L’Europe est devenue la première destination des voyagistes français

En 2013 les grands tour-opérateurs français ont perdu 10% de leurs clients. Égypte et Tunisie sont encore en forte chute, seule l’Europe du Sud tire son épingle du jeu.La descente aux enfer touristiques de l’Égypte et de la Tunisie se poursuit. En l’espace d’un an, ces deux pays ont perdu près de 200.000 visiteurs ayant acheté leur billet auprès d’un voyagiste membre du Seto (Syndicat des entreprises du tour operating). Selon le bilan annuel de l’organisation (arrêté à fin octobre), l’activité globale de ce secteur en difficulté a encore reculé de 9,8% en 2013 et pense avoir «touché le fond». Si le Maroc est resté la première destination pour les voyageurs optant pour un forfait (336.000 passagers, stable par rapport à l’an dernier) et que la Turquie se maintient (-3%), la Tunisie et surtout l’Égypte se sont effondrés. La Tunisie destination à bas coût incontournable, recule de 31% pour devenir la deuxième destination, tandis que l’Égypte sombre (-54,3% sur l’année et -66,3% sur l’été).

Résultat: l’Europe du Sud et occidentale devient pour la première fois la principale destination des vacanciers optant pour un forfait. Elle séduit désormais 54,6% des vacanciers en moyen courrier (contre 38% pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient). «En l’espace d’un an les proportions se sont quasiment inversées», souligne René-Marc Chikli, président du Seto. Un sacré bouleversement pour les voyagistes français champions du Maghreb. Résultat: il leur a fallu diversifier leur offre, principalement en Europe du Sud. La Sardaigne (30.500 voyageurs, +46%), les Canaries, les îles grecques et Madère en ont été les principaux bénéficiaires. Les Baléares, autre destination prisée, affichent curieusement un recul de 11.500 passagers, une situation qui pourrait s’expliquer par un manque de disponibilités à un moment où de nombreux autres marchés européens se tournent vers cette destination.

 

Hausses des capacités en Espagne

 

Même si le Quai d’Orsay vient de lever ses restrictions sur les voyages en Egypte, la situation devrait peu évoluer en 2014. «Nous passerons de 0% à 10% des volumes que nous réalisions là-bas auparavant», résume dans une boutade Jean-François Rial, P-dg de Voyageurs du monde. «Le rééquilibrage sera durable, estime Pascal de Izaguirre, P-dg de TUI France (Marmara, Nouvelles Frontières). Nous allons vers un nouveau mix de destinations alors que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie pesaient traditionnellement 80% du volume d’affaires de Marmara.» Après avoir ouvert deux nouveaux clubs dans les Canaries, Marmara s’apprête à lancer huit nouveaux hôtels clubs européens. Et alors qu’il va continuer à réduire sa capacité d’accueil au Maghreb, il prévoit de l’augmenter de 48% en Espagne et dans ses îles cet été.

Reste que la désaffection pour la Tunisie pose un vrai problème de budget, aucune destination européenne ne rivalisant avec ses tarifs. Au-delà du printemps arabe, le recul de cette destination est aussi un symptôme de la baisse du pouvoir d’achat des classes populaires selon de nombreux professionnels. Ils se montrent donc particulièrement prudents sur la saison 2014. «Nous pensons avoir atteint le creux de la vague et avons quelques signes de reprise, explique René-Marc Chikli. Mais ils sont encore trop fragiles et le contexte reste trop incertain.»

 

Le marché de la croisière est en grande forme

 

Au même moment, le monde de la croisière dresse un excellent bilan de son année 2013 et compte bien poursuivre une forte croissance l’an prochain. Traditionnellement peu développé, le marché français rattrape son retard et devrait dépasser les 500.000 passagers cette année. L’accident du «Costa Concordia» ne semble pas avoir laissé de trace et son armateur, leader européen, même s’il ne divulgue pas ses chiffres, devrait atteindre 200.000 clients français cette année.

Mais c’est surtout la percée du challenger italo-suisse MSC Croisières qui atteste de la vitalité du secteur. En un an, il a gagné 20.000 clients supplémentaires pour atteindre 150.000 passagers (+15%). Il revendique une clientèle consituée à 38% de familles avec enfants. Avec des prix de plus en plus serrés, des offres de gratuité pour les enfants et une insensibilité aux troubles géopolitiques, la formule séduit une partie de la clientèle des hotels-clubs et villages de vacances.

