Coopération : Amélioration du réseau d’eau potable à Oujda (Maroc)

Le Conseil d’administration de l’Agence Française de Développement (AFD) a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions d’euros à la Régie Autonome de Distribution d’Eau et d’Electricité d’Oujda pour un programme d’amélioration du rendement du réseau d’eau potable de la ville d’Oujda.

Le premier concours accordé par l’AFD à la régie lui a permis d’atteindre un taux de raccordement au réseau d’eau potable de 98 % et d’assurer une distribution 24h/24 ; cependant, le rendement actuel, de 53 %, est le plus faible de toutes les régies du Maroc, la moitié de l’eau produite étant perdue. Le programme prévoit des prestations de recherche de fuite et des travaux de renouvellement de réseaux et de branchements et des compteurs, ainsi que la mise en place d’outils de suivi et d’accompagnement. Il permettra d’atteindre un rendement de 63 % en 2014, et de 75 % en 2019. La diminution des charges qui en découlera permettra d’éviter, ou de différer, des augmentations tarifaires et de diminuer les ressources en eau nécessaires pour alimenter la ville.


Commerce : Près de 23 milliards d’euros d’échanges entre la France et le Maghreb en 2009

Selon des statistiques officielles fournies par Ubifrance de Tunis, les pays du Maghreb ont exporté, en 2009, vers la France et en ont importé pour une valeur globale respective de 10,60 Mds € et de 12,29 Mds €, portant le total des échanges à 22,89 Mds €.
Par pays, l’Algérie vient au premier rang avec des échanges de 7,75 Mds €, talonnée par la Tunisie (6,2 Mds €), le Maroc 5,98 Mds € et la Libye (2,98 Mds €).
L’observation de ces échanges montrent, pour le cas de la Tunisie, que les exportations françaises vers ce pays progressent, au cours des dix dernières années, à un rythme moins rapide que celui des exportations vers les quatre autres pays. En 2009, la Tunisie a importé pour 3,1 Mds € et exporté pour 3,1 Mds €.
A signaler également que la Tunisie, un dynamique petit pays de 10 millions d’habitants, réalise avec la France des échanges (6,2 €) aussi importants que ceux de grands pays de 30 millions d’habitants comme l’Algérie (7,75 Mds €) et le Maroc (5,98 Mds €).
La France demeure le premier client et le premier fournisseur de deux pays : la Tunisie et le Maroc. Pour l’Algérie, elle est son 4ème client et son premier fournisseur. Elle est, enfin, 3ème client de la Libye et son 9ème fournisseur.

France Expo Casablanca 2010

Du 10 au 13 novembre 2010, Ubifrance et la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) organisent la 5e édition de France Expo Casablanca, exposition multisectorielle avec près de 10 000 visiteurs attendus, 350 exposants et 9 000 m2 d’exposition. Renseignements : www.ubifrance.fr


Sciences po Bordeaux à l’heure marocaine

Direction : le Maghreb pour l’IEP bordelais, et plus particulièrement le Maroc. L’établissement a signé un accord avec l’université de Mundiapolis (Casablanca) pour lancer une filière intégrée franco-marocaine. Inaugurée le 11 juin 2010, en présence des directeurs des deux établissements et des maires de leur ville respective, cette dernière accueillera ses premiers étudiants – cinq de chaque école – à la rentrée 2011.

Intégrer plutôt que délocaliser

Le principe du partenariat ? Comme pour les cinq autres filières intégrées de l’institut, les étudiants suivront une scolarité alternée pendant les cinq années d’études (un an à Bordeaux, un an dans l’établissement étranger), avec à la clé les deux diplômes.

Au lieu d’installer des antennes à l’étranger, Sciences po Bordeaux préfère en effet la stratégie « intégrée ». « Délocaliser une formation française à l’étranger, je ne suis pas sûr que la greffe fonctionne, explique Vincent Hoffmann-Martinot, directeur de l’institut, qui préfère ainsi « combiner deux formations au sein d’une filière constituée d’apports réciproques ».

