Les journées du Maroc en Tunisie, du 5 au 19 décembre, sous le thème “culture, dialogue et bon voisinage”

“Culture, dialogue et bon voisinage” est le thème retenu pour les journées du Maroc en Tunisie, prévues du 5 au 19 décembre à l’initiative de l’ambassade marocaine à Tunis.

Ces journées proposeront au public tunisien et étranger divers événements alliant culture, musique, cinéma et gastronomie, outre des débats et conférences sur notamment les droits de l’homme et la condition de la femme.

L’ouverture sera marquée par un grand concert intitulé «Horizons Andalous», donné par l’Ensemble International Rencontre et Paix, sous la présidence de l’artiste marocain de renommée Ali Alaoui.

Parmi les rendez-vous les plus importants de ces journées figurent une table ronde qui sera initiée le 11 décembre en partenariat avec l’Institut arabe des droits de l’homme et le Conseil national des droits de l’homme, avec le soutien du ministère tunisien de l’Education sous le thème «Education aux droits de l’homme et à la citoyenneté, les questions de la liberté et de la responsabilité».

Un grand hommage à titre posthume sera rendu par l’ambassade du Royaume en partenariat avec le collectif «les Journées Féministes Maghrébines» et la Bibliothèque Nationale de Tunisie, à l’écrivaine et féministe marocaine décédée, Fatima Mernissi, sous le titre «Combats de femmes maghrébines, Fatima Mernissi, l’œuvre et l’exemple».

Pour toucher le public en dehors de Tunis, une journée dédiée au court-métrage sera organisée le 16 décembre à Monastir avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain.

La gastronomie figure aussi au menu de ces journées avec l’organisation d’un événement promotionnel de trois jours, dédié à la découverte des traditions et des innovations culinaires marocaines.

Pour renforcer les liens d’échange humain, culturel et économique entre les deux pays, l’ambassade du Maroc organise en clôture de ces journées un dîner thématique en l’honneur des membres de l’Association des Anciens Etudiants Tunisiens au Maroc.

« Ma soeur Touria, première aviatrice du monde arabe » de Salah Eddine Chaoui

Dans les années 50, le Maroc était encore sous protectorat français. Malgré les obstacles, Touria Chaoui, à tout juste 16 ans, décroche le 17 octobre 1951 son brevet de pilotage délivré par l’armée de l’air française.

Dans un Maroc qui revendiquait son indépendance, la jeune fille devint un symbole de militantisme et d’émancipation de la femme marocaine. Elle fut assassinée le 1er mars 1956 ; ce crime est toujours non élucidé. Son jeune frère, qui a assisté à sa mort, a décidé de lui rendre hommage à travers ce livre.

134 pages 15 euros Aux éditions L’Harmattan.

Le roi Mohammed VI félicite la lauréate du prix Goncourt, Leila Slimani

Le roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations à la romancière franco-marocaine Leïla Slimani, lauréate du Prix Goncourt 2016 pour son roman “Chanson douce”.

Dans ce message, le Souverain exprime ses chaleureuses félicitations à Leïla Slimani pour ce “grand sacre littéraire, qui constitue une reconnaissance par cette prestigieuse académie de la singularité de l’œuvre romancière” de l’écrivaine.

“Si elle constitue un honneur pour vous et pour la femme marocaine, cette distinction est tout aussi une illustration de ce que recèle notre communauté marocaine résidant à l’étranger en capacités et compétences qui ont fait preuve d’excellence et se sont distinguées dans de nombreux domaines”, souligne le message, en exprimant sa certitude que cette consécration sera le meilleur encouragement pour la romancière de poursuivre son œuvre créatrice.

Le Festival de la Méditerranée en images, du 20 au 26 novembre, Marseille

Lieu : Villa Méditerranée / Bibliothèque l’Alcazar / MuCEM

20ème édition

 

24 films en compétition

30 heures de projections publiques et gratuites

Le journaliste et politologue Antoine SFEIR (ci-contre) Président du Jury

L’acteur-scénariste Moussa MAASKRI parrain du PriMed

Organisé depuis 1994 par le Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle (CMCA), le PriMed (Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen) retranscrit en images l’actualité, l’Histoire et la vie autour de la Méditerranée, à travers une sélection éclectique et exigeante de documentaires, reportages et web-documentaires, mais aussi des débats, des rencontres…

 

Du 20 au 26 novembre à Marseille, le public pourra ainsi découvrir, au cours de projections entièrement gratuites, des films produits par 21 pays différents: Espagne, France, Grèce, Italie, Israël, Jordanie, Maroc, Tunisie… mais aussi Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni

