Les attaques terroristes contre les sites de presse s’intensifient

Les sites du Parisien, de 20 minutes, l’Express, Zdnet et bien d’autres n’ont plus été accessibles pendant 2 heures. Un “incident technique” chez leur hébergeur, Oxalide, est en cause.

Un peu après 10h, le compte Twitter d’Oxalide annonçait un “incident en cours” sur l’infrastructure de l’hébergeur. Pas plus de détail sur le problème, mais la société indiquait que ses équipes travaillaient à sa résolution.

De nombreux internautes ont pu vite s’apercevoir des conséquences de l’incident car Oxalide héberge de nombreux sites de presse. En conséquence, les sites du Parisien, de Radio France, 20 minutes, Zdnet, L’Express, L’Etudiant, Marianne ou Mediapart, entre autres n’étaient plus accessibles.

Sur Twitter, des internautes se sont demandé s’il ne s’agissait pas d’une cyberattaque, car elles se sont multipliées ces derniers jours suite aux événements tragiques de la semaine dernière. L’hébergeur a considéré ce scenario “probable” mais ne l’a pas confirmé. Le scenario panne réseau n’a pas été écarté non plus, a-t-il vite ajouté. Le diagnostic définitif est toujours en cours, mais l’on sait déjà que c’est “le cœur du réseau” qui a été touché.

A 11h35, Oxalide a indiqué que la source des dysfonctionnements avait été identifiée, sans donner plus de précision. Une partie des services a commencé à reprendre. Des sites sont en conséquence revenus en ligne peu après.

A 12h, deux datacenters sur trois étaient de nouveau fonctionnels, et Oxalide expliquait que le scenario de la panne lui semblait le plus probable.

L’escalade des attaques a bien eu lieu après les attentats islamistes. Premiers à réagir, les Anonymous qui ont promis de venger les victimes de Charlie Hebdo avec l’opération #OpCharlieHebdo. Cette offensive des hactivistes a évidemment provoqué une réaction de hackers de l’autre bord, soutenant les islamistes radicaux.

Et ces derniers ont massivement attaqué de nombreux sites Web français de tout ordre (églises, municipalités, universités, hôpitaux…). “Plus d’un millier de sites ont été touchés au total, plus ou moins fortement. Ces sites sont majoritairement de petite taille”, expliquait à l’AFP François Paget, expert chez McAfee. D’autres sources avancent désormais un chiffre de 19.000 sites touchés.

“Ce qui est nouveau et important, c’est que 19.000 sites ont été touchés, du jamais vu auparavant”, indique à AP, Arnaud Coustillère, contre-amiral, officier général cyberdéfense.

 

Plus de 19.000 sites français cybervandalisés

 

La plupart du temps, il s’agit de campagnes de «defacement», soit une modification de la page d’accueil des sites visés avec la publication de messages à caractère idéologique. «Il n’y a de Dieu qu’Allah», «Death to France» (Mort à la France) ou encore «Death to Charlie»… Il ne s’agit donc pas d’une cyberguerre (comme certains voudraient le faire croire) mais plutôt de cybervadalisme.

Ces attaques ne sont d’ailleurs pas bien compliquées à mener : “des CMS, des applications Drupal, Joomla, WordPress tout simplement non mis à jour. Des mots de passe un peu trop légers…”, commente le spécialiste Zataz.

Mais ces attaques pourraient prendre une nouvelle dimension ce jeudi. “Les revendications initiales parlaient d’un point d’orgue le 15 janvier”, indique Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom.

“Ce ne sont bien sûr que des suppositions, mais on pourrait par exemple assister cette semaine à l’attaque de sites plus visibles, à des attaques plus groupées, ou à un changement de technique”, estime le spécialiste.

A titre préventif, l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’information (ANSSI) a envoyé un petit manuel pédagogique dans les ministères, afin de faire le point sur les mesures de sécurité à prendre en urgence tandis que le volet numérique du plan Vigipirate aborde les questions de sécurité informatique pour les opérateurs d’importance vitale.

AnonGhost a ainsi revendiqué ce jeudi la publication de coordonnées personnelles d’une dizaine d’employés des ministères des Finances et de l’Intérieur et  affirment posséder une base de plus de 10.000 noms. Le collectif MECA (Middle-East Cyber Army revendiquait de son côté trois attaques contre le syndicat Sud Michelin, et l’institut de mathématiques de Toulouse….

