembre, le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al Qods, a exprimé sa profonde préoccupation, ainsi que la forte inquiétude des peuples arabes et musulmans suite aux informations faisant état d’une possible annonce par les Etats-Unis d’Amérique d’une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade américaine vers la Ville sainte.
«Vous n’êtes pas sans savoir l’importance cruciale qu’occupe la ville d’Al Qods, non seulement pour les différentes parties au conflit, mais aussi pour les fidèles des trois religions célestes. Avec sa spécificité religieuse, son identité et sa grande Histoire, ainsi que sa symbolique politique, cette ville doit rester une terre de coexistence et un étendard de tolérance», écrit le Roi dans son message.

Les journées du Maroc en Tunisie, du 5 au 19 décembre, sous le thème « culture, dialogue et bon voisinage »

« Culture, dialogue et bon voisinage » est le thème retenu pour les journées du Maroc en Tunisie, prévues du 5 au 19 décembre à l’initiative de l’ambassade marocaine à Tunis.

Ces journées proposeront au public tunisien et étranger divers événements alliant culture, musique, cinéma et gastronomie, outre des débats et conférences sur notamment les droits de l’homme et la condition de la femme.

L’ouverture sera marquée par un grand concert intitulé «Horizons Andalous», donné par l’Ensemble International Rencontre et Paix, sous la présidence de l’artiste marocain de renommée Ali Alaoui.

Parmi les rendez-vous les plus importants de ces journées figurent une table ronde qui sera initiée le 11 décembre en partenariat avec l’Institut arabe des droits de l’homme et le Conseil national des droits de l’homme, avec le soutien du ministère tunisien de l’Education sous le thème «Education aux droits de l’homme et à la citoyenneté, les questions de la liberté et de la responsabilité».

Un grand hommage à titre posthume sera rendu par l’ambassade du Royaume en partenariat avec le collectif «les Journées Féministes Maghrébines» et la Bibliothèque Nationale de Tunisie, à l’écrivaine et féministe marocaine décédée, Fatima Mernissi, sous le titre «Combats de femmes maghrébines, Fatima Mernissi, l’œuvre et l’exemple».

Pour toucher le public en dehors de Tunis, une journée dédiée au court-métrage sera organisée le 16 décembre à Monastir avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain.

La gastronomie figure aussi au menu de ces journées avec l’organisation d’un événement promotionnel de trois jours, dédié à la découverte des traditions et des innovations culinaires marocaines.

Pour renforcer les liens d’échange humain, culturel et économique entre les deux pays, l’ambassade du Maroc organise en clôture de ces journées un dîner thématique en l’honneur des membres de l’Association des Anciens Etudiants Tunisiens au Maroc.

Chantage/Maroc: des enregistrements validés

La justice française a reconnu la validité de deux enregistrements clandestins à l’origine de l’inculpation de deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc, qui remporte ainsi une victoire d’étape dans cette affaire.
La Cour de cassation, plus haute juridiction française, saisie par les journalistes Catherine Graciet et Eric Laurent (ci-dessus), a estimé que ces deux enregistrements avaient été réalisés par un émissaire de Rabat sans «véritable implication» des enquêteurs, permettant de conclure à la «loyauté de la preuve». Elle a donc débouté les journalistes, qui demandaient l’invalidation de ces enregistrements.