Les banques libyennes soutiennent Libyan Airlines et Afriqiyah

Au total, 7 banques libyennes ont décidé d’accorder deux prêts d’une valeur d’ 1 milliard 418 millions 53 mille dinars libyens (1,270 dinar libyen = 1 dollar US) aux compagnies aériennes Libyan Airlines et Afriqiyah Airways.

Ce financement, qui est assuré par Al-Jamhouriya Bank, National Commercial Bank, Sahara Bank, Al-Wihda Bank, North Africa Bank, Al-Whaha Bank et Libyan Foreign Bank, se répartit à raison de 792 millions 414 mille dinars pour la Libyan Airlines et 625 millions 639 mille dinars pour Afriqiyah Airways.

L’accord stipule que Al-Jamhouriya Bank se charge de la gestion de ces crédits qui sont accordés sur une échéance de 10 ans avec une année de délai de grâce.

Ces prêts visent à permettre à ces deux compagnies aériennes nationales libyennes d’améliorer leur rendement à travers l’acquisition de plusieurs avions modernes pour renforcer leurs flottes aériennes.

Un Tuniso-Israélien libéré après 5 mois de prison en Libye pour espionnage

Un Tuniso-Israélien, détenu pendant cinq mois en Libye sous l’accusation d’espionnage, a regagné lundi Israël accompagné du chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman.
M. Lieberman, s’adressant à des journalistes à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, a salué l’attitude de la Libye dans les négociations ayant abouti à la libération de Rafael Hadad, qui possède la double nationalité tunisienne et israélienne.
« Ils (les Libyens) ont agi de manière très responsable. Je ne peux pas trop en parler mais leurs exigences étaient très raisonnables et logiques », a-t-il dit.
Rafael Hadad a refusé de répondre aux questions des journalistes. Il avait été arrêté en mars alors qu’il prenait des photos d’anciens biens juifs en Libye pour le compte d’une Société d’histoire judaïque basée en Israël. Il a été libéré et autorisé à quitter la Libye dimanche pour Vienne où M. Lieberman l’attendait.
Ce dernier a précisé que sa libération avait été le fruit de négociations compliquées et secrètes. « Il n’y a pas eu de fuites. Des dizaines de personnes étaient au courant » de l’affaire est restée jusqu’à dimanche sous le coup de la censure sur ordre de la justice, a-t-il souligné.
« C’est une personne privée qui s’est rendue (en Libye) pour les plus innocentes des raisons », a déclaré de son côté un porte-parole des Affaires étrangères israéliennes, Andy David.
Selon les médias israéliens, les négociations pour sa libération ont été menées sous la direction de M. Lieberman par l’intermédiaire d’un homme d’affaires autrichien, Martin Schlaff, réputé être un ami de Seif al-Islam Kadhafi, fils du guide libyen Mouammar Kadhafi. Israël avait aussi demandé aux Etats-Unis, à la France et à l’Italie d’intervenir auprès des Libyens.
En Libye, le journal Oéa proche de Seif al-Islam a affirmé que « l’espion israélien avait été expulsé après sa détention pour avoir photographié d’anciens monuments juifs à Tripoli. Il était arrivé depuis Tunis et avait aussi visité Benghazi et Derna (est). Il était prévu qu’il soit jugé mais l’intervention d’un médiateur européen a conduit à son expulsion vers Vienne ».
Un responsable israélien, qui a requis l’anonymat, a précisé à l’AFP qu’Israël avait notamment accepté en échange de cette libération de transférer 20 maisons préfabriquées données par la Libye à Gaza. Elles seraient actuellement entreposées dans le port égyptien d’Al-Arich.
Le 15 juillet, un cargo d’aide libyen, qui avait l’intention de forcer le blocus israélien de Gaza, a finalement accosté à Al-Arich où sa cargaison a été débarquée.
Il est à noter qu’Israël et la Libye n’entretiennent pas de relations diplomatiques.
Il est possible que Rafael Hadad ait commencé à inventorier certains anciens biens juifs prenant au mot le colonel Kadhafi qui a évoqué, dans le passé, une éventuelle compensation pour les juifs ayant abandonné leurs propriétés en Libye.