Un ancien de Sciences po Bordeaux comme entremetteur

Pourquoi ce choix de Mundiapolis au Maroc ? « Cela entre dans notre stratégie africaine », explique le directeur. Son institut compte déjà un laboratoire de recherche sur l’Afrique Noire (avec le CNRS). « Le Maroc joue un rôle d’interface entre l’Afrique subsaharienne et la France, précise-t-il. Nos collègues africanistes sont bien sûr ravis et de plus en plus d’étudiants sont demandeurs. Ces profils devraient également intéresser les entreprises dans le secteur du dialogue et de la coopération euro-méditerranéenne. »

En pratique, le rôle initiateur de Mohamed Berrada, diplômé de Sciences po Bordeaux et parrain de la filière, a été central. Tandis que l’IEP réfléchissait d’abord à l’Algérie – en vain – cet ancien ministre des Finances et ex-ambassadeur du Maroc en France a créé l’occasion en organisant une réunion entre la direction bordelaise et les responsables universitaires et ministériels marocains. Les anciens, c’est utile et plus encore, surtout quand ils sont de la qualité de M. Berrada…

L’université de Mundiapolis s’ouvre aux SHS

Pour l’instant axée sur les sciences de l’ingénierie et le management, l’université de Mundiapolis (Casablanca) va ainsi élargir son offre de formation aux SHS (Sciences humaines et sociales) avec une nouvelle filière en sciences politiques. Première université privée ouverte au Maroc à la rentrée 2009, elle compte 1 150 étudiants et abrite deux laboratoires de recherche.

« Nous allons inviter des collègues marocains à venir faire des cours chez nous et inversement, indique Vincent Hoffmann-Martinot. Nous souhaitons également les aider à développer un potentiel de recherche ».

A noter également : une vingtaine d’étudiants de Mundiapolis pourront suivre le CEP (Certificat d’études politiques) de Sciences po Bordeaux (une année de formation au niveau de la troisième année – 60 crédits ECTS). L’IEP réfléchit également à la création de masters dans des spécialités proches des besoins de l’université marocaine : en Action publique et gouvernance territoriale et Politique internationale.

Décès de Cécile Aubry, mère de Mehdi et auteur de « Belle & Sébastien »

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Star à 20 ans grâce à Henri-Georges Clouzot, scénariste à succès pour la télévision avec « Belle et Sébastien » dans les années 60, romancière pour les enfants, Cécile Aubry est morte lundi soir à Dourdan (Yvelines) à l’âge de 81 ans.


L’actrice s’est éteinte des suites d’un cancer du poumon contre lequel elle luttait depuis plusieurs années, a annoncé mardi à l’AFP sa belle-fille Virginie Stevenoot.

Ses obsèques seront célébrées lundi prochain à l’église de Dourdan, à 11h00. La comédienne sera inhumée au cimetière de Montrouge (Hauts-de-Seine).

Née sous le nom d’Anne-Marie Benard le 3 août 1928, grandissant dans un univers doré entre gouvernante anglaise et professeur de danse, elle commence justement comme danseuse.

Mais son ingénuité, ses yeux vert bronze, sa blondeur et sa moue boudeuse séduisent le réalisateur des Diaboliques, Henri-Georges Clouzot, qui la découvre au Cours Simon. Avec « Manon », il lui offre son premier grand succès dès ses débuts.

« Moi, une fille de la guerre un peu en retrait de tout, je découvrais la vie à vitesse record. Du jour au lendemain, je me suis trouvée en couverture de du magazine Life, j’ai fait le tour du monde à toute pompe, avant d’atterrir à Hollywood », disait-elle dans une interview en 1990.

Le film de Clouzot, librement adapté du roman de l’abbé Prévost, remporte un Lion d’or à la Mostra de Venise en 1949. Cécile Aubry signe ensuite un contrat avec le studio américain 20th Century Fox.

Dans « La Rose noire » (1950) d’Henry Hathaway, elle côtoie Tyrone Power et Orson Welles et, dans « Barbe-Bleue » (1952) de Christian-Jacque, Hans Albers.

C’est pendant le tournage de « La Rose noire », dans les dunes de l’Atlas marocain, qu’elle rencontre Si Brahim El Glaoui, fils aîné du pacha de Marrakech, en visite sur le plateau.

Elle épouse son prince charmant dans le plus grand secret et pendant six ans personne ne se doutera qu’ils sont mari et femme. « J’ai vécu dans une espèce de clandestinité, sans me montrer. Je mentais à tout le monde, c’était très éprouvant », dira-t-elle plus tard.

Après son mariage qui ne dure que le temps d’un enfant et d’un film, elle ne parvient pas à retrouver l’état de grâce de son premier rôle. Elle tourne six films qui sombrent dans l’oubli.