 

Les principaux thèmes abordés pour cette édition 2016 seront : la Syrie, la condition féminine, la transformation des villes méditerranéennes, les conflits au Proche-Orient, la politique en Europe, et aussi les arts en Méditerranée, les religions, la crise économique en Espagne, la pollution de la Méditerranée et enfin l’intégration par le sport et notamment par le football…

Les 24 films présentés, sélectionnés parmi les 350 oeuvres reçues par le CMCA, couvrent toute la Méditerranée. La sélection accueille des films événements tels que “Daesh, Paroles de déserteurs”, qui donne pour la première fois la parole aux combattants ayant décidé de quitter Daesh; ou encore “Aube Dorée : Une affaire personnelle” (ci-contre), une enquête de longue haleine sur le parti néo-nazi grec, 3ème  force politique du pays; ainsi que 6 films en avant-première française, dont “Les derniers nomades”, une promenade tout en douceur dans le désert tunisien en compagnie d’une tribu coupée du monde.

 

Ce sont au total une trentaine de réalisateurs qui proposent un regard sur l’actualité en Méditerranée permettant de comprendre les sociétés et les peuples qui y vivent.

 

Un jury de professionnels de l’audiovisuel, présidé par Antoine SFEIR, journaliste et politologue, Directeur des Cahiers de l’Orient, attribuera 7 Prix et 1 mention spéciale. Des Prix à la diffusion seront remis par 3 chaînes de télévision.

 

A noter que le Prix du Meilleur Court-métrage Méditerranéen est attribué par le public, qui aura l’occasion de voter pour son film favori à l’issue d’un après-midi spécial de projections le dimanche 20 novembre au MuCEM.

 

Plus de 2000 lycéens de la Région PACA, et de l’autre coté de la Méditerranée Algérie, Turquie, Egypte, mais aussi d’Italie et de Suisse participent au PriMed à travers :

 

– le Prix MPM Averroès Junior. Il permet de récompenser un film parmi une sélection effectuée par le CMCA et Des Livres Comme Des Idées. Plus de 1000 lycéens voteront tous ensemble lors de deux journées exceptionnelles les mardi 22 et jeudi 24 novembre à la Villa Méditerranée.

– 600 lycéens assisteront aux deux projections-débats autour du film “Daesh, paroles de déserteurs”.

– 200 seront présents lors d’une masterclass privée avec les réalisateurs des films sélectionnés pour le Prix MPM Averroès Junior.

– 200 assisteront à la cérémonie de remise des prix.

 

Notons encore que le vendredi 25 novembre plusieurs événements ouverts à tous seront programmés à la Villa Méditerranée : à 10h00, une projection-débat sur le thème “Daesh, sortir de l’illusion” –

à 17h30 la Cérémonie de la remise des prix, les lauréats seront annoncés lors de la grande cérémonie de remise des Prix, en présence de Moussa MAASKRI, Antoine SFEIR et animée par le groupe Radio Babel.

 

En 2015, 6 000 personnes avaient assisté aux projections et aux événements du PriMed.

 

 

PriMed, le festival de la Méditerranée en images

du 20 au 26 novembre, Marseille (Villa Méditerranée / BMVR Alcazar / MuCEM)

Programme complet sur www.primed.tv – entrées gratuites

 

Communiqué


Le Festival de Fès des Musiques Sacrées 2016 rend hommage aux “Femmes Fondatrices” dans l’histoire du Maroc

La 22ème édition du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde, qui se déroulera du 6 au 14 mai prochain sera une occasion pour rendre hommage aux femmes fondatrices qui ont marqué de leur empreinte l’histoire du Maroc, a indiqué le président de la Fondation Esprit de Fès et du festival, Abderrafie Zouiten (photo).

 

Lors d’une rencontre tenue lundi soir au Sénat français pour la présentation de cette édition, placée sous le thème “Femmes Fondatrices”, M. Zouiten a souligné que les femmes ont joué un rôle important dans l’histoire du Maroc et dans son progrès, ajoutant que cette édition mettra à l’honneur la création culturelle et artistique féminine.

 

Il a, dans ce sens, cité le rôle symbolique de Kenza El Awrabiya, épouse de Moulay Idriss à l’origine d’une unification et d’une fusion entre les éléments amazighe et arabo-musulman, qui a constitué le socle de l’identité marocaine, ainsi que l’oeuvre de Fatima Al Fihriya qui a fondé l’Université Al Quaraouiyine, haut lieu du savoir et enseignement islamique qui illumine depuis le moyen âge la capitale spirituelle du Maroc.

