Wikileaks: L’ambassade américaine dénonce la  » connivence  » des médias français

7. Top French journalists are often products of the same elite

schools as many French government leaders. These journalists do not

necessarily regard their primary role as to check the power of

government. Rather, many see themselves more as intellectuals,

preferring to analyze events and influence readers more than to

report events.

8. The private sector media in France – print and broadcast –

continues to be dominated by a small number of conglomerates, and

all French media are more regulated and subjected to political and

commercial pressures than are their American counterparts.

Ceci n’est pas une note d’Acrimed, juste deux petits chapitres dans

un cable de l’ambassade américaine à Paris.

De manière assez crue, l’ambassade remarque

la connivence de l’élite

des journalistes (sphère politico-médiatique), la paresse par rapport

au travail d’enquête et la soumission aux impératifs politiques.

En gros, les journalistes français s’identifient

au pouvoir, ils ne considèrent pas leur rôle premier

comme un contre pouvoir, ils se voient comme

des intellectuels militants qui préfèrent influencer leurs lecteurs

plutôt que de rapporter des faits.

L’ambassade remarque aussi que les medias privés sont dominés

par un petit nombre de conglomérats et que tous les médias français

sont plus controlés et soumis à des pressions politiques

et commerciales que leur équivalent américain. Cette analyse est malheureusement exacte.

Libye: Les ministres de l’Intérieur des 5+5 en réunion à Tripoli

Les ministres de l’Intérieur du groupe de dialogue «5+5» des pays de la Méditerranée occidentale, qui regroupe pour la rive sud l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, et pour la rive nord l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal, tiendront les 13 et 14 décembre courant dans la capitale libyenne, Tripoli, la 7ème réunion de dialogue informel, qui sera consacrée à la coordination et à l’échange des points de vue sur la question de l’immigration clandestine.

Cette conférence, placée sous le thème «Le développement comme alternative aux mesures sécuritaires», discutera aussi du trafic des stupéfiants et de la propagation du phénomène du crime organisé ainsi que du terrorisme, selon le président de la commission d’information de cette 7ème réunion des ministres de l’Intérieur du groupe 5+5, le colonel Abdelwahab Abuhameira, cité par la presse libyenne de jeudi dernier.

Elle a été précédée par des réunions préparatoires qui ont débuté, vendredi dernier, au cours desquelles les experts des pays du groupe de dialogue 5+5 ont examiné les points à l’ordre du jour de leurs travaux axés essentiellement sur la situation actuelle de l’immigration clandestine, le terrorisme, le crime organisé, la drogue, la coordination des efforts entre les pays du groupe pour circonscrire ces phénomènes.

Les experts ont planché au cours de leurs travaux, également, sur les recommandations des sessions antérieures des ministres des Affaires étrangères des pays du groupe de dialogue 5+5, en vue de trouver des mécanismes adéquats pour les exécuter.

Des discussions ont été engagées, en outre, au sujet du phénomène du terrorisme en tant que corollaire et résultat négatif du phénomène de l’immigration clandestine, et au cours desquelles les experts devaient passer en revue les expériences des pays participants sur la lutte contre le terrorisme, les mécanismes adéquats pour promouvoir la coopération entre ces pays à ce sujet.

Au menu de cette réunion, figuraient également l’étude du projet de déclaration de Tripoli de 2010 et l’élaboration d’une position de consensus à son égard pour être présentée aux ministres de l’Intérieur du groupe de dialogue 5+5 lors de leur réunion à Tripoli.

A l’issue d’une rencontre de plusieurs hauts responsables des pays membres tenue le 1er septembre 2010 à Tripoli, sous la présidence du guide libyen Mouammar Kadhafi, le groupe de dialogue 5+5 a décidé de promouvoir l’action de ce regroupement régional en le transformant en un instrument politique au profit de tous les peuples du bassin de la Méditerranée.

Cette réunion consultative s’est penchée aussi sur des sujets de grand intérêt tels que l’immigration clandestine, la sécurité, la paix, la lutte contre la pollution pour préserver la mer Méditerranée et l’environnement, l’élargissement du forum de 5+5 à 6+6 avec l’adhésion de l’Egypte et de la Grèce.