Libye : Le Darfour au centre des entretiens des présidents el-Béchir et Kadhafi

Malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale, le président soudanais Omar el-Béchir poursuit sa visite en Libye entamée depuis mercredi 4 août 2010. Lors de ses entretiens avec son homologue libyen Mouammar Kadhafi, il a notamment été question de la situation au Darfour, alors que le chef du principal mouvement rebelle darfouri, le MJE, est actuellement exilé à Tripoli.

A peine arrivé à l’aéroport militaire de Mitiga, près de Tripoli, le président soudanais s’est tout de suite rendu à Bab l’Azizia, la résidence de Mouammar Kadhafi pour un premier entretien avec le guide libyen. Selon l’agence libyenne Jana, les deux hommes ont parlé du Darfour et des moyens de ramener la paix dans la région.

Or Khalil Ibrahim, le leader du groupe rebelle darfouri MJE vit actuellement en exil à Tripoli. Et Mouammar Kadhafi, qui tente de jouer les médiateurs, aimerait bien voir Omar el-Béchir et Khalil Ibrahim se rapprocher à l’occasion de cette visite d’Etat.

Mais pour Ahmed Hussein, porte-parole du MJE, il n’en est pas question :

« Nous n’avons pas l’intention de partager quoique ce soit avec Omar el-Béchir. Nous n’avons pas l’intention de le rencontrer, lui ou un de ses représentants, car nous n’avons rien à lui dire. Entre nous maintenant c’est la guerre. Il fait couler le sang des déplacés. Pour nous, Khartoum n’a aucune volonté de négocier. Pour l’instant l’atmosphère n’est pas propice à une rencontre ».

Mouammar Kadhafi et Omar el-Béchir doivent évoquer leurs relations bilatérales, récemment refroidies par le cas Khalil Ibrahim. La Libye avait accueilli le chef rebelle suite à son expulsion du Tchad à la mi-mai. Le Soudan avait alors demandé son extradition et fait appel à Interpol, avant de fermer son poste-frontière avec la Libye, le 1er juillet dernier. Mesure officiellement prise à cause du banditisme et du trafic dans la région.


États-Unis d’Afrique : Kadhafi met 90 milliards de dollars à la disposition de l’Afrique

Lors des discussions sur les États-Unis d’Afrique au sommet de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) à N’Djamena, au Tchad, qui ont pris fin le 23 juillet, le président sénégalais Abdoulaye Wade a assuré que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait mis 90 milliards de dollars à la disposition de l’Afrique.

Libye : Pour une fois que Kadhafi a raison …

Issa K. Barry.

Et le Guide fait encore parler de lui ! C’est par le truchement d’une interview réalisée par la chaîne de télévision France 24.

Et une sortie du président libyen, Mouammar Kadhafi, passe rarement inaperçue. Quelques morceaux choisis nous démontrent que malgré l’âge, l’interviewé n’a pas perdu de sa superbe. Concernant la présence en Libye de Khalil Ibrahim, chef du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le plus important des groupes rebelles du Darfour, il fait remarquer :

« Il est normal que sa présence en Libye préoccupe le Soudan et le Tchad. Nous lui avons cependant interdit de faire des déclarations, à moins que cela soit dans l’intérêt de la paix ou pour déposer les armes ». A propos d’Omar El-Béchir, le président soudanais, qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il fustige : « Nous ne reconnaissons pas la Cour pénale internationale, qui est un instrument au service du colonialisme et du terrorisme international …

Il faudrait juger un certain nombre de dirigeants occidentaux et israéliens avant de juger El-Béchir ». A propos d’al-Qaida Maghreb, il balaie d’un revers de la main leur appartenance à « la nébuleuse » : « En réalité, il s’agit de petits groupes criminels comme les Brigades rouges en Italie. Ils ont commis des attentats, des kidnappings et des assassinats, cela n’a rien à voir avec l’islam ».