Bref, on est encore très loin de la cyberguerre mais “C’est la première fois qu’un pays est confronté à une vague aussi importante de cybercontestation”, observe ainsi le vice-amiral Arnaud Coustillière, officier-général de la cyberdéfense.


MED-IT@CASABLANCA 2013

Salon des professionnels du secteur IT.Ils profitent de cette opportunité pour s’informer sur les grandes tendances du marché, pour découvrir de nouveaux matériels et solutions IT, rencontrer des experts, ainsi que des clients du secteur public et privé.

Du 19-11-2013 au 21-11-2013


10ème Rencontres d’Affaires TIC « e-3M 2012 » au Carrefour des Affaires et des Technologies « CAT’2012 » 28–30 Novembre 2012 à Tunis

Dans le cadre du Carrefour d’Affaires et des Technologies CAT’2012, Marseille Innovation en partenariat avec l’APII co-organise avec Finances & Conseil Méditerranée et Méditerranée Technologies les 10ème Rencontres d’Affaires e-3M Tunis’2012.

Pour la création d’un espace commun numérique en Méditerranée

Promoteur de la construction d’une région euro-méditerranéenne intégrée, IPEMED publie un nouveau rapport intitulé : La confiance dans la société numérique méditerranéenne: Vers un espace .med.

Dans une société méditerranéenne de plus en plus « numérisée », le développement des coopérations, du commerce – en particulier électronique- entre les deux rives de la Méditerranée, facteur d’intégration régionale, nécessite d’instaurer la confiance dans les échanges et le stockage des données électroniques mais également de garantir la sécurité des transactions.

 

Partant de ce constat, IPEMED, après avoir analysé l’informatisation des sociétés et des économies contemporaines en Méditerranée et constaté l’importance du développement du numérique propose, à l’échelle euro-méditerranéenne, la mise en place d’une politique globale visant à créer un espace commun numérique, une société méditerranéenne de l’information et de la connaissance, pivot d’une véritable politique au service de la croissance économique et de l’avènement d’une société de la connaissance.

 

Pour mettre en œuvre cet espace numérique euro-méditerranéen, 7 recommandations concrètes sont avancées :

 

1. La réalisation d’un « Cloud computing méditerranéen » d’intérêt général, dans trois domaines prioritaires: les énergies renouvelables, le paiement électronique et la sécurité des réseaux.

2. La définition d’une charte d’usage et de référence et d’un label méditerranéen en matière de TIC favorisant une harmonisation des pratiques.

3. La mise en œuvre d’une réflexion et un débat public sur les politiques à conduire en matière de protection de la propriété intellectuelle, de la vie privée et de la souveraineté.

4. La création d’un fonds d’investissement méditerranéen MEDTIC dédié aux TIC

5. L’impulsion d’une dynamique de production industrielle de contenus notamment de logiciels, au Sud

6. Le développement dans les pays du Sud méditerranéen de l’enseignement et de la recherche dans le domaine des TIC, à travers notamment la création d’un réseau de technopoles, d’un observatoire méditerranéen de l’immatériel et des données et d’une Université de la Méditerranée, virtuelle et en réseau ainsi que des incubateurs et des start-up associés, en particulier pour les jeunes ingénieurs.

7. L’organisation d’un évènement culturel, scientifique et pédagogique fondateur et fédérateur pour célébrer la Méditerranée qui rassemblerait chaque année les acteurs de la Méditerranée, en particulier les jeunes, en valorisant un projet ou des initiatives innovantes et originales dans les TIC et notamment la numérisation et l’archivage du patrimoine culturel et historique de la Méditerranée.