 

Outre sa thématique inédite, cette édition verra également l’introduction d’un nouveau concept, consistant à dédier, dorénavant, chaque édition à un pays ami, a noté le président du festival, précisant que l’Inde a été choisie cette année pour son histoire millénaire et la foisonnante diversité de ses cultures.

 

Le festival va également permettre à de nouveaux talents marocains, notamment parmi les jeunes les plus prometteurs, de s’exprimer et mieux se faire connaitre, a-t-il indiqué, relevant, au titre des innovations, l’organisation des “Journées de Fès” dans le cadre du Forum du festival, en partenariat avec le groupe médiatique l’Obs-Le Monde, ce qui assurera aux débats pertinence et richesse et à la ville de Fès davantage de rayonnement, avec en outre un hommage qui sera rendu à la mémoire de la sociologue Fatima Mernissi.

 

De son côté, l’ambassadeur du Maroc en France, Chakib Benmoussa, a salué le choix judicieux de la thématique de cette édition, qui met la lumière sur le rôle primordial des femmes dans le développement de la société et la transmission de la culture, du savoir et de l’identité au fil des générations. Il a aussi mis en exergue le rôle important de la femme dans la société marocaine moderne, favorisé par de grands acquis réalisés sous l’égide du Roi Mohammed VI, dont le Code de la famille et la Constitution de 2011 consacrant le principe d’égalité homme/femme.

 

Pour sa part, le président du groupe d’amitié d’amitié France-Maroc au Sénat, Christian Cambon, a salué le rôle du festival en tant que lieu de création, de dialogue et de rencontre entre l’Orient et l’Occident, estimant que la culture et la liberté sont des indicateurs du progrès des sociétés. Ce festival est d’autant plus important qu’il est organisé au Maroc, pays résolument ouvert et tolérant et qui constitue un îlot de stabilité et de sécurité dans une région déstabilisée par les conflits et la menace terroriste, a-t-il ajouté.

 

L’ouverture du 22ème Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde aura lieu dans le majestueux espace de Bab Al Makina avec le spectacle “Un ciel plein d’étoiles”, foisonnante création relatant, sur le mode métaphorique, les destinées de femmes légendaires, de leurs rêves et combats. Ce même site accueillera le lendemain une deuxième création dédiée à la musique traditionnelle indienne, en guise de prélude à l’accueil que réserve le Festival à l’Inde, pays ami, invité de cette édition.

 

Au total, quelque 140 artistes venant d’une vingtaine de pays animeront les spectacles dans des sites emblématiques de Fès, comme Bab Al Makina, les jardins Jnan Sbil, Dar Tazi, Dar Adiyel et la place Boujloud.

Source atlasinfo

Maroc: un tiers de la population analphabète

  •  Environ 10 millions de Marocains, soit près d’un tiers de la population du Royaume, sont toujours analphabètes, a indiqué lundi l’Agence nationale de lutte contre l’analphabétisme (ANLCA).

 

“Nous ne devons pas perdre de vue que 10 millions de Marocains et de Marocaines souffrent encore de ce fléau”, a indiqué lundi dans un communiqué l’ANLCA, à la veille de la Journée internationale de l’alphabétisation organisée par l’Unesco.

 

“Ce chiffre alarmant nécessite l’intensification des efforts (…) afin que le Maroc puisse réaliser l’objectif d’éradiquer l’analphabétisme à l’horizon de 2024”, ajoute ce communiqué cité par l’agence officielle MAP.

 

L’ANLCA souligne en outre que le taux d’analphabétisme parmi la population marocaine âgée de 10 ans et plus s’élève à 28% et que 38% de la population âgée de 15 ans et plus a des compétences alphabétiques insuffisantes, selon une étude menée en 2012.

 

D’après cette étude du Haut commissariat au plan, un organisme officiel, plus de la moitié des Marocaines de 15 ans et plus sont analphabètes, malgré les divers programmes mis en place au cours des dernières années dans ce pays de 33 millions d’habitants.


Maroc, l’éternel enchantement / dans Echappées Belles, France 5

Sophie Jovillard propose une plongée dans le nord du Maroc, elle déambule dans les villes qui ont fait et font son histoire et sa légende, de Tanger, la rebelle inspirante, à Fès,le coeur respirant, en passant par la mystique Chefchaouen, la romaine Volubilis et l’impériale Meknès une balade à la recherche des racines de ce pays mythique….