Source La Tribune

Marine Le Pen: Propos « irresponsables » sur les « prières de rue »

Le Conseil français de culte musulman (CFCM) a dénoncé hier les propos « irresponsables » de la vice-présidente du FN Marine Le Pen faisant un parallèle avec l’occupation allemande pour dénoncer les « prières de rue » des musulmans, faisant de certains quartiers des « zones de non droit ».

« Cette comparaison est injurieuse envers les musulmans de France et est synonyme d’incitation à la haine et à la violence à leur encontre », a déclaré dans un communiqué le président du CFCM, Mohammed Moussaoui.

« Le CFCM tient à saluer les efforts déployés par les responsables musulmans et les élus locaux pour apporter des solutions concertées au manque de lieux de culte musulmans, dans le respect du principe de la laïcité qui garantit à tout citoyen le droit d’exercer le culte de son choix dans des conditions dignes », a-t-il ajouté.

« Le CFCM, qui n’accepte pas que l’islam et les musulmans de France soient stigmatisés de manière aussi outrageuse, lance un appel solennel à tous nos concitoyens épris de paix et de justice de joindre leurs efforts pour faire barrage à l’intolérance et à défendre le respect mutuel et le vivre ensemble », poursuit M. Moussaoui.

A Lyon, où elle était en campagne pour la présidence du FN, Marine Le Pen a dénoncé vendredi soir « les prières de rue » de musulmans en faisant un parallèle avec la Seconde guerre mondiale et en qualifiant ces prières « d’occupation », sans « blindés » ni « soldats », mais d' »occupation tout de même ».

Mosquée/Épinay: Manifestation de musulmans

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui à Epinay-sur-Seine afin de réclamer la réouverture de la mosquée, fermée depuis le 18 novembre, et pour demander à la gérer eux-mêmes, a constaté un journaliste de l’AFP.

« On veut gérer notre mosquée par nous-mêmes, ce n’est pas à la mosquée de Paris (mandatée par la mairie) de le faire » a déclaré à l’AFP Hamza Bouaziz, secrétaire général de l’Union des associations de musulmans d’Epinay (UAM). Partant de la mosquée, les manifestants sont passés dans plusieurs quartiers de la ville afin « d’informer les habitants de ce qui se passe », a expliqué M. Bouaziz.

« On a d’abord voulu négocier mais la mairie nous a imposé la mosquée de Paris, qui elle-même n’a pas voulu nous écouter. Ce qu’on veut, c’est le respect de la loi de 1905 (de séparation de l’Eglise et de l’Etat). Beaucoup de jeunes ici connaissent leur droit, ils ont été formés à l’école de la République », a conclu M. Bouaziz.

« Cette association n’a pas le soutien de la majorité des musulmans de la ville, ils ne représentent qu’eux-mêmes, je ne vois pas pourquoi elle aurait la gestion de la mosquée » a répondu Hervé Chevreau, maire (MoDem) d’Epinay-sur-Seine. « J’ai le sentiment qu’il y a une volonté de récupération de l’islam (à) Epinay et ça ne convient pas à nombre de musulmans d’Epinay, j’en ai encore rencontré aujourd’hui qui me l’ont affirmé », a ajouté M. Chevreau.

La mosquée d’Epinay-sur-Seine, dont la gestion a été confiée par la mairie à la mosquée de Paris, est fermée depuis le 17 novembre suite à une forte opposition de l’UAM. La mosquée de Paris a annoncé qu’elle rouvrirait la mosquée « dès que le calme sera revenu ».

WikiLeaks/USA: Le Vatican taxé d’antisémitisme

Les diplomates américains estiment que certains hauts responsables de la hiérarchie du Vatican « manifestent des restes de sentiments antisémites », selon un télégramme diplomatique divulgué par le site WikiLeaks. Le câble a été confié par le site au quotidien américain The New York Times et à d’autres organes de presse.

Selon le New York Times, un câble diplomatique américain de 2002 indique que « malgré de réel progrès » dans les relations du Vatican avec la communauté juive sous le pape Jean Paul II, certains dans la hiérarchie catholique « manifestent des restes de sentiments antisémites ».

Le document cite « un responsable âgé d’origine française » (« older desk officer of French origin ») qui se plaint dans les termes suivants: « La forte attention (du gouvernement américain) pour l’antisémitisme moderne européen dérive de l’influence excessive des Juifs dans nos médias et notre gouvernement ».

