Norton Rose Fulbright conseille Masen sur son programme d’énergie solaire et la première émission de Green Bonds (obligations vertes) au Maroc  

Norton Rose Fulbright, cabinet d’avocats d’affaires international, a accompagné l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) pour la mise en œuvre son programme NOOR PV I, étape importante de la vaste ambition du Maroc dans le domaine de l’énergie solaire.

 

Composé de trois projets distincts – NOOR Ouarzazate IV, NOOR Laâyoune et NOOR Boujdour – financés par Masen, avec le support de la banque allemande de développement (KfW) (concernant NOORo IV), et par les revenus des premiers Green Bonds émis au Maroc, le programme NOOR PV I sera doté d’une capacité cumulée de 170MW. ACWA Power, le leader saoudien de l’énergie, a été sélectionné pour la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance du programme.

 

Ce programme constitue une nouvelle étape du Plan Solaire Marocain prévoyant une capacité installée d’au moins 2000MW en énergie solaire dans le pays d’ici à 2020. Il est mis en œuvre par Masen par le biais d’appels d’offre internationaux portant sur des projets de production d’électricité indépendants (IPP), comprenant la construction, la détention, l’exploitation et l’approvisionnement, Masen restant actionnaire minoritaire.

 

Simon Currie, responsable de la pratique Energie de Norton Rose Fulbright au niveau mondial, commente : « Les caractéristiques uniques du programme de Masen ont conduit à une baisse significative des coûts des projets thermo-solaires et photovoltaïques, permettant de rivaliser avec les modes de production d’énergie traditionnels. Nous pensons que le soleil marocain alimentera l’Europe et l’Afrique Sub-saharienne en énergie dans un futur proche. »

 

Anne Lapierre, responsable de la pratique Energie pour la région Europe, Afrique, Moyen-Orient, ajoute :  « Le modèle de financement innovant de Masen marque un étape cruciale pour toutes les futures transactions dans la région. Un accord de co-développment dans le secteur des énergies renouvelables a d’ailleurs déjà été signé avec le Sénégal et Djibouti. Il ne fait aucun doute que ces innovations en matière de financement et de structuration de projets portées par Masen au Maroc feront figure de modèle pour le reste de l’Afrique. »

 

L’équipe internationale de Norton Rose Fulbright chargée de conseiller Masen sur le programme NOOR PV I était composée d’avocats des bureaux de Casablanca, Paris, Londres et Sydney. Elle était dirigée par Alain Malek, associé responsable du bureau de Casablanca en charge de la relation avec Masen, accompagné de trois associés, Simon Currie, Anne Lapierre et Richard Hill. Souâde Messaoudi, collaboratrice, était en charge de la coordination (et des aspects appel d’offres et droit des sociétés) du dossier avec une équipe comprenant également, Adnen Ben Naser et Sylvaine Ruet, consultant, en charge des contrats d’achat d’électricité ; Kate Kortenbout, Michael Poole et Santiago Ross, en charge des aspects construction, exploitation et maintenance ; Rosa Mottershead et Elsa Weatherley-Godard en charge des aspects financement.

 

L’équipe ayant conseillé sur l’émission des Green Bonds était dirigée par Alain Malek, assisté par Anne-Laure Bernard-Bouissières, of counsel, Souâde Messaoudi et Ismaïl Sinaceur.

 

Norton Rose Fulbright conseille actuellement Masen sur la prochaine étape de son Plan Solaire – NOOR Midelt Phase 1 – qui comprendra deux projets hybrides Centrales Solaires Thermodynamiques-Photovoltaïque, d’une capacité de 400MW, qui deviendront les projets hybrides les plus importants au monde.

COP22: les chefs d’Etat font de la lutte contre le réchauffement une “priorité urgente”

Les représentants des 196 pays participant à la conférence de Marrakech (Maroc) ont signé un texte qui s’inscrit dans la lignée des accords de Paris (2015) et de Copenhague (2009).

Ce texte vient conclure la 22e conférence de l’ONU sur le climat, la COP22, qui s’est terminé le 18 novembre, à Marrakech (Maroc). Jeudi 17 novembre, les 196 Etats présents ont adopté la “proclamation de Marrakech”, appelant à “l’engagement politique maximal” contre le réchauffement climatique, une “priorité urgente”.

“Nous appelons à accroître urgemment l’ambition et à renforcer notre coopération pour combler le fossé entre les trajectoires actuelles des émissions de gaz à effet de serre [sources du réchauffement] et la voie qu’il faut prendre pour respecter les objectifs de température fixés par l’accord de Paris” fin 2015, poursuit le texte.