A Tanger – une ville aux influences européennes, Sophie en compagnie de Jean-Olivier Arfeuillère entame son tour par le marché des producteurs, et des tissus, les souks et en chemin traverse les endroits mythiques comme le parc de la Mendoubia, le Grand Socco. visite également du musée de la Casbah… Fin de la visite sur les terrasses en escalier du café Hafa, dont la vue a fait la réputation.

Quelques kilomètres à l’ouest de Tanger, Sophie découvre les abords plus sauvages de la côte. Le Cap Spartel et son phare veillent sur l’entrée du détroit de Gibraltar… Le jour pâlit au cœur de la Kasbah, lorsqu’ils partent à la rencontre des Fils du Détroit, cinq “papis” musiciens qui jouent tous les soirs de la musique arabo-andalouse traditionnelle. L’oud, la flûte et le violon s’élèvent et bercent Tanger…

Sophie fait route vers Chefchaouen, la “bleue”. La ville est connue pour ses murs bleus et ses sources d’eau ! L’impression de s’immerger dans un Maroc authentique, qui prend peu à peu le pas des nouvelles tendances : l’écologie, à travers de nombreuses initiatives locales. Visite guidée aux cotés d’Abdellatif. A Meknès, Sophie y retrouve Hanane, une cavalière, avec ses amies elle font une démonstration de tbourida, un art équestre traditionnel. Puis, direction Volubilis où il subsiste d’importants vestiges romains. En pleine nature, les ruines romaines étendent leurs souvenirs sous ses yeux. Là, Sophie retrouve Tarik pour une immersion dans une exploitation agricole tournée vers le bio, puis cueillette de  fèves – C’est la saison !

A Fès, ville impériale gardienne de certains savoir-faire centenaires, Sophie a rendez-vous avec Layla, architecte de formation et impliquée dans la réhabilitation de la médina. Ensemble, elles poussent les portent des ateliers de plusieurs artisans.

C’est en musique que se termine la visite avec Nouhaila El Kalai, une jeune prodige du malhoun, chant traditionnel marocain.

Echappées Belles, c’est aussi six zoom :

Tanger, porte de l’Europe / L’envol des acrobates / Dans les villages du Rif / L’âne, le 4×4 berbère en réparation / Latifa, la petite princesse de fantasia / La famille Zniber, une dynastie marocaine / Fès aux mille et une saveurs.

FRANCE  5 / ECHAPPEES BELLES : MAROC, L ETERNEL ENCHANTEMENT / SAMEDI 2 MAI A 20.35


Le Maroc contemporain à l’IMA

Après le triomphe des expositions Orient Express et Hajj-le pèlerinage à la Mecque, l’Institut du monde arabe inaugure le 15 octobre 2014, et pour la première fois en France, une grande manifestation consacrée au Maroc contemporain.

 

 

Le public découvrira jusqu’au début de l’année 2015 toutes les facettes du bouillonnement artistique du Maroc d’aujourd’hui.

A voir et à entendre :
– Une grande exposition évènement qui, sur 2 500 mètres carrés et dans tout l’IMA, présentera le travail de plus de 80 artistes vivants (plasticiens, designers, vidéastes, architectes, créateurs de mode…), représentant la multiplicité des courants artistiques ainsi que la diversité culturelle, linguistique, ethnique et confessionnelle marocaine. Cette exposition sera l’une des plus importantes expositions jamais consacrées en France à la scène artistique contemporaine d’un pays étranger.

– Un webdoc #IMAroc
Il s’agit d’un documentaire interactif diffusé sur le web. Embarquez pour Casablanca et sillonnez les routes du Maroc. Partez à la rencontre de 14 artistes contemporains exposés à l’IMA et découvrez leur portrait, leur univers artistique, leur lieu de création artistique, des textes, des photos, des vidéos et des interviews d’artistes.
– Près de 30 concerts de musique marocaine pour tous les goûts : musique savante, musique traditionnelle, musique populaire mais aussi rock, rap et hip hop

– 4 spectacles de danse

– Le meilleur du cinéma marocain

– des conférences et des débats, avec des invités prestigieux, autour de sujets aussi divers que les langues du Maroc, le soufisme, la religion, la société civile, le féminisme, les médias, la littérature.