Elle rentre en France en 1956 avec son fils Mehdi, qui devient sa source privilégiée d’inspiration. Elle écrit ainsi « Belle et Sébastien » et l’adapte pour la télévision. Le feuilleton, dont l’interprète principal est Mehdi, passionnera deux générations de Français.

Elle signera d’autres séries « Coups de foudre », « Le jeune Fabre » (1973) et, encore avec Mehdi, « Poly », qui raconte les mésaventures d’un poney (de 1963 à 1973).

Sous-Traitance : Premier salon SISTEP-MIDEST au Maroc en 2011

Seul salon professionnel marocain dédié à la sous-traitance industrielle, le SISTEP et le MIDEST se sont associé avec comme objectif, de devenir LE rendez-vous annuel incontournable de l’industrie dans ce pays et en Afrique. La première version issue de cette alliance se déroulera du 17 au 20 mai 2011 au Parc des Expositions de Casablanca (OFEC).

MovieMed : participez aux rencontres cinéma-tourisme les 20 et 21 janvier 2011 au Maroc

Après une première édition réussie à Marseille en janvier 2010, les deuxièmes rencontres MovieMed consacrées aux synergies entre tourisme et audiovisuel auront lieu à Ouarzazate le 20 et 21 janvier 2011. La première édition avait réuni près de 150 spécialistes et permis à un producteur égyptien de bénéficier du financement d’Air France et d’Accor pour la réalisation de son film. Les inscriptions pour les ateliers et réunions d’affaires, ainsi que les candidatures aux bourses « Film » et « Produits Film-Tourisme » seront ouvertes à partir de ce mois de juillet 2010. Plus d’informations sur www.moviemed.ccimp.com

Accord de coopération franco-marocain dans le nucléaire

La préparation de cet accord avait été lancée lors d’une visite du président Nicolas Sarkozy au Maroc en octobre 2007. Mal doté en énergies fossiles, le royaume chérifien, qui n’a qu’un réacteur nucléaire, compte construire sa première centrale nucléaire entre 2022 et 2024. Des appels d’offres internationaux pourraient être lancés entre 2011 et 2014.

« C’est un accord général, un accord cadre qui permet d’accompagner le Maroc sur le chemin de la préparation à son entrée dans le champ de l’énergie nucléaire », a déclaré le Premier ministre français François Fillon, à l’issue de la 10e rencontre de haut niveau franco-marocaine, à Paris. L’accord prévoit une coopération en matière technologique et dans les domaines de la formation et de la sûreté.

« Ce n’est pas un accord commercial pour la construction aujourd’hui d’un réacteur nucléaire. C’est dans une deuxième étape que la France fera des propositions en ce sens compte tenu de l’excellence de sa technologie et de ses entreprises », a dit François Fillon lors d’une conférence de presse commune avec son homologue marocain, Abbas El Fassi.

SOLAIRE ET FERROVIAIRE

Le Premier ministre marocain a déclaré plus tard, à l’issue d’un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, que la France était aussi intéressée par une participation dans des projets marocains importants touchant aux énergies renouvelables. Le Maroc veut produire 2 000 Mégawatts à l’horizon 2020 par l’énergie solaire et autant par l’énergie éolienne.

« On a choisi cinq sites pour le solaire et le premier sera à Ouarzazate (sud marocain). La France va intervenir dans ce premier site », a expliqué Abbas El Fassi. Au total, la réunion de haut niveau franco-marocaine a été marquée par la signature d’une douzaine d’accords, a-t-il dit.

Le Premier ministre marocain a par ailleurs déclaré que le bouclage financier du train à grande vitesse Tanger-Casablanca, un projet de deux milliards d’euros, était achevé, avec des contributions françaises, saoudiennes et koweïtiennes. La France et le Maroc avaient signé un protocole d’accord sur la construction de ce TGV par des groupes français lors de la visite de Nicolas Sarkozy dans le royaume chérifien.

Abbas El Fassi a également dit avoir parlé avec le président français du rôle que pouvaient jouer la France et le Maroc en Afrique sub-saharienne. « Nous sommes déjà installés en Afrique dans les domaines des banques, des services, de l’informatique, et nous voulons un partenariat franco-marocain pour le développement de l’Afrique », a dit le Premier ministre marocain. « C’est une chose qui est acceptée par la France. »