Un texte pour entériner l’accord de Paris…

Dans ce texte, les Etats “saluent l’accord de Paris, son entrée en vigueur rapide” et “affirment [leur] adhésion à son application pleine et entière”. La “dynamique” en faveur du combat contre le réchauffement, constaté encore toute cette année 2016, “est irréversible”, ajoute le texte : “Elle n’est pas alimentée seulement par les gouvernements, mais par la science, les entreprises et les actions mondiales à tous les niveaux”.

“Notre rôle maintenant est de profiter rapidement de cette dynamique”, ajoutent les Etats.

… mais aussi celui de Copenhague 

Le texte appelle aussi à des financements accrus pour soutenir les mesures contre le réchauffement. Il mentionne notamment les pays développés, lesquels sont souvent les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre.

“Nous, pays développés, réaffirmons notre objectif consistant à mobiliser 100 milliards de dollars” par an pour les pays en développement d’ici à 2020, précise la proclamation. Cette promesse n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été faite, dès 2009, à la conférence climat de Copenhague (Danemark).

Les hamams durables au Maroc relèvent le défi climatique

Le FFEM, en partenariat avec les ONG GERES et EnSEn (Energie Solidarité Environnement),  vient de réaliser un film de 4 mn qui présente la solution de hamams écologiques au Maroc. Cette démarche innovante vise à réduire les consommations d’énergie (bois principalement) et d’eau dans les hamams traditionnels, les fumées nocives pour les travailleurs et les riverains, et bien sûr les émissions de gaz à effet de serre.

Au cœur de la vie sociale, le hamam est fréquenté régulièrement par  90 % de la population marocaine dont de nombreuses familles dépourvues de sanitaires pour leur hygiène quotidienne. Il constitue un lieu de rencontres privilégié et un espace social public pour les femmes. Le secteur emploie près de  200.000 personnes.  La solution technologique de hamams  écologiques contribue à garantir la pérennité des hamams et leur accessibilité économique pour la population.

Le projet « Hamams durables au Maroc » est cofinancé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et est réalisé en partenariat avec les ONG française, Geres, et marocaine, EnSEn.

Il  prévoit la modernisation énergétique, le conseil et le suivi technique de la rénovation de 10 hamams-pilotes, pour fin 2017.

L’objectif à terme étant de diffuser cette solution écologique à 10.000 hamams marocains pour relever le défi climatique.

Les défis de la COP22

La COP 22 a démarré ce lundi 7 novembre 2016 à Marrakech pour 15 jours de négociations. Sa feuille de route: mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat.

En décembre dernier à Paris, tous les participants sont tombés d’accord sur la nécessité de limiter le réchauffement à + 2 degrés Celcius, grand maximum. Dans la foulée, une centaine d’États ont déjà ratifié le texte, c’est-à-dire 70 % des parties prenantes. Il fallait 55 % de signataires représentant 55 % des émissions pour que cet accord entre en vigueur.

Ce cap étant largement franchi, ce premier accord universel sur le climat est donc désormais sur les rails depuis vendredi dernier. Avant même l’ouverture de la COP22 qui prend le relais de la COP21. C’est plutôt de bon augure.

 

Autre raison de se réjouir : les plus gros pollueurs l’ont déjà approuvé, c’est le cas des États-Unis et de la Chine 

 

Ces belles paroles étant dites, il va falloir passer aux actes, car pour l’instant pas grand-chose de concret n’a été entrepris pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. D’après l’Agence internationale à l’énergie, la construction des centrales électriques à énergie renouvelable dépasse maintenant le nombre de celles fonctionnant encore au charbon. C’est un bon signal, mais largement insuffisant pour limiter la hausse des températures à + 2 °C.

Pour parvenir à cet objectif, il faudrait suspendre immédiatement tous les projets d’extractions de pétrole ou de charbon, soutiennent les ONG. On voit bien qu’il faudra carotte et bâton pour tendre vers cet objectif. Sans incitation, sans contrôle, l’accord de Paris restera une coquille vide. A Marrakech, les négociateurs doivent commencer par se donner les moyens de surveiller qui fait quoi.

 

Chaque pays signataire avait présenté à Paris sa propre trajectoire de réduction des émissions

 

On sait déjà que c’est insuffisant. Quand on fait la somme des engagements nationaux pris on arrive à une hausse des températures de +3,5 à + 4 °C selon l’ONG la Fabrique écologique. On évite la barre fatale des +5 °C, mais est donc très loin du seuil de prudence fixé à + 2 °C maximum.

Normalement un bilan d’étape est prévu dans deux ans. Pourquoi ne pas transformer ce bilan en nouveau départ avec des objectifs plus ambitieux ? Ce sera discuté à Marrakech. Cela implique que les parties prenantes acceptent un certain degré de transparence.