Et ce personnage haut en couleur de faire constater que Ben Laden n’est pas responsable des actes de ce groupuscule terroriste. « Ben Laden, dont cette organisation se revendique, peut se comporter comme un homme raisonnable, comme un cheikh, comme un théologien, il a notamment proposé la trêve à l’Europe. Je ne pense pas qu’il accepte ces groupes de la mort ».

Certes, beaucoup de provocation dans les propos. Une sortie de plus de la part du fantasque président, pourraient même conclure certains. Et pourtant, à notre sens, les propos du dernier invité VIP de ce média français comportent souvent quelques analyses édifiantes.

  • C’est, par exemple, le cas lorsqu’il aborde la question de l’attitude de ces terroristes qui revendiquent une religion, l’islam notamment, pour justifier leurs basses besognes. En effet, à aucun endroit, selon les érudits musulmans en tout cas, cette religion n’a encouragé la violence. Si ces soi-disant membres d’al-Qaida Maghreb construisaient des dispensaires ou des écoles, l’on n’y trouverait, par contre, rien à redire.

Malheureusement pour le président libyen, les préjugés sur sa personne ont la dent dure. D’un, ces propos sortent de la bouche d’un chef d’Etat que certains (à dessein ?) confinent dans le rôle d’amuseur de la galerie. De deux, quand le président libyen donne des leçons de bonne conduite, il est difficile pour lui d’occulter qu’il n’est souvent pas un exemple de vertu en la matière.

Nous reviennent en mémoire les charters d’émigrés africains renvoyés sans ménagement aucun dans leurs pays d’origine. Sans oublier les opérations de déstabilisation de pays africains pendant les années 80 et dirigées en sous-main par l’enfant terrible de Syrte. Sans non plus passer sous silence les attentats dans lesquels les services secrets libyens ont été impliqués.

Par contre, en matière de développement, le géniteur, dans son pays, du plus grand fleuve artificiel du monde, avec une longueur de canalisation de 4 200 kilomètres, n’a pas de leçon à recevoir de beaucoup de dirigeants, surtout pas ceux africains. Elle est aussi l’un des rares pays disposant de pétrole dans lequel l’éducation, la santé et le logement sont gratuits. La Libye est l’un des rares pays où lorsque vous allez dans une boulangerie pour payer une baguette de pain on vous l’offre gratuitement. De temps en temps, il faudrait donc prendre en compte certains points de vue de son dirigeant, même si ses actes sont souvent en contradiction avec son comportement.

« Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Cette phrase devenue proverbiale et dite à propos de quelqu’un qui se dispense d’appliquer les conseils qu’il donne à autrui s’applique bien à son attitude. Cependant, ne dit-on pas qu’il faut un fou du roi dans toute société bien organisée ? Alors, accordons de temps en temps au bouillant colonel quelques circonstances atténuantes.

Contrats français en vue en Libye, dont des ventes de Rafale

par Hugues Wagner

Dassault Aviation, Thales et le fabricant de missiles MBDA, filiale de BAE Systems, EADS et Finmeccanica, négocieraient toujours une vente du Rafale à la Libye, parmi d’autres contrats de défense aérienne.

Ces groupes sont à Tripoli depuis dix huit jours pour négocier avec le patron des achats d’armement libyen, le général Abdurahman Ali Alsead, écrit le quotidien économique La Tribune, citant plusieurs sources concordantes. Un système de défense anti-aérienne non armé serait également en négociation, tout comme un projet de modernisation de la marine libyenne, précise La Tribune. Les négociations pourraient déboucher sur la signature d’un pré-contrat avant le 11 août, mais le calendrier reste très imprévisible, explique le quotidien.

L’achat de Rafale par la Libye, évoqué lors de la visite de Mouamar Kadhafi à Paris, en décembre 2007, ne s’est pour l’instant pas concrétisé. Le Rafale est un avion de combat performant mais cher qui a peiné à s’exporter ces dernières années.

Sur le marché international, le Rafale doit notamment faire face à la concurrence du F-18 de Boeing, du Gripen du Suédois Saab et de l’Eurofighter, construit par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Le ministre de la Défense français Hervé Morin a indiqué à la mi-juin que la vente des 60 avions de combats Rafale aux Emirats arabes unis était en cours de finalisation.