 

Télécharger ici l’étude et son résumé

 

L’Institut de prospective économique du monde méditerranéen, IPEMED, est une association reconnue d’intérêt général, créée en 2006. Think tank promoteur de la région méditerranéenne, il a pour mission de rapprocher par l’économie, les pays des deux rives de la Méditerranée. Il est indépendant des pouvoirs politiques dont il ne reçoit aucun financement.  www.ipemed.coop

Après le Maroc et l’Algérie, Sofrecom, filiale de France Télécom, ouvrira bientôt en Tunisie

  • France Telecom compte se renforcer en Tunisie. Pour ce faire, l’entreprise française compte y installer l’une de ses filiales, en l’occurrence “Sofrecom“, spécialisée en conseil aux opérateurs de télécommunication. C’est le directeur général de cette filiale lui-même qui l’a annoncé, selon le site web monmag.com.
    La même source rappelle que Sofrecom a déjà réalisé des marchés, “avec notamment l’élaboration d’une stratégie d’e-gouvernement en Tunisie, ainsi que le déploiement de sa solution de médiation Platine NG pour l’opérateur Orange Tunisie“. D’ailleurs, c’est la Sofrecom qui a assuré la mise en œuvre clé en main de la solution de médiation et garanti une maîtrise totale des délais avec un réel transfert d’expertise au profit d’Orange Tunisie. Il s’est agit d’une logique de solution pré-packagée ayant permis l’optimisation des coûts. Sachant que ce projet comprenait les phases d’étude, de conception et d’intégration sur site, précise monmag.com.

 

Le premier TGV marocain offrira plusieurs opportunités d’affaires pour les professionnels du rail et des transports

Le projet de train à grande vitesse (TGV) qui reliera Tanger à Casablanca va générer plusieurs opportunités d’affaires pour les sous-traitants du rail. Pour être livré en 2015, ce projet va entraîner la réalisation de plusieurs chantiers annexes notamment dans le génie civil notamment (voirie, machine-outils, fabrication des traverses, réalisation d’un atelier de fabrication à Tanger, etc.).

Plusieurs appels d’offres relatifs aux travaux de terrassement ainsi qu’à la livraison de nombreux équipements de voirie vont bientôt être lancés.

Pour en savoir plus, lire l’article intégral sur La Vie Eco 

Secteur(s) concerné(s) : BTP, immobilier, infrastructures

Conférence sur la lutte contre le cyber-terrorisme du 24 au 26 janvier en Arabie Saoudite

blank1.jpgL’équipe spéciale de lutte contre le terrorisme de l’ONU organisera du 24 au 26 janvier à Ryadh (Arabie Saoudite) une conférence sur l’utilisation de l’Internet comme moyen de lutte contre le cyber-terrorisme, a indiqué jeudi l’ONU. Cette conférence, qui intervient après celles de Berlin (Allemagne) et de Seattle (Etats-Unis), permettra d’explorer les aspects juridiques et techniques de cette question. S’appuyant sur les résultats des rencontres précédentes, la conférence de Ryadh ”prévoit de lancer un effort mondial visant à comprendre et à exploiter la puissance de l’Internet et à dévoiler les distorsions dont se servent les terroristes tout en soulignant les véritables conséquences de leurs activités”.

La Libye et la France s’engage pour un partenariat stratégique

La Libye et la France ont signé le 21 octobre un document prévoyant l’instauration d’un partenariat stratégique entre les deux pays. Ce partenariat devrait concerner les domaines de l’économie et de l’énergie. Le document a été signé lors du déplacement du ministre français de l’Industrie, Christian Estrosi, à Triploi.L’accord signé par le ministre français de l’Industrie avec les officiels libyens n’est qu’un préalable. Il ne fait en effet que donner le coup d’envoi de négociations entre les deuxpays pour parvenir à un accord sur la construction d’une centrale nucléaire.

Déjà en 2007, à l’occasion de la visite de Mouammar Kadhafi à Paris, un accord de coopération dans le nucléaire civil avait été signé. Et l’an dernier, Areva avait tenté de vendre aux Libyens une centrale nucléaire destinée à produire de l’électricité et au dessalement d’eau de mer. Sans suite. D’autant moins de résultats que dans l’intervalle la Libye a signé d’autres accords du même genre avec l’Ukraine, la Russie et le Canada.

L’ accord de partenariat qui vient d’être signé entre Paris et Tripoli concerne aussi le secteur pétrolier. La Libye dispose d’énormes réserves inexploitées et les compagnies pétrolières du monde entier sont sur les dents. Ce sont d’ailleurs ces exportations pétrolières qui expliquent le déséquilibre des échanges avec la France qui en 2009 a exporté vers la Libye des produits pour 700 millions d’euros et en a importé pour 2 milliards.

Une balance commerciale qui sera peut-être rééquilibrée par la commande de 15 appareils Airbus et d’un paquebot de 565 millions d’euros aux chantiers de Saint-Nazaire.