 

Autre enjeu de la COP22 la question du financement

 

La présidence marocaine en fait sa priorité. 100 milliards de dollars par an ont été promis au pays en développement à partir de 2020. Sous forme de prêts publics ou privés. D’après l’OCDE, les montants seront réunis. En revanche, on ne sait pas très bien comment les fonds seront répartis. Des pays ont absolument besoin de la présence d’acteur public pour rassurer les prêteurs.

Autre sérieux écueil : la distribution et la vocation des fonds alloués. Beaucoup de pays du Sud ont besoin d’argent pour s’adapter au réchauffement, mais c’est surtout les projets d’atténuation des émissions qui motivent privé et public parce qu’ils sont plus faciles à valoriser dans les bilans.

 

Le développement de la « finance verte » est censé résoudre ces problèmes

 

C’est l’avis de la France et du Maroc, deux pays en pointe dans ce domaine. Casablanca a annoncé vendredi l’émission de la première obligation verte souveraine, elle émane de l’Agence dédiée au développement des énergies renouvelables.

Paris promet une « obligation verte » émise par le Trésor en 2017. Les investisseurs applaudissent, mais ils demandent un instrument universel pour quantifier le risque climat. C’est-à-dire un prix pour le carbone.

 

Par Dominique Baillard – RFI

Climat: ouverture de la COP22 à Marrakech

La conférence climatique de l’ONU s’est ouverte aujourd’hui à Marrakech, pour concrétiser les engagements pris par la communauté internationale à Paris pour lutter contre le réchauffement planétaire.

“Marrakech, c’est le moment de faire avancer l’action climatique”, a exhorté la responsable climat de l’ONU, Patricia Espinosa, lors de la session plénière d’ouverture, appelant les pays à accélérer le “rythme et l’ampleur” des mesures. Quelque 192 Etats ont signé l’accord de Paris, dont cent l’ont déjà ratifié, a souligné en ouvrant la conférence la présidente de la COP21 Ségolène Royal : “Oui, nous avons tous ensemble rendu possible ce que l’on disait impossible”, a-t-elle déclaré. “Je lance un appel aux pays qui n’ont pas encore ratifié à le faire avant la fin de l’année”, a ajouté la ministre française de l’Environnement et de l’Energie.

Elle a souhaité que la COP22 soit “la COP de l’Afrique (…) en particulier concernant la prise en compte des enjeux de la mobilisation des financements et des transferts de technologies”, avant de passer le relais à Salaheddine Mezouar, ministre marocain des Affaires étrangères, pour présider la COP22.

Le nouveau président de la COP22 a appelé le monde à “maintenir l’esprit” de Paris, “la mobilisation sans précédent” qui accompagné le pacte adopté fin 2015. Il en a appelé à “notre conscience et notre responsabilité collective” pour répondre aux besoins en particulier des plus vulnérables. “Ce qui est en jeu n’est pas seulement le changement du climat mais une question de civilisation et de développement économiquea, a-t-il rappelé, appelant les pays “à être plus ambitieux”: “tout le monde, partout, doit voir le changement”.

COP 22 : Smoove en roue libre à Marrakech !

La société montpelliéraine Smoove (concepteur, constructeur et distributeur de vélos en libre-service), vient de remporter un appel d’offres organisé par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI, organisme rattaché à l’ONU), portant sur le déploiement d’une flotte de vélos en libre-service à l’occasion de la COP 22 qui se tiendra du 7 au 18 novembre à Marrakech. Smoove devient ainsi le premier opérateur à équiper une ville du continent africain. Composée de 300 vélos et d’une dizaine de stations, la flotte sera installée dans les lieux emblématiques de la ville. Baptisée “Medina Bike“, elle sera mise en service pour une durée renouvelable de cinq ans. Ce projet répond à une volonté du roi Mohammed VI de lancer des initiatives concrètes autour du développement durable à l’occasion de la COP 22.

Anniversaire des 6 mois de l’adoption de l’Accord de Paris pour le climat

Présidente de la COP21, Ségolène Royal a inauguré la Centrale de géothermie profonde de Rittershoffen. Cette première mondiale participe aux objectifs fixés par l’Alliance mondiale pour la géothermie à savoir multiplier par cinq la capacité installée de production d’énergie géothermique et au moins doubler le chauffage géothermique d’ici 2030, par rapport à leur niveau de 2014.

En parallèle, le collège des Commissaires européens s’est réuni pour examiner le projet de décision de ratification par l’Union européenne de l’Accord de Paris.