D’autres responsables du Vatican dont le nom n’apparaît pas sont également cités dans le télégramme comme ayant déclaré que certaines poursuites judiciaires contre l’Eglise « étaient l’oeuvre de juges juifs ayant trop d’influence » aux Etats-Unis.

WikiLeaks est «très utile», selon Mouammar Kadhafi

Malgré les révélations du site d’information WikiLeaks sur Mouammar Kadhafi, le guide de la révolution libyenne, ce dernier a récemment déclaré, que le fameux site était «très utile», car mettant fin à «l’hypocrisie américaine». Contrairement aux autres chefs d’Etat qui s’offusquent des révélations de la société de presse co-fondée par Julian Assange (arrêté en Grande-Bretagne), Kadhafi, quand à lui, juge WikiLeaks «très utile».

Pour lui, les documents dévoilés ont «mis à nu l’hypocrisie américaine» et «prouvé que l’Amérique n’était pas comme elle le laissait croire à ses alliées ou à ses amis». «La vraie diplomatie américaine a été révélée par les documents confidentiels» publiés par WikiLeaks, a-t-il encore déclaré.

Il souhaite que l’organisation pourra continuer à publier «toutes ces communications secrètes», avec une réserve toutefois: le site «pourrait perdre sa crédibilité s’il commence à pêcher dans les eaux troubles et à porter atteinte à l’image des gens».

Il est vrai que certains télégrammes américains révélés par WikiLeaks contenaient des commentaires peu amènes de diplomates américains à l’endroit du dirigeant libyen. Ils indiquaient ainsi que «sa détestation des long-courriers, et son apparente crainte de survoler l’eau, a causé des casse-tête logistiques à son personnel» ou encore qu’il était «presque obsessivement dépendant d’un petit noyau de personnes de confiance» parmi lesquels une «voluptueuse infirmière ukrainienne» du nom de Galina Kolotnitska.

Lockerbie: La Libye a menacé Londres

La Libye a menacé la Grande-Bretagne l’an dernier de conséquences « extrêmes » si l’auteur libyen de l’attentat de Lockerbie, malade, décédait en prison, révèlent des télégrammes diplomatiques américains dévoilés par WikiLeaks.

Les menaces incluaient la fermeture de toutes les activités commerciales britanniques en Libye, des manifestations contre les représentations britanniques et des allusions menaçantes pour les sujets britanniques dans ce pays, selon ces télégrammes cités aujourd’hui par le Guardian.

Des responsables libyens ont averti leurs homologues britanniques que « les conséquences pour les relations bilatérales seraient extrêmes si al-Megrahi devait mourir dans une prison écossaise », selon un télégramme de l’ambassadeur américain à Tripoli, Gene A. Cretz, daté de janvier 2009. Et si Washington manifestait publiquement son opposition à la libération du Libyen, « l’ambassade américaine et les citoyens américains en Libye pourraient s’exposer à des conséquences similaires », ajoute ce télégramme.

Abdelbaset Ali Mohmet al-Megrahi a été libéré pour des raisons humanitaires en août 2009 de sa prison en Ecosse, après que des médecins lui aient diagnostiqué un cancer de la prostate qui ne lui aurait laissé que trois mois à vivre, ce qui avait suscité une vague d’indignation aux Etats-Unis. Toujours vivant plus d’un an après, le Libyen est le seul condamné dans l’attentat de 1988 contre un Boeing de la Pan Am qui avait explosé au-dessus de Lockerbie, en Ecosse, tuant 270 personnes, la plupart américaines.

Des câbles secrets révèlent des doubles jeux au Liban

Le Liban occupe une place particulière dans le tsunami WikiLeaks: l’un des quotidiens du pays a publié en exclusivité des télégrammes diplomatiques du site spécialisé dans les «fuites». Al-Akhbar, dont l’audience est plutôt moyenne, se retrouve ainsi au rang des «privilégiés» au côté de titres aussi prestigieux que proaméricains que sont le New York Times, le Guardian, Le Monde ou El Pais.

Ce quotidien arabophone qui revendique une ligne éditoriale ouvertement anti-américaine a mis en ligne le 3 décembre dernier quelque 183 documents en version originale ne figurant initialement pas sur le site WikiLeaks lui-même et en publie depuis des traductions en arabe dans sa version papier sans se priver de citer les protagonistes «sauf si nous jugeons qu’une telle exposition met leur vie en danger», explique le directeur de la rédaction, Khaled Saghiyé.