La France espère également remporter une victoire au Brésil en plaçant 36 avions de combat Rafale, Brasilia devant se prononcer d’ici fin juillet sur un appel d’offres de renouvellement de sa flotte d’avions de combat. Mais, selon nos informations, la réponse serait négative les forces armées brésiliennes ayant mis leur veto face à un Président Lula plutôt favorable.

Pétrole : BP maintient le démarrage d’un forage au large de la Libye

La compagnie pétrolière BP a annoncé le lancement, d’ici quelques semaines, d’un nouveau forage au large de la Libye. Cette annonce intervient alors que le groupe est en difficulté, en raison des répercussions de la marée noire déclenchée par l’explosion de l’une de ses plate-formes de forage dans le golfe du Mexique. BP devrait ainsi vendre de nombreuses participations dans des compagnies pétrolières étrangères.

BP a confirmé le lancement d’un forage dans le golfe de Syrte, en vertu d’un accord conclu en 2007 avec la Libye, alors qu’ailleurs il se désengage.

Ce programme prévoit cinq forages en eaux profondes. Leur profondeur, 1 700 mètres, sera même légérement supérieure à celle du forage responsable de la marée noire dans le golfe du mexique.

Le groupe s’apprête à vendre des actifs

BP s’est donc engagé à tirer toutes les leçons de cette catastrophe. Le projet libyen est maintenu, selon RFI, alors que pour financer l’indemnisation des victimes de la marée noire, qui s’élevera certainement à plusieurs dizaines de milliards de dollars, le groupe s’apprête à vendre des actifs un peu partout dans le monde. BP devrait ainsi céder ses participations dans le gisement de Pruhoe Bay en Alaska, renoncer à un projet de gaz offshore au Vietnam, et réduire sensiblement la voilure en Colombie, au Venenzuela et en Argentine.

Dans ces pays, le groupe pétrolier détient des participations plus ou moins importantes aux cotés d’entreprises nationales. Enfin, en Russie, BP devrait se sortir du capital du groupe Rosneft.

Commerce : Près de 23 milliards d’euros d’échanges entre la France et le Maghreb en 2009

Selon des statistiques officielles fournies par Ubifrance de Tunis, les pays du Maghreb ont exporté, en 2009, vers la France et en ont importé pour une valeur globale respective de 10,60 Mds € et de 12,29 Mds €, portant le total des échanges à 22,89 Mds €.
Par pays, l’Algérie vient au premier rang avec des échanges de 7,75 Mds €, talonnée par la Tunisie (6,2 Mds €), le Maroc 5,98 Mds € et la Libye (2,98 Mds €).
L’observation de ces échanges montrent, pour le cas de la Tunisie, que les exportations françaises vers ce pays progressent, au cours des dix dernières années, à un rythme moins rapide que celui des exportations vers les quatre autres pays. En 2009, la Tunisie a importé pour 3,1 Mds € et exporté pour 3,1 Mds €.
A signaler également que la Tunisie, un dynamique petit pays de 10 millions d’habitants, réalise avec la France des échanges (6,2 €) aussi importants que ceux de grands pays de 30 millions d’habitants comme l’Algérie (7,75 Mds €) et le Maroc (5,98 Mds €).
La France demeure le premier client et le premier fournisseur de deux pays : la Tunisie et le Maroc. Pour l’Algérie, elle est son 4ème client et son premier fournisseur. Elle est, enfin, 3ème client de la Libye et son 9ème fournisseur.

Libye : Mise à niveau du réseau électrique

  • Le patron de la General Electricity Company (GECOL) a lancé le chantier de la mise à niveau d’un réseau électrique insuffisant  face à une demande croissante et victime de nombreuses coupures. A cet effet, Abdul-Mumin Mutahar devait conclure deux contrats, respectivement avec Hyundai et Siemens. Le premier, d’une valeur de près de 320 millions d’euros, concerne quatre centrales (Misratah, Benghazi Nord, Assarir et Al Zouitna); le second, de près d’un milliard d’euros, porte sur l’extension de la centrale électrique thermique de l’ouest de Tripoli.