Le jeudi 9 juin 2016, la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a organisé le colloque « A mi-chemin entre la COP21 et la COP22, de Paris à Marrakech, quels enjeux pour le climat ? » destiné à faire un point sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015, autour de personnalités politiques de premier plan et d’experts reconnus.

 

Dates à retenir pour la COP21 :

Lundi 20 juin : Conseil Environnement des ministres de l’Union européenne : adoption de la ratification de l’Accord de Paris –  Bruxelles

Mardi 28 juin : Business Climate Week – Londres

Mercredi 29 et jeudi 30 juin : G20 Energie – Pékin

Du dimanche 3 juillet au mardi 5 juillet : Septième Dialogue de Petersberg sur le climat – Berlin

Lundi 18 juillet : Forum méditerranéen de Tanger

Mardi 19 et mercredi 20 juillet : Forum de haut niveau sur les Objectifs de Développement durable (ODD) aux Nations unies – New York

Août : déplacement en Afrique pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat et la mise en place de l’Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique


Risque Pays : Maroc

—   —   Coralie Bescond – – –

Activité cyclique, toujours principalement dépendante du secteur agricole et de la conjoncture européenne
L’activité reste cyclique, car toujours principalement dépendante des performances du secteur agricole –près de 40% de la population active – et de la conjoncture dans l’Union européenne (UE), principal partenaire économique du pays. La croissance demeure, en outre, tributaire des fluctuations des cours internationaux des phosphates (dont le Maroc est l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux) et des hydrocarbures importés.

 


Après un net rebond en 2013, grâce à une excellente récolte céréalière, la croissance sera moins soutenue en 2014, la production agricole devant reculer en raison d’une pluviométrie moins favorable et de coûts affectés par la hausse des prix des carburants. On prévoit, toutefois, un renforcement de l’activité économique non agricole, partiellement lié à la modeste reprise en Europe. Les perspectives sont favorables pour les filières aéronautique et automobile, cette dernière bénéficiant de la montée en puissance de l’usine Renault/Dacia de Tanger, qui dope les exportations. Une reprise est attendue dans le secteur extractif, un regain dans les industries de transformation (notamment le textile) et le BTP. Par ailleurs, le secteur tertiaire doit bénéficier des performances des télécommunications, du commerce, du transport, de l’offshoring, ainsi que de l’expansion du port de Tanger Med.

Légère décrue des importants déficits publics et courant, et endettement externe gérable
Les subventions demeurent un fardeau pour les finances publiques du pays, mais leur diminution graduelle sur les produits alimentaires et énergétiques, initiée en 2012, et la stabilisation de la masse salariale publique permettront de réduire légèrement le déficit budgétaire en 2014. Si l’accumulation récente de déficits conduit à une hausse de l’endettement public, il est principalement interne et, pour la part externe, essentiellement remboursable à des conditions concessionnelles, donc avantageuses.
Par ailleurs, les exportations seront tirées notamment par les ventes de voitures, de matériel aéronautique et de phosphates. Côté importations, le Maroc tente de réduire sa dépendance aux hydrocarbures en recourant aux énergies renouvelables, mais l’impact ne peut être immédiat. Le déficit commercial sera partiellement compensé par l’excédent des services grâce au tourisme, fortement lié à la demande européenne, et aux transferts des expatriés. Il n’en résultera, néanmoins, qu’un tassement minime du déficit significatif des comptes extérieurs, financé en partie par des flux d’investissements directs étrangers – principalement de l’UE et du Moyen-Orient – souvent liés à des partenariats public-privé relatifs aux infrastructures routières, ferroviaires, portuaires ou touristiques.
Dans ce contexte, le FMI a accordé au Maroc, en août 2012, une « Ligne de précaution et de liquidité » de 6,2 Mds$ sur deux ans, facilité destinée aux pays dont les fondamentaux et les politiques économiques sont sains, mais présentant des vulnérabilités. En raison d’un endettement externe gérable, le Maroc n’aura pas à recourir à cette aide.
De plus, avec un régime de change administré et une très légère réduction du déficit extérieur, le pays devrait bénéficier d’une modeste amélioration de sa capacité de résistance à une crise de change, le niveau de ses réserves devant augmenter.
En outre, son système bancaire, le plus développé d’Afrique (hors Afrique du Sud), demeure suffisamment capitalisé et rentable, l’amélioration de la réglementation prudentielle se poursuit, mais l’accès limité des TPE/PME au crédit bancaire constitue une contrainte pour leur développement.