Dressée sur le parvis de l’Institut du monde arabe, et ouverte à tous, une imposante tente traditionnelle du Maroc saharien, redessinée par l’architecte Tarik Oualalou, accueillera sur près de 500 mètres carrés les visiteurs pour des démonstrations d’artisanat, des spectacles ou simplement un thé ou une pâtisserie marocaine.
Que vous soyez amoureux du Maroc, amateur d’art ou simple curieux, cette manifestation est faire pour vous. Les plus jeunes pourront également profiter d’ateliers et de parcours de visite spécialement conçus pour eux.
Et pour compléter votre visite hors des murs de l’IMA, vous pourrez découvrir en même temps au musée du Louvre l’exposition consacrée au Maroc médiéval, ou encore profiter des spectacles autour du Maroc contemporain programmés par l’IMA avec d’autres lieux phares en Ile de France : Théâtre de la Ville, Maison des cultures du monde, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis ….

Musée du Louvre : Le Maroc médiéval, un empire de l’Afrique à l’Espagne

Du XIe au XVe siècle, une succession de dynasties – almoravide, almohade et mérinide – ont unifié un espace politique et civilisationnel centré sur le Maroc, et étendu jusqu’à l’Andalousie. Leurs conquêtes les ont menées du sud du désert du Sahara (frange nord de la Mauritanie) au nord de l’Algérie et de la Tunisie. L’influence de ces empires, unissant pour la première fois les confins de l’Occident islamique, a rayonné jusqu’en Orient. L’exposition (près de 300 oeuvres) permet d’appréhender cette longue et riche histoire, clef de compréhension du Maroc contemporain et source de sa modernité.

L’exposition incite à relire cette période d’apogée de l’Occident islamique, tant du point de vue historique qu’artistique. Elle présente ses plus belles réalisations dans les domaines du décor architectural, du textile, de l’ivoire ou de la calligraphie et replace cette puissante entité au centre des réseaux diplomatiques et commerciaux qui  furent les siens. « Le Maroc médiéval » invite à un voyage dans l’espace marocain et andalou, suivant un fil chronologique. Chacune des périodes historiques est ponctuée d’éclairages sur les lieux de pouvoir et capitales historiques, cités d’or et de lumière.

Commissaire(s) :

Yannick Lintz, directrice du département des Arts de l’Islam, musée du Louvre, et Bahija Simou, directrice des Archives royales, Rabat, Maroc.
Commissaires scientifiques : Claire Delery et Bulle Tuil-Leonetti, musée du Louvre.

 

Exposition du 17 Octobre 2014 au 19 Janvier 2015

Maroc: 30 millions d’euros pour la médina de Fès

Un programme de rénovation de la médina de Fès, classée au patrimoine mondial par l’Unesco, a été annoncé jeudi par l’Agence pour le développement et la réhabilitation (Ader) de la capitale spirituelle du Maroc, pour un coût évalué à 30 millions d’euros. Le projet, rendu publique à l’occasion du 25e anniversaire de la création de l’Ader, concerne 3.666 habitations menaçant de s’effondrer, a rapporté l’agence MAP. Parmi elles, “143 bâtisses” seront détruites, selon la même source.

 

Classée au patrimoine mondial par l’Unesco au début des années 1980, la médina de Fès, qui compte environ 160.000 habitants, est l’une des plus anciennes et des plus grandes (280 hectares) au monde. Ses monuments, dont ses tanneries et la plus vieille université islamique du monde arabo-musulman (Quaraouiyine), font de la cité idrisside fondée à la fin du VIIIe siècle une des principales destinations touristiques du royaume.

 

L’an dernier, en dépit de précédents programmes de “traitement du bâti menaçant de tomber en ruines”, plus de 4.000 de ses habitations risquaient toutefois de s’effondrer, selon des chiffres officiels. A cette date, des intempéries printanières avaient ainsi entraîné la mort d’une personne dans l’effondrement de deux immeubles. Plus d’une dizaine de projets –pour les seules démolitions– ont d’ores et déjà été entrepris depuis. En 2013, une cérémonie avait par ailleurs marqué la fin de longs travaux de rénovation de la synagogue “Slat Alfassiyine”, la communauté juive de Fès ayant été jusqu’au siècle dernier l’une des plus importantes du pays (jusqu’à 30.000 membres).

 

D’autres vieilles villes au Maroc sont confrontées au même problème, des bâtiments menaçant d’y tomber en ruines, dont celles de Meknès, Rabat et Casablanca, la capitale économique. En 2012, le gouvernement avait évalué à plus de 114.000 le nombre d’habitations concernées sur l’ensemble du territoire.