Interrogé sur la provenance des télégrammes, il dit les avoir obtenus par des «intermédiaires» et non pas de WikiLeaks directement, comme c’est le cas pour ses pairs américain, anglais, français et espagnol. Al-Akhbar affirme avoir en sa possession d’autres documents de ce type dont il s’interroge sur l’opportunité de publication.

La trentaine de télégrammes émanant de l’ambassade des États-Unis à Beyrouth publiés sur le site d’Al-Akhbar datent de 2008 et du tout début de 2009. Deux d’entre eux ont fait particulièrement du bruit à Beyrouth: le premier attribue au ministre libanais de la Défense, Elias el-Murr, des conseils indirects adressés à Israël sur la manière d’agir en cas de nouvelle offensive militaire contre le Hezbollah. Le ministre aurait notamment recommandé d’éviter de «bombarder des ponts et des ouvrages d’infrastructure dans les régions chrétiennes». Selon le câble, «Murr a donné des directives (au chef de l’armée Michel) Sleimane demandant que les forces armées libanaises ne s’impliquent pas si Israël vient».

Le général Sleimane a été élu président de la République en mai 2008, à l’issue d’un accord faisant suite à un coup de force du Hezbollah à Beyrouth. Le Parti de Dieu a justifié son offensive militaire comme une réaction à une tentative du gouvernement de l’époque de lui couper ses communications téléphoniques filaires au motif qu’elles sont illégales. Le Hezbollah affirme que ce réseau fait partie intégrante de la logistique de la résistance, officiellement reconnue par l’État libanais.

L’autre «scoop» du Akhbar, repris par le Guardian de lundi, porte sur les préparatifs de la décision gouvernementale de mai 2008 concernant le réseau de communications du Hezbollah.

Selon un télégramme de WikiLeaks, le ministre libanais des Télécommunications en poste en 2008, Marwan Hamadé, a informé plusieurs capitales occidentales de l’existence du réseau de fibres optiques du Hezbollah – Nicolas Sarkozy en était «stupéfait», lit-on dans le document – affirmant qu’il représente une «victoire stratégique pour l’Iran». Selon WikiLeaks, Hamadé estime qu’il s’agit pour le Hezbollah de «la dernière étape sur la voie de la création d’un État».

Le chef de protocole de Kadhafi interpellé et écroué en France

Le chef de protocole du guide libyen Mouammar Kadhafi a été interpellé et écroué en France sur demande des autorités libyennes qui le soupçonnent de détournement de fonds, a-t-on appris mercredi  soir de sources judiciaires.

Présenté au parquet général de Versailles lundi, Nouri El-Mismari a été placé en détention dans l’attente de l’examen d’une demande d’extradition formulée par la Libye, a indiqué la Chancellerie.

La date de l’examen de cette demande devant la chambre de l’instruction n’est pas encore fixée, a précisé une source judiciaire, en ajoutant que la justice française attendait que la Libye lui transmette, sous trente jours, un certain nombre de pièces.

Ces pièces doivent notamment apporter des éléments sur les soupçons qui pèsent sur cet homme, accusé, selon la même source, de détournements de fonds.

Il a été arrêté dimanche dans les Hauts-de-Seine « dans une résidence où il résidait temporairement », a-t-on encore précisé.

Selon une source proche du dossier, Nouri El-Mismari, présent lors de toutes les apparitions privées ou publiques du dirigeant libyen, avait pris la fuite vers la France en vue d’une demande d’asile politique alors qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par Tripoli.

Zoom: les leaders radicaux toujours aussi effrayés par la souris…

Basée en Allemagne, l’ISHR (pour International Society for Human Rights) est une ONG appelant au respect des droits de l’homme. Forte de 30 000 membres répartis dans 26 pays différents, l’ISHR avait déjà fait campagne pour le respect de la liberté d’expression et l’accès à l’information à grand renfort de détournement de portraits de chefs d’état « pas vraiment connus pour leur ouverture d’esprit ».

La communication s’axait sur l’effroi présumé provoqué par l’accès à un Internet libre chez ces leaders critiqués par l’Occident. Après Raul Castro et Ahmadinejad, c’est au tour de Kim Jong Il, Mugabe et Kadhafi d’inspirer la campagne de cette association politique.