Réforme constitutionnelle dans le contexte de bouleversements dans le monde arabe
En réponse à une insatisfaction politique et sociale, dans le contexte des révoltes dans le monde arabe, une réforme constitutionnelle, initiée par le roi Mohammed VI, a été approuvée par referendum en juillet 2011. Elle vise un rééquilibrage, par un renforcement des pouvoirs du Premier ministre et du Parlement, une plus grande indépendance de la justice et une régionalisation accrue. Elle ne modifie cependant pas l’essentiel des prérogatives d’un monarque qui reste populaire. Une frange de la population se plaint néanmoins de la corruption et du clientélisme, des mouvements de contestation mettant en cause certains membres du proche entourage du roi (le « makhzen »).
Les élections législatives avancées à fin novembre 2011 se sont soldées par une majorité relative pour le Parti (islamiste) Justice et Développement, la nomination de son dirigeant Abdelilah Benkirane comme Premier ministre et la formation en janvier 2012 d’une coalition gouvernementale avec trois partis laïcs. Après la défection fin juillet 2013 du parti conservateur Istiqlal, un nouveau gouvernement de coalition a été formé en octobre 2013, marquant un retour en force du Rassemblement National des Indépendants – parti libéral, proche du Roi – ainsi que des technocrates.
La mise en œuvre de la nouvelle Constitution semble satisfaisante, mais les progrès en matière de justice sociale – par une réduction de la pauvreté, des inégalités et du chômage – resteront limités.

Environnement des affaires perfectible et expérience de paiement Coface correcte
Les autorités poursuivent les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, mais des avancées supplémentaires sont jugées nécessaires, notamment en matière de simplification des procédures administratives, d’amélioration du cadre juridique et de facilitation de la gestion du foncier.
Avec des entreprises faisant des efforts accrus de transparence en matière d’information financière, et sur un marché de l’assurance-crédit en plein développement, l’expérience de paiement Coface – reposant sur un portefeuille sectoriel assez diversifié – est correcte et les taux de recouvrement satisfaisants.


Maroc : 7 morts dans les dernières intempéries

  • Jusqu’à sept personnes sont décédées dans les intempéries des derniers jours au Maroc, une semaine après une précédente tempête qui avait fait au moins 36 morts, ont rapporté aujourd’hui des quotidiens marocains, qui relèvent toutefois l’absence de bilan officiel.

 

De vendredi à dimanche, le sud du Royaume a de nouveau enregistré des précipitations record: il est tombé dans certains secteurs l’équivalent d’une année de pluie voire plus, comme à Agadir, la grande station balnéaire du pays (plus de 250 mm de précipitations).

 

Ces intempéries, qui ont pris fin dans la nuit de dimanche à lundi, ont entraîné de nouvelles crues impressionnantes d’oueds (rivières) et des dégâts considérables, en particulier à Guelmim (200 km au sud d’Agadir), déclarée “zone sinistrée”.

 

“Une autre catastrophe: les inondations font sept décès”, titre le quotidien arabophone Al Massae. Aucun bilan humain n’a été publié à l’échelle nationale, mais les autorités de Zagora (sud) et Azilal, dans le Moyen-Atlas, évoquent chacune deux victimes. Dans le second cas, Al Massae, tout comme le journal At-Tajdid, explique qu’il s’agit de deux collégiennes mortes par noyade vendredi. Un adolescent est par ailleurs décédé, emporté par l’oued Imintanout, au sud-ouest de Marrakech, tandis que vers Figuig (sud-est) une femme et son enfant sont morts dans l’effondrement de leur maison, ajoute Al Massae. Akhbar al Yaoum fait, pour sa part, état d’un bilan d’au moins cinq morts.

 

Les dégâts matériels se chiffrent à “des milliards” de dirhams (des centaines de millions d’euros), note Al-Ittihad Al Ichtiraki. Plusieurs centaines de maisons ont été détruites, de multiples routes coupées et le réseau électrique endommagé, selon les autorités. Au moins 250 villages sont “enclavés” et font l’objet de “ravitaillements”.

 

A Guelmim, ville aux portes du Sahara déjà éprouvée le week-end précédent avec près d’une trentaine de morts, des quartiers entiers ont été submergés après la rupture de digues. A la demande du roi Mohammed VI, le ministre de l’Intérieur Mohammed Hassad s’est rendu sur place. “La priorité sera donnée à la réouverture des routes, au rétablissement du courant électrique, à l’approvisionnement en eau potable et à la continuité des services de santé”, a déclaré la préfecture de Guelmim, d’après laquelle plusieurs centaines de personnes sont temporairement sans domicile et ont été pris en charge.

 

Critiquées à l’issue du précédent épisode pluvieux, les autorités avaient placé certaines zones en “alerte maximale” dès vendredi.