«Ce tourisme balnéaire en club offre un modèle figé, désormais caduc, n’hésite pas à affirmer Erminio Eschena, directeur général France, Belgique et Luxembourg de MSC Croisières, alors que l’industrie de la croisière a investi massivement sur son produit pour offrir une formidable alternative aussi bien par la diversité de son offre que son rapport qualité/prix.»

Source lefigaro

Maroc: Affluence record pour l’ouverture du Morocco Mall

Morocco Mall,  plus grande attraction touristique et économique du Bassin méditerranéen, d’Europe du sud et d’Afrique,  a ouvert lundi 5 décembre ses portes au grand public, à Casablanca, accueillant plus de 100 000 visiteurs depuis le 2 décembre.

Salwa Idrissi Akhannouch, présidente du Groupe AKSAL à l’origine du projet, annonce: “C’est un jour historique pour Morocco Mall qui se classe dès son ouverture dans le Top 5 des malls de destination par la qualité de son offre. Morocco Mall est appelé à devenir un lieu de vie à part entière pour les Casablancais et une attraction touristique majeure dans le Bassin méditerranéen et en Afrique. Après 4 ans de travaux, c’est une grande joie pour nous de voir le public investir le Morocco Mall et un rêve qui devient réalité“.

Les animations d’ouverture du Morocco Mall avaient débuté le jeudi 1er décembre par l’inauguration officielle en présence de la Princesse Lalla Meryem, suivie par une soirée événementielle au cours de laquelle Jennifer Lopez a donné son premier concert au Maroc, interprétant cinq de ses plus grands tubes dont Let’s get loud et On the floor.

Destination shopping, loisirs et divertissement par excellence, Morocco Mall a également conquis le top model Bar Rafaeli et l’acteur Clive Owen qui avaient fait le déplacement pour l’inauguration du premier et unique mall de destination du Bassin méditerranéen et d’Afrique.

Situé sur la Corniche de Casablanca, capital économique du Royaume, Morocco Mall abritera pas moins de 350 enseignes. Étalé sur dix hectares en bordure de mer, le centre commercial dispose de 250.000m² de surface construite, dont 70.000m² de surface commerciale, 30.000m² d’espaces extérieurs, 14.000m² de jardins paysagers en plus d’un parking de 90.000m².

Le centre commercial réunira à terme 600 marques internationales dont, (Gap, Starbucks Coffee, les Galeries Lafayette et la FNAC), ainsi qu’un aquarium géant doté d’un ascenseur panoramique, et de salles de cinéma IMAX. Le Morocco Mall, qui a nécessité un investissement de près de 200 millions d’euros, devrait permettre à terme la création de 5000 emplois directs et 20.000 indirects, et générer un chiffre d’affaires moyen de 500 millions d’euro pour un flux annuel de 15 millions de visiteurs.

Attentat de Marrakech : l’accusé condamné à mort

Le Marocain Adil Al-Atmani avait reconnu devant un juge sa responsabilité dans l’attentat à la bombe qui a fait 17 morts le 28 avril avant de clamer son innocence.

coeur-.gifLe verdict était attendu : le Marocain Adil Al-Atmani, principal accusé dans l’attentat à la bombe commis fin avril à Marrakech, a été condamné à la peine capitale, comme l’avait requis le procureur. Toujours inscrite dans le code pénal, mais en voie d’être formellement supprimée, la peine de mort n’est plus appliquée au Maroc depuis 1992. La nouvelle Constitution votée en juillet prévoit pour la première fois explicitement le «droit à la vie». Le complice d’Al-Atmani, Hakim Dah, a été condamné à la prison à perpétuité. Quatre des sept autres accusés ont été condamnés à quatre ans de prison. Trois autres à deux ans de réclusion.

Jusqu’au bout du procès, les neuf accusés ont nié en bloc les charges pesant contre eux et clamé leur innocence. En présence des proches des victimes françaises et marocaines et des familles des accusés, ils ont tous répété qu’ils n’avaient aucun lien avec le Jihad et avec le terrorisme. «Je n’ai aucun lien avec cet attentat. Je suis innocent (…) et le résultat de ce procès va nous permettre d’établir si le Maroc est vraiment sur la voie des réformes», a lancé Adil Al-Atmani qui était le premier à prendre la parole. Il avait pourtant reconnu sa responsabilité dans l’attentat devant un juge d’instruction, quelques jours après l’attentat, avant de se rétracter quelques mois plus tard en proclamant son innocence.

L’attentat à la bombe dans un café très fréquenté du centre de Marrakech le 28 avril, accompli à l’aide d’un engin explosif actionné à distance, a fait 17 morts, dont huit Français, trois Suisses et trois Marocains. L’explosion a porté un préjudice énorme au tourisme dans le royaume.

Le procureur du Roi a réclamé la peine capitale contre le principal suspect alors que les avocats des parties civiles, ainsi que les proches des victimes françaises, ont demandé la réclusion à perpétuité. Selon le parquet, les principaux accusés avaient avoué «avoir adhéré au courant jihadiste» et «aux idées d’al-Qaida au Maghreb, après leurs séjours en 2005 en Irak, en Syrie, en Tchétchénie, au Mali, en Algérie et en Mauritanie» Selon l’acte d’accusation, les prévenus sont coupables d’«assassinat avec préméditation», d’«appartenance à un groupe religieux interdit», et d’avoir «porté gravement atteinte à l’ordre public».

Jeudi, l’avocat d’Al-Atmani avait plaidé l’innocence de son client, dont il a réclamé l’acquittement. Demandant à la cour d’être «juste», Me Hassan Mouhib, avocat du barreau de Safi (sud de Rabat) d’où sont originaires les neuf accusés, avait assuré que le parquet n’avait pas prouvé la culpabilité de son client. Selon lui, le fait que l’accusé ait reconnu sa responsabilité durant l’enquête avant de se rétracter devant les juges en clamant son innocence constituait une zone d’ombre. Dans sa plaidoirie, l’avocat a balayé l’accusation relative aux voyages de son client dans certains pays pour s’entraîner au Jihad. Il a fait valoir qu’Adil Al-Atmani n’était qu’un «simple migrant» qui voyageait pour faire du commerce.

Une version qui a été démentie par l’un des co-accusés, le seul à comparaître librement. Lors d’une audience précédente, Mohamed Njim avait reconnu qu’Al-Atmani lui avait un jour fait part de son intention d’aller en Tchétchénie pour «y accomplir le Jihad».

Maghreb : Un atelier sur l’état de la compétitivité du tourisme arabe en Libye

Un atelier sur l’état de la compétitivité du tourisme arabe se tiendra les 13 et 14 décembre 2010 à Tripoli (Libye), organisé par le Bureau du transport au secrétariat général de la Ligue des Etats arabes sous la supervision de l’Office général libyen du Tourisme et de l’Artisanat.

Le document souligne que cette rencontre vise à jeter la lumière sur la capacité de la concurrence – en termes de prestations touristiques – dans les pays arabes, à mettre en exergue les plans de développement des centres de compétitivité, à échanger les expériences pour promouvoir la concurrence au niveau mondial et à promulguer un rapport sur la compétitivité relative au secteur du tourisme dans le monde arabe, indique www.afriquejet.com, citant le site Internet de l’office général libyen du Tourisme et de l’Artisanat.

Cette manifestation réunira des experts de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), de l’Organisation arabe du tourisme et des représentants des institutions gouvernementales des pays arabes. Dans ce cadre, la Tunisie y fera largement échos de son expérience acquise au cours des 50 dernières années.

Toujours selon la même source, les travaux de cet atelier seront axés sur l’état actuel de compétitivité du secteur des voyages et du tourisme dans le monde arabe, les moyens de les améliorer conformément aux normes internationales ainsi que sur les moyens de promouvoir les points forts et atouts et de traiter les insuffisances et points de faiblesse afin de revigorer les capacités concurrentielles des pays arabes.

Les participants discuteront également de l’activation des mécanismes gouvernementaux d’action commune en vue de consolider la notion de compétitivité dans le secteur public.

Ils analyseront les modèles de compétitivité dans les pays arabes, ainsi que les indicateurs de compétitivité des ressources humaines, culturelles et naturelles.